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33è dimanche de l’année C – 2019

« J’ai l’goût de tout lâcher! »
Vous avez entendu ces paroles à un moment ou un autre…
Un voisin ou une collègue de travail avouait avec dépit, ou désespoir :
« J’en ai assez, j’peux plus continuer! »
Il se peut qu’on soit parfois tenté soi-même de dire la même chose…

Quand une telle situation se présente, un récit me revient à la mémoire.
Il s’agit d’un fait qui a pris place en octobre 1968 au stadium olympique de la ville de Mexico.

Les gens présents avaient vu, une heure plus tôt, l’éthiopien Mamo Wolde gagner la course.
Le soir approchait, il faisait froid et les spectateurs commençaient à quitter le stadium.
Soudain, on entendit la sirène d’une ambulance et les sifflets des policiers sur place.
À l’étonnement de tous, on vit s’avancer sur la piste de course John Stephen Akhwari de la Tanzanie.

Alors qu’il parcourait le circuit de 400 mètres, on pouvait voir qu’il avait une jambe avec un bandage qui ne cachait plus le sang qui s’écoulait.
Il était tombé et s’était blessé pendant la course mais il n’avait pas voulu s’arrêter.
Quand il a finalement franchi la ligne d’arrivée, les gens se sont levés et se sont mis à applaudir.

Alors qu’il boitait pour achever le parcours et n’avait évidemment aucune chance de remporter une médaille,
on a demandé à Akhwari pourquoi il n’avait pas interrompu sa course.
Il a répondu : « Mon pays ne m’a pas envoyé au Mexique pour commencer la course mais pour la compléter! »
Et il avait complété les 42 kilomètres requis d’un marathonien!

Inspirant? Oui, bien sûr.
Et c’est pour moi l’illustration du dernier verset de l’évangile de ce dimanche (33è dimanche de l’année C – Lc.21:5-19).
La parole de Jésus – son affirmation, davantage même sa promesse :

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » 

Ne pas lâcher, ne pas abandonner, ne pas s’arrêter en chemin… 
Ne pas s’avouer vaincu, aller jusqu’au bout…
C’est ça la persévérance, sur le chemin de la vie, beau temps, mauvais temps, jusqu’au bout!

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/33rd-sunday-of-year-c-2019/

 

Source : Récit : Images : the olympians.com   unpoissondansle.net

abandonner

jusqu’au bout

chemin

 

Ça, ça m’interpelle – 9è épisode

On fait parfois des promesses à différentes personnes.
Il arrive aussi qu’on se fasse des promesses à soi-même
et cela peut changer bien des choses…
Ce fut le cas de cet homme dont l’expérience révèle
d’une manière remarquable le sens de la vie!

Jean-Roch Boivin nous en parle dans la vidéo qui suit.

Fête de l’Épiphanie, année B

Je suis tentée d’intituler cette réflexion : ‘Des songes et des signes…’
 
En fait, notre vie est remplie des uns et des autres mais…
Il nous faut les décrypter, interpréter le code qui enveloppe le songe ou le signe.
Nous devons y lire le message qu’ils nous réservent.
C’est la condition pour en découvrir le sens.

Et découvrir suppose :

  • une recherche persistante,
  • un effort persévérant pour connaître,
  • une mise en marche pour identifier quelque chose
  • une application pour s’approprier une réalité qui nous a d’abord attiré/es, fasciné/es…

Les personnages que nous propose le texte de l’évangile en cette fête de l’Épiphanie (année B – Mt.2 :1-12) – les Mages – sont un modèle de l’attitude des… chercheurs…
Des chercheurs de sens, des chercheurs de Dieu.

Étonnamment, ils se mettent en marche sans savoir exactement où ils aboutiront.
Ils sont conscients d’un appel, d’une invitation à se lever et à partir vers un… ailleurs imprécis.
Vers quel horizon lointain se dirigent-ils?
Ils semblent n’en avoir qu’une impression plutôt vague.
Mais ils ont une conviction : celle qu’ils doivent partir, avancer, progresser vers cet impénétrable inconnu qui les attire.

Et nous? Nous en sommes à la première semaine d’une nouvelle année.
Que sera-t-elle? Nous en ignorons le déroulement en détail qui se manifestera au fil des jours.
Mais la conviction des Mages devrait être la nôtre :
Il nous faut partir, avancer, progresser!

C’est ainsi que se révélera, jour après jour, le sens de ce que nous vivons, ce que nous croyons, ce que nous espérons.
Le sens… incarné dans une promesse, incarné dans une Personne : celle de ce ‘Dieu-avec-nous’ qui ne manque jamais de réaliser ce à quoi il nous convie.

Recherche, effort, mise en marche, appropriation du sens de notre existence : c’est ce à quoi nous sommes convié/es.

Source: Image: Pinterest

Note: D’autres textes sont disponibles pour cette fête de l’Épiphanie : https://image-i-nations.com/mages-savants-chercheurs/

Mages: Savants?… Chercheurs?…

/https://image-i-nations.com/mages-dou-viennent/

Et un texte est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-epiphany-year-b/

Journée internationale de la Paix – 1er janvier

Le 1er janvier est la journée tout spécialement dédiée à la PAIX – on la désire, on la demande, on la partage…
Mais il faut avant tout la recevoir et… continuer de la bâtir… 

Ci-dessous, un court extrait du Message du Pape François pour cette journée internationale. 

Meilleurs vœux de paix
Que la paix soit sur toutes les personnes et toutes les nations de la terre ! Cette paix, que les anges annoncent aux bergers la nuit de Noël, est une aspiration profonde de tout le monde et de tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je porte dans mes pensées et dans ma prière, je veux une fois encore rappeler les plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés.

Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix…

Avec un regard contemplatif
La sagesse de la foi nourrit ce regard, capable de prendre conscience que nous appartenons tous « à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre…

Il nous faut également porter ce regard contemplatif sur la ville où nous vivons, « c’est-à-dire un regard de foi qui découvre ce Dieu qui habite dans ses maisons, dans ses rues, sur ses places [… en promouvant] la solidarité, la fraternité, le désir du bien, de vérité, de justice »; en d’autres termes, en réalisant la promesse de la paix.

Source : Texte : https://w2.vatican.va  Image : mamoni9.blogspot.com

Un autre article disponible à: https://image-i-nations.com/fete-de-marie-mere-de-dieu-1er-janvier-annee-b/

 

6è dimanche de Pâques, année A

Dans la vie quotidienne, nous nous retrouvons souvent dans des situations de… manque et de besoin.
Et souvent aussi, nous ne savons pas où nous tourner pour obtenir de l’aide.
Nous nous demandons à qui nous adresser pour une assistance qui soulagera nos divers besoins.

On pense à quelqu’un de la famille mais… eux aussi se retrouvent avec des obligations de toutes sortes et des contraintes qui ne leur permettent pas toujours de venir à notre secours.
Nous avons des ami/es, certes, et on peut parfois faire appel à eux et obtenir une réponse favorable, mais ce n’est pas toujours le cas.
Et les voisin/es ne sont pas toujours disponibles ou disposé/es…

Il est rare, oui, bien rare, que quelqu’un nous fasse la promesse d’être là avec nous, pour nous, quoiqu’il arrive…
Une promesse sans condition ni restriction, ce n’est pas quelque chose qui nous est offert bien souvent.
Et pourtant… elle est là !

Oui, mentionnée très clairement dans l’évangile de ce dimanche (6è dimanche de Pâques, année A – Jn.14 :15-21).
Elle est formulée dans des expressions sans équivoque et des termes qui nous sont familiers.

« Moi, je prierai le Père,
Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.

Celui qui m’aime, moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Le Père… vous donnera un autre Défenseur
(Ce) Défenseur sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité,
il sera en vous. »

Je relis chaque phrase et je me dis : ‘Est-ce possible ?’
Je me redis : ‘C’est une promesse et une promesse de Jésus lui-même…’
Alors…

Les difficultés ne disparaîtront pas, les obstacles ne se dissiperont pas comme la rosée du matin…
Des contrariétés, des contretemps et des contradictions, il y en aura toujours…
Des tragédies inexplicables se produiront…

MAIS, désormais nous ne serons plus seuls pour y faire face.
C’est là toute la différence…

Source: Image: You Tube

Des cendres…

Les cendres … on les retrouve…

partout, ou à peu près!

– Cendres du foyer…
– Cendres du feu de camp…
– Cendres des souvenirs qu’on a brûlés…
– Cendres des arbres calcinés du feu de forêt…

Cendres aux multiples usages : engrais, contrôle des insectes en été, fonte accélérée de la neige en hiver.
Et, bien sûr, nos grands-mères les utilisaient pour la fabrication du savon!

Il y a aussi… il y aura… les cendres de… ce que nous avons été…
LES CENDRES… C’EST NOUS !

Alors que j’écris ces mots, mon esprit se rebelle.
Je m’arrête pour en prendre conscience et… tout mon être en nie la possibilité!
NON! On ne peut réduire en cendres une personnalité!
On ne peut détruire un être spirituel.

Les cendres ce n’est que l’écorce, la coquille, l’enveloppe – pas le moi profond, l’identité de ce que je suis demeure à jamais indemne.
Nous ne sommes pas destinés au néant – nous sommes promis à l’immortalité!
L’ancienne légende pressentait cette réalité en présentant l’image du phoenix qui renaît de ses cendres.

Ce qui était un pressentiment confus, une croyance imprécise, sont devenus pour notre foi promesse de vie transformée, oui, et débouchant sur… l’éternité!
Que vienne la Résurrection!

Source: Images: You Tube;  www.businessinsider.com;  The AV Club;  www.keyword-suggestions.com

34è dimanche de l’année, C – Fête du Christ-Roi

Depuis le 3è siècle il est connu sous le nom de Dismas, lui, le bon larron. Certains affirment qu’il a littéralement volé le Paradis. En fait, le terme larron vient du mot latin pour ‘voleur’! L’expression fait sourire, évidemment, mais elle cache une réalité à la fois étonnante et inspirante.

dismas-crossSa condition présente – cloué sur une croix – laisse deviner qu’il n’a pas toujours vécu d’une manière exemplaire. Il l’avoue lui-même en s’adressant à son compagnon : « Pour nous, c’est justice, » dit-il. Étonnamment, non seulement il corrige son voisin, mais il se fait aussi le défenseur de Jésus. Bien peu dans l’évangile peuvent revendiquer un tel courage!

L’évangile de ce dernier dimanche de l’année qui célèbre la fête du Christ-Roi (Lc.23 :35-43) nous présente un texte… pas du tout royal! Celui à qui on donne ce titre de Roi est cloué sur la croix entre deux criminels. La description de la scène est révélatrice :

« Le peuple restait là, à observer… »
Les chefs tournaient Jésus en dérision… »
Les soldats aussi se moquaient de lui… »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait… »

 Il n’y a rien là qui suggère un personnage revêtu de dignité et de pouvoir. Autour de lui, rien qui ressemble à une cour où s’affichent partisans et courtisans. Un homme méprisé, dénudé de tout, suspendu à un gibet. Quelle tenue, quel trône, quel roi! Et pourtant!…

 C’est alors que Dismas fait preuve d’audace et de hardiesse, pourrait-on dire. Une audace empreinte de foi en Jésus et d’espoir que celui qu’il a défendu interviendra en sa faveur… où qu’ils se trouvent tous les deux… dans l’au-delà de la situation présente de souffrance terrible et de mort prochaine.

Et la réponse qui se fait promesse ne tarde pas : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » Nous répétons bien souvent les mots : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien… » Oserions-nous inclure sous cette formule… le Paradis?! C’est là une demande digne du Roi auquel elle s’adresse!…

Source: Image: www.saintdismas.org 

17è dimanche de l’année, C

Des promesses… Les gens prudents n’en font pas spontanément. Hésitation et délibération précèdent leur engagement à faire ceci ou cela.
Quand on nous  promet quelque chose de désirable ou d’agréable, on se réjouit si la personne qui a promis est fiable. Si, par le passé, elle a fait ses preuves qu’elle ne manque pas à sa parole.

Et si… la promesse vient de Dieu lui-même? Alors, pourrait-on douter que ce qu’il affirme se réalisera?ManPraying-2
Dans le texte de l’évangile de ce dimanche (17è, année C – Lc.11 :1-13), Jésus lui-même nous donne une promesse répétée en trois images bien claires :

« Moi, je vous dis:
 Demandez, on vous donnera;
 cherchez, vous trouverez; 
frappez, on vous ouvrira. »

C’est simple, peut-être trop simple pour nos esprits compliqués!
Jésus devine – non, il connaît – notre hésitation à croire, notre crainte de nous fier trop facilement à de belles paroles pour être ensuite déçus amèrement. Alors, pour éveiller notre confiance et faire naître notre conviction, il ajoute :

«  En effet, quiconque demande reçoit;
 qui cherche trouve;
 à qui frappe, on ouvrira. »

Et comme si cela ne suffisait pas, selon sa pédagogie ordinaire, Jésus nous offre un récit. Il fait alors appel à ce que nous sommes, nous les humains, dont la compassion et la générosité ne peuvent se comparer à celles de Dieu et qui pourtant savons donner une réponse à un besoin.

Que dire après cela? Une seule attitude est possible… Prendre Dieu au mot, miser sur sa promesse avec une audace telle que le doute devient impossible! 


Source: Image: www.newlifespiritrecovery.com

1er dimanche de l’Avent, C

promesse

Une promesse… des promesses… J’en fais, vous en faites, tout le monde en fait! Il y a les promesses oubliées si tôt prononcées. Il y a les promesses qu’on avait vraiment l’intention de tenir mais… ceci ou cela s’est produit et ce qui avait été promis n’a jamais été réalisé. Puis, il y a les autres – les promesses qu’on a tenues, et celles que les autres n’ont pas manqué de tenir envers nous. Celles-là nous font chaud au coeur.

Une promesse a un goût particulier, une saveur unique, douce comme le miel. Ce peut être quelque chose d’anodin ou quelque chose de plus important, mais ce qui nous rejoint c’est que quelqu’un a prononcé ces mots magiques: « Je vais te donner ceci, je ferai cela pour toi. »

Les amoureux se font souvent des promesses bien à eux et il y en a une qui est tout à fait spéciale: la promesse… du bonheur! Nous savons bien – et ils le savent aussi – que c’est une promesse irréalisable! Vraiment? Bien sûr, ils feront tout en leur pouvoir pour rendre l’autre heureux, heureuse, mais la vie ne les soutient pas toujours dans leurs efforts.

Est-ce que quelqu’un vous a déjà promis le bonheur? Vous cherchez dans vos souvenirs… N’allez pas si loin! Cette promesse nous est faite aujourd’hui même. Oui, et celui qui a prononcé ces paroles qu’on souhaite entendre est Dieu lui-même! Par son prophet Jérémie, il nous dit: « J’accomplirai la promesse de bonheur que j’ai prononcée. »

Vous allez dire: ‘Oui, mais Dieu a dit ses paroles à son peuple Israël’, et vous avez raison. Mais un autre prophète, Isaïe, nous dit: « La parole de Dieu subsiste à jamais » (40:8). Donc, sa promesse est valide pour nous aujourd’hui. Vous pensez peut-être que votre expérience quotidienne n’a pas beaucoup la couleur du bonheur, c’est plutôt de la grisaille, peut-être même de l’obscurité. C’est vrai que souvent nous avons à traverser des moments difficiles et des périodes éprouvantes. C’est que nous sommes encore dans la période de l’Avent, de l’attente – l’attente de la réalisation de la promesse.

L’Avent c’est cela: at-tendre, TENDRE VERS quelque chose, vers quelqu’un, Celui qui vient et dont la promesse est infaillible. Lui, il a fait ses preuves!

Source: Image: osezbriller.com