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27è dimanche de l’année B – 2021

La 1ère lecture de ce dimanche (Genèse 2:18-24) s’exprime dans le langage imagé des auteurs du premier livre de la Bible: la Genèse.
Elle nous décrit d’abord le « sommeil mystérieux » de l’homme qui n’a pas encore de compagne qui lui ressemble.

À ce « sommeil mystérieux » de l’homme s’ajoute le rêve de Dieu, un plan tout aussi mystérieux.
Et un Dieu… qui ne l’est pas moins.

Ce Dieu projette pour ses nouvelles créatures que, lui et elle, lui ressemblent : qu’ils reflètent son image.
Qu’en les voyant, lui et elle, on pense à celui qui leur a donné le souffle de vie.

Ce Dieu semble tout ignorer des mathématiques auxquelles nous nous fions, celles où: un et un font deux!
Ce qu’il désire, lui, c’est que… un et une fassent… UN – un couple uni à un point tel que:

« L’homme… sa femme… tous deux ne feront plus qu’un. » 

Le mois dernier, le Pape François visitait la Slovaquie. Aux jeunes venus le rencontrer à Kosice dans l’est de la Slovaquie, le 14 septembre, le Pape a dit:

« Mes amis, ne banalisons pas l’amour, car l’amour n’est pas seulement émotion et sentiment, cela, c’est plutôt le commencement. »
Il ajoutait qu’il faut « aimer pour toute la vie et de tout son être… L’amour est fidélité, don, responsabilité. »
 
Le sommeil de l’homme, le rêve de Dieu…
qu’en est-il de la réalité en ce temps qui est le nôtre?…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/27th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: The Stick Kit       

5è dimanche du Carême, année B – 2021

« C’est une affaire de cœur!… »

On entend parfois ces mots de la part de quelqu’un qui, observant le comportement de certaines personnes, ne peut s’expliquer autrement l’attitude qu’il remarque!
Les paroles, les gestes, les choix de ces personnes sont tout à fait… inédits!
Ça ne correspond pas du tout à la logique du quotidien tel qu’on le connaît!
On conclut: « Cet homme-là, cette femme-là, sont en amour, c’est évident! »

Quant à moi, j’en dirais autant de… Dieu!
En fait, il l’affirme lui-même dans les mots du prophète Jérémie dans la 1ère lecture (Jr.31:31-34):

« Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes;
je l’inscrirai sur leur cœur.
Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. »

 
C’est ainsi que Dieu parle de l’Alliance qu’il veut conclure avec le peuple qu’il a choisi.
Une ‘alliance’ n’est-ce pas une affaire de cœur?!

Il arrive souvent qu’on se plaigne de ne pas comprendre Dieu…
Il nous semble lointain, indifférent, inaccessible…
Ses interventions dans nos vies, ou son absence d’intervention, suscitent bien des questions…

Serait-ce que nous approchons Dieu, ou plutôt que nous nous tenons à distance de lui parce que nous avons oublié –
oublié que la relation à Dieu est essentiellement ‘une affaire de cœur’?

Se pourrait-il que nous pensions à une ‘alliance’ avec lui en termes de lois et rituels?
Codes et prescriptions ont peut-être la priorité alors que lui ‘pense’ en termes de proximité et fidélité?

La période de Carême est un temps privilégié pour revoir nos priorités et… les siennes.

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-lent-year-b-2021/

 

Source: Images: Haiku Deck

30è dimanche de l’année C – 2019

 La parabole du Pharisien et du publicain – elle nous est si bien connue! (Lc.18:9-14)
Le Pharisien avec un P majuscule, le publicain lui n’a droit qu’au p minuscule – ça va de soi! 
Étonnant comme même l’orthographe souligne le message!

Au fil des ans, et des commentaires bibliques, ce fameux Pharisien a récolté sa part d’accusation et de blâme.
Mais que lui reproche-ton au juste?

Sa prière à l’Éternel est claire et sans ambages, ses propos ne laissent aucun doute :
« Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne. »

 
Rien de mal à cela, c’est même un comportement honorable.
Le problème surgit dans les paroles qui précèdent où le Pharisien remercie Dieu…

« Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères… »
 

C’est là que la prière devient fautive parce que le cœur s’empêtre dans sa supposée noblesse !
Saint Paul a le verdict approprié pour une telle attitude quand il écrit aux chrétiens de Corinthe:

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu?
Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu? » (1 Co.4:7)

Au fond, la vraie culpabilité du Pharisien est qu’il s’attribue… l’œuvre de l’Esprit Saint – rien de moins !
L’honnêteté, la justice, la fidélité, dont il est si fier est l’œuvre de Dieu en lui.

Ceci étant dit, peut-être faut-il reconnaître qu’il n’est pas seul dans ce ‘Club des parfaits à leurs yeux’…
Et il semblerait que le 21è siècle qui est le nôtre ne manque pas de représentants d’un tel groupe…
Un pharisien moderne peut facilement se dissimuler en tout un chacun, qui pourrait le nier ?…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/30th-sunday-of-year-c-2019/

 

Source : Image : www.ortodoxpath.org

 

 

Jeudi-Saint, année B

« Faites cela en mémoire de moi. » 

D’ordinaire, si on se trouve au chevet d’un mourant, on est bien attentif à ce qui se passe.
On observe le geste qui pourrait indiquer de la douleur, les yeux qui s’ouvrent lentement et se referment, la respiration qui se fait plus lente, etc.
Si la personne semble vouloir dire quelque chose, on s’approche davantage et prête l’oreille pour ne manquer aucun mot, pour capter ce qui se dira peut-être dans un murmure.

La célébration d’aujourd’hui (Jeudi-Saint) nous met en présence de Jésus.
Il n’est pas mourant, mais sa mort est proche – il en est conscient et son attitude transmet à ses apôtres le message de son ‘départ’ imminent.
Il leur donne un message ultime et d’autant plus pressant :
« Faites cela en mémoire de moi. »

La 2è lecture (année B – 1 Cor.11:23-26) répète ces paroles à deux reprises.
C’est la réalité au cœur de la liturgie de ce jour.
Elle exprime notre fidélité à la demande de Jésus :
Refaire ce qu’il a fait ce soir-là…
Oui, sans aucun doute, et… depuis le début, bien sûr : le lavement des pieds inclus!

  • Répéter les paroles, oui,
  • refaire les gestes, ça va de soi,
  • imiter le service, certainement, et…
  • adopter le mode de vie de celui qui « est passé en faisant le bien » (Actes 10:38)

c’est cela faire en mémoire de lui.

Plus tard, l’apôtre Paul en a fait le résumé en écrivant aux Philippiens :
« Ayez en vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus » (Ph.2:5).

Source : Images : LDS.org   hopechurchchandler.com

Note: une autre réflection est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/holy-thursday-year-b/

Un engagement inspirant…

Seulement quinze heures après la démission de Jacob Zuma, le chef de file du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir), Cyril Ramaphosa, a été élu nouveau président de la République d’Afrique du Sud par les députés, jeudi 15 février.

En l’absence d’un autre candidat face à Cyril Ramaphosa, le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, l’a déclaré président de la République sans même procéder à un vote. A l’annonce du résultat, le nouveau président, assis au premier rang dans l’hémicycle, a fait un salut de la tête, tout sourire, sous les applaudissements des députés réunis en session extraordinaire.

Source: Texte: www.lemonde.fr Image : The New Daily

NDR : Il a assumé sa responsabilité et a promis de remplir ses fonctions « avec humilité, fidélité et dignité ».
Un engagement qui peut nous être une inspiration…

3è dimanche de l’Avent, année B

Quand on parle de Dieu, que dit-on de lui?
Bien des choses, oui.
On lui prête bien des attitudes et on lui attribue bien des qualités.

On dit qu’il est grand, qu’il est puissant.
Il voit tout et il connaît tout.
Il est saint, il est le Très-Haut.
On ajoute qu’il est bon et miséricordieux.

Je n’ai pas de peine à accepter toutes ces affirmations mais…
Il en manque une… au moins une!
C’est Paul qui mentionne ce que je cherche alors qu’il écrit aux chrétiens de Thessalonique.
Dans la 2è lecture d’aujourd’hui (3è dimanche de l’Avent, année B – 1 Th. 5:16-24), il dit :
« Il est fidèle, Celui qui vous appelle. »

Dieu est FIDÈLE !
La fidélité est une qualité assez spéciale… elle requiert la durée !
Elle se manifeste au fil des jours, et des mois et des années.
Etre fidèle un jour… ce n’est que le début, la mise en marche.
Être fidèle pour toujours, c’est ça la fidélité et… c’est Dieu !

Un Dieu qui est là avec nous toujours et partout.
Les jours de succès et les moments de défaite.
Les situations de gloire et les déboires.
Les expériences de joie comblée et celles qui ont le goût amer du désespoir.
Il est avec nous – infailliblement – dans le meilleur et dans le pire, et… au-delà…

La fidélité, ça se prouve et… ça s’éprouve jour après jour, après jour.
Il est toujours temps d’en faire l’expérience… en commençant aujourd’hui!

Source: Image: YouTube

 

20è dimanche de l’année, C

En cette saison, un poste de télévision étrangère fait la publicité d’une série d’émissions avec des expressions qui suscitent l’intérêt. On nous promet la rencontre avec des personnes qui ont réalisé quelque chose de spécial dans leur vie et on nous propose leur exemple comme inspiration en nous disant de ces gens:
Certains relèvent des défis; d’autres surmontent les obstacles, d’autres encore vainquent la peur; nombreux sont ceux et celles qui réussissent des exploits extraordinaires; tous et toutes se surpassent.running-track-athletics-competition-49413938

Notre monde nous offre des exemples frappants d’hommes et de femmes qui excellent dans le domaine de leur compétence : les athlètes qui participent aux Jeux Olympiques ont un but bien défini : obtenir les médailles tant convoitées et monter sur le podium célébrant ainsi leur victoire. Les artistes de cinéma qui se méritent un ‘Oscar’ reçoivent le prix de leurs performance exceptionnelle, la reconnaissance de leurs collègues et l’adulation de leur public.

Les mots entendus à la télévision me sont venus à l’esprit en lisant les lectures de ce 20è dimanche (année C). Chacun des trois textes nous présentent justement des personnes qui ont réalisé une mission spécifique qui exigeait à la fois audace, courage, endurance. La lettre aux Hébreux en parle comme « Une immense nuée de témoins. » Témoins du Christ qui, le premier, a accompli jusqu’au bout la mission qu’il avait assumée – celle « d’allumer un feu sur la terre. »

Et nous, disciples du Christ, où en sommes-nous de notre performance? Il ne s’agit pas, bien sûr, de l’accomplissement d’une tâche dans le but d’épater les gens ou de s’attirer une gloire passagère. Notre quotidien est sans doute assez banal. Les occasions de prouver notre fidélité, au jour le jour, n’ont sans doute rien de bien extraordinaire. Ce qui nous occupe et nous préoccupe est tout à fait prosaïque. Mais le banal, l’ordinaire et le prosaïque peuvent être le lieu d’une fidélité exceptionnelle – et c’est vraiment ce qui compte!

Se distinguer par l’attention aux petites choses, se surpasser dans ce qui semble sans importance, savoir durer alors que tout invite au découragement, n’est-ce pas l’essence même de… l’excellence? N’est-ce pas là aussi la nature même de l’engagement à suivre le Christ à travers tout, malgré tout, jusqu’au bout?

Source: Image : www.dreamstime.com

13è dimanche de l’Année, C

jesus-walks-with-his-disciples-ldsChaque dimanche, de nouveaux textes bibliques sont proposés à notre réflexion. Pour ma part, je suis souvent à la recherche de l’expression, de la phrase qui risque de passer inaperçue! Les grands thèmes et les idées maîtresses retiennent facilement notre attention. Plusieurs commentaires nous sont offerts pour les méditer.

Par contre, il y a parfois des passages très courts qui se révèlent porteurs d’un message particulier et important. C’est le cas en ce 13è dimanche de l’Année C (Lc.9 :51-62) où l’évangéliste Luc dit : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ». Il ne s’agit pas là d’un enseignement de Jésus et pourtant Luc a cru bon de faire cette remarque. Pourquoi? On ne peut que deviner certaines raisons mais, pour moi, il s’agit là du thème de ce dimanche : Détermination!

Une qualité importante, essentielle même chez le disciple du Christ. Ne pas commencer quelque chose qu’on laisse ensuite inachevée. Ne pas entreprendre une tâche et l’abandonner. Ne pas initier un travail puis laisser ce labeur incomplet. Le texte de cet évangile nous invite à ce que je nommerais : l’entêtement salutaire!003-elijah-anoints-elisha

Jésus utilise un exemple familier à ses auditeurs : celui de l’homme qui met la mais à la charrue. Jésus affirme : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » Une affirmation claire et catégorique. Et elle s’adresse à nous aussi bien qu’aux gens du temps de Jésus.

On pourrait dire que la détermination est la sœur jumelle de la persévérance. La fidélité de celui qui se met à la suite du Christ se prouve dans la durée – malgré les difficultés, les obstacles, le manque d’encouragement de nos proches, l’opposition des gens, et tout ce qui pourrait se dresser sur notre route et tempérer notre enthousiasme des débuts. Tenir bon, tenir en dépit de tout et de tous et cela… jusqu’au bout! À inscrire dans mon carnet de route!…

Source: Images: www.lds.org    www.freebibleimages.org

1er dimanche du Carême, C

pink_sand_dunes_utah_usa_219895Certains parlent du Carême comme étant la traversée d’un désert… C’est un exemple valable. Dites-moi : Si vous deviez entreprendre un tel voyage périlleux avec quelqu’un, quelle qualité exigeriez-vous de la personne qui vous accompagnerait? Pour ma part, je n’hésite pas à répondre : ‘Qu’il, ou elle, soit FIABLE.’ Oui, que je puisse être certaine de lui, que je puisse compter sur elle en toute situation. Fiabilité, fidélité.

C’est ce que le Psalmiste exprime lorsqu’il parle de son Dieu. Il le décrit comme « un rempart, un refuge. » Et il affirme : « Mon Dieu dont je suis sûr» (Ps.91 :2).ROCK, constitutionworld.typepad.com

À bien des reprises, les Hébreux en ont fait l’expérience comme ils en témoignent dans la 1ère  lecture (Dt.26 :4-10) de ce 1er dimanche du Carême : « Nous avons crié vers le Seigneur, il a répondu… il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir…»

Et le Psalmiste a fait la même expérience qu’il décrit en faisant parler Dieu : « Il m’appelle, et moi, je lui réponds;
 je suis avec lui dans son épreuve. »

Et dans la 2è lecture, Paul assure les Romans (10 :8-13) : « Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. »

Paul répète le très beau texte du Deutéronome (30:12-14) qui déjà, de cette Parole de Dieu, disait: « Elle n’est pas dans les cieux qu’il te faille dire: ‘Qui montera pour nous aux cieux nous la chercher, que nous l’entendions pour la mettre en pratique?’ Elle n’est pas au-delà des mers, qu’il te faille dire: ‘Qui ira pour nous au-delà des mers, nous la chercher, que nous l’entendions pour la mettre en pratique?’ Car la parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur pour que tu la mettes en pratique. »

Et en Jésus, la Parole est devenue si près de nous!

La période du Carême: un voyage de découverte – découverte de la proximité de notre Compagnon de route.
Et, expérience personnelle que nous pouvons vraiment, absolument, inconditionnellement, nous fier à lui!
Pas à pas, à chaque étape, je le reconnaîtrai assurément comme : « Mon Dieu dont je suis sûr. »

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