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Réflexion… ‘post-pandémique’

Un titre qui incite à penser que ce qui suit sera un texte savant ou/et éloquent!
Rassurez-vous, il n’en est rien.
Les propos qui suivent ne seront ni académiques ni théoriques.
Ils seront, au contraire, bien pragmatiques et pratiques.

La P A N D É M I E: on en a parlé, on en parle et on en parlera… encore longtemps!
Le Coronavirus, la Covid-19, ont fait les machettes et alimenté nos conversations pendant des mois.

Mais déjà, le monde anglo-saxon nous offre un slogan pour le futur immédiat – le slogan des 3 Bs:
Build Back Better! Reconstruire quelque chose de meilleur.
Un incitatif attrayant? Inspirant?
Se pourrait-il que ce qu’il propose soit… insuffisant?

De prime abord, qui pourrait s’objecter à ce qui apparaît comme un but positif, un idéal dont la réalisation profitera tant à la société qu’aux individus?
Certains penseurs suggèrent une alternative peut-être plus audacieuse et plus prometteuse aussi…

Toujours dans le monda anglo-saxon on parle de: not restoration, but regeneration”. *
En milieu francophone, on parlera d’une regénération et non d’une restauration.
La regénération – ou, regénérescence – est (selon Wikipedia) – la faculté d’une entité vivante à se reconstituer après la destruction d’une partie d’elle-même.

 Un organisme vivant qui revit, qui resurgit à une vie nouvelle.
Ce n’est rien de moins qu’une résurrection!
C’est ce à quoi nous sommes invité/es par le ‘nouveau quotidien’ – celui de ‘l’après-Covid’.

Une partie de nous-même a été détruite par la Covid, on ne peut le nier.
Une partie de nos méthodes de travail, de nos relations, de nos contacts, de nos loisirs, de nos expériences de toutes sortes.

Devant de telles pertes, face à de tels deuils, que pouvons-nous faire?

Ne pas tenter de refaire le passé mais le réinventer.
Ne pas essayer de renouveler les anciennes structures mais en faire de nouvelles.
Ne pas s’efforcer de ‘dépoussièrer’ les façons de faire d’auparavant mais créer des gestes inédits.
Ne pas vouloir copier les manières d’agir d’antan mais innover avec des attitudes qui expriment le plus vrai de nous-mêmes.

Êtes-vous prêt/es pour une telle RÉSURRECTION?
Celle-là même que l’Esprit peut susciter en nous… Lui qui promet:
Je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; on ne se rappellera plus les choses passées” (Is.65:17).
 
Si seulement nous le lui permettons et collaborons avec lui!

 

* Note: Virginia L. Bartlett, assistant director of the Center for Healthcare Ethics and assistant professor
of Biomedical Sciences at Cedars-Sinai Medical Center in Los Angeles, présente ce concept.

 

Source: Image: Yeo & Yeo

Journée mondiale contre le travail des enfants – 2021

COVID-19 : Protégeons les enfants contre le travail des enfants, maintenant plus que jamais !
En 2020, la Journée mondiale contre le travail des enfants se concentrera sur les conséquences de la crise actuelle sur le travail des enfants. La pandémie de COVID-19 et ses chocs socio-économiques ont des conséquences énormes sur la vie et les moyens de subsistance des populations. Malheureusement, les enfants sont souvent les premiers à en souffrir.

La crise peut pousser des millions d’enfants vulnérables au travail des enfants. On estime déjà à 152 millions le nombre d’enfants astreints au travail des enfants, dont 72 millions effectuent des travaux dangereux. Ces enfants courent désormais un risque encore plus grand de faire face à des circonstances encore plus difficiles et à avoir des journées de travail encore plus longues.

Cette année, la Journée mondiale se déroulera comme une campagne virtuelle et est organisée conjointement avec la Marche mondiale contre le travail des enfants et le Partenariat international pour la coopération sur le travail des enfants dans l’agriculture (IPCCLA).

Éradiquer le travail des enfants d’ici à 2025
152 millions d’enfants (64 millions de filles et 88 millions de garçons) sont astreints au travail des enfants dans le monde, ce qui représente presque un enfant sur dix à l’échelle mondiale. Il faut redoubler d’efforts pour atteindre la cible 8.7 des objectifs de développement durable (ODD), qui appelle à l’interdiction et à l’élimination immédiates des pires formes de travail des enfants.

Note de l’éditrice: L’an dernier, alors que le Coronavirus faisait rage depuis déjà trois mois chez nous, ce message nous parvenait. Il demeure tout autant d’actualité alors que la Covid commence à lâcher prise…

Source: Texte & Images: OIT (Organisation Internationale du Travail)

 

33rd Sunday of Year A – 2020

The text of the 2nd reading of this Sunday could be addressed to us, and it is!
The words of Paul to the Thessalonians seem to take on a new meaning in this period of pandemic (1 Th.5:1-6).

“While people are saying, “Peace and safety,” destruction will come on them suddenly.”

Unfortunately, there are still among us many people who refuse to acknowledge the danger of the virus that is threatening our health and our lives.
They like to believe that all the talk about the situation is only that: talk.
They pretend they are safe; they remain unaware that they might be the next victims…

Paul’s letter was not referring precisely to our own situation, it is true.
But it has a message that is valid for everyone of us.
I am not thinking especially of the Coronavirus, but of so many other threatening agents –
threatening our life as Christians…

  • the virus of selfishness where all decisions are in view of ‘me, myself, and I’…
  • the virus of pride looking down on so many people judged not as good as one pretends to be…
  • the virus of injustice where decisions are taken in view of what will achieve one’s goals…
  • the virus of resentment which feeds a desire for revenge…
  • the virus of indifference to important issues thinking only of what is gratifying for oneself…
  • the virus of chronic dissatisfaction with life while forgetting all the blessings received from God…

And you may add a few of your own findings…
They are life-threatening, they jeopardize the fullness of living that Jesus wants for us.

We need to wake up and not allow ourselves to be lulled into a false sense of security.
Strange how ‘old’ parables can have a very ‘modern’ meaning!
 

Note: Another reflection on a different theme in French can be found at: https://image-i-nations.com/33e-dimanche-de-lannee-a-2020/

 

Source: Image : Picuki.com

6th Sunday of Easter, Year A – 2020

After nearly two months of confinement and of social distancing, some people are longing to see…
the light at the end of the tunnel.
With the daily statistics of the Coronavirus more often going up rather than down,
people themselves start feeling… down.

No wonder that we need to repeat and remind one another:
IT WILL GET BETTER.
WE WILL OVERCOME TOGETHER.
TOMORROW WILL BE BRIGHTER.

Do we really believe it?
Do we still HOPE that it will come true?

In today’s 2nd reading (1 P 3:15-18), the apostle Peter tells the first Christians:
“Always be prepared to give an answer to everyone who asks you
to give the reason for the hope that you have.
 
Do we still have hope and what kind of hope is ours?
We may try to make ourselves believe in better days but we soon find out that…
it does not always work.

What we need is the hope that comes from the promise given to us in today’s gospel message (Jn.14:15-21):

“I will ask the Father, and he will give you another Helper, to be with you forever… the Spirit…”
 “I will not leave you as orphans; I will come to you. I live, you also will live…”
“He who loves me will be loved by my Father, and I will love him.”
This is solid ground, this is reliable support, this is unfailing assistance:
it is indeed true HOPE.

Note: Another reflection is available on a different theme in French at: https://image-i-nations.com/6e-dimanche-de-paques-annee-a-2020/

  

Source: Image: King James Bible

 

 

Rencontre inattendue…

Le tournage de la vidéo qui suit à été réalisé tout juste deux semaines avant…
ce qui est notre situation présente – 
situation de confinement qui dure depuis la mi-mars
et qui ne commence qu’aujourd’hui à gagner un peu de souplesse.

Au moment où la scène a été filmée, nul n’aurait pu prévoir ce qui allait suivre:
l’arrivée chez nous d’un intrus venu d’un autre continent:
le Coronavirus, connu sous le nom de Covid-19, qui a transformé notre quotidien
et a chamboulé tous les plans et les projets élaborés pour 2020!

C’est la perspective qui donne à cette vidéo un sens tout particulier
et son message se révèle, oserait-on dire: ‘prophétique’ et bien ponctuel…

BON VISIONNEMENT ET… BONNE RÉFLEXION !

4th Sunday of Easter, Year A – 2020 

The text of the gospel of this Sunday is well known (Jn.10:1-10).
Many people noticing the reference will think:
‘This is the gospel of the Good Shepherd.’
This is correct… to a certain extent.

In this section of the text, Jesus speaks of a shepherd in general.
He will present himself as THE shepherd in the verses following today’s text.
But in the text offered to us this Sunday, Jesus makes another affirmation,
less familiar, perhaps, yet revealing something of himself.

He says:
“Very truly, I tell you, I am the gate for the sheep
Whoever enters by me will be saved,
and will come in and go out and find pasture.” 
 
A gate, a door, an entrance into somewhere.
A place that leads us from one area to another.
A threshold… an entry into another place, another space…

This is what Jesus is, what he wants to be for us.
He is there for us, with us, to enable us to… move on,
to pass from where we are to where we can become more as God wants us to be.

This is a message very appropriate for the period we live just now –
a period of pandemic due to the Coronavirus which upsets our lives and troubles our minds.
Could it be that God wants this time to be a time of grace –
a God-given time for us to pass from our ordinary lives to that which he has in store for us?

Jesus says it clearly:
“I have come that they may have life,
and have it to the full.”
 
NOW, more than ever!

Note: Another reflection is available on a different theme in French at: https://image-i-nations.com/4e-dimanche-de-paques-annee-a-2020/

 

Source: Images: Unsplash

 

 

 

 

 

Journée mondiale – 7 avril 2020

Le 7 avril la JOURNÉE MONDIALE souligne plus d’une réalité digne de célébration.
En cette période exceptionnelle de COVID-19, il convient de les mentionner ensemble.

Journée Mondiale de la Santé
Chaque année, le 7 avril, des centaines d’organisations célèbrent la Journée Mondiale de la Santé. Des manifestations de sensibilisation sont organisées dans le monde entier, visant à mieux informer les opinions publiques à propos de la morbidité, la mortalité et la souffrance.

Notre capital inaliénable le plus précieux est notre santé. Mais le constat mondial est alarmant: les pays en voie de développement ne bénéficient toujours pas des conditions de vie nécessaires au maintien d’une bonne santé. Les infrastructures sont déficientes et l’accès aux médicaments difficile, sans parler des trafics de médicaments frelatés…

Dans les pays dits développés, l’égalité devant la santé n’est pas non plus de mise. Si une majorité des citoyens de ces pays bénéficient d’infrastructures de santé performantes et accessibles, d’autres sont obligés de renoncer à certains soins, faute de pouvoir payer la mutuelle qui prendra en charge leurs dépenses.

Un site à visiter : www.who.int   Source: Texte (abrégé): Journée mondiale   Image: Unsplash

Journée mondiale du travail invisible
Donner de la visibilité à de l’invisible, tel est le challenge relevé par cette journée mondiale d’origine canadienne, célébrée depuis quelques années déjà*.

Mais qu’est-ce que le travail invisible ?
Si vous cherchez quelquechose de louche, de glauque, de honteux… vous n’y êtes pas du tout !
On parle habituellement du travail invisible dans le cadre familial avec le travail des mères de familles, essentiel et pourtant toujours aussi méconnu. Son qualificatif d’invisible lui vient du fait que sa valeur n’est pas reconnue ni comptabilisée dans les comptes nationaux comme par exemple le PIB (produit intérieur brut).

D’après l’association canadienne Afeas à l’origine de cette réflexion, on estimait déjà, en 1995, à 11 000 milliards de dollars américains la valeur annuelle du travail invisible et non rémunéré des femmes à travers le monde (source ONU).

Une journée pour donner de la visibilité
Difficile de changer le cours des choses en la matière… espérons tout de même qu’une telle journée permettra à tous de mieux comprendre et apprécier la valeur de ce travail « invisible ».

Note de l’éditrice: Cette période où le CORONAVIRUS fait rage à travers le monde voit une explosion d’initiatives de la part de d’innombrables personnes qui se donnent, littéralement, a corps perdu, pour venir en aide à de multiples besoins. La vie de bien des gens dépend de leur générosité…
 

  • la date retenue par l’Afeas est en principe le premier mardi de chaque mois d’avril. Ce qui fait que pour 2020 la journée est célébrée le 7 avril.
Source: Texte & Illustration: Journée mondiale

Un miracle?… Des miracles?…

Alors que la Covid-19 fait rage et multiplie les ravages, les commentaires vont bon train.
On s’accorde pour le dire: Nous vivons une période sans précédent.

Ce qu’il nous faut – à tout prix – c’est… un MIRACLE !
N’est-ce pas ce que tout le monde attend en ce moment?

Le MIRACLE de la disparition de la pandémie que l’on nomme CORONAVIRUS.
Le MIRACLE de la guérison des personnes atteintes.
Le MIRACLE de la rémisson, la rédemption, la libération !
Et l’abolition – enfin – de cette distanciation à laquelle nous sommes condamné/es et qui nous pèse tant.

Ce mirable, oui, c’est LE miracle que nous espérons, 
nous l’attendons impuissants devant un tueur invisible et puissant.

Soudain, une citation de Einstein me vient à l’esprit au sujet de cette réalité –
ou… est-ce un rêve? que l’on nomme un MIRACLE !
Une question surgit: se pourrait-il que l’attente de CE miracle nous cache tous les autres miracles qui se déploient en ce moment autour de nous?

– Le dévouement héroïque de tous le personnel de la santé – professionnels de toutes descriptions qui se dévouent sans arrêt pour sauver des vies.
– Les chercheurs dans les différents domaines de la science – médecine, pharmacologie, immunologie, et j’en passe – qui d’un pays à l’autre unissent leurs efforts pour produire un vaccin effectif.
– Les techniciens d’usines de fabrication de produits différents de leur expertise originale mais offrant maintenant les objets tels que masques, ventilateurs, désinfectants, etc.
– Les responsables de la sécurité, policiers, pompiers, tous et toutes qui, sans relâche, s’emploient à assurer notre bien-être en cette période perturbée.
– Ceux et celles qui continuent d’assurer les services essentiels d’alimentation, de transport, de maintenance, d’entretien, de sanitation, et quoi encore?
– Les bénévoles innombrables qui usent d’ingéniosité autant que de générosité pour venir en aide aux multiples besoins qui surgissent.
– Nos dirigeants que l’on dénigre souvent mais qui en ces moments de crise savent baliser un chemin qui endigue le découragement pour le présent et pour… l’après-Covid!
– Tout un chacun/e qui sort de sa ‘bulle’ pour faire un téléphone, envoyer une courriel, partager un texte, une vidéo, pour soutenir le moral de quelqu’un d’autre.

Et tout ces prophètes qui osent affirmer – arc-en-ciel à la main, ou peint sur les trottoirs: ‘Ça va bien aller’.
N’allons surtout pas les taxer de ‘rêveurs’ car en ces jours que nous vivons le rêve peut prouver – oh combien! – thérapeutique!

Et quand LE miracle aura fait son apparition, saurons-nous garder le souvenir si précieux des autres ‘miracles’ qui ont assuré notre survie!

 

Source: Images: Top Citations Proverbes   AQMFEP-Association Québécoise Des Milieux Familiaux Éducatifs

 

La tempête… la peur… le calme…

La Covid-19 – simplement prononcer ce mot éveille de l’anxiété.
La mention du Coronavirus, comme on le nomme aussi,
évoque restrictions, perturbations, distanciation,
pire encore: il présente l’image de souffrance et de mort.

Le 27 mars dernier, le Pape François a donné
une bénédiction spéciale ‘à la Ville et au Monde’ – urbi et orbi.
Il a alors fait une homélie riche de signification pour notre temps.
Ses paroles portaient sur un texte de l’évangile (Marc 4:35-41)
qui nous rejoint en cette période où nous connaissons
notre ‘tempête’ et la peur bien particulière qui est la nôtre.

Dans la vidéo qui suit, Teresa Penafiel, revoit cette scène de l’évangile…