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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

12è dimanche de l’année, C

Notre société est centrée sur ‘l’image’ – politiciens, artistes, athlètes et vedettes de cinéma investissent énormément de temps et d’argent à cultiver, précisément, leur image. Ces personnalités veulent se présenter à leur public de la manière qui mettra le mieux en relief leur apparence, leurs talents et leurs succès. Oui, le ‘paraître’ est d’une importance capitale : la popularité en dépend!

Qu’en était-il au temps de Jésus? Les moyens de se mettre en valeur et d’afficher sa personnalité variaient, c’est évident, mais le phénomène était le même. Pensons aux scribes et aux Pharisiens dontJésus affirmait : « En tout ils agissent pour se faire remarquer des hommes… Ils font bien larges leurs phylactères et bien longues leurs franges. Ils aiment à occuper le premier divan dans les festins et les premiers sièges dans les synagogues, à recevoir les salutations sur les places publiques…» (Mt.23 :5-7). Et il les accusait ainsi : « Vous, au-dehors, vous offrez aux yeux des hommes, l’apparence de justes… » (M.23 :28). Encore là, le ‘paraître’ était primordial!

Et ces réflexions nous amènent à l’évangile de ce 12è dimanche de l’année C (Lc.9 :18-24) où l’on voit Jésus avec ses apôtres – ceux qui partageaient sa vie quotidienne et qui devaient le connaîtreScene 07/53 Exterior Galilee Riverside; Jesus (DIOGO MORCALDO) is going to die and tells Peter (DARWIN SHAW) and the other disciples this not the end. plus intimement. Voilà qu’il leur demande : « Qui suis-je au dire des foules? » Cette question de Jésus ne semble-t-elle pas… étrange? Lui qui a toujours paru libre de l’opinion publique et ne craignait personne ni dans ses paroles ni dans ses actions, le voilà qu’il semble s’inquiéter de ce que les gens pensent de lui! Se préoccupe-t-il tout à coup de… son image?

Il avait déjà proclamé : « Je suis doux et humble de cœur » (Mt.11 :29). La question de sa réputation n’est donc certainement pas ce qui l’incite à interroger ainsi ses apôtres. Cette question soudaine – et qui étonnamment surgit alors qu’il priait (v.18) – doit avoir un but particulier. D’autant plus que cet épisode est relaté aussi dans le texte de l’évangile de Matthieu (16 :13-20) et dans celui de Marc (8 :27-30).

Personnellement, je crois que la réponse tient dans la question qui suit : « Mais POUR VOUS, qui suis-je? » Voilà! Ceux qu’il a lui-même choisis, ceux qui le suivent depuis quelques années, ceux-là qui, jour après jour, écoutent son enseignement et sont témoins de ses miracles, qui est-il pour eux? La réponse de Pierre – procalamation de foi admirable – est déjà insérée dans le texte pour inviter notre méditation. Sa signification profonde sera vraiment perçue lors de la venue de l’Esprit après la résurrection de Jésus.

Pour le moment, tout comme nous, les apôtres doivent se questionner, contempler ce Maître qui les déroute si souvent, et apprendre de lui : « Mettez-vous à mon école… » (Mt.11 :29), c’est le message de ce dimanche. Un message approprié pour nous autant qu’il l’était il y a plus de 2,000 ans… Alors que la question posée nous est adressée à nous également : Qui est le Christ POUR NOUS?

Source: Image: Scene 07/53 Exterior Gelilee Riverside; Jesus (DIOGO MORCALDO) is going to die and tells Peter (DARWIN SHAW) and the other disciples.

11è dimanche de l’année, C

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« Regarde ceci, regarde cela! » On répète les mots si souvent! On attire l’attention à un objet ou une situation. Ces mots invitent aussi à regarder quelqu’un : « Regarde ce que cet homme fait… » « Regarde ce que cette femme tient à la main… » Notre regard se porte sur la personne et regarde mais… que voyons-nous? L’extérieur, ce qui est évident, ce qui ‘saute aux yeux’, comme le dit l’expression – et quoi encore?

L’évangile de ce dimanche (11è dimanche de l’année C, Lc.7 :36-50) nous présente Jésus invité chez Simon le Pharisien. La scène nous est bien connue et nous attendons bientôt l’entrée de cette femme, bien connue elle aussi : Marie de Magdala. Et il y a là, pour nous, un… ‘examen de la vue’!

Et voilà que nous entendons les paroles de Jésus : « Simon, tu vois cette femme… » GoodSalt_com-dmtas0013 ssnet.orgOui, Simon la voit, il l’a vue dès qu’elle a osé mettre les pieds dans cette pièce réservée aux hommes, aux hommes… de bonne réputation! Simon ne veut pas la regarder, l’impureté même, pense-t-il. Mais Jésus l’interpelle et Simon voit la femme, oui, il la voit mais avec ‘les verres teintés’ de ses préjugés de pharisien… mal-pensant!

Simon voit la pécheresse publique,
Jésus reconnaît la femme au repentir sincère.
Simon regarde avec mépris la tentatrice,
Jésus perçoit la convertie que sa miséricorde accueille.
Simon juge sévèrement celle qu’il considère comme une ‘femme de rue’,
Jésus pardonne totalement celle en qui il discerne l’image de Dieu… déjà restaurée.
Quelle différence entre deux regards sur la même femme!

Je me demande ce que Dieu voit en moi – j’ose croire qu’il perçoit le désir de revenir à lui, le regret sincère de mes infidélités, et l’attente de son pardon… et cette contemplation de ce que LUI voit est la ‘vision’ la plus réconfortante qui puisse m’être donnée!

Source: Images: ssnet.org;  www.youtube.com

10è dimanche de l’année, C

Quand nous souffrons, nous ressentons un profond besoin de sympathie. Nous désirons, secrètement peut-être, que quelqu’un sache combien nous avons mal. Certains d’entre nous ne veulent pas en parler, c’est certain, se disant que personne, absolument personne, ne peut comprendre… et n’osant pas s’avouer ‘pas même Dieu!’Naim a.

Et si Dieu savait, si Dieu comprenait au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, ou même désirer! C’est ce que la scène de l’évangile d’aujourd’hui (Lc.7 :11-17) révèle. Une femme, veuve, pleure le décès de son fils unique. Elle a déjà perdu son mari et voilà que son seul enfant lui est aussi enlevé. Elle a, bien sûr, la sympathie de la foule qui l’entoure et… elle est sur le point d’avoir la compassion unique de Dieu lui-même, compassion incarnée dans celui qui est connu comme ‘l’Homme de Nazareth’. Le texte le dit clairement : « Le Seigneur fut pris de compassion pour elle ».

Le connaissait-elle? L’avait-elle déjà entendu proclamer : « Heureux ceux qui pleurent… »(Mt.5:5). On n’en sait rien. Mais lui s’approche du groupe et dit à la femme : « Ne pleure pas. » On le dit naturellement à quelqu’un en deuil, sachant bien les paroles… inutiles. Mais celles de Jésus ne le sont pas car il redonne à la mère son fils revenu à la vie!

Naim lds.orgCe qui m’émerveille dans cette scène c’est que la femme n’avait rien demandé! Le texte de la 1ère lecture (1 R.17:17-24) nous a montré une autre femme dans une situation semblable. De son côté elle supplie, elle implore le prophète de lui rendre son fils et elle le fait d’un ton un peu… revendicateur. Rien de tel chez la femme de l’évangile. Elle est simplement là avec sa peine, son besoin, et Dieu va répondre à une demande jamais formulée!

Pour moi, ce dimanche est mon dimanche d’action de grâce envers ce Dieu – ce Dieu qui anticipe les demandes et les comble au-delà de ce que nos formules maladroites pourraient exprimer… Aujourd’hui, je le remercie pour tous les dons, les bénédictions – pour toutes les ‘gâteries’ – qu’il m’a prodiguées alors que je n’avais rien dit, rien fait évidemment, pour les obtenir!

Les consolations de Dieu, sa compassion, sont toujours là… elles précèdent même les requêtes encore inexprimées…

Source: Images: www.jesusplusnothing.com;   www.lds.org

Fête du Corps et du Sang du Christ, C

jesus-feeding-5000-2 supertradmum-etheldredasplace.blogspot.comVous arrive-t-il souvent d’être… complètement satisfait/es? Ma question vous étonne, mais en ce qui me concerne, quand je  regarde mon quotidien, je dois avouer qu’il est assez rare que les événements et les gens me rendent totalement heureuse. Il semble que les bonnes choses ne sont jamais assez nombreuses, les moments de joie ne durent pas assez longtemps et les relations avec les personnes qui m’entourent ne m’apportent pas tout ce que je désirais. Ce scénario vous paraît familier?

Cette réflexion m’est venue en lisant l’évangile d’aujourd’hui où je découvre qu’avec Dieu… les choses sont bien différentes. Le texte de Luc (Lc.9:11-17) nous présente la scène où Jésus a nourri une foule de 5,000 hommes (sans compter les femmes et les enfants!…) et la conclusion dit : « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés. »

Cela ne cesse de m’émerveiller! Jésus ne leur a pas donné un peu de pain, juste assez pour qu’ils continuent d’écouter son enseignement! Il ne leur pas prodigué ce qu’il fallait pour ne pas qu’ils manquent d’énergie pour retourner chez eux. Il les a rassasiés. Leur besoin a été comblé, totalement, complètement, sans plus rien à désirer.

Je découvre là une des qualités de Dieu. La théologie a un répertoire détaillé des attributs de Dieu : Il voit tout, il sait tout, il est tout-puissant, etc. Moi, j’aime ajouter qu’il est un Dieu qui va au-delà de nos demandes, au-delà de nos espoirs, au-delà même de ce que nous pouvons imaginer.

Saint Paul le confirme quand il parle au Éphésiens de ce Dieu qui est « Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir » (Éph.3 :20).

Et cela, mon expérience me le révèle si seulement je m’arrête pour le déceler à chaque moment, à chaque tournant de mon parcours quotidien…

Source: Image: supertradmum-etheldredasplace.blogsport.com

Fête de la Sainte Trinité, C

b5482ccc1c71964a69bef34225e943aa, www.pinterest.comInutile de chercher dans la Bible l’expression ‘Sainte Trinité’ – elle ne s’y trouve pas. L’expression ne s’y trouve pas mais la réalité est abondamment présente dans les textes de l’évangile.

Jésus parle bien souvent de son Père et de la relation privilégiée qu’il a avec lui. Les paroles qu’il adresse à ses apôtres lors du repas qu’il prend avec eux la veille de sa Passion est une longue réflexion qui nous livre quelque chose de l’intimité qu’ils partagent, le Père et lui. (Jean ch.14-17)
Ce soir-là, à plusieurs reprises, Jésus parle aussi de l’Esprit – l’Esprit-Saint, l’Esprit de vérité, celui-là même qui viendra rejoindre les apôtres, bien que Jésus affirme qu’il est déjà là!

En lisant ces lignes, certains peuvent penser : ‘Tout cela, c’est… de la haute théologie, de savantes spéculations, des propos bien profonds pour des gens ‘ordinaires’ comme nous!…’ Vraiment?

Et pourtant, écrivant aux premiers chrétiens de Rome, Saint Paul n’hésitait pas à affirmer :

« Lui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis… » La grâce de partager la vie de Dieu lui-même – cette vie si riche qui nous habite en surabondance. 

Et Paul ajoute : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (2è lecture, Rom.5 :1-5).

Haute théologie? Peut-être. Propos bien profonds? Sûrement.
Mais réalité combien merveilleuse d’un Dieu qui nous approche tels/telles que nous sommes, où que nous soyons et qui nous rejoint avec la tendresse aimante d’un Père, la fidélité infaillible d’un ami et la présence constante d’un conseiller et défenseur.

Ce Dieu dont il est dit qu’il « trouve ses délices avec les enfants de l’humanité » que nous sommes! (Pr.8 :31).

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Pentecôte, C

Le vocabulaire utilisé durant l’une ou l’autre période de l’histoire est caractéristique de cette période.holy-spirit-colleen-shay1
Il y a quelques décennies, certains adultes aimaient répéter que quelque chose est ‘chouette’ ou ‘moche’.
Encore récemment, des voix plus jeunes affirmaient – même en milieu francophone : Ah, c’est ‘cool’ ça!’ Ne pas être ‘cool’ était évidemment… dépassé!

De nos jours, parmi ceux et celles qui s’adonnent à la spiritualité, on ne mentionne plus souvent ceux que l’on nommait ‘directeurs spirituels’. Par contre, on entendra une personne révéler qu’elle a trouvé le ‘guru’ idéal; une autre se vantera que son ‘coach de vie’ est unique! Une autre encore dira qu’elle a enfin trouvé un ‘mentor’ exceptionnel!

Vous est-il déjà venu à l’esprit que l’Esprit-Saint peut – et veut – être cela pour nous ! Un guru, un ‘coach de vie’, un mentor? Exactement! Par curiosité, j’ai consulté Wikipedia pour sa définition du terme ‘mentor’ et j’y ai lu : « Un conseiller expérimenté, attentif  et sage ».  

Si vous préférez les termes plus traditionnels, l’Esprit veut être pour nous le guide, le conseiller, le confident, le défenseur, dont nous avons besoin au quotidien pour suivre le chemin, qu’avant nous, Jésus a parcouru inspiré par ce même Esprit.

Les questions sans réponse, les difficultés qui semblent insurmontables, les défis au-delà de nos forces, les obstacles dépassant nos ressources – tout cela c’est son domaine!
Il peut nous rendre capables de faire face et de surmonter ce que, laissés à nous-mêmes, nous ne parviendrions pas à maîtriser… si seulement nous osons l’approcher, ou… le laisser nous approcher pour nous venir en aide.

Et il est disponible, non seulement le jour de la Fête de la Pentecôte, mais également au matin de chaque jour!

Source: Image: www.discerninghearts.com

Ascension, C

climbing mountainLe terme ‘ascension’ ne fait pas partie de notre vocabulaire quotidien. On parle d’ascenseur, oui, mais d’ordinaire on réserve le terme ‘ascension’ lorsqu’on parle d’escalader une montagne, ou gravir une colline. Pour la fête que nous célébrons aujourd’hui, la référence contemporaine de Wikipedia parle de l’élevation au ciel.

Évidemment, nous prononçons les mots chaque fois que nous récitons le Symbole des Apôtres : « Il est monté au ciel… » Mais il se peut que la répétition fréquente nous empêche de questionner la réalité… Peut-être est-il préférable de découvrir la signification de la célébration de cette fête. Personnellement, je la trouve dans le mot ‘départ’.

Au début de la 1ère lecture (Acts 1 :1-11) on nous dit que Jésus « fut enlevé au ciel. » Un peu plus loin le texte reprend avec les mots : « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. » Les Apôtres continuent de regarder le ciel, leur regard tente de pénétrer les nuages comme leur Maître vient de le faire … Ils n’en croient pas leurs yeux, c’est le cas de le dire!

En décrivant cette scène, l’évangile utilise une expression différente de celles de la 1ère lecture. On y lit : « Il se sépara d’eux et il était emporté au ciel » (Lc.24 :46-53).
Jésus est disparu, Jésus les a quittés, Jésus n’est plus avec eux. Vraiment? Un ‘départ’ peut indiquer une absence, c’est vrai et c’est le premier sens du terme.

Mais il y en a un autre : on parle derunners, nz.srichinmoyraces.org nouveau ‘départ’; on souligne ainsi un recommencement, une nouvelle aventure, ou une expérience inédite. Les athlètes sont pleins d’énergie et d’enthousiasme à la ligne de ‘départ’ d’une compétition. Le chef d’entreprise est rempli d’espoir lors du lancement de la compagnie qui, après des remaniements de stratégie, marque un nouveau ‘départ’.

Le ‘départ’ de Jésus – l’expérience de son absence physique – marque le début d’un nouveau mode de présence. Pour les apôtres, c’est un nouveau ‘départ’ – cette fois avec l’Esprit-Saint comme guide et conseiller. « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous, » leur promet Jésus avant de se soustraire à leur regard.

Présence invisible, oui, mais combien réelle, agissante, indéfectible, fidèle… jusqu’au jour où nous-mêmes participerons à ce nouveau mode d’être – d’être là, d’être avec…

Source: Images: www.123rf.com    nz.srichinmoyraces.org

6è dimanche de Pâques, C

La 1ère lecture de ce dimanche (6è dimanche de Pâques, C, Acts 15 :1-2,22-29) décrit une situation que l’on connaît d’expérience : un conflit, un litige, susceptible de provoquer division et rancœur, on le sait trop bien. La lecture révèle qu’une lettre a été envoyée à la jeune communauté chrétienne d’Antioche par un groupe d’Apôtres et d’Anciens présidé par Paul et Barnabas. On apprend que le sujet traité est celui de la circoncision et qu’il « provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion ». Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas sont délégués pour apporter la lettre des Apôtres qui tranchera le sujet.

C’est alors que surgissent les mots qui expriment avec force et sans ambiguité la décision des responsables : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé… »holy-spirit-prophecy

Entendant une telle expression, nous serions probablement tentés de penser : ‘Quelle arrogance, un tel orgueil est insupportable! ‘ On est prêt à dire avec non moins de force : « Qui peut se prévaloir de prendre des décisions… avec l’Esprit Saint? »

Mais chaque chrétien le peut, le devrait! Prendre des décisions importantes pour soi-même et pour les autres, n’est-ce pas là une situation où l’on devrait absolument consulter l’Esprit de Dieu? Non seulement il convient mais il est essentiel de ne pas juger en hâte ni de choisir les options qui surgissent spontanément en s’en remettant simplement à notre expérience personnelle, si riche soit-elle.

L’Esprit de Dieu ne se laisse pas ‘recruter’ ni ‘enroler’. On ne peut ni l’affilier, ni l’embrigader! Sa présence n’est le privilège exclusif de personne. Mais il se fait volontiers l’associé de quiconque l’invite et l’accueille lui demandant de nous partager sa sagesse. Il n’en tient qu’à nous de le prier de nous assister dans nos délibérations, nos choix, nos options de vie.

Alors, nul besoin de proclamer à haute voix les mots qui choqueraient – il sera évident que vraiment : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé… » et tous en seront les bénéficiaires!

Source: Image: www.godisreal.today

5è dimanche de Pâques, C

« Tu rêves en couleur! »
On vous l’a peut-être dit, ou vous avez entendu ces mots adressés à quelqu’un de votre entourage.
Une voisine décrivait la soirée anticipée – les ami/es, les activités, la bouffe – tout serait absolument parfait!
Et les paroles furent prononcées : « Tu rêves en couleur! »
Un collègue de travail projetait une excursion en montagne ou rien ne laisserait à désirer. À lui aussi, on a dit : « Tu rêves en couleur! »

Si notre imagination nous présente une situation où tout répond à nos désirs et nos souhaits sont exaucés jusque dans les moindre détails, alors il est peut-être vrai de dire que « nous rêvons en couleur » – car il est rare que la vie s’ajuste aussi fidèlement à nos attentes et… nos caprices!

20-Things-Which-Make-Women-So-Women-9, gloryonbyekere.blogspotEn lisant la 2è lecture de ce 5è dimanche de Pâques (année C) du livre de la Révélation ou Apocalypse (Ap.21 :1-5) cette expression m’est soudainement venue à l’esprit – oui, cette lecture nous invite à… « rêver en couleur! »

« Dieu aura sa demeure avec les humains…
Lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu.
Il essuiera toute larme de leurs yeux,
De mort, il n’y en aura plus;
De pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus… »

Oui, on a l’impression de rêver et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ne suffisent pas à peindre une telle situation de bonheur intense et durable. Et ici, notre imagination n’est pas coupable d’outrepasser la réalité. Dieu lui-même se porte garant de cet état qui nous comblera au-delà de nos rêves les plus audacieux! Le texte se termine en nous assurant : « Ces paroles sont certaines et vraies. »

Peut-être qu’avec Dieu « rêver en couleur »  c’est tout simplement anticiper ce qu’il a déjà préparé pour nous… C’est là, la nature même de l’ESPÉRANCE !

Source: Image: gloryonyekere.blogspot

4è dimanche de Pâques, C

buddymartin.net« C’est à moi! » Expression que l’on entend bien souvent et dans toutes sortes de situations. Les objets varient mais la réaction du propriétaire demeure la même : il réclame son bien, elle demande qu’on lui remette ce qui lui appartient! Un jeu vidéo, un vélo, un i-pad (tablette), un bijou, une caméra – que sais-je? Les gens ne peuvent douter que : « Ceci est à moi! » Ce sens de possession personnelle, cette attitude de réclamer ce que je considère ‘mien’ se révèle très tôt chez l’enfant. Très tôt le petit s’approprie avec force – force et cris si on n’accède pas à son insistance – ce qu’il croit lui appartenir… de droit!

Mais nous sommes bien conscients que cette attitude ne se limite pas aux objets, elle s’étend – et parfois avec encore plus d’insistance – envers les personnes avec qui nous avons des relations privilégiées. « C’est MON mari qui a fait cela… » « C’est MA femme qui a obtenu cette promotion… » « Ce sont NOS enfants qui ont gagné cette compétition… » Et il est évident que ces paroles expriment bien davantage la satisfaction personnelle que la simple mention d’un fait.


Et… s’il en était de même… de Dieu?! Pour moi, c’est là le message de l’évangile de ce 4è dimanche de Pâques (année C, Jn.10 :27-30). Vous vous étonnez… Écoutez l’apôtre Jean qui cite les paroles mêmes de Jésus : « MES brebis écoutent ma voix, elles me suivent…et nul ne les arrachera de MA main ».

Étonnante affirmation : Jésus nous considère comme siens! Il réclame – non, il proclame à la fois notre présence à sa suite et notre attention à sa voix. N’est-ce pas là l’attitude essentielle du disciple : écouter et suivre? Écouter attentivement et suivre fidèlement – le programme de la vie chrétienne.

Déjà le Psalmiste affirmait : « Sachez-le : c’est Dieu qui nous a faits, nous sommes à lui, son peuple, le troupeau de son bercail. » Nous avons prié ces paroles à la suite de la 1ère lecture (Ps.100 (99). Notre coeur était-il présent au mouvement de nos lèvres?…

Source: Image: buddymartin.net