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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

3è dimanche du Carême, C

parc jarry b. parc JarryLe 11 septembre 1984, au Parc Jarry de Montréal, le Pape Jean Paul 11 présidait à la cérémonie de béatification d’une femme de chez nous : Sr Léonie Paradis (fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, 1840-1912). Au début de son homélie, le Pape disait : « Je suis heureux d’être aujourd’hui chez vous, à Montréal, et j’en bénis le Seigneur. »

Peu après, il choisissait les paroles bien signifiantes de la 1ère lecture de ce 3è dimanche du Carême (année C). Le Pape disait : « Moïse s’interrogea: que signifie ce feu qui ne détruit pas le buisson, et qui en même temps brûle et éclaire? La réponse est venue au milieu de ce prodige, une réponse plus qu’humaine: www.bible-people.info“Le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte!” (Ex.3,:5). Et le pape de continuer: « Pourquoi ce lieu est-il saint? Il est saint parce que c’est le lieu de la présence de Dieu. Le lieu de la révélation de Dieu.”

Lorsque la Bible nous présente des tels récits, il est facile de dire: “Il y a bien longtemps de cela…” et penser silencieusement : « Ça ne nous touche plus vraiment… » Vraiment? Cette période de réflexion et de ‘retournement’ que nous offre le Carême peut nous aider à voir les choses autrement.

Un jour, la vue d’un panneau visuel suspendu quelque part m’a interpellée. Une illustration d’un buisson qui brûlait sans se consumer se trouvait en arrière-plan du texte qui disait : « Quand tu approches ton frère ou ta sœur, enlève tes sandales car tu t’approches d’une terre sainte. »

Relisant aujourd’hui le passage de l’Exode (Ex.3 :1-8,13-15), je me dis qu’il faut peut-être prendre consciente de toutes les ‘terres saintes’ que nous foulons, jour après jour. Plusieurs d’entre nous rêvent d’un pèlerinage en ‘Terre Sainte’ – celle-là même que Jésus a parcourue. Mais j’ose croire qu’il continue de fouler les chemins de notre terre et que là où il se trouve devient, par le fait même, terre sainte. Et cela inclut, évidemment le territoire parfois encore en friche de mon vécu – et celui de chacun et chacune que je côtoie.

Vers la fin de son homélie, Jean Paul ll avait affirmé: « Cette terre, le lieu où nous vivons, est la terre sainte. »

Lieux de la présence de Dieu : ils sont multiples, parfois évidents, parfois dissimulés ou peut-être même… ‘déguisés’, pourrait-on dire, mais tellement réels! Cette période de Carême est un temps privilégié pour en faire la découverte… Une nouvelle ‘topographie’ apparaîtra soudain dans notre vie!

Source: Images: marieleonie.org   www.bible-people.info

2è dimanche du Carême, C

Le 15 novembre 2015, le bulletin de nouvelles internationales de la BBC annonçait une première dans le monde où la science et la technologie s’étaient jointes pour réaliser une chose encore jamais vue. Il s’agissait d’une transplantation – non pas du cœur, du foie ou du poumon, mais une transplantation complète du visage.

David Rodebaugh, donneur, et Patrick Hadison avant l’accident

receiver+donor, examiner.com

Le patient, Patrick Hardison du Mississipi, était pompier en septembre 2001 lorsque les flammes du feu qu’il combattait ont littéralement rongé son visage au point de le rendre méconnaissable – même à lui-même! Durant une opération de 26 heures à laquelle ont participé 100 spécialistes de différentes compétences, il a, pour ainsi dire ‘revêtu’ le visage d’un jeune homme de 26 ans mort dans un accident de vélo. Les chirurgiens ont pris le visage de ce donneur et l’on ajusté au contour de ce qu’avait été le visage de M Hardison maintenant âgé de 40 ans. Celui-ci jouit d’une guérison exceptionnellement heureuse.

katolikamur.ruEn lisant l’évangile de ce 2è dimanche du Carême (année C) sur la Transfiguration de Jésus (Luc 9:28-36), cet incident m’est revenu à la mémoire. La science et la technologie font des merveilles pour redonner une apparence humaine à quelqu’un qui l’avait perdue jusqu’à un certain point. La puissance et la miséricorde de Dieu font des merveilles pour restaurer en chacun de nous l’image divine. Il arrive que nous soyons complètement ‘défigurés’ ayant presqu’effacé l’image de Dieu en nous.

Mais cette image ne peut jamais disparaître et Dieu est toujours prêt à restaurer en nous sa ressemblance. C’est le message de la Transfiguration de Jésus. Le mot lui-même décrit ce qui se produit : trans, signifie passer d’un endroit, ou d’un état, à un autre; figure, exprime la forme, l’apparence, oui , le visage de la personne.

Il va sans dire que cette ‘opération’ de Dieu en nous ne se limite pas à notre corps matériel – bien que lui aussi participera à cette transformation et deviendra un ‘corps glorieux’  comme l’affirme l’apôtre Paul (Ph.3:20 – 4:1) – mais elle rejoint les fibres intimes de notre personnalité, notre identité même.

La science, la technologie et l’incommensurable miséricorde de notre Père toujours prêt à transfigurer ce que nous avons défiguré – tant de raisons de CÉLÉBRER!

Source: Images: examiner.com    katolikamur.ru

 

1er dimanche du Carême, C

pink_sand_dunes_utah_usa_219895Certains parlent du Carême comme étant la traversée d’un désert… C’est un exemple valable. Dites-moi : Si vous deviez entreprendre un tel voyage périlleux avec quelqu’un, quelle qualité exigeriez-vous de la personne qui vous accompagnerait? Pour ma part, je n’hésite pas à répondre : ‘Qu’il, ou elle, soit FIABLE.’ Oui, que je puisse être certaine de lui, que je puisse compter sur elle en toute situation. Fiabilité, fidélité.

C’est ce que le Psalmiste exprime lorsqu’il parle de son Dieu. Il le décrit comme « un rempart, un refuge. » Et il affirme : « Mon Dieu dont je suis sûr» (Ps.91 :2).ROCK, constitutionworld.typepad.com

À bien des reprises, les Hébreux en ont fait l’expérience comme ils en témoignent dans la 1ère  lecture (Dt.26 :4-10) de ce 1er dimanche du Carême : « Nous avons crié vers le Seigneur, il a répondu… il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir…»

Et le Psalmiste a fait la même expérience qu’il décrit en faisant parler Dieu : « Il m’appelle, et moi, je lui réponds;
 je suis avec lui dans son épreuve. »

Et dans la 2è lecture, Paul assure les Romans (10 :8-13) : « Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. »

Paul répète le très beau texte du Deutéronome (30:12-14) qui déjà, de cette Parole de Dieu, disait: « Elle n’est pas dans les cieux qu’il te faille dire: ‘Qui montera pour nous aux cieux nous la chercher, que nous l’entendions pour la mettre en pratique?’ Elle n’est pas au-delà des mers, qu’il te faille dire: ‘Qui ira pour nous au-delà des mers, nous la chercher, que nous l’entendions pour la mettre en pratique?’ Car la parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur pour que tu la mettes en pratique. »

Et en Jésus, la Parole est devenue si près de nous!

La période du Carême: un voyage de découverte – découverte de la proximité de notre Compagnon de route.
Et, expérience personnelle que nous pouvons vraiment, absolument, inconditionnellement, nous fier à lui!
Pas à pas, à chaque étape, je le reconnaîtrai assurément comme : « Mon Dieu dont je suis sûr. »

Source: Images: shutterstock    constitutionworld.typepad.com

Mercredi des cendres, C

« As-tu bien fermé la porte? », on le demande à l’enfant qui revient de l’école. On pourra poser la même question à la personne qui rentre tard en soirée. Fermer la porte…

pixabay.com ashesÉtrange mais Jésus nous demande de faire la même chose. Oui, dans l’évangile de cette célébration du Mercredi des Cendres, il nous dit: « Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret. » (Mt.6:6)

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Si on nous suggérait de dresser la liste des choses que Jésus nous demande de faire, peut-être ces mots n’apparaîtraient-ils pas parmi les textes choisis et pourtant…

Il s’agit de PRIÈRE, bien sûr. Prier… Qu’est-ce que prier? Comment prier? Quand prier? Autant de questions que nous nous sommes posées bien des fois à différents moments de nos vies. Et au début de cette période de Carême, elles surgissent peut-être encore une fois avec une urgence nouvelle. Il est trop facile de dire qu’on ne sait pas prier, qu’on ne peut plus prier… Est-ce donc si difficile que cela?Woman closing pink door of apartment

Des théologiens peuvent dire et écrire beaucoup sur la prière, et les exégètes en font autant. Des auteurs spirituels suggèrent différentes méthodes et donnent des conseils qui peuvent être utiles.

L’un d’eux a dit qu’il fallait prier… comme on peut et non comme on pense que  l’on devrait prier! J’ai retenu ce conseil jusqu’à ce jour. Je l’ai même ‘personnalisé’ en me disant: qu’il fallait prier… comme on est et non comme on pense que  l’on devrait être! (Un mal de tête lancinant, ou une grande fatigue changeront sûrement le genre de prière que je ferai alors…). Quand on considère les conversations que nous avons entre nous: chacun, chacune, a son propre vocabulaire, ses façons de s’exprimer, son accent. Et dans cette conversation avec Dieu qu’est la prière, pourquoi en serait-il autrement?

La Bible nous dit: « Le Seigneur Dieu parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami… » (Ex.33:11). Je ne crois pas que Dieu ait changé sa méthode! Et comme une conversation n’est pas un monologue… je tenterai d’en faire autant – ayant écouté Dieu, je lui parlerai aussi comme à un ami!

Source: Images: pixabay.com;  pinterest.com;  agefotostock.com

 

5è dimanche de l’année, C

Si un fermier avec, pour tout bagage intellectuel, son diplôme d’école primaire s’avisait de dire à un médecin que ses méthodes de diagnostic ne sont pas au point, il se montrerait à la fois ignorant et arrogant. On pourrait dire la même chose d’une cuisinière, même fameuse pour ses recettes originales, si elle se pensait compétente pour dire à une prof d’université comment enseigner un sujet dont elle, la cuisinière, ignore tout!

J + Peter youtube

Ces exemples font sourire ou peuvent même causer de l’indignation. Mais avez-vous bien lu l’évangile de ce dimanche (Luc 5 :1-11)? N’y avez-vous pas remarqué un menuisier d’un petit village qui indique à un pêcheur d’expérience où jeter son filet en mer? C’est pourtant exactement ce que cette scène décrit : Jésus, le charpentier de Nazareth, dit au pêcheur Simon-Pierre de tenter une nouvelle fois de prendre du poisson alors même que cela a été impossible pendant toute la nuit précédente. Il insiste : « Avance en eau profonde et lâchez vos filet pour la pêche. »

On comprend facilement la réponse de Pierre : « Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre… » Et pourtant, sans hésitation, Pierre ajoute : « Mais sur ta parole je vais lâcher les filets. »

youtube J.+ P.Quelle réplique étonnante! Le labeur et l’échec de toute une nuit d’effort n’empêchent pas ce pêcheur qui a bien des années dans le métier de suivre le conseil de ce jeune menuisier qui ne doit pas trop s’y connaître en termes de filets et de prise de poisson! Quelle confiance… aveugle ou justifiée? 

Nous connaissons si bien la fin du récit que nous ne nous étonnons plus et pourtant l’attitude de Pierre a quelque chose de toute à fait surprenant. Croyait-il, peut-être, que Jésus avait aperçu un banc de poisson surgir soudainement? Ce n’est pas impossible. Ou, avait-il le pressentiment que cet homme qu’il connaissait à peine était plus qu’un charpentier? Cela semble probable.

Se fier à quelqu’un, lui donner toute sa confiance, oser faire ce que l’on ne ferait pas si ce n’était pas lui qui le demandait – c’est ça la FOI.

La foi qui n’est pas satisfaite de formules répétées, qui ne se contente pas de traditions et de rites, mais qui ose dire – et de tout son être – les mots qui engagent: « Sur ta parole… »  prête à vivre en profondeur l’expérience qui en résultera.
Ça ne se commande pas – à moins que ce soit Dieu-fait-homme qui le fasse. Alors, oui, cette FOI est la seule réponse qui soit valable, viable et… vivifiante!

Source: Images: Youtube

 

4è dimanche de l’année, C

imagesD4O1A5IApinterestImaginez un peu : Si lors de la célébration du 4è dimanche de l’année C, au moment de lire l’évangile, le célébrant, au lieu de prononcer les mots : Lecture de l’évangile selon saint Luc, disait : Tentative d’assassinat du Messager de Dieu : la victime s’échappe indemne.

images0VGJI1YJjerusalem streetsVous souriez, et vous savez aussi bien que moi qu’il y aurait sans doute beaucoup plus d’auditeurs attentifs à la deuxième version qu’à la première! Les journaux papier – et maintenant les médias sociaux – attirent et retiennent notre attention avec des titres sensationnels aux caractères gras! Et les événements datés de quatre chiffres indiquant le 21è siècle semblent susciter plus d’intérêt que ceux que l’on inscrit avec seulement deux chiffres suivi des lettres AD!

Il se peut que notre difficulté vienne, non pas que nous ne connaissions pas suffisamment les textes des évangiles, mais que nous les connaissions trop! Lorsque la lecture est faite d’une parabole ou d’un récit bien connu, il n’est pas rare que notre attention se porte… ailleurs. On ‘zappe’ à une autre station, pour ainsi dire.

Que faire pour remédier à cette situation? Chacun, chacune, doit trouver sa solution qui l’aidera à se rendre plus attentif et réceptif au message biblique. Je suggère simplement quelques moyens. C’est d’aborder le texte comme quelque chose de RÉEL, DE CONCRET, DE VÉCU par des gens comme vous et moi. Essayer aussi, peut-être, de… se mettre à leur place et tenter de com-prendre (= ‘prendre avec’ soi) ce que leur expérience a été dans telle ou telle situation. Remettre un texte dans son contexte est aussi très utile.

Regardons de plus près le texte de l’évangile de ce dimanche (Luc 4:21-30) dont les premières lignes répètent le texte de dimanche dernier. On y voit Jésus dans la synagogue de Nazareth lisant un texte du prophète Isaïe. Il termine la lecture en disant : « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Observez la réaction des gens : 

  • « Tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. »
  • « Ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. » 
  • « Ils se demandaient… » 
  • « Tous devinrent furieux. »
  • « Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite pour le précipiter en bas. »

Tentative d’assassinat : N’en est-ce pas une? Et ce n’est que le début du ministère de Jésus! Éclairant, n’est-ce pas?
À suivre!… Oui, vraiment, c’est à suivre… non simplement comme observateur… mais comme un DISCIPLE sait le faire!

Source: Image, gauche: bbs.tiexue.net;  image, droite: pinterest.com

3è dimanche de l’année C

Dimanche dernier – 2è dimanche de l’année C – nous étions à Cana en Galilée pour une noce bien célèbre! À la fin du texte de cette scène évangélique, on aurait pu ajouter une note disant : À suivre la semaine prochaine…

feast study`biblicaljewishcalendar, yaiy.orgEt nous voici – en ce 3è dimanche – où la note nous amène en effet à… une autre célébration. Il s’agit de la célébration de la Fête des Tentes. Le peuple est en proie à une grande émotion qui va jusqu’aux larmes! (Néhémie 8 :1-4a,5-6,8-10). Les chefs religieux du people d’Israël leur disent : « Allez mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart. »

Depuis quelques jours, on peut entendre les gens dire : « La saison des Fêtes est finie. » On veut dire par là que les célébrations de Noël, du Jour de l’An et de l’Épiphanie sont maintenant terminées. Mais la saison de FÊTE n’est PAS conclue. Il y a toujours une raison de célébrer ce Dieu qui s’est lui-même choisi le nom de « Dieu-avec-nous » et qui le demeure en permanence. À nous aussi on peut dire en toute vérité : « La joie du Seigneur est votre rempart. » Protection. Sécurité.

Est-ce vraiment vrai?… Vrai, malgré les difficultés, les obstacles, les épreuves, les espoirs déçus, les défaites humiliantes, et tout ce qui a le goût amer du négatif et de l’échec dans ma vie? Si je suis attentif à ‘l’envers’ de tout cela, j’y trouve le courage devant une décision à prendre, l’inspiration subite pour un choix important, le succès inattendu, les paroles réconfortantes d’une amie, les gestes d’entraide d’un voisin, et… parfois, insoupçonnée mais tellement réelle, la présence de celui qui a dit: « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jn.15:11). N’y a t-il pas là raison de célébrer?!

2è dimanche de l’année, C

Le marriage de Cana

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En consultant un répertoire de d’images, j’ai trouvé cette photo des vignobles du Québec. Non! Je ne veux pas faire de publicité mais je me suis rendu compte que le vin a bien sa place chez nous! Plusieurs d’entre nous agrémentent l’ambiance d’un anniveraire, d’une célébration, avec une bouteille de vin, n’est-ce pas? Vous pensez: une bouteille… d’un litre de vin. Pouvez vous imaginer ce que seraient 600 litres de vin?!1_0_670965

C’est ce qui a été offert par Jésus aux hôtes et aux invités à Cana ce jour mémorable de l’eau changée en vin: six grosses urnes contenant chacune 100 litres… d’eau, oui, devenue le meilleur vin qui soit. Cet aspect est souvent celui qui nous fascine le plus.

De mon côté, c’est quelque chose d’autre qui retient mon attention. Je m’émerveille de la situation que Jésus a choisie pour faire son premier miracle une célébration de mariage! Comme premier ‘signe’ de ce qu’il était, (comme le dit Jean dans ce chapitre de son évangile: Jn.2:1-11) Jésus n’a pas guéri un malade, il n’a pas ressuscité un mort, il n’a pas pardonné un pécheur. Il a tout simplement donné – et en surabondance – quelque chose pour réjouir les gens. Et aussi, il faut le dire, pour épargner la honte aux nouveaux mariés et à ceux qui avaient organisé la fête.

Jesus Turning Water into winePourtant, cela ne m’étonne pas vraiment parce que je vois dans ce choix de Jésus ce que j’appelle ‘la logique de l’incarnation’. Trop souvent, on imagine Jésus uniquement préoccupé, si je peux dire, du salut de l’humanité en général.

Mais l’Incarnation – Dieu-fait-homme – que nous avons célébrée tout au long de la période de Noël, c’est ‘Jésus-en-chair-et-en-os’. L’expression peut choquer quelques-uns mais elle est fondamentalement théologique.

Le Dieu-incarné authentique – non la caricature que nous en faisons parfois – est celui qui a tout pris de notre humanité, sauf le péché. Alors, dans ce ‘tout’ il y a évidemment les célébrations, les réjouissances, les relations humaines et tout spécialement la relation des conjoints dans le mariage!

Dans ce texte de l’évangile de Jean (ch.2) je vois l’anticipation en action de ce qu’au chapitre 10 Jésus lui même affirmera: « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante » (Jn.10:10). Une vie sans joie ne serait pas celle que Dieu veut pour nous et qu’il nous donne – aujourd’hui comme à Cana en Galilée!

Source: Images: La route des vins; photo: Jean-François Bergeron; urnes, news.va; Jesus, genius.com;

Baptême du Seigneur, C

Le Baptême du Seigneur – célébration centrée sur des textes aussi ancients qu’Isaïe, aussi profonds que Saint Paul, aussi révélateurs que l’évangile de Luc. Les exégètes en recherchent le sens, les prédicateurs nous l’expliquent, et nous tentons d’en pénétrer le message – l’événement, la vision, le symbole.

J.Baptism fuzzy-like, amightywind.com

Un moment de révélation bien spéciale – révélation de ce Jésus qui apparaît au milieu de la foule, encore inconnu, étranger et pourtant si proche. Elle est précisément là cette révélation: Dieu se fait proche, si proche qu’il prend sur lui nos fardeaux – et le plus lourd de tous: notre péché sous toutes ses formes dégradantes, destructrices, déshumanisantes. Noël nous l’avait dit clairement: il a pris notre condition humaine et il est ‘Dieu-avec-nous’. Mais aujourd’hui nous le voyons: il est Dieu-avec-nous jusque là – jusqu’à prendre sur lui ce qui défigure notre visage humain.

C’est le moment où, oui, le ciel s’entrouvre… la nuée, la voix, la parole, et… la symbolique colombe – tout nous interpelle pour nous faire réaliser: Dieu est là – là pour nous. Et il partage avec nous ce qui lui est propre – on pourrait dire: son identité, en nous donnant son Esprit. Notre baptême à nous, c’était justement cela: Dieu qui nous donne son identité – nous devenons réellement ses enfants animés, vivifiés par son Esprit.

La saison des fêtes qui vient de se terminer nous a vus échanger des cadeaux – cadeaux donnés, cadeaux reçus, cadeaux appréciés, cadeaux oubliés, et aussi… et maintenant, peut-être, cadeaux brisés, cadeaux perdus. Les objets que nous donnons, les choses que nous échangeons, sont parfois de courte durée et nous en venons vite à regretter qu’ils soient si vite abîmés, ou perdus. Nous rêvons de choses durables et permanentes dans notre vie… Le don de Dieu, le don de son Esprit est précisément cela: un don permanent! Par son Esprit, Dieu est toujours là – là avec nous, là pour nous – quelle que soit la situation où nous nous trouvions: bonne ou moins bonne, heureuse ou pénible, réconfortante ou désolante.

Au 4è siècle, l’un des Pères de l’Église (Saint Athanase) l’a dit: « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ». Il y a eu Noël, il y a eu notre baptême, et  il y a maintenant… la RÉALITÉ vécue au fil des jours…………

Source: Image: www.amightywind.com

Épiphanie, C

Il y a plusieurs années, lors de la Fête de l’Épiphanie, le célébrant n’a pas donné d’homélie comme il le faisait d’ordinaire. Il nous a tout simplement raconté une légende. Je n’ai jamais oublié le message de La légende du quatrième Roi Mage. Vous en trouverez le texte ci-dessous et puisse-t-il vous inspirer autant qu’il l’a fait pour moi.

La nuit était froide et le ciel d’Orient éclatait en myriades d’étoiles plus belles les unes que les autres. Balthazar, Gaspard et Melchior étaient sortis sur la terrasse de leur palais, et ils ne se lassaient pas de contempler le firmament. Cette nuit-là, les Rois Mages savaient qu’un astre nouveau devait apparaître, différents de tous les autres… Un sstarlight, answeringenesis.orgigne céleste, qui annoncerait la naissance du Sauveur promis à tous les hommes.Or, voici qu’il apparut sous leurs yeux, sortant de l’infinie profondeur des cieux. Il ressemblait à une flamme immense d’où jaillissaient des milliers de lumières de toutes les couleurs. Les Mages restaient là, émerveillés, n’osant parler en présence du signe de Dieu.

C’est alors que le jeune frère de Balthazar, Artaban, les rejoignit et rompit le silence : – C’est le signe annoncé, c’est la promesse qui se réalise. Vite, il faut partir ! Balthazar, Gaspard et Melchior se préparèrent en toute hâte et, bientôt, une magnifique caravane de Magi b.chameaux, de dromadaires et de chevaux prit le chemin des montagnes et du désert d’Arabie. Les Rois Mages ne quittaient pas des yeux le signe qui les précédait et leur indiquait la route à suivre.

Chacun d’eux avait emporté pour le nouveau-né des cadeaux dignes d’un roi : Balthazar portait un coffret d’or fin, Gaspard un précieux vase d’encens et Melchior un riche flacon de myrrhe. Ils avaient déjà fait une demi-journée de marche lorsque le jeune Artaban s’aperçut que, dans sa précipitation, il avait oublié ses présents. – Continuez sans moi, dit-il, je retourne au palais et je vous rejoindrai plus tard, avec mes serviteurs.

Et c’est ainsi que Balthazar, Gaspard et Melchior suivirent l’étoile mystérieuse jusqu’au lieu où se trouvait le petit Roi du ciel. Les trois Mages se prosternèrent devant l’Enfant pour l’adorer et déposèrent à ses pieds l’or, l’encens et la myrrhe.

Pendant ce temps, Artaban avait pris beaucoup de retard. Lorsqu’il fut enfin prêt à partir avec deux compagnons, les premières lueurs de l’aube frémissaient à l’horizon. LevantMagi, Pinterest les yeux, Artaban ne vit plus le signe céleste mais, confiant, il se mit en route vers les montagnes escarpées. Quand le soleil parvint à son zénith, les voyageurs avaient déjà derrière eux plusieurs heures de route. C’est alors qu’ils aperçurent un homme allongé dans la poussière, un pèlerin épuisé par une longue marche, malade et fiévreux. – Je vais arriver en retard si je m’occupe de lui, pensa Artaban, mais je ne peux le laisser ainsi !

Avec l’aide de ses compagnons, il lui donna à boire, mit de l’huile sur ses plaies, versa de l’eau fraîche sur son front. Puis, installant le voyageur sur sa propre monture, il le transporta avec mille précautions jusqu’à la ville la plus proche et demanda à l’aubergiste de le soigner jusqu’à ce qu’il soit guéri. Pour le payer, il lui offrit un splendide saphir, que l’aubergiste reçut avec une joie non dissimulée.

Alors, Artaban se rendit compte qu’il venait de donner le premier des cadeaux destinés à l’Enfant-Sauveur… Un peu triste, il continua son chemin, qui lui parut long, beaucoup trop long. Ce n’est qu’après de nombreux jours de marche qu’il arriva à Bethléem, où devait naître le petit Roi du ciel. Hélas, Artaban arrivait trop tard ! Il apprit que les parents et l’Enfant venaient de fuir en Egypte pour protéger le petit de la colère du roi Hérode. Car, pour être sûr qu’aucun autre roi ne prendrait sa place, cet homme cruel avait décidé de faire assassiner tous les petits enfants de Bethléem qui avaient moins de deux ans. La ville était quadrillée par les soldats à cheval pendant que d’autres exécutaient leur horrible besogne.

Alors qu’il s’apprêtait à passer la porte de la ville, Artaban vit une jeune femme qui fuyait en pleurant, serrant son bébé dans ses bras. Un soldat à cheval la poursuivait, l’épée déjà tirée du fourreau. Alors Artaban s’interposa, prit la mère et l’enfant sous sa protection et demanda au soldat d’Hérode de les épargner, en échange d’un magnifique rubis. Le soldat n’en revenait pas, il allait être riche ! Après tout, il était mieux payé pour laisser ce bébé en vie que pour l’assassiner… Il accepta le marché et fit demi-tour. Le jeune Roi Mage resta quelque temps à Bethléem en compagnie de bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les montagnes environnantes. Les bergers l’avaient accueilli avec beaucoup de joie et lui avaient montré l’étable où l’Enfant était venu au monde.

Puis Artaban se remit en route. Il décida de gagner l’Egypte pour tenter de trouver le Sauveur, afin de lui offrir le dernier présent qui lui restait, une perle d’Orient très rare. Mais les jours passaient, les semaines et les mois défilaient et Artaban errait toujours. Après avoir passé plusieurs années en Égypte, il reprit le chemin de la Palestine, pensant que peut-être le roi tant cherché était revenu dans son pays. Malheureusement, pour entreprendre ce nouveau voyage, il dut vendre sa perle précieuse.

Arrivé en terre de Palestine, voici qu’il entendit parler d’un grand prophète qui parcourait le pays et enseignait les foules. Certains l’appelaient « Maître », d’autres « Rabbi » ou encore « Seigneur ». Artaban voulait connaître cet homme. Il se rendit sur la montagne où se rassemblaient tous ceux qui écoutaient son enseignement. Dès qu’il le vit, Artaban sentit les larmes couler sur ses joues. Jamais encore, il n’avait entendu de telles paroles. Le Maître disait : – Celui qui aura tout quitté, maison, famille, richesses, pour me suivre, celui-là aura en récompense un trésor dans le ciel et la vie éternelle. Il disait aussi ; – Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait !

La nuit qui suivit, Artaban fit un rêve qui le remplit de joie et d’espérance : il vit le Maître venir vers lui accompagné de Balthazar, de Gaspard et de Melchior, le premier portant un coffret d’or fin, le second un précieux vase d’encens et le troisième un riche flacon de myrrhe. Alors, s’approchant d’Artaban, il le remercia des présents qu’il avait voulu lui offrir le jour de sa naissance.

Et, en disant cela, il ouvrit ses mains et montra au quatrième Roi Mage un saphir d’un bleu très pur, un rubis d’un rouge éclatant et une perle d’Orient très rare…

Martine Bazin http://paroissesaintbenoit.free.fr/bibliotheque/File/Quatrieme_roi_mage.pd
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