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Une invitation qu’on ne reçoit pas tous les jours!

Le 12 mars 2019, on célèbrait un anniversaire peu commun:
Le 30è anniversaire de l’origine de la Grande Toile!
L’enseigne WWW (World Wide Web) est familière à des milliards de résident/es de cette planète.
Quotidiennement, et à chaque moment, ce sont des millions d’internautes qui s’y retrouvent!

Et, on peut le dire sans crainte d’erreur : ‘Sur le ‘Net’ on trouve de tout’.
De tout, oui, et même… DIEU!
En fait, elles sont innombrables les références à l’être suprême que l’on nomme ‘Dieu’.

J’y ai même trouvé en lien à la 1ère lecture de ce dimanche – Gn.21:1-3 – un titre débordant d’humour :
Dieu invite Abraham à faire de l’astronomie rien de moins!

Et le titre pourrait devenir Dieu invite Abraham à faire de l’astronomie et de la géologie,
si l’on considère le verset 17 du chapitre 22 de ce même livre de la Genèse où Dieu parle de nouveau avec Abraham et, cette fois, l’invite à compter, non seulement les étoiles mais aussi les grains de sable!
J’ai souri à cet effort d’adaptation à la Génération du WWW !

Mais nos efforts d’adaptation sont un peu… en retard sur Dieu!
C’est lui qui, il y a plus de 2000 ans, a décidé de ‘s’adapter’ à nous en devenant l’un de nous!
C’est cela Noël, non?
Dieu qui, comme tous les petits des humains, doit apprendre à parler, à marcher, et à se comporter… humainement, quoi!

Une théologie adaptée, ‘incarnée’, qui parler d’un Dieu qui est devenu humain et… le demeure éternellement!
Si la Grande Toile nous le rappelle… bénie soit-elle!

Source : Image : Intoxicated on Life

Fête de la Sainte Famille, année B – 2020

En lisant les textes de cette fête, les mots d’une même ‘famille’ me sont venus à l’esprit :
Connaître et reconnaître.

Notre société en est une où la connaissance est une valeur des plus importantes.
La science y occupe une place primordiale et, d’ordinaire, les scientifiques sont respectés pour ce qu’ils et elles contribuent à notre civilisation.

Mais je me pose la question :
notre connaissance dans de multiples domaines ne nous empêche-t-elle pas, parfois,
de reconnaître des situations, des messages, des personnes?

Les deux premières lectures de cette fête nous présentent deux aînés
(comme on les nomme aujourd’hui) –
sans doute les qualifierait-on de peu instruits – mais qui ont su reconnaître Dieu lui-même.

Et pourtant le message que Dieu leur adressait était plus que déroutant.

Mais…  

« Abram eut foi dans le Seigneur… » (1ère lecture: (Gn.15:1-6; 21:1-3)

« Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance… »
(2è lecture :
(He.11:8.11-12,17-19)

 

Et l’évangile nous met en présence d’un autre couple de personnes âgées – Syméon et Anna –
qui ont également su reconnaître la présence divine… et cela dans un nouveau-né.
Syméon affirme : 

« Maintenant, ô Maître souverain, 
tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais… »

Pour sa part, Anna « proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. »
(Évangile: Lc.2:22-40)

 
Chaque fois, ce qui se déroule devant nos yeux semble quelque chose de bien ordinaire –
une situation familière, des acteurs humains comme nous tous et toutes.
Mais les personnages savent voir au-delà et percevoir un message plus que terrestre.

Ils auraient pu s’y méprendre, mal interpréter le message, méconnaître celui qui les interpelait…
Leur foi les a fait reconnaître et faire confiance…

Ne pouvons-nous pas en faire autant?…
 
Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-holy-family-year-b-2020/
 

Source: Images: Bibleword.net   The Jesus Bible   Free Bible Images

Feast of the Holy Family, Year B – 2020

 We live an unusual situation and this period of pandemic is definitely upsetting.
Our daily lives have been turned upside down –
our ways of doing and being can no longer be what they were only nine months ago.
And we are… wondering – wondering where we are going, where this will lead us to…

The 2nd reading of today’s feast tells us of Abram (He.11:8,11-12,17-19)
who also experienced his life being transformed by an unexpected call.
We are told:

“By faith Abraham, when called to go to a place he would later receive as his inheritance, 
obeyed and went, even though he did not know where he was going…”

At that time, Abraham was in the dark, so to speak, it was only later that he would see
that the place he was going to would become a gift.

Fast forward to our 21st century:
Could it be that this period of pandemic would also become… a gift later?
 
And in today’s gospel we meet Mary and Joseph bringing their new-born child to the Temple (Lc.2:22-40).
It is said that:

“The child’s father and mother stood there wondering…”
 
The English word ‘wonder’ has, in fact, a double meaning:
To wonder can mean asking oneself questions about something or someone;
To wonder can also mean to marvel at something, some situation or person.

Our present situation of social distancing and confinement may lead us to ask many questions:
When will we be freed from this situation?
Will there be a cure one day?
Will our lives return to what they were before this pandemic?

 

What if our wonder about what is happening now
turned out to be wonder at what God will have done for us later?

God’s ways can be really wonder-full!

Note: Another reflection on a different theme is available in French at: https://image-i-nations.com/fete-de-la-sainte-famille-annee-b-2020/

 

Source: Images: Votaws.com   Pinterest

17è dimanche de l’année C – 2019

Voir prier Jésus, ce devait être bien impressionnant… inspirant c’est certain.
Ça donnait justement l’inspiration de… faire comme lui!

C’est ce que l’évangile de ce dimanche montre (Lc.11:1-13) :
les apôtres ont observé Jésus prier et ils lui demandent de leur enseigner comment prier :

« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

Jésus répond à leur demande mais… il les initie –
non à la prière selon la méthode de Jean Baptiste –
il leur enseigne plutôt à prier comme lui-même le fait en disant ‘Notre Père’.

Et il nous apprend à l’appeler ainsi, nous aussi : PÈRE. 
 
Pas : ‘Dieu éternel et tout-puissant’.
Pas : ‘Seigneur des seigneurs’.
Pas : ‘Roi du ciel et de la terre’.
Pas : Dieu qui règne sur les chérubins et les séraphins.’

Mais bien tout simplement : ‘Père’, NOTRE PÈRE.
 
Jésus continue son enseignement selon son habitude, avec une parabole.
Et le message est… audacieux : il nous suggère, non, il nous enjoint d’oser IMPORTUNER Dieu!
Ne pas accepter d’excuses, ou de refus, de sa part.
Continuer à demander, à ‘quémander’, et même à marchander avec lui comme Abraham a osé le faire
(1ère lecture: Gn.18:20-32).
Audacieux, hardi, et certains qualifieraient cette attitude d’irrespectueuse.

Et pourtant c’est Jésus lui-même qui l’enseigne!

La semaine dernière, Marthe de Béthanie faisait des reproches à Jésus.
Aujourd’hui, Abraham marchande avec Dieu.

Et nous… avons-nous la même confiance audacieuse,
la conviction que se réalisera pour nous ce que Jésus promet :

« Quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira. »

 
Note : Voir aussi: https://image-i-nations.com/un-monument-exceptionnel-et-son-message/

Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/17th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Images : pattiburris.com   Freepik

2nd Sunday of Lent, Year C – 2019

The texts from the Bible are often presented in a language quite different from our own way of speaking.
Different types of literature are used to transmit to us the message of God.
And, not only is the language different but, often too, the scenes represent actions and reactions that may seem foreign to our culture – and they are!
But the message has definitely something very appropriate for our own lives!

The 1st reading of this Sunday (Gn.15:5-12,17-18) is a good example of this.
The scene describes God who invites Abraham to enter a special friendship with him –
this is the meaning of the word ‘alliance’, a pact, an agreement of close relationship between two people.

Strange enough, God asks Abraham for something… quite impossible!
“Look up at the sky and count the stars…”
Who could do this? An impossible task if ever there was one!
But God adds: “If you can…”
 
This text which would not usually attract the comments of writers on the Bible has struck me.
The reason is that it illustrates, for me, the pedagogy of God!
God knows well what we can or cannot do, but… we are not always aware of this ourselves!
We are not always conscious of our tremendous potential and our limitations!

And, as important and even more so: we need to become aware of what God can do… if only we allow him.
We know and it is often repeated to us that God can do everything.
Yes, everything except… one, I believe!

He cannot, he does not, infringe on the freedom he has given us.
God calls, he invites, he may urge, or even… cajole us into friendship with him but it is a decision WE must make.
The decision of accepting him in our lives, every aspect of it, every situation, every moment…

A good thing to remember… the next time you lift up your eyes to the sky… and see the stars! 

Note: Another reflection is available on a different theme in French at: https://image-i-nations.com/2e-dimanche-du-careme-annee-c-2019/

 
Source: Images: The Jerusalem Post   The conversation
                                                                            

2nd Sunday of Lent, Year B

In our conversation, some words have a special meaning, they can have an impact of their own.
Usually, such words do not leave a person indifferent.
When someone says: “Trust me!” the expression catches our attention and calls for a decision: to trust, or not, the person before us…

These words came to me as I read the 1st reading of this Sunday (2nd Sunday of Lent, Year B – Gn.22:1-2.9-13.15-18).
This is, in fact, the title I would give to this dramatised account of what is known as: ‘The sacrifice of Abraham’.
The story is indeed quite dramatic and, if we did not know the outcome for having heard or read it so often, we would judge it to be rich in suspense!

“Trust me!” Yes, this is what God did not say, but what he really asked of Abraham:
a deep, unconditional, total trust in him.
God’s request must have appeared to have no meaning, at least no meaning that Abraham could understand.
Had God not promised him an heir?
And now he was to give him up in a very cruel way.

Much later, through the prophet Isaiah, God was to tell us clearly:
“My ways are not your ways” (Is.55:8).
Something we are in constant need to learn anew.

Learning to trust God, to rely on him, to surrender to him,
no matter how deprived of meaning a situation seems to be.
Wanting to understand, trying by all means to make sense of events, is a very human attitude, and legitimate also.
But we must learn to… LET GO and LET GOD as a poster reminds us!…

And the outcome can be… absolutely amazing!

Images: artcommission.me

Note: A reflection on the 2nd reading of this Sunday is available in French at: https://image-i-nations.com/2e-dimanche-careme-annee-b/

19è dimanche de l’année, C

abraham-face-starsjpg“Immigrés, étrangers, voyageurs…”
Vous pensez sans doute que cette réflexion – une autre qui s’ajoute aux articles sans nombre de l’actualité – portera sur les sinistrés syriens, les immigrés d’Iraq, les étrangers venant de l’Afghanistan, de la Lybie, du Yemen, et de tant d’autres endroits ou la guerre et la persécution sévissent sans relâche…

Mais non, je pense à un peuple qui a vécu cette expérience quelques 18 siècles avant la venue de Jésus sur cette terre – terre où eux aussi ont été migrants, étrangers, pèlerins quoi!
Et… c’est ce que nous sommes aussi! Oui, sans nous rendre en Terre Sainte, à Rome, à Lourdes, ou à Compostelle, nous sommes des pèlerins vers… une ‘terre promise’.

Dans le monde de ‘Ur en Chaldée’ – patrie d’Abraham – la cartographie était inexistante, la boussole était inconnue et le GPS ne faisait pas partie de l’alphabet des gens de ce temps-là.
Alors qu’avaient-ils pour les guider? Ils avaient comme seul guide et soutien : leur FOI – c’est tout.
Mais voilà : c’est TOUT!

Le début de la 2è lecture de ce 19è dimanche (année C, – He.11 :1-2,8-19) affirme avec force :old-hand
 « La foi est une façon de posséder ce que l’on espère,
un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. »

Il ne s’agit pas de définition dogmatique, d’adhérence à une longue liste de croyances ou d’énoncé de formules précises – c’est tout autre chose!
C’est être sûr de quelqu’un – Paul le dira sans hésitation :
« Je sais en qui j’ai mis ma foi » (2 Tim 1 :12).

D’Abraham il est dit : « Il partit sans savoir où il allait… »  « Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu… »!

Formule à la fois… étrange et… bien réconfortante!
¸

Source: Images: Abraham : nuoctroi.org   Marcheur: publicdomainpictures.net

17th Sunday of the Year, C

Boldness is not usually appreciated – it is sometimes judged as a display of arrogance, the attitude of someone aggressive. But boldness is also recognised in someone courageous, daring, fearless.

In the first reading of this Sunday (17th Sunday, Year C – Gn.18:2-32), we meet someone surprisingly bold!
This text shows us Abraham being bold not with a fellow human being but with God!abraham-believed-god-and-was-strong-in-faith
He acknowledges this himself, saying: “I am bold indeed to speak like this.”

Abraham having heard of God’s plan to destroy Sodom and Gomorrah, he does not hesitate to advise God: “Do not think of doing such a thing!” And he repeats: “Do not think of it!”

Yet, far from correcting himself, he keeps on literally bargaining with God! And, amazingly, God goes along with this! Not once, not twice but six times, Abraham will repeat his plea and make God lower the number of people needed for the cities to be spared the destruction intended by God.

The most astonishing in the narrative is the way God interacts with Abraham – it is obvious that he appreciates the boldness of his human ‘partner’. Who would imagine a god sharing with human beings his plan about a divine intervention?! This implies that Abraham is God’s friend and he relates to him with complete trust as close friends can do – a trust that is daring, audacious in its boldness.

It is as if Abraham had found God’s ‘weakness’, and God’s ‘weakness’ is his mercy! He is indeed a merciful God – a God who delights in the boldness of his friends.

Source: Image: mudpreacher.org

Dimanche des Rameaux, C

Au loin un cortège s’avance, le groupe devient vite une foule, vivante, bruyante.
On veut les faire taire, mais la réplique surgit, cinglante : « Si eux se taisent, les pierres crieront! »
Qui a parlé, qui a osé prononcer ces paroles?
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui s’invite pour un repas chez un méprisable collecteur d’impôt.
Celui qui, à coups de fouet, chasse les vendeurs du Temple alors que leur trafic était toléré depuis toujours.
Celui qui, invité chez un notable Pharisien, permet à une prostituée de lui couvrir les pieds de ses larmes.
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui révèle son identité d’envoyé de Dieu à une femme qui a eu cinq maris et vit avec un autre homme.
Il refuse d’en condamner une autre prise en flagrant délit d’adultère.
Il dit même pouvoir rebâtir en trois jours le Temple érigé en 46 ans!
QUEL EST CET HOMME?

Un père pleure sa petite fille déjà morte, mais lui dit qu’elle dort et la prenant par la main la ramène à la vie.
Il guérit le serviteur d’un soldat de l’armée d’occupation et il loue sa foi plus que celle de quiconque en Israël.
Il ose toucher les lépreux, manger avec les pécheurs, opérer des guérisons le jour du Sabbat.
QUEL EST CET HOMME?

N’a-t-il aucun respect pour la Loi et… les hommes de Loi?
Il les accuse de s’attacher aux détails et de délaisser l’essentiel – leurs traditions ne comptent-elles pas pour lui?
Il dit à tous et chacun d’écouter leur enseignement mais de ne pas suivre leur exemple!
QUEL EST CET HOMME?

Il prétend ne pas rejeter un iota de la Loi, mais il la résume à un commandement.
Il se réclame d’une autorité venue d’en-Haut et nomme Dieu son Père.
Abraham aurait anticipé sa venue et Moïse parlé de lui – quelle abomination!
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui affirme qu’on est de sa famille – son frère, sa sœur, sa mère – si on écoute la parole de Dieu.
Celui qui proclame heureux autant que sa propre mère ceux qui gardent cette parole.
Pas étonnant que ses relations disent qu’il a perdu la tête!
QUEL EST CET HOMME?

lds.org

Et le voici qui vient – c’est bien lui? Lui monté sur un âne!
Quelle comédie, une parodie, une moquerie, à coup sûr – lui, un roi!
Un roi sans serviteurs, un roi sans armée, un roi acclamé par les gens sans importance.
QUEL EST CET HOMME?

QUEL EST CET HOMME?    QUEL EST-CE ROI?    QUEL EST-CE DIEU?

Source: Image: lds.org

 

 

Fais ceci. Ne fais pas cela…

IMG_20160316_0001Les parents prononcent ces mots, les professeurs aussi, les chefs d’entreprise les répètent.
Il faut bien former les enfants, éduquer les étudiants, diriger les employés.

Mais il arrive que nous – oui, sans doute chacun de nous – prononce les mêmes paroles en nous adressant à… Dieu!
Et voilà que dernièrement ce livre m’est apparu, il m’est apparu et me disait bien clairement : NE DITES PAS À DIEU CE QU’IL DOIT FAIRE.
Il faut dire que chez nous, les humains, il y a une longue tradition de faire exactement cela!

Depuis Abraham qui, informé par Dieu qu’Il est prêt à détruire les villes de Sodome et de Gomorrhe, lui dit de n’en rien faire et commence un marchandage bien connu : « Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur?… Loin de toi de faire cette chose-là! » (Gn.18 :23-25).

Moïse agit d’une façon semblable lorsque Dieu lui dit qu’il veut détruire son peuple rebelle : « C’est un peuple à la nuque raide… Maintenant laisse-moi… je les exterminerai » (Ex.32 :9-10). Moïse s’empresse de répliquer : « Renonce au mal que tu voulais faire à ton peuple » (Ex.32 :12).

Les prophètes continuent la tradition de ‘diriger’ Dieu: « Ne nous retire pas ta grâce… Ne nous laisse pas dans la honte » (Dn.3 :35,42).
« Jette au fond de la mer tous nos péchés » (Mi.7 :19).

Et le Psalmiste s’adresse à Dieu sur le même ton : « Réveille-toi, regarde… «  (Ps.59 :5).
« Lève-toi, O Dieu, plaide ta cause… » (Ps.74 :22).

Pierre aura la même attitude quand Jésus annoncera au groupe des apôtres qu’il devra beaucoup souffrir. « Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant :
‘Dieu t’en préserve, Seigneur! Non, cela ne t’arrivera point!’ » (Mt.16 :22).

Nos prières liturgiques n’en font-elles pas autant lorsqu’elles nous font dire :
« Ne sois pas sourd à nos prières, Seigneur. »
« Ne tiens pas compte de nos fautes. »
« Souviens-toi de ton amour. »
« Garde-nous ta fidélité. »

Je regarde mon livre qui ne traite aucunement de spiritualité mais qui, parallèle à la sagesse biblique, m’offre une sagesse authentique.

Mais que dire du Notre Père, la prière que Jésus lui-même nous a enseignée? Elle… demande bien des choses à Dieu… Voilà toute la différence: elle demande.
« Donne-nous, aujourd’hui… »

Peut-être la solution consiste-t-elle à demander à Dieu de faire en moi, pour moi, par moi, ce qu’il désire faire!
Et d’être prête à… en assumer les conséquences!…