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Dimanche de Pâques, année B – 2021

Le dicton affirme : « Voir c’est croire. »
Vraiment?

L’évangile de ce dimanche de Pâques nous présente Marie Madeleine (Jean 20:1-9).
Elle voit un homme dans le jardin près de l’endroit où le corps de Jésus a été déposé.
Elle voit cet homme et croit qu’il est le jardinier.
Elle a vu et elle a cru, et pourtant…

Le même texte nous met en présence de Pierre et Jean qui se hâtent vers le tombeau.
Arrivé le premier, Jean aperçoit des linges pliés et déposés sur la tombe.
« Il vit, et il crut ».
Qu’a-t-il vu? Qu’a-t-il cru?
Il voit des pièces de tissu et il croit que Jésus est vivant!

L’événement de la Résurrection de Jésus est une invitation à voir réellement et à croire vraiment.

Et cela est un long cheminement…
C’est une expérience qui se prolonge bien au-delà de la saison pascale qui débute.

Voir plus loin que l’immédiat.
Voir au-delà des apparences.
Voir plus profondément que ce que les yeux perçoivent.
Voir même à travers le brouillard de la confusion qui semble tout oblitérer.

Croire en dépit des difficultés et des problèmes qui surgissent constamment.
Croire malgré les situations désespérées dans lesquelles on se débat.
Croire même dans l’absence des repères familiers sur lesquels on ne peut plus compter.
« Croire comme si on voyait l’invisible » dit l’auteur de la lettre aux Hébreux (He.11 :27).

N’est-ce pas cela célébrer la résurrection de Jésus?…
 
 

Note: Une autre réflexion sur un thème semblable est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/easter-sunday-year-b-2021/
 
 

Source: Images: Lincoln Park UBF   pinterest.com  

 

 

4è dimanche du Carême, année B – 2021

« Je ne peux pas le croire! » – il arrive assez souvent que l’on entende cette expression.
Ces paroles sont prononcées dans différentes situations qui, toutes, suscitent l’étonnement.
On a peine à croire que…

  • un tel succès ait pu être obtenu;
  • une telle opportunité se soit présentée;
  • une telle rencontre se soit produite;
  • une telle guérison ait été réalisée;
  • un tel conflit ait été résolu aussi facilement;
  • une telle personne ait changé à ce point, etc.

Chaque fois la surprise fait jaillir les mots: « Je ne peux pas le croire! »
Le résultat que l’on peut observer semblait absolument impossible.
Les circonstances qui sont décrites défient les anticipations et l’imagination des gens.
Et, à l’étonnement se joint l’émerveillement!

Mais, il se peut que l’étonnement se transforme en… incrédulité.
Cela se produit parfois, malheureusement, en ce qui concerne… Dieu.
Il réalise pour nous, oui, pour nous, des choses si extraordinaires, qu’on n’ose y croire…

Le texte de l’évangile de ce dimanche en est un exemple (Jn.3:14-21).
On y retrouve ces paroles :

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. 

Absolument extraordinaire – alors que l’on envisage si souvent Dieu comme un juge sévère.
Impensable, inimaginable, impossible – un Dieu dont l’amour pour nous soit à ce point démesuré, extravagant!…

Si seulement on y croyait…
Et… ces paroles ne sont pas simplement des mots imprimés, publiés, distribués…
C’est Jésus lui-même qui a parlé.
Si seulement on Le croyait, LUI…
 

Note: Une autre réflexion sur un thème semblable est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-b-2021/

Une vidéo est offerte où Nicodème que l’on retrouve dans l’évangile relate sa rencontre avec Jésus:  https://youtu.be/cnL7srXpbok

Source: Image: Bible.com

4è dimanche de l’année B – 2021

Je ne connais pas de Chrétiens – et même bien d’autres personnes – qui ne désirent pas… voir Dieu!
Le Créateur, l’Infiniment Grand et Tout-Puissant, celui qui est considéré comme L’Être suprême.
En général, les gens qui reconnaissent son existence voudraient bien le voir, ou du moins entendre sa voix.

Étrangement, le texte de la 1ère lecture de ce dimanche nous présente une attitude tout à fait opposée (Dt.18:15-20).
On y rencontre Moïse qui, parlant à son peuple, leur dit :

« Au mont Horeb, le jour de l’assemblée, vous disiez :
“Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu
. »

 
La raison est bien claire: le peuple de Dieu a peur de lui.
Ils ont fait l’expérience de manifestations naturelles telles que tonnerre, éclairs, tremblement de terre,
qu’ils ont interprétés comme des signes de la colère de Dieu.

Ils disent donc à Moïse:
« Je ne veux plus voir cette grande flamme,
je ne veux pas mourir ! »

Cet événement prend place plusieurs siècles avant la venue de Jésus sur notre terre.
Nous sommes encore bien loin de la révélation du Dieu-Père que fera Jésus.
Mais je me demande avec une certaine… inquiétude:
‘N’y a-t-il pas de nombreux chrétiens qui, eux aussi, ont peur de Dieu?’
Des croyants qui craignent Dieu le considérant comme lointain et facilement irritable?

Il semblerait que ces personnes croient leurs manquements – petits et grands –
plus grands que la miséricorde de Dieu…
Ce Dieu dont Jésus lui-même a affirmé:

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn.3:16-17)

Y croyons-nous vraiment?
Ou, évoluons-nous encore dans l’univers du temps de Moïse?

 

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: Art and the Bible   pinterest.com

14è dimanche de l’année A – 2020

On reçoit des invitations de toutes sortes –
certaines d’entre elles n’ont rien qui nous attire.
Mais il y en a d’autres auxquelles on ne peut résister.        
On se dit : ‘Je ne peux pas manquer ça!’
C’est peut-être la personne qui invite, ou l’occasion qui se présente,
mais on ne peut vraiment pas refuser!

Et si l’invitation vient… de Dieu?
Plusieurs diront que Dieu donne des commandements, pas des invitations.
Dieu s’abaisserait à… nous inviter… à nous proposer quelque chose
en nous laissant parfaitement libres d’accepter ou de refuser?

Aucun doute sur cela – le texte de l’évangile de ce dimanche est bien précis (Mt.11:28-30).
Jésus s’adresse à nous bien clairement :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos. »

Un soupir de soulagement nous échappe : enfin!
Oui, enfin quelqu’un qui comprend qu’on n’en peut plus.
On est à bout de forces, à bout de patience, à bout de résistance, à bout de… tout!
On n’a plus d’énergie, plus d’inspiration, plus d’espoir peut-être…

Mais… oui, il y a un mais – cette invitation de Dieu, il faut y croire et…
Il faut prendre Dieu au mot!

La deuxième partie de l’invitation de Jésus dit :

« Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme. »

Un joug, ça n’a rien de reposant, pense-t-on – c’est un poids, un fardeau,
et on en a déjà trop!
Mais Jésus ajoute des paroles étonnantes :

« Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Y croire – n’est-ce pas se bercer d’illusions, faire fausse route complètement?
Les corvées, le travail à n’en plus finir, les frustrations, l’épuisement –
tout cela, Dieu pourrait… y voir?!

Une seule manière de le savoir : vérifier par soi-même,
oser répondre à l’invitation!

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/14th-sunday-of-year-a-2020/

 

Source: Image: TopChrétien.com

Les Psaumes… toujours actuels, toujours ponctuels – 8è épisode

Le présent peut être lourd, pénible, il paraît parfois… sans issue.
Une période de pandémie, ça nous semble un peu comme ça –
sans issue immédiate, pas de vaccin, la guérison se fait attendre…
Mais en regardant le passé, on trouve parfois des pistes…
des pistes du passage de Dieu et de son intervention.
Le Psalmist en parle d’expérience.

Les Psaumes… toujours actuels, toujours, ponctuels – 4è épisode

Quand on va rencontrer quelqu’un, on s’habille…
pour la circonstance!
Et quand on va rencontrer Dieu?
Teresa Penafiel nous dit ce qu’elle en pense et…
ce que Dieu en pense!

Fête du Corps et du Sang du Christ, année A – 2020

Le texte de l’évangile de cette fête (Jn.6:51-58) nous offre…

Une PAROLE : « Moi, je suis le pain vivant. »
Une PROMESSE : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »
Une PRÉSENCE : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. »

Tout ce dont nous avons besoin pour vivre –
Vivre d’une vie qui n’aura pas de fin…

Un message qui nous rejoint en ce jour d’aujourd’hui –
message personnel, ponctuel, permanent.

Sous la forme de signes – signes d’une RÉALITÉ intangible mais bien réelle…
Si seulement nous osons y croire…

 

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-body-and-blood-of-christ-year-a-2020/

 

Source: Image: Freeimages.com

 

 

2è dimanche de Pâques, année A – 2020

Dans notre langage moderne, on dirait que l’apôtre Thomas n’a pas bonne presse!
Il est devenu le ‘cas typique’ de celui qui doute, celui qui ne veut rien entendre de ses proches affirmant que telle ou telle chose s’est produite.
Il lui faut des preuves – voir et toucher, voilà ce qu’il exige!

Je réfléchis à la réaction spontanée de Thomas et je me demande… pourquoi il réagit ainsi?
Serait-ce… qu’il craint?
Le début du texte de l’évangile de ce dimanche (Jn.20:19-31) nous dit:

“Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs.”
 
Les autres apôtres étaient enfermés dans leur crainte de représailles des Juifs.
Mais Thomas, lui, était peut-être prisonnier d’une peur différente…

Peut-être doutait-il parce qu’il craignait d’être… déçu…
Être déçu et… connaître une souffrance encore plus grande que celle qu’il avait déjà éprouvée à la mort de Jésus.

Comme les autres, il avait suivi Jésus pendant trois ans – trois ans d’espoir…
les choses allaient changer,
Jésus qui avait un pouvoir exceptionnel, c’était évident, allait retourner la situation
la domination de Romains sur les Juifs prendrait fin,
on n’aurait plus à craindre César ni à lui payer des impôts,
finie la domination injuste dans son propre pays.
Et, ceux qui avait suivi Jésus auraient certainement de l’influence dans le nouvel ordre des choses, cela allait de soi!

Mais tout s’était effondré et de façon si honteuse: la mort sur la croix entre deux bandits!
Pouvait-on imaginer pire comme résultat de trois ans d’attente d’un retournement de situation?

Et voilà que ses compagnons lui disent qu’il y a eu précisément cela: un retournement de la situation.
Un mort est revenu à la vie? Allons donc!
Il l’avait vu cloué sur la croix… Non, il n’avait pas vu cette scène horrible, il s’était enfui avec les autres.
Mais il savait ce qui c’était passé: Jésus avait été crucifié et un centurion romain l’avait percé de sa lance.
Deux hommes braves – plus braves que lui, il devait se l’avouer – avaient mis Jésus dans une tombe.

Et on veut lui faire croire que Jésus est vivant?
Ç’est de l’imagination pure et simple.
Ç’était invraisemblable, incroyable, littéralement – Thomas ne peut pas le croire.
Il a des… exigences: voir et toucher, alors… peut-être osera-t-il… CROIRE.

Je détourne mon regard de Thomas et je vois Jésus qui dit:
“Heureux ceux qui croient sans avoir vu.”
 
Et je me demande soudain si… MES exigences avant de… CROIRE… m’empêchent d’appartenir au groupe des… “Heureux…”

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-easter-year-a-2020/

Et dans une vidéo, en anglais également, l’apôtre Thomas se présente… à: https://youtu.be/kp1eb-oBH6w

 

Source: Image: Ascension Presents – Ascension Press, Guercino: Doubting Thomas