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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

11è dimanche de l’année B

Il y a des paroles que bien des gens hésitent à prononcer.
Certains mots semblent ne pas vouloir passer leurs lèvres.
Ils utilisent de longues phrases compliquées parce qu’il leur faudrait dire tout simplement…
‘.Je ne sais pas…’

Avouer son ignorance dans certains domaines.
Accepter de ne pas savoir ce qui en est d’un certain sujet ou d’une situation donnée,
c’est là quelque chose qui répugnent à certaines personnes

Pour ma part, c’est une expression qui me vient bien vite à l’esprit
et je peux la prononcer bien spontanément quand je considère…
les façons d’agir – ou de ne pas intervenir – de Dieu!
Alors, deux mots me montent rapidement aux lèvres : ‘Comment?’ et ‘Pourquoi?’
 
C’est le cas en réfléchissant à la 1ère lecture de ce dimanche
(11è dimanche de l’année B – Ez.17:22-24).
Par la bouche du prophète Ézéchiel, Dieu dit :

« Je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec.
Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »

 

Pourquoi un tel renversement de situation ?
Qu’est ce qui explique une telle attitude de la part de Dieu ?
Pourquoi Dieu n’intervient-il pas pour empêcher de terribles catastrophes qui affligent de larges populations ?
Comment peut-il rester… indifférent – il nous semble – devant la souffrance de tant d’innocents ?
Je n’arrive pas à en percevoir la raison ou… à percer le mystère.

On peut questionner les voies de Dieu – plusieurs le font mais… sans être vraiment satisfaits.
Le dépit et le découragement résultent parfois de leur tentative.
Cela ne veut pas dire qu’on doit s’abstenir d’essayer de comprendre ce que Dieu veut nous révéler.
Au contraire.
Mais il faut accepter d’emblée qu’il est « le Seigneur » et lui permettre de le demeurer.

Les derniers mots surprennent peut-être… permettre à Dieu de demeurer Dieu !…
Oui, ne pas prétendre qu’il doive se conformer à nos façons de penser, nos critères d’appréciation.
Il y a longtemps qu’il nous a dit : « Mes voies ne sont pas vos voies. » (Is.55:8-9)

C’est l’école de la sagesse qui apprend à faire confiance à celui qui, lui, sait tout
et qui fera pour nous ce qui est infiniment mieux que nous ne pourrions imaginer ! (Eph.3:10)

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/11th-sunday-of-the-year-b/

Aussi une courte vidéo sur la 2è parabole de l’évangile de ce dimanche à: https://image-i-nations.com/une-courte-parabole-qui-en-dit-long/

Source : Images : FreeDigitalPhotos.net huffingtonpost.jp

 

10è dimanche de l’année B

L’évangile de ce dimanche est long et il touche plusieurs sujets.
Ces différentes idées pourraient être regroupées sous un thème: Une question d’identité.
N’est-ce pas de cela qu’il s’agit dans ce texte? (Mc.3:20-35)
On pourrait le penser.

La réputation de Jésus est comme déchirée, il semble, entre l’opinion de ses proches et celle de ses opposants.
Sa famille veut le ramener à la raison car, à leurs yeux, il a perdu la tête.

Pour leur part, les scribes affirment qu’il est possédé par nul autre que le chef des démons.
Mais lui, Jésus, raisonne logiquement avec ces derniers en disant que
si le chef des démons chasse l’un des siens,
sa maison et son pouvoir s’effondreront –
c’est l’évidence même!

En ce qui concerne les liens familiaux Jésus révèle une réalité inédite et…
en fait, il donne justement un sens d’identité
à ceux et celles qui le suivent et vivent selon son message :
ils sont précisément sa parenté proche comme sa mère, ses frères et sœurs.

Ne sommes-nous pas du groupe, nous qui le suivons jour après jour?

Note: Une autre réflection est offerte sur un thème different en anglais à: https://image-i-nations.com/10th-sunday-of-the-year-b/

Source : Images : lds.org   studiu-biblic.ro

Fête du Corps et du Sang du Christ, année B

On donne à Dieu, bien des noms – ceux que lui-même nous a révélés dans l’Écriture
et les autres que nous choisissons au gré du temps et des événements.
Au gré de nos besoins, de nos attentes et de nos espoirs,
Au gré aussi, peut-être de notre joie ou… de notre désespoir!

Notre prière reflète notre foi et elle exprime – en balbutiant parfois – les attributs de Dieu.
Il est grand, il est tout-puissant, il est bon, il est miséricordieux –
et la liste n’en finirait pas si on tentait de tous les mentionner!

Pour ma part, le qualificatif que je préfère est plutôt… inédit.
Je l’ai recueilli d’un prédicateur anglophone :
Dieu est le réellement RÉEL!
La traduction est boîteuse, j’en conviens, mais le concept est authentiquement théologique !

La fête célébrée aujourd’hui est celle du CORPS ET DU SANG DU CHRIST.
On traduit parfois cette expression en la nommant : la Présence réelle.
Pour ma part, je ne peux imaginer une présence de Dieu – dans le Christ – qui ne soit pas réelle!

Dieu est réellement présent ici, maintenant, partout et toujours.
Dans les moments les plus prosaïques comme les plus magnifiques.
Dans les situations les plus banales comme les plus spéciales!

Lui-même nous demande de le célébrer :
« Prenez et mangez… Prenez et buvez… »
On ne peut mieux le faire!

Source : Image : stage.crossroardsinitiative.com

Fête de la Sainte Trinité, année B

Le langage religieux traditionnel nous enseignait qu’un mystère est quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre.
Et, bien davantage, le MYSTÈRE de la SAINTE TRINTÉ!
Inutile donc d’y réfléchir?!

Certains auteurs spirituels ont pourtant une autre façon de présenter un mystère en affirmant qu’il s’agit de quelque chose
que nous n’avons jamais fini d’explorer, de découvrir, de nous approprier à notre mesure humaine.
Personnellement, je privilégie cette expression, plus riche et plus près, il me semble, de la révélation.

Et la Sainte Trinité alors?
En écrivant aux premiers chrétiens de Rome, (2è lecture – Rom.8:14-17)
l’apôtre Paul en parle d’une manière, dirais-je ‘transparente’?
Certainement d’une manière que nos esprits – et nos cœurs surtout – peuvent reconnaître et… traduire.
Presque d’un trait, Paul dit:

« Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu…
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
et c’est en lui que nous crions «
Abba ! », c’est-à-dire : Père !
C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers… héritiers avec le Christ. »

EXTRAORDINAIRE et pourtant… au risque d’être accusée de blasphème, j’oserais dire : si simple et si MERVEILLEUX !
En Dieu, j’ai un Père, un Frère, un Conseiller – la logistique de cette relation semble compliquée mais la réalité est tout autre : elle nous rejoint au plus intime…

Si seulement nous acceptons la méthode de saint Paul de « se laisser conduire par l’Esprit de Dieu… »

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-holy-trinity-year-b/

Source : Image : poésie-iérophanie.net

 

Fête de la Pentecôte, année B

Quand il a rencontré à la Samaritaine, Jésus lui a dit que le Père désirait des adorateurs
« en esprit et en vérité ». (Jn.4:20)
Avait-elle compris ?…

Aux Pharisiens, il avait affirmé « la vérité vous rendra libres.» (Jn.8 :32).
Ils ne voulaient pas comprendre.
 
À ses apôtres qui désiraient savoir comment le rejoindre là où il disait partir, Jésus a dit : 
« Je suis la voie, la vérité, et la vie » (Jn.14:6).
Ces hommes, ses proches, ont-ils compris ?

Et durant ce dernier repas avec les apôtres, Jésus parle cette fois en des termes nouveaux quand il leur dit
(texte de l’évangile de la Pentecôte, année B – Jn. 15:26-27; 16:12-15):

« L’Esprit de vérité qui procède du Père…
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

 Encore une fois, les apôtres avaient-ils compris ?…

Quelques heures plus tard, Jésus dira à Pilate qu’il est venu en ce monde
« pour rendre témoignage à la vérité » (Jn.18 :37).
Et Pilate demandera : « Qu’est-ce que la vérité ? » sans écouter la réponse de Jésus.
Aurait-il compris s’il avait écouté ?…

À notre tour, en ce jour, nous écoutons ce message – message au sujet de l’Esprit, message de vérité.
Comprenons-nous ?…

Qui est cet Esprit ? l’Esprit même de Dieu – identique en nature et différent aussi,
demeurant avec nous, en nous, assure Jésus (Jn.14:17).
Il est prêt à nous répéter, nous rappeler, nous faire découvrir et comprendre ce que Jésus veut nous révéler.

Chaque jour peut être une Pentecôte si nous y sommes attentifs et ouverts en permanence
à cet Esprit qui veut éclairer nos esprits et rendre nos cœurs perceptifs
à tout ce que Dieu veut nous dire… oui, à nous, chacun/e de nous…

Source : Images : St. Matthew’s church, Worthing   Le Bon Combat

7è dimanche de Pâques, année B

L’évangile mentionne souvent que Jésus priait.
Les textes répètent qu’il se retirait à l’écart et parlait à son Père.

Chaque fois que je lis ces paroles, la question me vient à l’esprit :
‘Comment priait-il ?
Que disait-il à Dieu ?
Que demandait-il à celui qu’il nommait : ‘Père’ ? 

En ce dimanche, le texte tiré de l’évangile de Jean donne une réponse :
Jésus, dans cette prière pendant le dernier repas avec ses amis, la veille de sa mort,
demande à son Père :

« Garde mes disciples…
Sanctifie-les. »

Jésus affirme que durant sa vie dans notre monde il a veillé sur ceux qu’il avait choisis, ses apôtres.
Il les confie maintenant à la vigilance de son Père.
Une demande un peu… étonnante – sûrement le Père ne pourrait pas abandonner les disciples !
Et pourtant, Jésus en fait la requête spécifiquement.

Puis il supplie le Père de les sanctifier !
Et ici, je me réjouis : la sainteté ce sera l’œuvre de Dieu lui-même.
On se décourage parfois de ne pas y parvenir, d’être encore si loin de ce que l’on nomme ‘la perfection’ –
qui n’est pourtant pas la sainteté !

La sainteté, elle est d’une nature différente – celle même de Dieu !
On doit, bien sûr, la désirer, s’y disposer, accepter que Dieu nous ‘travaille’ –
comme pour un enfantement – car c’en est un !

Mais c’est l’œuvre de Dieu en nous, jour après jour, expérience après expérience.
Situations et circonstances importent peu, elles peuvent toutes servir à Dieu !

Et… pourrait-on douter que la prière de Jésus soit exaucée ?!…

Note : Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à : https://image-i-nations.com/7th-sunday-of-easter-year-b/

Source : Images : fos.cmb.ac.lk YouTube

6è dimanche de Pâques, année B

S’il me fallait donner un titre à l’évangile de ce dimanche (6è dimanche de Pâques, année B – Jn.15:9-17)
je l’intitulerais : LE COMMANDEMENT IMPOSSIBLE!
Et j’ose croire que bien des gens seraient d’accord avec moi!…

D’abord, il faut dire que… l’amour, ça ne se commande pas – c’est évident.
Excepté… si c’est Dieu lui-même qui le commande –
et c’est exactement le cas dans ce texte de l’évangile où Jésus nous enjoint :

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »
C’est là le résumé de l’évangile en son entier –
Les 28 chapitres de Matthieu, les 16 de Marc, ainsi que les 24 chapitres de Luc ne font qu’expliciter
ce que Jean dit et redit dans ce texte.

Ce n’est pas facile, c’est même TRÈS difficile, c’est exigeant au maximum –
en fait, c’est impossible, impossible… à moins que Dieu lui-même ne nous en rende capables.

Car, voyez-vous, il y a ce petit mot ‘dérangeant’ : ‘comme’…
« … comme je vous ai aimés. »
Qui pourrait prétendre y arriver?

Mais le texte de ce dimanche se termine avec une promesse étonnante , inédite –
une promesse… à la manière divine quoi :
« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »
La logique est simple : il s’agit de lui demander de nous faire vivre ce qu’il nous commande !

Note : Une autre réflexion est offerte en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-easter-year-b/

Source : Image : musixmatch

 

 

 

 

5è dimanche de Pâques, année B

Quand quelqu’un répète quelque chose une 2è, et une 3è fois, on comprend que, pour cette personne, la chose est importante.
Quand on répète, quand on insiste, quand on rappelle à l’attention des autres un sujet quelconque,
c’est que ce sujet a une importance particulière à nos yeux.

Il est intéressant – et plus qu’étonnant – de noter que dans l’évangile de ce dimanche (5è dimanche de Pâques, année B – Jn.15:1-8)
on retrouve le mot ‘demeure’ 8 fois.

Oui, vous avez bien lu : 8 fois et ce n’est pas un parent ou ami/e qui prononce le mot mais c’est… Jésus lui-même qui répète!
C’est lui qui nous exprime ce que Dieu désire de nous, ni plus ni moins!
Étonnamment, c’est Dieu qui veut qu’il en soit ainsi : que lui demeure en nous et que nous demeurions en lui!
 
Une question surgit : Qu’est-ce que cela veut dire en fait?…
Chacun/e trouvera sa réponse personnelle, personnalisée par son expérience quotidienne où Dieu rejoint cette personne et l’accompagne.
Une ébauche de réponse pourrait dire que vivre en Dieu et lui permettre (!) de vivre en nous c’est :

  • prendre, peu à peu, sa manière de penser, de voir les situations, d’agir et de réagir;
  • nous mettre à l’écoute de son Esprit et le laisser nous guider dans les situations de notre quotidien;
  • accepter qu’il nous indique le chemin dans la réalisation de nos plans et nos projets, dans nos excursions et nos aventures;
  • lui faire confiance, absolument, sans réserve;
  • s’en remettre à lui pour tout ce qui est du passé et… de l’avenir.

« Je demeure… Il demeure… » Au présent et… en continu!

Note: Voir aussi: https://image-i-nations.com/un-shack-ou-un-chateau/ et https://image-i-nations.com/demeurer-et-porter-du-fruit/

Une autre réflection est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-easter-year-b/

Source: Image: Collection personnelle

4è dimanche de Pâques – année B

Les multiples panneaux visuels qui longent les routes nous sont bien familiers.
Et leurs différents messages le sont également.
Certains sont bien dérangeants mais… on ne peut passer outre – leur avertissement est impérieux :
ATTENTION !

Cette image m’est venue à l’esprit en lisant les textes de ce dimanche – 4è dimanche de Pâques, année B.
Et avec cette représentation visuelle, une anecdote m’est venue aussi.
Je vous la partage.

Une personne qui avait une réputation de sainteté avait néanmoins parfois des sautes d’humeur peu exemplaires, c’est le moins qu’on puisse dire!
Alors que plusieurs la pensaient ‘proche de Dieu’, d’autres se demandaient comment cela était possible avec un tel caractère.
Un jour, une amie bien intentionnée l’a approchée pour lui en faire la remarque, dans le but, bien sûr, de l’aider sur la voie de la sainteté!…
Avec délicatesse, cette amie lui a dit gentiment :
« Est-ce que tu ne crois pas que tu plairais davantage à Dieu si tu maîtrisais un peu tes… explosions de colère? »
Alors, avec son plus beau sourire, la personne ainsi interpellée a répondu :
« Mais attends donc un peu, Dieu n’en n’a pas encore fini avec moi! »

Dieu n’en n’a pas fini avec moi!
C’est exactement la réflexion qui se dégage, selon moi, de la 2è lecture d’aujourd’hui – 1 Jn.3:1-2 –
où l’apôtre Jean écrit aux premiers chrétiens :

« Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,
mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.
 »

Autrement dit : le Seigneur continue, au fil des jours et des expériences de notre quotidien, de nous façonner et de nous rendre de plus en plus comme il désire que nous devenions.
Il faut le répéter – pour nous en convaincre nous-mêmes – nous sommes des saint/es-en-devenir!

Imaginez la surprise et le regard ébahi de ceux et celles qui verraient un panneau visuel ‘adapté’ qui indiquerait :
« ATTENTION : DIEU à l’œuvre »!
Mais c’est pourtant le cas, et en ce qui me concerne, j’en suis convaincue.

Et… saint Paul en est certain lui aussi:
« J’en suis bien sûr d’ailleurs, Celui qui a commencé en vous cette oeuvre excellente
en poursuivra l’accomplissement. »  (Ph.1:6)

Note: Une autre réflexion est offerte en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-easter-year-b/

Source : Images (original adapté) : keysigns.co.uk   safetysignsandnotices.co.uk
 

 

 

3è dimanche de Pâques, année B

« Saisis de frayeur et de crainte…
bouleversés…
ils n’osaient pas encore croire…
saisis d’étonnement… »

On pourrait dire : Un drame en trois actes !
C’est l’évangile de ce 3è dimanche de Pâques, année B – Jn.20:19-31.
Et il faut avouer que penser voir un esprit,
ne pas reconnaître quelqu’un dont on a partagé le vécu pendant trois ans,
ne pas oser lui demander ouvertement qui il est…

Être aux prise à la frayeur, à la crainte, au bouleversement, à l’incrédulité et à l’étonnement –
c’est assez dramatique, c’est le moins qu’on puisse dire !

Nous sommes tellement habitués à lire les pages de l’évangile l’une à la suite de l’autre, nous n’éprouvons rien de ces sentiments –
et pour cause : nous connaissons déjà le dénouement !!
L’historique fait partie de notre mémoire chrétienne depuis si longtemps !
Et le théologique s’est ajouté à notre répertoire au fil des années.

Il ne nous est pas facile d’imaginer ce que Pierre et André, Jacques et Jean, et tous les autres présents ce soir-là ont vécu.
L’expérience qui a été la leur lors de cette apparition soudaine de Jésus, il nous est difficile de nous la représenter –
nous en connaissons trop les détails, le texte nous est trop familier !

Peut-être faut-il simplement les regarder, un à un, ces braves hommes qui ne sont vraiment pas trop braves en fait…
Et regarder Jésus lui-même… et tenter de revivre – à notre manière – ce qu’ils ont vécu :

Cette expérience exceptionnelle de RE-CONNAISSANCE dans les deux sens du terme :
Connaître à nouveau, d’une manière nouvelle Celui qu’ils connaissaient depuis longtemps.
Connaître avec gratitude, avec ce sentiment profond d’appréciation émerveillée pour tout ce dont nous avons été comblé/es
au fil des ans par Celui que nous ne reconnaissions pas toujours…

C’est l’œuvre de toute une vie…
C’est la tâche du quotidien qui se veut fidèle à LA Présence toujours neuve…

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est offerte en anglais à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-easter-year-b/

Source : Image : YouTube