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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

Jeudi-Saint, C

pope feet www.telegraph.co.ukReportons-nous au Jeudi-Saint de 2013.
Presqu’instantanément, les média sociaux transmettent l’événement, et en quelques heures les journaux de la presse internationale en ont publié le récit :

Le pape a lavé les pieds de prisonniers!
Le pape a lavé les pieds d’une femme!!
Le pape a lavé les pieds d’une femme musulmane!!!

C’est du jamais vu, surprenant pour tous, choquant pour plusieurs.

N’est-il pas étrange que l’on n’ait jamais publié de la même manière médiatique cet autre événement :

cbcquincy.org

Dieu s’est mis à genoux!
Dieu s’est mis à genoux devant des êtres humains!!
Dieu s’est mis à genoux devant les êtres humains qu’il a créés!!!

Pas étonnant qu’ayant complété sa tâche, ce Dieu, si différent de ce que l’on attend de lui, demande : « Avez-vous compris ce que je vous ai fait?»  (Jn.13 :12).

L’auteur de nombreux livres de spiritualité, Henri Nouwen, disait que nous, les humains poursuivons la ‘mobilité sociale vers le haut’ alors que Dieu en fait l’expérience ‘par le bas’!

Plus de 2000 ans après l’événement, est-il compris?…

Quelle étrange situation, quel extraordinaire privilège que le nôtre – devoir accepter l’agenouillement de Dieu devant nous pour être en relation avec lui: « Sinon, tu n’as pas de part avec moi… » dit-il (Jn.13:8).

Source: Images: www.telegraph.co.uk   cbcquincy.org

Dimanche des Rameaux, C

Au loin un cortège s’avance, le groupe devient vite une foule, vivante, bruyante.
On veut les faire taire, mais la réplique surgit, cinglante : « Si eux se taisent, les pierres crieront! »
Qui a parlé, qui a osé prononcer ces paroles?
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui s’invite pour un repas chez un méprisable collecteur d’impôt.
Celui qui, à coups de fouet, chasse les vendeurs du Temple alors que leur trafic était toléré depuis toujours.
Celui qui, invité chez un notable Pharisien, permet à une prostituée de lui couvrir les pieds de ses larmes.
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui révèle son identité d’envoyé de Dieu à une femme qui a eu cinq maris et vit avec un autre homme.
Il refuse d’en condamner une autre prise en flagrant délit d’adultère.
Il dit même pouvoir rebâtir en trois jours le Temple érigé en 46 ans!
QUEL EST CET HOMME?

Un père pleure sa petite fille déjà morte, mais lui dit qu’elle dort et la prenant par la main la ramène à la vie.
Il guérit le serviteur d’un soldat de l’armée d’occupation et il loue sa foi plus que celle de quiconque en Israël.
Il ose toucher les lépreux, manger avec les pécheurs, opérer des guérisons le jour du Sabbat.
QUEL EST CET HOMME?

N’a-t-il aucun respect pour la Loi et… les hommes de Loi?
Il les accuse de s’attacher aux détails et de délaisser l’essentiel – leurs traditions ne comptent-elles pas pour lui?
Il dit à tous et chacun d’écouter leur enseignement mais de ne pas suivre leur exemple!
QUEL EST CET HOMME?

Il prétend ne pas rejeter un iota de la Loi, mais il la résume à un commandement.
Il se réclame d’une autorité venue d’en-Haut et nomme Dieu son Père.
Abraham aurait anticipé sa venue et Moïse parlé de lui – quelle abomination!
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui affirme qu’on est de sa famille – son frère, sa sœur, sa mère – si on écoute la parole de Dieu.
Celui qui proclame heureux autant que sa propre mère ceux qui gardent cette parole.
Pas étonnant que ses relations disent qu’il a perdu la tête!
QUEL EST CET HOMME?

lds.org

Et le voici qui vient – c’est bien lui? Lui monté sur un âne!
Quelle comédie, une parodie, une moquerie, à coup sûr – lui, un roi!
Un roi sans serviteurs, un roi sans armée, un roi acclamé par les gens sans importance.
QUEL EST CET HOMME?

QUEL EST CET HOMME?    QUEL EST-CE ROI?    QUEL EST-CE DIEU?

Source: Image: lds.org

 

 

5è dimanche du Carême, C

lds.orgElle était là, prostrée – on l’avait jetée par terre avec mépris.
Face à elle, le groupe d’hommes – les gardiens de la Loi, ceux qu’on respectait à cause de leur titre sinon de leur conduite.
Entre les deux, un amas de pierres qui diminuait alors que chaque homme – chaque accusateur – en prenait une et se joignait à ses collègues pour… l’exécution.

Mais entre elle et eux, il y avait aussi… un autre homme qui ne semblait pas porter attention ni à eux, ni à elle.
Il fallait quand même qu’on en vienne à une décision, le jugement était évident.
Puis une idée a germé : si cette situation pouvait servir à le perdre, LUI, autant qu’elle – on aurait fait, littéralement, d’une pierre deux coups!

C’est l’écriture dans le sable qui a gâché ce plan astucieux!
D’un seul coup, sans aucune pierre jetée, la situation a été complètement retournée!
Qu’y avait-il d’écrit? À travers les siècles la réponse n’a jamais été révélée.

Ce qui l’a été, c’est qu’une femme, une femme qui n’aurait dû porter que la moitié de la faute – l’homme disparu aurait dû assumer l’autre moitié – a été pardonnée, libérée, sauvée, par l’Homme de Nazareth, oui, celui-là même qui avait écrit dans le sable.

Peut-être avait-il simplement tracé les caractères révélant le nom du vrai Dieu : C O M P A S S I O N .

Source: Image: lds.org

4è dimanche du Carême, C

urantiabook.orgÀ travers l’histoire, les écrivains, artistes peintres, les théologiens et les auteurs spirituels – tous ont tenté de donner une image de Dieu. Leur multiples expressions en textes et en œuvres artistiques expriment leur besoin – et le nôtre – de connaître Dieu. Quelle sorte de Dieu est notre Dieu? Et… que sommes-nous pour lui?

L’évangile de ce dimanche (Lc. 15:11-32) nous donne l’image la plus ‘visible’, la plus réelle, que l’on puisse désirer puisqu’elle nous vient de Jésus lui-même – lui qui est le plus près du cœur de Dieu (Jn.1 :18).

Qui aurait osé décrire un Dieu si proche, si tendre, si désireux de nous pardonner – quoi que l’on ait pu faire, y compris nos efforts pour nous éloigner de lui!
En décrivant la scène du retour de l’enfant prodigue, le poète Péguy affirme : « C’est encore le père qui pleurait le plus! »

On entend parfois l’expression : « C’est trop beau pour être vrai ». Devant une situation qui va au-delà de nos espoirs, en présence d’un événement que nous n’osions plus anticiper, ces mots viennent spontanément à nos lèvres. On ne peut y croire, on craint d’être désappointé, on ne veut pas s’illusionner – le retour à la réalité serait trop pénible.

Mais la réalité avec Dieu – la réalité de Dieu – c’est justement « trop beau pour ne PAS être vrai! » Dans un langage maintenant dépassé, on disait parfois que Dieu est… dans ‘l’au-delà’. En fait, Dieu EST AU-DELÀ – au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer. Sa tendresse va au-delà de nos besoins, son pardon s’étend au-delà de tous nos manquements, au-delà de nos attentes, au-delà de nos espoirs, au-delà…

Jérémie l’avait compris qui faisait dire à Dieu : « Ephraïm est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré… pour que je doive toujours penser à lui, que mes entrailles s’émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse, dit le Seigneur » (Jr.31 :20).

Source: Image: urantiabook.org

3è dimanche du Carême, C

parc jarry b. parc JarryLe 11 septembre 1984, au Parc Jarry de Montréal, le Pape Jean Paul 11 présidait à la cérémonie de béatification d’une femme de chez nous : Sr Léonie Paradis (fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, 1840-1912). Au début de son homélie, le Pape disait : « Je suis heureux d’être aujourd’hui chez vous, à Montréal, et j’en bénis le Seigneur. »

Peu après, il choisissait les paroles bien signifiantes de la 1ère lecture de ce 3è dimanche du Carême (année C). Le Pape disait : « Moïse s’interrogea: que signifie ce feu qui ne détruit pas le buisson, et qui en même temps brûle et éclaire? La réponse est venue au milieu de ce prodige, une réponse plus qu’humaine: www.bible-people.info“Le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte!” (Ex.3,:5). Et le pape de continuer: « Pourquoi ce lieu est-il saint? Il est saint parce que c’est le lieu de la présence de Dieu. Le lieu de la révélation de Dieu.”

Lorsque la Bible nous présente des tels récits, il est facile de dire: “Il y a bien longtemps de cela…” et penser silencieusement : « Ça ne nous touche plus vraiment… » Vraiment? Cette période de réflexion et de ‘retournement’ que nous offre le Carême peut nous aider à voir les choses autrement.

Un jour, la vue d’un panneau visuel suspendu quelque part m’a interpellée. Une illustration d’un buisson qui brûlait sans se consumer se trouvait en arrière-plan du texte qui disait : « Quand tu approches ton frère ou ta sœur, enlève tes sandales car tu t’approches d’une terre sainte. »

Relisant aujourd’hui le passage de l’Exode (Ex.3 :1-8,13-15), je me dis qu’il faut peut-être prendre consciente de toutes les ‘terres saintes’ que nous foulons, jour après jour. Plusieurs d’entre nous rêvent d’un pèlerinage en ‘Terre Sainte’ – celle-là même que Jésus a parcourue. Mais j’ose croire qu’il continue de fouler les chemins de notre terre et que là où il se trouve devient, par le fait même, terre sainte. Et cela inclut, évidemment le territoire parfois encore en friche de mon vécu – et celui de chacun et chacune que je côtoie.

Vers la fin de son homélie, Jean Paul ll avait affirmé: « Cette terre, le lieu où nous vivons, est la terre sainte. »

Lieux de la présence de Dieu : ils sont multiples, parfois évidents, parfois dissimulés ou peut-être même… ‘déguisés’, pourrait-on dire, mais tellement réels! Cette période de Carême est un temps privilégié pour en faire la découverte… Une nouvelle ‘topographie’ apparaîtra soudain dans notre vie!

Source: Images: marieleonie.org   www.bible-people.info

2è dimanche du Carême, C

Le 15 novembre 2015, le bulletin de nouvelles internationales de la BBC annonçait une première dans le monde où la science et la technologie s’étaient jointes pour réaliser une chose encore jamais vue. Il s’agissait d’une transplantation – non pas du cœur, du foie ou du poumon, mais une transplantation complète du visage.

David Rodebaugh, donneur, et Patrick Hadison avant l’accident

receiver+donor, examiner.com

Le patient, Patrick Hardison du Mississipi, était pompier en septembre 2001 lorsque les flammes du feu qu’il combattait ont littéralement rongé son visage au point de le rendre méconnaissable – même à lui-même! Durant une opération de 26 heures à laquelle ont participé 100 spécialistes de différentes compétences, il a, pour ainsi dire ‘revêtu’ le visage d’un jeune homme de 26 ans mort dans un accident de vélo. Les chirurgiens ont pris le visage de ce donneur et l’on ajusté au contour de ce qu’avait été le visage de M Hardison maintenant âgé de 40 ans. Celui-ci jouit d’une guérison exceptionnellement heureuse.

katolikamur.ruEn lisant l’évangile de ce 2è dimanche du Carême (année C) sur la Transfiguration de Jésus (Luc 9:28-36), cet incident m’est revenu à la mémoire. La science et la technologie font des merveilles pour redonner une apparence humaine à quelqu’un qui l’avait perdue jusqu’à un certain point. La puissance et la miséricorde de Dieu font des merveilles pour restaurer en chacun de nous l’image divine. Il arrive que nous soyons complètement ‘défigurés’ ayant presqu’effacé l’image de Dieu en nous.

Mais cette image ne peut jamais disparaître et Dieu est toujours prêt à restaurer en nous sa ressemblance. C’est le message de la Transfiguration de Jésus. Le mot lui-même décrit ce qui se produit : trans, signifie passer d’un endroit, ou d’un état, à un autre; figure, exprime la forme, l’apparence, oui , le visage de la personne.

Il va sans dire que cette ‘opération’ de Dieu en nous ne se limite pas à notre corps matériel – bien que lui aussi participera à cette transformation et deviendra un ‘corps glorieux’  comme l’affirme l’apôtre Paul (Ph.3:20 – 4:1) – mais elle rejoint les fibres intimes de notre personnalité, notre identité même.

La science, la technologie et l’incommensurable miséricorde de notre Père toujours prêt à transfigurer ce que nous avons défiguré – tant de raisons de CÉLÉBRER!

Source: Images: examiner.com    katolikamur.ru

 

1er dimanche du Carême, C

pink_sand_dunes_utah_usa_219895Certains parlent du Carême comme étant la traversée d’un désert… C’est un exemple valable. Dites-moi : Si vous deviez entreprendre un tel voyage périlleux avec quelqu’un, quelle qualité exigeriez-vous de la personne qui vous accompagnerait? Pour ma part, je n’hésite pas à répondre : ‘Qu’il, ou elle, soit FIABLE.’ Oui, que je puisse être certaine de lui, que je puisse compter sur elle en toute situation. Fiabilité, fidélité.

C’est ce que le Psalmiste exprime lorsqu’il parle de son Dieu. Il le décrit comme « un rempart, un refuge. » Et il affirme : « Mon Dieu dont je suis sûr» (Ps.91 :2).ROCK, constitutionworld.typepad.com

À bien des reprises, les Hébreux en ont fait l’expérience comme ils en témoignent dans la 1ère  lecture (Dt.26 :4-10) de ce 1er dimanche du Carême : « Nous avons crié vers le Seigneur, il a répondu… il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir…»

Et le Psalmiste a fait la même expérience qu’il décrit en faisant parler Dieu : « Il m’appelle, et moi, je lui réponds;
 je suis avec lui dans son épreuve. »

Et dans la 2è lecture, Paul assure les Romans (10 :8-13) : « Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. »

Paul répète le très beau texte du Deutéronome (30:12-14) qui déjà, de cette Parole de Dieu, disait: « Elle n’est pas dans les cieux qu’il te faille dire: ‘Qui montera pour nous aux cieux nous la chercher, que nous l’entendions pour la mettre en pratique?’ Elle n’est pas au-delà des mers, qu’il te faille dire: ‘Qui ira pour nous au-delà des mers, nous la chercher, que nous l’entendions pour la mettre en pratique?’ Car la parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur pour que tu la mettes en pratique. »

Et en Jésus, la Parole est devenue si près de nous!

La période du Carême: un voyage de découverte – découverte de la proximité de notre Compagnon de route.
Et, expérience personnelle que nous pouvons vraiment, absolument, inconditionnellement, nous fier à lui!
Pas à pas, à chaque étape, je le reconnaîtrai assurément comme : « Mon Dieu dont je suis sûr. »

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Mercredi des cendres, C

« As-tu bien fermé la porte? », on le demande à l’enfant qui revient de l’école. On pourra poser la même question à la personne qui rentre tard en soirée. Fermer la porte…

pixabay.com ashesÉtrange mais Jésus nous demande de faire la même chose. Oui, dans l’évangile de cette célébration du Mercredi des Cendres, il nous dit: « Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret. » (Mt.6:6)

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Si on nous suggérait de dresser la liste des choses que Jésus nous demande de faire, peut-être ces mots n’apparaîtraient-ils pas parmi les textes choisis et pourtant…

Il s’agit de PRIÈRE, bien sûr. Prier… Qu’est-ce que prier? Comment prier? Quand prier? Autant de questions que nous nous sommes posées bien des fois à différents moments de nos vies. Et au début de cette période de Carême, elles surgissent peut-être encore une fois avec une urgence nouvelle. Il est trop facile de dire qu’on ne sait pas prier, qu’on ne peut plus prier… Est-ce donc si difficile que cela?Woman closing pink door of apartment

Des théologiens peuvent dire et écrire beaucoup sur la prière, et les exégètes en font autant. Des auteurs spirituels suggèrent différentes méthodes et donnent des conseils qui peuvent être utiles.

L’un d’eux a dit qu’il fallait prier… comme on peut et non comme on pense que  l’on devrait prier! J’ai retenu ce conseil jusqu’à ce jour. Je l’ai même ‘personnalisé’ en me disant: qu’il fallait prier… comme on est et non comme on pense que  l’on devrait être! (Un mal de tête lancinant, ou une grande fatigue changeront sûrement le genre de prière que je ferai alors…). Quand on considère les conversations que nous avons entre nous: chacun, chacune, a son propre vocabulaire, ses façons de s’exprimer, son accent. Et dans cette conversation avec Dieu qu’est la prière, pourquoi en serait-il autrement?

La Bible nous dit: « Le Seigneur Dieu parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami… » (Ex.33:11). Je ne crois pas que Dieu ait changé sa méthode! Et comme une conversation n’est pas un monologue… je tenterai d’en faire autant – ayant écouté Dieu, je lui parlerai aussi comme à un ami!

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5è dimanche de l’année, C

Si un fermier avec, pour tout bagage intellectuel, son diplôme d’école primaire s’avisait de dire à un médecin que ses méthodes de diagnostic ne sont pas au point, il se montrerait à la fois ignorant et arrogant. On pourrait dire la même chose d’une cuisinière, même fameuse pour ses recettes originales, si elle se pensait compétente pour dire à une prof d’université comment enseigner un sujet dont elle, la cuisinière, ignore tout!

J + Peter youtube

Ces exemples font sourire ou peuvent même causer de l’indignation. Mais avez-vous bien lu l’évangile de ce dimanche (Luc 5 :1-11)? N’y avez-vous pas remarqué un menuisier d’un petit village qui indique à un pêcheur d’expérience où jeter son filet en mer? C’est pourtant exactement ce que cette scène décrit : Jésus, le charpentier de Nazareth, dit au pêcheur Simon-Pierre de tenter une nouvelle fois de prendre du poisson alors même que cela a été impossible pendant toute la nuit précédente. Il insiste : « Avance en eau profonde et lâchez vos filet pour la pêche. »

On comprend facilement la réponse de Pierre : « Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre… » Et pourtant, sans hésitation, Pierre ajoute : « Mais sur ta parole je vais lâcher les filets. »

youtube J.+ P.Quelle réplique étonnante! Le labeur et l’échec de toute une nuit d’effort n’empêchent pas ce pêcheur qui a bien des années dans le métier de suivre le conseil de ce jeune menuisier qui ne doit pas trop s’y connaître en termes de filets et de prise de poisson! Quelle confiance… aveugle ou justifiée? 

Nous connaissons si bien la fin du récit que nous ne nous étonnons plus et pourtant l’attitude de Pierre a quelque chose de toute à fait surprenant. Croyait-il, peut-être, que Jésus avait aperçu un banc de poisson surgir soudainement? Ce n’est pas impossible. Ou, avait-il le pressentiment que cet homme qu’il connaissait à peine était plus qu’un charpentier? Cela semble probable.

Se fier à quelqu’un, lui donner toute sa confiance, oser faire ce que l’on ne ferait pas si ce n’était pas lui qui le demandait – c’est ça la FOI.

La foi qui n’est pas satisfaite de formules répétées, qui ne se contente pas de traditions et de rites, mais qui ose dire – et de tout son être – les mots qui engagent: « Sur ta parole… »  prête à vivre en profondeur l’expérience qui en résultera.
Ça ne se commande pas – à moins que ce soit Dieu-fait-homme qui le fasse. Alors, oui, cette FOI est la seule réponse qui soit valable, viable et… vivifiante!

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4è dimanche de l’année, C

imagesD4O1A5IApinterestImaginez un peu : Si lors de la célébration du 4è dimanche de l’année C, au moment de lire l’évangile, le célébrant, au lieu de prononcer les mots : Lecture de l’évangile selon saint Luc, disait : Tentative d’assassinat du Messager de Dieu : la victime s’échappe indemne.

images0VGJI1YJjerusalem streetsVous souriez, et vous savez aussi bien que moi qu’il y aurait sans doute beaucoup plus d’auditeurs attentifs à la deuxième version qu’à la première! Les journaux papier – et maintenant les médias sociaux – attirent et retiennent notre attention avec des titres sensationnels aux caractères gras! Et les événements datés de quatre chiffres indiquant le 21è siècle semblent susciter plus d’intérêt que ceux que l’on inscrit avec seulement deux chiffres suivi des lettres AD!

Il se peut que notre difficulté vienne, non pas que nous ne connaissions pas suffisamment les textes des évangiles, mais que nous les connaissions trop! Lorsque la lecture est faite d’une parabole ou d’un récit bien connu, il n’est pas rare que notre attention se porte… ailleurs. On ‘zappe’ à une autre station, pour ainsi dire.

Que faire pour remédier à cette situation? Chacun, chacune, doit trouver sa solution qui l’aidera à se rendre plus attentif et réceptif au message biblique. Je suggère simplement quelques moyens. C’est d’aborder le texte comme quelque chose de RÉEL, DE CONCRET, DE VÉCU par des gens comme vous et moi. Essayer aussi, peut-être, de… se mettre à leur place et tenter de com-prendre (= ‘prendre avec’ soi) ce que leur expérience a été dans telle ou telle situation. Remettre un texte dans son contexte est aussi très utile.

Regardons de plus près le texte de l’évangile de ce dimanche (Luc 4:21-30) dont les premières lignes répètent le texte de dimanche dernier. On y voit Jésus dans la synagogue de Nazareth lisant un texte du prophète Isaïe. Il termine la lecture en disant : « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Observez la réaction des gens : 

  • « Tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. »
  • « Ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. » 
  • « Ils se demandaient… » 
  • « Tous devinrent furieux. »
  • « Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite pour le précipiter en bas. »

Tentative d’assassinat : N’en est-ce pas une? Et ce n’est que le début du ministère de Jésus! Éclairant, n’est-ce pas?
À suivre!… Oui, vraiment, c’est à suivre… non simplement comme observateur… mais comme un DISCIPLE sait le faire!

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