young woman thinking d.man thinkingÀ bien y penser... Blogue

Sous cette rubrique, divers thèmes sont abordés. Ils se veulent à la fois intéressants, percutants et, oui, intéressants.

Les textes présentés ici seront un peu plus longs que ceux des autres sections.

Comme tous les autres, ils invitent à une réflexion personnelle et à un échange avec d'autres internautes.

 

3è dimanche de Pâques, année B -2024

DIEU – dès que le mot est prononcé, l’image surgit à l’esprit d’un être grand et tout-puissant.
Celui qui voit tout et peut tout, nous a-t-on enseigné dans notre enfance.

Mais il nous faut apprendre à le connaître – à le reconnaître – comme le Dieu qui se met… à notre niveau!
Un Dieu qui s’est fait humain pour nous rejoindre là où nous sommes.
Étonnant? Vraiment surprenant et surtout… tellement encourageant!

C’est le message qui apparaît clairement dans la scène de l’évangile d’aujourd’hui (Luc 24:35-48).
Cette scène, présentée aussi par l’évangéliste Jean, nous a révélé:

« Les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples, par peur des Juifs,
Jésus vint et se tint au milieu… » (Jean 20:19).

Les disciples ne se sentent pas en sécurité.
Leur Maître à été mis à mort et ils craignent sans doute qu’on peut maintenant s’en prendre à eux.
Et voilà que, soudain, Jésus est présent au milieu d’eux!

On croirait qu’ils vont se réjouir mais… le texte de Luc mentionne:
« Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit ».

Jésus leur demande alors:
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? »

Jésus leur donne les signes concrets qui leur parleront autant que ses paroles:
« Voyez mes mains et mes pieds: c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez:
un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Mais il semble que cela ne suffise pas à rassurer le groupe :
« Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement ».

La joie se manifeste mais… l’incrédulité persiste.
Jésus fait un autre geste, encore plus significatif peut-être, en leur demandant:
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »

Toucher, regarder, manger… peut-on mieux cerner l’humain qui s’en remet à ses sens… pour croire?!
Notre humanité assumée par Dieu jusque là!

La Résurrection: notre humanité investie d’une gloire promise –
déjà réalisée dans le Christ… et en devenir dans chacun/e de nous…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à:https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-easter-year-b-2024/

 

Source: Images: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

3rd Sunday of Easter, Year B – 2024

There are gospel texts which we find difficult to understand, others we see as very demanding.
But there are some which, somehow, are encouraging.
On many occasions, the attitude of the apostles can make us feel that we are not so far from them!

They had lived for some three years with Jesus.
They had heard him teach people about many things.
They had seen him perform miracles, even raising some dead people to life.
And yet, yet… so often they did not understand him, nor recognize what he was about.

In today’s gospel text, as Jesus appears to them, his disciples think they see… a ghost ! (Luke 24:35-48).
Of course, they knew he had been tortured and had died a cruel death on a cross.
They thought – rightly so – that he had really died.
How could he be there alive before them?

He has to repeat that he is truly their Master.
He has to give them some proofs – the kind of proofs that they will understand:
he shows them his hands and feet that have been pierced,
he asks them food to eat, and he eats in front of them.

But he has to do more.
The evangelist Luke tells us:

“He opened their minds so they could understand…” 

Understand what his whole life was about.
Understand what his suffering and death were for.
Understand how they had to share with others what they had seen as witnesses do.

Perhaps we need the same kind of understanding…
The Risen Christ can open our own minds… if we ask him to do so…

 

Note: Another text is available on a different theme, in French, at: https://image-i-nations.com/3e-dimanche-de-paques-annee-b-2024/

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

Journée mondiale de réflexion sur le génocide du Rwanda – 7 avril 2024

Des réfugiés rwandais le 19 septembre 1994 lors d’une vaste opération de rapatriement dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda 

(MINUAR). PHOTO D’ARCHIVES, AFP KIGALI |

(AFP) Après trois décennies de reconstruction, le Rwanda commémore à partir de demain le génocide des Tutsi, 100 jours d’horreur dont l’ombre plane toujours sur ce pays de l’Afrique des Grands Lacs, malgré un inlassable travail de réconciliation.

Les célébrations officielles débuteront demain, le 7 avril – jour des premières tueries de ce qui deviendra le dernier génocide du XXe siècle, faisant 800 000 morts, majoritairement dans la minorité tutsi, mais aussi des Hutu modérés.

Comme chaque année, le président Paul Kagame – chef du Front patriotique rwandais (FPR) qui a renversé le régime génocidaire hutu en juillet 1994 et est l’homme fort du pays depuis – allumera une flamme du souvenir au Mémorial de Gisozi, à Kigali. Cette cérémonie, en présence de dirigeants et officiels étrangers, marquera le début d’une semaine d’hommages, qui verra le pays tourner au ralenti.
La musique ne sera pas autorisée dans les lieux publics, ni à la radio. Événements sportifs et films seront interdits de diffusion à la télévision, sauf s’ils sont liés aux commémorations.

Le 4 juillet
Les tueries du printemps 1994 ont été déclenchées au lendemain de l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, dans une frénésie de haine alimentée par une virulente propagande anti-Tutsi.

Trois mois durant, armée, milices Interahamwe mais aussi simples citoyens massacreront – avec fusils, machettes ou gourdins – les Tutsi, appelés « Inyenzi » (« cafards » en langue kinyarwanda), mais aussi des opposants hutu.

Le carnage prend fin lorsque la rébellion tutsi du FPR s’empare de Kigali le 4 juillet, déclenchant un exode de centaines de milliers de Hutu apeurés vers le Zaïre voisin (aujourd’hui République démocratique du Congo).

La réconciliation
Trente ans plus tard, des charniers continuent d’être mis au jour.
« Cette année, nous nous souvenons de la racine rance du génocide: la haine », a déclaré Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU.
« À ceux qui cherchent à nous diviser, nous devons délivrer un message clair, sans équivoque et urgent: plus jamais ça ».
La communauté internationale avait été vivement critiquée pour son inaction, et l’ONU pour avoir retiré ses forces après les premières violences.-

Depuis 30 ans, le Rwanda mène un travail de réconciliation, avec notamment la création en 2002 de tribunaux communautaires, les « gacaca » où les victimes pouvaient entendre les « aveux » des bourreaux.

Les cartes d’identité ne font plus mention de l’origine ethnique et l’histoire du génocide est enseignée dans le cadre d’un programme étroitement contrôlé.

« Les cicatrices du passé »
Aujourd’hui, plus de 70 % des 13 millions de Rwandais sont âgés de 30 ans ou moins. Sans oublier le passé, ils entendent s’affranchir du poids d’un génocide qu’ils n’ont pas connu.

« Depuis que je suis petite, l’histoire du Rwanda est celle de la reconstruction », explique à l’AFP Roxanne Mudenge, cheffe de projet de 27 ans : « Les cicatrices du passé sont toujours là, mais il y a maintenant une énergie différente, un sentiment de possibilité. »

Source: Texte & Image: https://www.journaldemontreal.com/2024/04/06/il-y-a-30-ans-100-jours-dhorreur-debutaient-au-rwanda    2è image: Journée mondiale

2è dimanche de Pâques, année B -2024

De certaines personnes, les gens disent parfois entre eux: « C’est tout un caractère! »
Je suppose que l’on aurait pu en dire autant de… Thomas.
Oui, l’apôtre Thomas auquel on ajoute parfois un attribut… ‘Thomas l’incrédule’!

Il n’était pas l’homme à accepter tout ce qui se disait.
On ne pouvait pas lui faire croire quoi que ce soit, simplement en lui disant qu’il en était ainsi.
Lui, Thomas, avait besoin de preuves – et des preuves tangibles, littéralement!
Le genre de preuves que l’on peut vérifier en posant ses doigts et touchant de ses mains!…

Durant le repas de la Cène, une dizaine de jours plus tôt, Jésus avait parlé de son départ.
Il avait déclaré :
« Du lieu où je vais, vous savez le chemin ».

Thomas avait vite répliqué:
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin? » (Jean 14:4-5).

Ayant affirmé qu’il était lui-même le Chemin, Jésus avait ajouté qu’il leur avait déjà dit:
« Je m’en vais et je reviendrai vers vous… » (Jean 14:28).

Auparavant, il avait aussi prononcé des paroles à la fois terribles et mystérieuses:
« Le Fils de l’Homme doit beaucoup souffrir,
être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué
et, après trois jours ressusciter » (Marc 8:31).

Être tué… Ressusciter…
Qui parmi les Douze avait compris?
Ils avaient bien entendu les paroles, mais le sens de ces mots n’avait pas pénétré leurs esprits.

Jésus avait été tué, oui – les anciens, les chefs des prêtres et les scribes avaient obtenu ce qu’ils voulaient.
Un homme cloué à une croix, un glaive lui ayant pénétré la chair, et rendant son dernier soupir –
cet homme est mort, bien certainement.

Mais… ressusciter?
Ils peuvent être dix, ses amis, contre lui seul, Thomas, mais ils n’arriveront pas à le convaincre (Jean 20:19-31).
Thomas pense peut-être que les autres ont eu une sorte de vision… leur imagination les trompe, évidemment.
Lui aussi aimerait bien que la réalité soit plus… positive, moins horrible et… mortelle…
Mais il se rend à l’évidence – et l’évidence pour lui, Thomas, c’est que Jésus est mort.

Et voilà que la réalité devient tout autre, elle prend… visage humain!
La preuve tangible que Thomas réclamait s’offre à lui dans une présence qu’il reconnaît si bien!

C’est la vision – non pas l’imagination – qui remplit ses yeux, imprègne son esprit, et fait jaillir ses paroles :
« Mon Seigneur et mon Dieu! »

Son parcourt pourrait-il être le nôtre?…
Et sa profession de foi devenir aussi celle qui nous sera familière?…

 

Note: Dans la vidéo qui suit (en anglais), Thomas – personnifié par Arnold Rodriguez – nous partage son expérience: https://youtu.be/kp1eb-oBH6w?si=CJKOPxiPpUwf72Lj

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-easter-year-b-2024/

Source: Image: https://sanlorenzoruizparish.com/

2nd Sunday of Easter, Year B – 2024


We have four different versions of the gospel.
Matthew and Mark, Luke and John, have each written an account of Jesus’ life.
They have recorded for us the words and actions of Jesus.
We can read about his preaching, his travelling through Palestine, his healing people.

The evangelists have not written in the form of what we call nowadays ‘a biography’.
Their purpose was not to relate all the details of Jesus’ life.
Coming close to the end of his text, John reveals to us his aim in writing:

“Jesus performed many other signs in the presence of his disciples,
which are not recorded in this book.
But these are written that you may believe that Jesus is the Messiah, the Son of God,
and that by believing you may have life in his name” (John 20:30-31).

Believing, not in a set of propositions – even if they are true.
Believing, not in a series of facts – even if they can be proved.
Believing, not in a list of events – even if they have really happened.

But believing ins SOMEONE – “Jesus as the Son of God”.

Believing in him… Trusting him… Relying on him…

John assures us that believing in this Man-God, Jesus, we will have life.
This is the very reason why Jesus came to live among us – he said it openly:

“I have come so that they (the people – all of us) may have life and have it to the full” (John 10:10).

Life now… Life later… Life for ever…
A life that exceeds all we could dream of, or hope for…

“God whose power works in us, can do infinitely more than we can ask or imagine…” (Ephesians 3:20).

 

Note: Another text is available on a different theme, in French, at: https://image-i-nations.com/2e-dimanche-de-paques-annee-b-2024/

 

Source: Images: Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

Dimanche de Pâques, Résurrection du Seigneur, année B -2024

Trois femmes, deux hommes, une expérience commune, un message unique:

« Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié?…
Il n’est pas ici… »

Les femmes, en route vers le tombeau de Jésus, avaient connu l’anxiété :
« Qui nous roulera la pierre? »
Elles étaient maintenant effrayées à la vue du messager qui leur adressait un message déconcertant :
« Il vous précède…en Galilée » (Marc 16:1-7 – évangile de la veillée pascale).

Les hommes – incrédules à la nouvelle apportée par les femmes:
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau »,
sans délai, ils partent à la course, pour vérifier les faits.
« Jusque là ils n’avaient pas compris… » (Jean 20:1-9 – évangile du jour).

Nous nous arrêtons peut-être ici…
Soudainement étonné/es de… nous reconnaître si justement…
L’anxiété et l’effroi, font partie de notre expérience…
L’incrédulité et le manque de compréhension, nous sont aussi bien connus…

Les cinq disciples – femmes et hommes – cherchaient Jésus là où il n’était pas…
Lui était tellement plus près, plus vrai, plus présent au cœur de leur expérience humaine…

« Ils n’avaient pas compris que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ».

L’avons-nous compris?
L’Écriture nous parle-t-elle d’une manière qui nous rejoint?
Cherchons-nous le Ressuscité là où il n’est pas?

Le Christ Ressuscité veut être présent avec nous au fil des jours…
Où que nous soyons… quelle que soit notre expérience ou la situation qui est nôtre…
Présence bien réelle… permanente… indéfectible…

Tout est là…

 

Note : Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/easter-sunday-the-resurrection-of-the-lord-year-b-2024/

 

Source: Images: https://freeministryresources.org/    Diana Leagh Matthew

Easter Sunday, The Resurrection of the Lord, Year B – 2024

 Seeing… Understanding… Believing…
The gradual process of perception…
The slowly evolving recognition…
The graced-filled experience of FAITH!

The text offered to our reflection on this Easter Sunday (John 20:1-9)
is an interesting one – interesting and inspiring!
Interesting in that it is linked to the reality of human experience.
Inspiring in how it reveals what goes beyond human experience.

John and Peter are at the tomb where Jesus has been laid.
Both of them observe a detail, something that might have escaped the notice of someone else.

We are told that having reached the place first, John (referred to as ‘the other disciple’):
“bent over and looked in at the strips of linen lying there”.

Of Peter, it is said that:
“He saw the strips of linen lying there,
as well as the cloth that had been wrapped around Jesus’ head.
The cloth was still lying in its place, separate from the linen”.

Emptiness… Absence… and… FAITH!

The tomb is empty, no corpse is lying there as was expected.
Jesus is… obviously absent… away…
What the two apostles see are only objects, signs pointing to a reality which they have to interpret.
They do and… they believe!

The text mentions:
“Till this moment, they had failed to understand the teaching of scripture,
that he (Jesus) must rise from the dead”.

Our own faith is also slowly evolving, our perception is gradual, as that of Peter and John was.
We, too, need signs to believe…
They will not be those of pieces of linen and cloth that have been used for Jesus’ body.

The signs given to us will be of a different nature, but no less meaningful and… convincing…
– the help received when most unexpected…
– the information needed that is discovered at the right moment…
– the solution of a problem found where it was not meant to be…
– the prevention of an accident that we deem ‘quite a miracle’…
– the resolution of a conflict that was beyond expectation…
– the healing of a relationship when all seemed lost…
and so many more astonishing happenings that prompt our doubt to yield to genuine faith!

The Risen Lord, who seemed absent, reveals his presence in those areas of emptiness that were NOT empty after all!

 

Note: Another text is available on a different theme, in French, at: https://image-i-nations.com/dimanche-de-paques-resurrection-du-seigneur-annee-b-2024/

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

Ce vendredi-là… tout le monde pensait…

Un homme est mort crucifié, les pieds et les mains fixés avec des clous dans le bois d’une croix.
Tout le monde pense: « C’est fini. »

Les Juifs sont satisfaits, ils se sont défaits de quelqu’un qui questionnait leur autorité.
Les soldats romains ont complété une tâche désagréable.
Le groupe de gens qui s’étaient rassemblés par curiosité réalisent qu’il n’y a plus rien à voir.
Et les personnes qui avaient suivi ce condamné par compassion constatent qu’il est mort.
Ils s’en retournent chez eux en secouant la tête.

Un centurion romain lui à percé le côté pour s’assurer que la vie s’était retirée de son être.
Marie, sa mère, et Jean son disciple bien-aimé, l’ont vu de près.
On l’a finalement descendu de là et on a remis son corps inerte à sa mère.
Plus rien, plus un souffle, une simple dépouille comme toutes les dépouilles humaines.
C’est fini, vraiment fini…

Puis deux hommes généreux, deux hommes courageux, bravant la colère, possiblement aussi la moquerie de leurs compatriotes, sont venus chercher celui qu’ils avaient connu, admiré, suivi comme ses disciples.
Ils l’ont déposé dans un tombeau taillé à même le roc et ils ont roulé devant cette grotte une lourde pierre.

Le soleil tombe et c’est déjà le repos du sabbat qui s’impose – l’embaumement devra attendre et les femmes patienter avec leurs aromates et leurs parfums.

Selon toute apparence, oui, c’était fini.
Alors que chacun retournait chez soi ce vendredi soir, chacun et chacune avait ses propres pensées et ses sentiments profonds:

Les chefs des Juifs étaient soulagés.
Les soldats étaient probablement fatigués.
Les gens discutaient peut-être de toute l’affaire comme on parle des événements quotidiens.
Le Centurion s’en est allé bien surpris.
Et Jean et Marie ressentaient sûrement beaucoup de tristesse et de peine.

Mais y avait-il quelqu’un qui ESPÉRAIT?
Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui s’attendait à ce que quelque chose se produise?
Est-ce que quiconque osait penser que ce n’était pas la fin mais seulement le commencement?

Possible? Improbable? Absurde?
Une foi infantile?
Une espérance trompeuse?
Une attente indigne de l’intelligence humaine?…

C’est lui qui avait dit: « Qui croit en moi, fût-il mort, vivra » (Jn.11:25).
Mais voilà, il faut y CROIRE . . . d’une « foi à transporter les montagnes » (Mt.21:21) – rien de moins!

 

Source: Image: jesus-story.net

Vendredi Saint, la Passion du Seigneur, année B -2024

Il y a des choses qu’on apprend dans les livres – on étudie, on comprend…
Il y a des choses qu’on apprend en observant – ce qui se produit, ce qui se réalise…
Il y a des choses qu’on apprend… uniquement… en les vivant – on en fait l’expérience…

Lui, il avait dit:
« Voici que l’heure vient – déjà elle est venue… » (Jean 16:32)
C’était maintenant son heure – l’heure où il allait faire l’expérience…

Sa vie à Nazareth lui avait appris la dureté du bois – son corps allongé sur la croix lui en donnait maintenant la sensation implacable.

Apprenti charpentier avec Joseph, il avait sans doute fait usage des clous – mais des clous perçaient maintenant ses mains et ses pieds…

 

La vie de son village en Galilée lui avait permis de côtoyer bien des gens – mais au début de sa vie prêcheur itinérant, son expérience était révélatrice:
« Il ne se fiait pas à eux parce qu’il les connaissait tous…
lui-même connaissait ce qu’il y avait dans l‘homme » (lire: ‘l’être humain’) (Jean 2:24-25).

Mais aujourd’hui, ce jour du vendredi si différent des jours passés, il allait en faire l’expérience.
Bien sûr, à quelques reprises, il en avait parlé:

« Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes;
ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront… » (Marc 10:33-34).

Il avait même dit à ses apôtres, ceux qui étaient avec lui depuis trois ans déjà:
« Vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul… » (Jean 16:32).
Ils n’avaient pas compris… Lui savait mais… c’était maintenant qu’il en faisait L’expérience…

Oui, il connaissait l’être humain – ce qu’il était pour le meilleur et pour le pire…

Il allait faire l’expérience du pire pour sauver le meilleur!
Il était prêt à en payer le prix…

Le prix… en sueur, en sang, en soif, en souffrance indicible…

L’incompréhension en réalisant le reniement de l’un de ses plus proches compagnons:
« Pierre se mit à jurer ave force et imprécations: ‘Je ne connais pas cet homme’… » (Matthieu 26:74).

La peine à la vue de son peuple – le peuple de l’Alliance – affirmer: « Nous n‘avons de roi que César… »
(Jean 19:15).

L’humiliation en présence des autorités religieuses qui hurlent:
« Il en a sauvé d’autres, et il ne peut se sauver lui-même… » (Matthieu 27:42).

La stupéfaction devant les moqueries des grands prêtres présents:
« Que le Christ, le Roi d’Israël, descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions… » (Marc 15:32).

La consternation face à l’abdication de responsabilité du pouvoir romain:
« Pilate pris de l’eau, se lava les mains devant la foule… » (Matthieu 27:24).

L’impression de la cruauté des soldats qui, non contents de le flageller, l’affublent d’un costume royal ridicule:
« Et ils s’avançaient vers lui et disaient : ‘Salut, Roi des Juifs!’ Et ils lui donnaient des coups » (Jean 19:3).

La pitié à la vue de l’insolence du larron qui le défie avec arrogance:
« N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi… » (Luc 23:39).

La solitude absolue face à ce qu’il perçoit comme l’absence de son Père:
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?… » (Marc 15:34).

Le prix: « Il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ;
il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards… » (Isaïe 52:14).

Le prix… il l’était devenu – la rançon – diraient certains, du pire de l’humain
pour ressusciter en Lui, et en chacun/e, le meilleur du Dieu qui a créé l’humain à son image.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/good-friday-the-passion-of-the-lord-year-b-2024/

 

Source: Image: https://www.moineruminant.com

Good Friday, the Passion of the Lord, Year B – 2024

There are things we enjoy looking at – we spend time looking at this and that aspect of a certain object.
We want to observe every side of it – the position, the color, the texture.

There are other things that we cannot bear to set our eyes on – we quickly move away when suddenly seeing a painting, or a statue.
But it can also be a scene that is causing us to move away, unable to witness what is taking place before us.

The scenes of the suffering and death of Jesus are precisely such a reality that some people find difficult to contemplate.
It is said that the first Christians would not hang on the walls of their homes what we now call a crucifix.
Their imagination was sufficient to inspire their devotion.
It was too painful for them to look at what their beloved Master had experienced,
they would not exhibit pictures of his sufferings and death.

But more still than the representations themselves, what is certainly difficult to sustain is what Jesus was submitted to in all its stark reality…

Jesus-God abandoned by his closest followers and friends…
Jesus-God forgotten by those healed and forgiven by him…
Jesus-God accused by the religious leaders of his time…
Jesus-God judged and condemned by human beings…
Jesus-God crucified like a criminal while being innocent…

But the most shocking is possibly this:
Jesus-God taking on himself our sinful condition…

In the words of the prophet Isaiah:

“Surely he took up our pain and bore our suffering,
yet we considered him punished by God…
But he was pierced for our transgressions,
he was crushed for our iniquities;
the punishment that brought us peace was on him,
and by his wounds we are healed” (Isaiah 53:4-5).

What happened to him was FOR us, in our place,
so that WE may be healed, forgiven, granted peace.

Only in silent meditation can this be… perceived… acknowledged… assumed…

 

Note: Another text is available on a different theme, in French, at: https://image-i-nations.com/vendredi-saint-la-passion-du-seigneur-annee-b-2024/

 

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints