image-i-nations trésor

Fête de la Nativité du Seigneur, année A – 2022-2023

Tellement ordinaire…

La naissance d’un enfant…
Un nouveau-né dans les bras de sa mère…
Un petit être dépendant…
Un tout-petit emmailloté, attendant sa   tétée…

 

 

Tellement extraordinaire…

Dieu-Enfant…
Dieu dans les bras d’une mère humaine…
Dieu dépendant…
Dieu attendant…

C’est Lui le Dieu de Noël…

À l’aube des temps, il avait donné une nature humaine à un être créé par lui.
Il l’avait revêtu de chair et lui avait insufflé son propre souffle.

 

Et voilà qu’il s’approprie maintenant cette nature humaine et se revêt de chair.
L’apôtre Jean résume en ces mots cette aventure divine – cette RÉALITÉ invraisemblable mais VRAIE:

« Le Verbe était Dieu…
Le Verbe s’est fait chair. »    (Jean 1:1,14)

Et l’invraisemblable se continue…

« À tous ceux qui l’ont accueilli,
Il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu. »   (Jean 1:13)

Les mots deviennent impuissants à traduire

  • ce que Dieu était
  • ce que Dieu est devenu
  • ce que Dieu a fait
  • ce que nous sommes, en devenir…

Contemplation, adoration…
Silence dans la présence à Sa Présence…
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-nativity-of-the-lord-year-a-2022-2023/

 

Source: Images: Unsplash     123RF

Fête de l’Ascension, année C – 2022

On nous pose souvent des questions et cela dans des situations diverses.
Certaines questions nous laissent parfois inconfortables…

J’imagine que ce fut le cas pour le groupe des apôtres lors de l’Ascension de Jésus.
La 1ère lecture de cette fête nous présente la scène (Actes 1:1-11).
Les deux derniers versets révèlent quelque chose d’intéressant.

Alors que Jésus disparaissait des yeux des apôtres,
« devant eux se tenaient deux hommes en vêtements blancs qui leur dirent:
‘Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel?’ »

On ne nous dit pas ce que les apôtres ont répliqué… le silence a probablement été leur réponse.

La question ‘POURQUOI’ a un écho qui perdure jusqu’à nos jours…
Toute une liste de ‘pourquois’ surgit soudain…

Les questions que, non plus des hommes en vêtements blancs, mais Jésus lui-même pourrait nous poser…

–        Pourquoi imaginez-vous que je vous ai quittés alors que j’ai promis:
« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »  (Matthieu 28:20).

–        Pourquoi croyez-vous que je vous ai abandonnés alors que je vous ai assuré :
« Demandez et vous recevrez et votre joie sera parfaite. » (Jean 16:24).

–        Pourquoi pensez-vous que vous êtes seul/es alors que j’ai affirmé:
« L’Esprit de Vérité demeure en vous, il est avec vous. » (Jean: 14:17).

–        Pourquoi craindre Dieu dont je vous ai révélé le vrai visage de ‘Père’ et que j’ai dit:
« Je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime. » (Jean 16:26-27).

–        Pourquoi vivre dans l’inquiétude alors que je vous ai fait un don unique:
« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14: 37).

–        Pourquoi ces multiples questions au sujet de l’avenir, j’ai pourtant dit clairement:
« Que votre cœur cesse de se troubler… je reviendrai vous prendre avec moi pour que là où je suis vous soyez, vous aussi. » (Jean 14:1,3).

Que répondre? Le silence est peut-être aussi la réponse…
Parce que la vraie réponse, celle qui traduirait réellement notre situation c’est qu’il nous arrive aussi à nous d’être… des gens de peu de foi… (Matthieu 8:26).

Nos doutes sont plus forts que nos convictions…
Nos hésitations sont plus réelles que nos certitudes…
Nos peurs sont plus intenses que notre confiance…

Autant de ‘nuages’ qu’il faut permettre à l’Esprit de dissiper…
chaque fois que notre quotidien devient nébuleux… chaque fois…

 

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-ascension-year-c-2022/

 

Source: Image: Bible En Famille

S’arrêter… ne rien faire…par choix

Ne rien faire, vraiment? C’est parfois bien difficile!
Les plans, les projets, les activités, il faut bien s’y adonner, s’y affairer.
Et, tout à coup, nous voilà… arrêté/es, on n’a pas le choix!

Un intrus – le Coronavirus – a tout chamboulé,
notre quotidien est perturbé, et nous les sommes aussi.
Ne rien faire mais… ÊTRE LÀ…

Dans cette vidéo réalisée peu de temps avant la pandémie,
Murielle Dubois nous partage sa réflexion.

 

31st Sunday of Year B

When the word ‘commandment’ is mentioned Christian people spontaneously think of the 10 commandments.</span
They are part of our Christian heritage and model – or should model – our day to day living.
Of course, we have inherited them from our Jewish ancestors for whom they were the basis of their Covenant with God.

But for them, there was another commandment, just as exacting, strictly as binding.
They were repeating the text daily – the very text which we find in the 1st reading of this Sunday
(31st Sunday of Year B – Dt.6:2-6).
That commandment was expressed in a single word: LISTEN !
 
In our modern world, listening has multiple ‘over-tones’, could we say.
Taking into oneself sounds and voices, shouts and cries, rap or more traditional music –
all this is part of the listening activity.
What about listening to… silence?!
Some year ago, famous lyrics invited us to do so…

And are we ‘at-tuned’ to God’s voice?
Can we even use this expression of a God-Spirit whose voice is not encompassed in decibels?
The biblical message is repeated to us again and again:

“Listen…
Let these words I urge on you today be written on your heart…”
 
So, God’s words are meant to reach more than our ears but especially our hearts.
And what is the message our heart is meant to “keep and observe”?
“You shall love the Lord your God
with all your heart, with all your soul, with all your strength.”
 
“Listen, keep and observe” – today’s message, message for every day…

Note: Another reflection is available on a different theme in French at:  https://image-i-nations.com/31e-dimanche-de-lannee-b/

Source: Image: RF123.com
 

Neige, tempête, poudrerie… c’est l’hiver

Neige et vents, redoux, tempête, poudrerie –
C’est la saison de l’hiver, la froidure coutumière!

D’une plume délicate et poétique,
Magda Farès rend ‘Hommage aux Saisons’. 

 

Hommage aux quatre saisons

© Magda Farès, Candiac le 14 janvier 2018

 

Ô froid et sérénité de l’hiver  

Ô paix, quiétude et lumière 

Faites tinter à jamais les flocons du silence !

 

 Ô douceur et renaissance du printemps

             Ô beauté de la vie et du temps

      Faites chanter les oiseaux d’espérance !

 

Ô chaleur et joie de l’été

Ô soleil, étoiles et forêts

Faites valser les fleurs sur la piste de danse !

 

  Ô couleurs et vent de l’automne

Ô tambour et musique qui chantonne

Faites battre nos cœurs au son de l’Amour immense !

Source: Images: 123RF Stock Photos   dreamstime.com   maxpixel.freegreatpicture.com   viewbug.com   playcast.ru   

 

 

20è dimanche de l’année A

Les auteurs spirituels, les mystiques spécialement, ont écrit sur ‘Le silence de Dieu’ – des choses profondes, des choses parfois difficiles à comprendre et peut-être… déroutantes.

Et voici que l’évangile d’aujourd’hui (20è dimanche de l’année A – Mt.15 :21-28) nous présente… le silence de Jésus et lui aussi est déroutant.
C’est d’abord la réponse – silencieuse – qu’il donne à une femme païenne (une non-juive, dans le langage du temps) qui l’a approché en lui demandant de guérir sa fille.
« Il ne lui répondit pas un mot. »
 
Déroutant, ça l’est vraiment, et cette attitude nous semble hors-caractère chez Jésus que l’on voit constamment guérir les gens qui viennent à lui.
Plus déconcertante encore est la réponse qu’il adresse ensuite à la femme en disant :
« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

Plusieurs jugent ces paroles de Jésus très dures, dénuées de toute compassion pour une mère qui craint pour la vie de son enfant.
Mais la réplique de la femme est si juste et dénote un tel propos qu’elle ne peut que susciter notre admiration :
« Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
 
Sa réplique lui a valu de recevoir ce qu’elle désirait si ardemment : la guérison de sa fille.
Mais ce n’est pas surtout la justesse et l’à-propos de sa réponse qui ont obtenu cette faveur mais… sa FOI !
« Grande est ta foi… »

Une FOI capable de faire face à l’apparente distance de Dieu…
Une FOI capable de soutenir un silence qui a goût de rejet…
Une FOI capable de recevoir une rebuffade évidente… 

Une FOI qui sait braver tout ce qui pourrait décourager et ose s’exprimer d’une façon qui interpelle Dieu.
Quelle FOI qui peut émerveiller Dieu lui-même !

Source: Images: LDS.org

On peut voir aussi la vidéo sur ce texte de l’Évangile à:

La Cananéenne…

 

 

 

æ

12th Sunday of the Year, A

« To speak or not to speak: that is the question”, some would say…
This is what we are confronted with in the last lines of this Sunday’s gospel (Mt.10:26-33, 12th Sunday of the Year, Year A) as we hear Jesus tell us:

“If anyone declares himself for me in the presence of people,
I will declare myself for that person
in the presence of my Father in heaven.
But the one who disowns me in the presence of people,
I will disown in the presence of my Father in heaven.”
 
Words that are direct, challenging and perhaps a little disturbing…
Disturbing in this day and age when many will tell you that religion is a private matter.
Some people claim that one should keep to oneself what he or she believes.
We are not to bother others with matters of faith, they say.
Matters of faith which may not interest them, in any case, and which may even antagonize them.

It is true that much harm can be done by speaking in a way that shows no respect for the beliefs of others.
Trying to coerce people to take on our own ways of relating to God – for this is what religion is about – is certainly not what he expects from us.
Yet, there are times when we should speak, situations which call for our intervention.

But we should speak with tact as much as enthusiasm.
Our words should be voiced with as much discretion as conviction.
To be a witness, surely, to speak for God and about God, most certainly but…
it should be done with consideration, compassion, as much as conviction.

We need to allow the Holy Spirit to guide us to speak or not to speak…
He is the one who will enable us to blend, in the proper way, wise speech and respectful silence…

Source: Image: Dissolve
 

« Il était une fois… »

Qui n’aime pas les histoires et les contes?il-etait-une-fois-livres-acces-fr
Les enfants les adorent, les adultes les inventent!
On aime tous entendre les mots magiques : « Il était une fois… »

« Il était une fois… »
Des contes de fée…
Des fables fantastiques…
Des récits d’aventure…

Il y a même des épisodes intitulés : « il était une fois… la vie. »
Et moi je dis : « Il était une fois… MA vie… avec… »

Ses secrets, ses succès, ses excès…
Ses questions, ses suggestions, ses tentations…
Ses ambitions, ses aspirations, ses dévotions…
Ses sentiments, ses pressentiments, ses assentiments…
Ses effrois, ses joies, ses émois…
Ses quêtes, ses requêtes, ses enquêtes…
Ses peurs, ses ardeurs, ses petits et grands bonheurs…
Ses attentes et ses ententes…
Ses déboires, ses espoirs, ses ‘Aurevoirs’…

Innocence… Patience… Silence…

Mon Dieu! Une vie humaine, est-ce tout cela?
Tout cela et… tellement plus encore!…

Se pourrait-il alors que chaque situation, chaque sensation, devienne à son tour le chapitre d’une histoire sainte où chaque moment façonne l’image de la personne que Dieu anticipe de voir paraître devant lui?…

Et… si ce n’était pas un conte ?!

Source: Image: acces.fr