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De ceci... de cela...

Sous cette rubrique vous trouverez des mots, des idées, des propos, des pensées

se voulant une avenue pour aider à réfléchir, à découvrir, à franchir - peut-être -

une nouvelle étape vers... ce que vous désirez, espérez, anticipez!

2è dimanche du Carême, année B – 2024

Comprendre Dieu? Comme si nous pouvions le faire!
Même les apôtres qui vivaient avec Jésus et partageaient sa vie au quotidien n’y arrivaient pas.
L’évangile de ce dimanche nous offre une scène intéressante à ce sujet (Marc 9:2-10).

Jésus amène avec lui Pierre, Jacques et Jean, sur une montagne pour prier.
Voilà que soudainement leur Maître est littéralement transfiguré et se trouve entouré de Moïse et Élie.
Ces deux personnages leur étaient connus: l’un comme le chef historique de leur peuple et l’autre comme un prophète.

Mais quel message les trois apôtres doivent-ils discerner de cette vision inédite?
Que peuvent-ils comprendre de cette apparition mystérieuse?
Ils sont à la fois fascinés et effrayés:

« Pierre alors prend la parole et dit à Jésus :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes:
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande ».

Être fascinés et effrayés par Dieu – c’est un peu notre expérience personnelle…
Il sait tout et il peut tout… c’est impressionnant et imposant pour les créatures que nous sommes.
Mais il s’est fait proche au point de devenir l’un de nous… c’est absolument fascinant et réconfortant.

Une ligne du texte de l’évangile ajoute ces mots:
« Survint une nuée qui les couvrit de son ombre… »

Dieu nous accueille dans son intimité!
Dieu s’est fait proche et il le demeure.
Et cette proximité nous transforme, elle nous transfigure nous aussi!
Pas subitement, mais jour après jour…

Si seulement nous écoutons le « Fils bien-aimé » du Père comme il nous dit de le faire,
nous prenons toujours plus réellement le visage de ses enfants bien-aimés.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-lent-year-b-2024/

 

Source: Image: LiturgyTools.net

2nd Sunday of Lent, Year B – 2024

What God truly wants.
This is the title I would give to the 1st reading of this Sunday (Genesis 22:1-2,9-13,15-18).

The scene depicted in this text is vivid and refers to a situation prevalent in years long past.
It was a period when child sacrifices were not uncommon for people who wanted to please their gods.
The word ‘gods’ is used here in the plural, yet the text of Genesis speaks of Yahweh, THE God of the Jewish people, the only true God.
Some people reading this story would be amazed, and shocked, at what is proposed here.

From the beginning we are told:
“God tested Abraham”.
And what a test!

“God said, “Take your son, your only son, whom you love – Isaac –
and go to the region of Moriah. 
Sacrifice him there as a burnt offering on a mountain I will show you.”

As a true believer, Abraham does not question God’s order, and he sets out to do what is asked of him.
But the offering of Isaac as a sacrifice was NOT what God truly wanted.
God himself provided what was to be a burnt offering – a ram caught by its horns in a thicket.

For an unknown reason, verse 14 has been omitted from the reading.
Yet, it gives us a meaningful interpretation of God’s gesture:

“Abraham called that place ‘The Lord Will Provide’.
And to this day it is said, ‘On the mountain of the Lord it will be provided’.”

Three words starting with a T:
Testing, Trial, Transformation…
What God Truly wanted.

Perhaps he wanted… still wants… that we understand that if/when we really want to please him,
he will enable us to do so – HE will provide…

 

Note: Another text is available on a different theme, in French, at: https://image-i-nations.com/2e-dimanche-du-careme-annee-b-2024/

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

 

L’alphabet du Carême – Lettre G

G pour GRAND

Les scènes de l’évangile ont parfois quelque chose de bien contemporain.
On pourrait parfois s’y reconnaître comme dans un miroir.
Il faut avouer que les imperfections et les limitations des personnages se retrouvent parfois… en nous!

Le texte qui suit l’exprime bien :

« Ils (Jésus et ses apôtres) arrivèrent à Capernaüm.
Lorsqu’il fut dans la maison, Jésus leur demanda:
‘De quoi discutiez-vous en chemin?’

Mais ils gardèrent le silence, car en chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
 Alors il s’assit, appela les douze, et leur dit:
‘Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous’. » (Marc 9:33-35).

 

Être grand/e, non, être le/la plus grand/e – c’est ce que nous désirons, n’est-ce pas?
Se distinguer…
Devancer les autres…
Être plus apprécié/e que les gens qui nous entourent…
Prendre la première place…
Avoir une réputation qui dépasse celle des autres…
Être traité/e avec un respect qui nous mette à part…

Tout comme les apôtres, nous ne voudrions pas le dire à haute voix.
Il vaut mieux ne pas le proclamer ouvertement mais… atteindre quand même le statut convoité!

Mais voilà que Jésus donne une consigne qui va à l’encontre de notre façon de penser.
Une seule phrase qui nous interpelle fortement :

« Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Les apôtres ne choisissaient pas spontanément ce chemin vers la grandeur.
Et, d’ordinaire, nous ne sommes pas plus disposé/es à le faire…

Il nous faut en faire l’apprentissage… jour après jour…
Nous mettre à l’école du Maître… à l’écoute de son Esprit qui nous rappelle ce message

 

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

 

The Alphabet of Lent – Letter G

G for GREAT

The scenes of the gospel have sometimes a very contemporary aspect.
We could recognize ourselves there as in a mirror.
We must admit that the imperfections and the limitations of the characters can sometimes be found… in us!

The following text shows it clearly:

“They (Jesus and his apostles) came to Capernaum. 
When he was in the house, he asked them, 
‘What were you arguing about on the road?’
But they kept quiet because on the way they had argued about who was the greatest.
Sitting down, Jesus called the Twelve and said, 
‘Anyone who wants to be first must be the very last, and the servant of all’.” (Mark 9:33-35).

To be great, no, to be the greatest – this is what we want, is it not?
To distinguish oneself…
To outdo the others…
To be more appreciated than people around us…
To take the first place…
To have a reputation which surpasses that of others…
To be treated with the respect that makes us stand out…

Like the apostles, we would not want to say it aloud.
It is better not to proclaim it openly but still… attain the desired status!

But Jesus gives a piece of advice which goes against our way of thinking.
A single sentence which challenges us with force:

“Anyone who wants to be first must be the very last, and the servant of all”.

The apostles did not choose spontaneously this path to greatness.
And, usually, we are not more inclined to do so…

We need to learn… day after day…
Following the teaching of the Master… listening to his Spirit reminding us of this message…

 

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints

 

L’alphabet du Carême – Lettre F

F pour FOI

Avoir la FOI, c’est… croire, direz-vous.

Sans doute… Mais encore?
C’est accepter un ensemble de propositions sur un sujet donné.
Vous avez raison mais… seulement cela?

Un court texte de l’évangile nous révèle davantage:

« Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: ‘Aie pitié de nous, Fils de David!’
Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui,
et Jésus leur dit: ‘Croyez-vous que je puisse faire cela?’
‘Oui, Seigneur’, lui répondirent-ils.
Alors il leur toucha leurs yeux, en disant: ‘Qu’il vous soit fait selon votre foi.’
Et leurs yeux s’ouvrirent. »  (Matthieu 9:27-30).

La question de Jésus était précise : « Croyez-vous que je puisse faire cela? »
Les deux aveugles n’ont pas affirmé leur foi en certaines formules.
Ils n’ont pas accepté une liste de croyances auxquelles ils devaient adhérer.
Ils ont simplement répondu « Oui » à quelqu’un.

Ils se sont fiés à quelqu’un – c’est cela la foi – s’en remettre à quelqu’un de fiable!
Oser se fier, oser s’abandonner… à Dieu.

Lui qui, depuis longtemps nous a affirmé par le prophète Isaïe :
« Tu as du prix à mes yeux… je t’aime. » (Isaïe 43:4).

Une conviction qui s’ouvre à une relation absolument unique… avec Dieu lui-même.
Oser… y croire…

 

Source: Image: Image: Orthodox Christianity 

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The Alphabet of Lent – Letter F

F for Faith

To have faith, it is… to believe, you will say.
Of course… but still?
It is to accept a set of propositions on a given topic.
You are right but… only this?

A short text of the gospel reveals more:
 “As Jesus went on from there, two blind men followed him, calling out,
‘Have mercy on us, Son of David!’
When he had gone indoors, the blind men came to him, and he asked them, 
‘Do you believe that I am able to do this?’
‘Yes, Lord,’ they replied.
Then he touched their eyes and said, ‘According to your faith let it be done to you’; 
and their sight was restored” (Matthew 9:27-30).

Jesus’ question was clear: ‘Do you believe that I am able to do this?’
The two blindmen did not proclaim their faith in some formulas.
They did not accept a list of beliefs which they should give their assent to.
They simply replied “Yes” to someone.

They relied on someone – this is faith – to trust someone reliable!
To dare to rely on someone, to dare to surrender to… God.

He who, since long ago, has told us through the prophet Isaiah:
“You are precious in my sight… I love you” (Isaiah 43:4).

A conviction which opens up to a relationship absolutely unique… with God himself.
Daring… to believe it…
 

Source: Image: https://goodnewsshared.wordpress.com/     

 

 

 

 

The Alphabet of Lent – Letter E

E pour ENEMIES 

There are things which are not easy to do…
There are others that we find really hard to realize…
But there are still others that we find absolutely impossible to accomplish!…

The words of Jesus cannot be misinterpreted (Matthew 5:43-45).
They reach us, every one of us, personally:

“You have heard that it was said,
‘Love your neighbour and hate your enemy.’ 
But I tell you, love your enemies,
and pray for those who persecute you.”

It seems to us that this is really… impossible.
Those who persecute us – to treat them the very opposite than the way they behave towards us!

Our whole being rebels against this, we do not even want to think about it.
Who can act in this way?

But Jesus adds:
“That you may be children of your Father in heaven.
 He causes his sun to rise on the evil and the good,
and sends rain on the righteous and the unrighteous”.

This is the motivation that can help us: becoming the children of our Father in heaven…
He knows as well as we do – better than we do – that, left to ourselves, we cannot be like him.

If he asks this from us, we can, in our turn, ask him to enable us to do it!
Enable us to do it by giving us his own Spirit who will make us like him: compassionate and forgiving.

 

Note: In a video (in French), Diane Conte helps us to continue this reflection: https://youtu.be/JJQ6-D5w548?si=HQ0aN0xgDlsNIsy3

 

Source: Image: The Noontimes

 

L’alphabet du Carême – Lettre E

E pour Ennemis 

Il y a des choses qui ne sont pas faciles à faire…
Il y en a d’autres que nous trouvons vraiment difficiles à réaliser…
Il y en a d’autres que nous considérons absolument impossibles à accomplir!…

Si on demandait à chaque chrétien/ne ce qu’il, ou elle, trouve le plus difficile pour être fidèle au message du Christ,
je crois que chacun/e répondrait sans hésitation: Pardonner ses ennemies.
J’imagine plusieurs lecteurs et lectrices de ce texte approuver intérieurement…

Les paroles de Jésus sont pourtant sans équivoque.
Elles nous rejognent chaun/e personnellement (Matthieu 5:43-45):

« Moi, je vous dis: Aimez vos ennemis,
Priez pour vos persécuteurs. »
 
Il nous semble que cela est vraiment… impossible.
Ceux qui nous persécutent
les traiter à l’opposé de la manière dont eux se comportent envers nous!

Tout notre être se révolte, on ne veut même pas y penser.
Qui peut agir ainsi?

Mais Jésus ajoute :

« Afin que vous soyez fils (filles) de votre Père qui est dans les cieux;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes ».

Voilà la motivation qui peut nous aider: devenir comme notre Père des cieux…
Il sait aussi bien que nous – encore mieux que nous – que laissé/es à nous-même nous ne pouvons pas être comme lui.

S’il nous demande cela, nous pouvons à notre tour lui demander de nous en rendre capables!
Nous en rendre capables en nous donnant son Esprit qui nous rendra comme lui: compatissant et miséricordieux.

 

Note: Dans la vidéo qui suit, Diane Conte nous aide à poursuivre cette réflexion:https://youtu.be/JJQ6-D5w548?si=HQ0aN0xgDlsNIsy3

 

Source: Image: Doyenné Pau-périphérie

L’alphabet du Carême – Lettre D

D pour Disciples 

L’expression nous est familière: ‘Les DISCIPLES de Jésus’.
Outre les douze apôtres dont nous connaissons les noms, l’évangile nous parle aussi de soixante-douze disciples (Luc 10:1-24).

Nous les imaginons à l’écoute de Jésus et le suivant sur les chemins qu’il emprunte.
Notre imagination ne nous induits pas en erreur: être à l’écoute de Jésus et le suivre, c’est essentiellement le sens d’être un disciple.

Un autre élément est pourtant requis pour être un disciple authentique du Christ.
Ayant entendu son message et marchant sur ses traces, il faut alors vivre selon son enseignement.

Mais alors quelque chose de merveilleux se produit.
L’évangéliste Luc en parle en ces termes:

« Il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier:
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare:
beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu » (Luc 10:1-24).

Être chrétien, n’est-ce pas être disciple du Christ? Évidemment!
Pourrions-nous dire que notre expérience à la suite du Maître, nous permet de voir ce dont Jésus parle?

Avons-nous reconnu en lui l’image de Dieu incarné?
Avons-nous reçu les paroles qu’il adresse à chacun/e de nous?
Avons-nous fait l’expérience de l’amour et de la compassion qu’il a pour nous personnellement?

Alors, oui vraiment, heureux sommes-nous!

 

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter Saints

The Alphabet of Lent – Letter D

D for DISCIPLES

The expression: ‘The DISCIPLES of Jesus’ is familiar to us.
Apart from the twelve apostles whose names we know, the gospel speaks also of seventy-two disciples (Luke 10:1-24).

We imagine them listening to Jesus and following him on the roads where he walks.
Our imagination does not lead us astray: to listen to Jesus and to follow him, this is the true meaning of being a disciple.  

However, there is another aspect that is required to be an authentic disciple of Christ.
Having listened to his message and walking in his steps, we then need to live according to his teaching.

But then, something wonderful takes place.
The gospel writer, Luke, speaks about it in these terms:

“He turned to his disciples and said privately, 
“Blessed are the eyes that see what you see. 
For I tell you that many prophets and kings wanted to see what you see but did not see it,
and to hear what you hear but did not hear it” (Luke 10:1-24).

To be a Christian, is it not to be a disciple of Christ? Of course, it is!
Could we say that our experience following the Master allows us to see what Jesus speaks about?

Have we recognized in him the image of God made flesh?
Have we received the words that he addresses to each one of us?
Have we experienced the love and compassion that he has for us personally?

If so, then we are indeed happy!!

 

Source: Image: The Wandering Shepherd