young woman thinking d.man thinkingÀ bien y penser... Blogue

Sous cette rubrique, divers thèmes sont abordés. Ils se veulent à la fois intéressants, percutants et, oui, intéressants.

Les textes présentés ici seront un peu plus longs que ceux des autres sections.

Comme tous les autres, ils invitent à une réflexion personnelle et à un échange avec d'autres internautes.

 

C’est la fin de l’année!

Il y a la fin de l’année scolaire attendue avec trépidation. Il y a la fin de l’année fiscale et les rapports financiers à boucler. La fin de l’année liturgique et sa signification pour nous, chrétiens. Puis il y a la fin de l’année… tout court! C’est là que nous nous trouvons aujourd’hui!

31 déc.Le dernier jour du dernier mois – la dernière page du calendrier. Nos agendas sont remplis et il n’y a plus de page additionnelle pour noter tel rendez-vous ou un autre engagement. C’en est fini de cette année et de ce qu’elle a été ou… ce qu’elle a manqué d’être…

Il y a encore tant à faire: des préparatifs de dernière minute pour le réveillon ou le repas de demain, un dernier petit quelque chose à acheter, des téléphones à faire, une personne à rencontrer, et la liste continue. Si seulement on pouvait arrêter les minutes qui filent, les heures qui courent… Un jour de plus, une heure encore, quelques minutes de grâce…electr.agenda

Mais justement, c’est ce qu’elle a été cette année qui disparaît: une année de… grâce! Toute tissée qu’elle fut de dons et de pardons… Vous l’ignoriez, vous ne l’avez pas remarqué? Il y a encore un peu de temps, minuit n’a pas encore sonné. Temps pour se rappeler les joies soudaines, les surprises qui nous ont fait éclater de rire, les visites inattendues qui nous ont comblés, les occasions inespérées et si riches de conséquences. Oui, il y a eu tout cela et davantage.

Vous pensez aussi, bien sûr, aux ombres et aux nuages… Les difficultés, les peines, les échecs, les pertes, les deuils… tout le bilan négatif, lui aussi remonte à la surface en ce dernier jour. Qu’en faire? Surtout pas le nier, tenter de le faire disparaître d’une manière ou d’une autre – ça ne réussit jamais, on le sait trop bien. Alors il reste une solution, salutaire et libératrice: l’abandonner à Celui qui sait toujours tirer le bien du mal, le meilleur du pire – et ça, ce n’est pas un rêve, c’est l’expérience de quiconque a osé cet abandon! (Romains 8:28)

Lâchez-pas!

L’automne tire à sa fin, les journées sont de plus en plus courtes, il fait sombre. Le vent et la pluie se donnent souvent rendez-vous. L’hiver est à nos portes, c’est évident. Évident aussi qu’on n’a plus l’enthousiasme des beaux jours. Les randonnées et les rires de l’été sont oubliés et on ne se sent plus beaucoup d’énergie ou de goût pour s’engager dans des activités qui nous obligeraient à sortir… sortir de nous-mêmes! On se sent… moroses, plutôt tristes en pensant à ce qui n’est plus, à ceux qui ne sont plus…

Je cheminais ainsi marchant d’un pas lourd en direction de l’église pour la messe du dimanche. Puis je l’ai vu qui s’approchait. Je le rencontre de temps à autre sur la rue principale. Sans que je le réalise, tout à coup il est là. La conversation touche toujours le même sujet : le temps qu’il fait – la pluie, le vent, le froid et, plus rarement, le beau temps et comment ça fait du bien de voir enfin le soleil. Mais, ce qui est intéressant c’est qu’à la fin de chacune de nos brèves conversations, il a toujours un message! Oui, quelque chose d’inattendu, quelques paroles de sagesse auxquelles je ne m’attends pas et qui surgissent soudain du fond de ses réflexions d’itinérant.

for blogueCe jour-là, deux ou trois minutes avaient suffi pour épuiser le sujet de la température et l’homme ne semblait pas vouloir ajouter quoi que ce soit. Je me disais que je pouvais poursuivre mon chemin. Alors que j’allais lui dire ‘Aurevoir’, il a levé la main, comme s’il allait prononcer un oracle, et il a dit : « En tous cas, lâchez pas! »

Je n’en revenais pas! C’est comme s’il avait lu dans mes pensées. On aurait dit qu’il avait perçu le fil de ma réflexion, deviné comment je me sentais à ce moment-là – et je dois avouer que je ne nageais pas dans l’optimisme. J’étais loin de… rêver en couleur et je n’aurais pas su, moi, lui partager quelque chose de bien positif.« Lâchez pas! » – c’était son message du jour. L’expression n’avait rien d’original, elle était même banale et, comme vous sans doute, je l’avais déjà entendue mais… je dois avouer que ces mots étaient vraiment appropriés.

En continuant de marcher vers l’église, j’ai alors fait la liste de ce que j’étais justement tentée de… ‘lâcher’ :
– Un engagement de bénévolat qui n’est pas facile…
– La visite hebdomadaire à une voisine aux prises avec la dépression…
– La période quotidienne de lecture de la Bible qui était tout en haut de ma liste de bonnes résolutions en janvier dernier…

Vous vous demandez si j’ai abandonné ou si j’ai poursuivi ces activités. Je me suis débattue avec la paresse et la nonchalance qui m’assaillaient et j’ai repris mon souffle… secrètement je sais que c’est le Souffle – celui de l’Esprit qui m’a poussée et soutenue. Et, oui, j’arriverai bientôt au 31 décembre ayant suivi la consigne du sage qui m’a rappelé quelque chose d’important : FAUT PAS LÂCHER, même quand tout – autour de nous et en nous – nous y inciterait.

N’oublie pas!

N’oublie pas d’acheter du lait. N’oublie pas d’aller à la pharmacie. N’oublie pas de téléphoner à Simon. N’oublie pas de payer le loyer. N’oublie pas d’envoyer un courriel au gérant…

N’oublie pas! N’oublie pas! Combien de fois nous répétons ces mots. Certains d’entre nous ne faisons pas confiance à la mémoire de ceux et celles qui nous entourent et nous  leur rappelons ce que nous croyons important de ne pas oublier. Mais plusieurs ne se fient pas non plus à leur propre mémoire! On utilise toutes sortes de petits trucs pour se rappeler ceci et cela. Un fil au bout d’un doigt, un numéro de téléphone écrit dans la main, sans oublier (!) les nombreux petits papiers colorés collés sur le frigo, sur un tiroir de la commode, ou sur la porte de sortie de notre domicile.noublie pas

L’objet à ne pas oublier est peut-être un simple détail sans conséquences. Mais il se peut aussi que ce que l’on doit garder en mémoire est d’une grande importance et peut avoir des répercussions déplorables si on n’en a pas tenu compte.

Pensez-y pour un moment: Quelles sont les choses dans votre vie que vous considérez essentielles à garder bien présentes à votre esprit? Y en a-t-il une, deux, plusieurs?

Shema Israel

Oublier quelque chose peut être… désastreux, mais plus grave encore on peut… oublier certaines personnes… et même… Dieu. C’est pourquoi lui, Dieu, s’est chargé de « se rappeler à notre bon souvenir », comme le dit l’expression courante. Ses paroles nous rejoignent par l’un des textes les plus importants du Premier Testament (Ancien Testament), le « Shema Israel! Écoute, Israel! » C’est le texte principal de la liturgie juive qui est récité matin et soir. Le peuple choisi de Dieu devait se confectionner une frange au coin de leur vêtement. « Lorsque vous les verrez (ces fils colorés) vous vous souviendrez de toutes les ordonnances de l’Éternel… Qu’à sa vue, vous remémorant tous Mes commandements, vous les exécutiez et devenez saints pour votre Dieu. »   (Nombres 15:37-41)

memory of me

Le peuple d’Israel devait ÉCOUTER pour se SOUVENIR, pour se REMÉMORER leur Alliance avec Dieu.

Et nous, chrétiens? Notre liturgie eucharistique est précisément vécue en fidélité à Celui qui nous a demandé – oui, une supplication plus encore qu’un commandement – « FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI. »

Écouter – Se souvenir – Se remémorer… tout un programme de vie!

 

Source: Images: Seraphim (Marc-Elie)   sallysjourney.typepad.com

Court, concis et trop rare peut-être…

thank heart

Oui, à bien y penser il y a des mots que l’on utilise trop rarement…

Il en existe un, un petit mot de cinq lettres: MERCI – si court, si concis, mais qui a tellement de poids! Le poids de la gratitude qui se dit, le poids de la reconnaissance qui s’exprime. Un mot qui recèle un tel pouvoir: le pouvoir de faire surgir un sourire, de manifester de l’appréciation, et peut-être même de faire naître une amitié.

Je me demande: À qui l’ai-je dit la dernière fois… et cette dernière fois remonte à quand?…