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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

Dimanche des Rameaux, année B

On nomme le texte de l’évangile au début de notre célébration
(Dimanche des Rameaux, année B – Mc.11:1-10):
‘Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem’ –
un événement inédit dans la vie de Jésus!
Se faire acclamer comme roi!
Se faire reconnaître comme le Messie attendu!

Ça ne cadre pas avec… ses antécédents, pense-t-on.
On avait déjà tenté de le forcer à accepter une situation semblable à la suite de la multiplication des pains qui, évidemment, avait épaté la foule (Jn.6:15).
Mais il s’était dérobé, il ne voulait pas la gloire que confère les hommes, affirmait-il (Jn.5:41).

Ce qui retient mon attention ce ne sont pas ces acclamations.
Ils se changeront vite en cris d’accusation.
L’aspect de la scène qui m’attire c’est que Jésus est… en chemin.

Un chemin de gloire aujourd’hui, un chemin de croix dans les jours qui suivront.
Mais, en fait, toute sa vie peut être comprise sous ce thème : un chemin.
Tout au long de son existence parmi nous sur cette planète, Jésus était en cheminement.

Le cheminement…
Les poètes et les philosophes,
les théologiens et les auteurs spirituels nous y convient.
Même les agences de voyages choisissent ce sujet pour nous inviter à… nous mettre en route.
Tous affirment que l’important n’est pas seulement d’atteindre notre destination mais…
justement d’être en route.

Ne pas rester sur place.
Ne pas être satisfait de la distance déjà parcourue.
Ne pas se dire trop fatigué, ou désabusé, pour faire encore un pas en avant!

Quand la ‘route’ anticipée est celle d’une excursion agréable, voire même une croisière exotique,
il n’est pas difficile de se mettre en marche, ou de partir en voyage.
Mais il arrive que le chemin soit sur un terrain abrupt, la pente est raide,
le sol rocailleux et raboteux et l’on trébuche, et la fatigue se fait vite sentir.
Et, avec la fatigue, vient la tentation de… rebrousser chemin!

Il ne s’git plus d’une excursion plaisante mais la sensation ressemble plutôt
à celle… d’un chemin de croix…
La tentation du début de Carême est toujours là :
choisir le plus facile, ce qui coûte le moins, ce qui ne dérange pas trop…

Mais marcher dans les pas de Jésus exige qu’on ne choisisse pas le chemin –
on le suit, Lui, tout simplement et… jusqu’au bout.

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/palm-sunday-year-b/

  Images : lds.org   herosjourney.org

5è dimanche du Carême, année B

En nous adressant à Dieu, nous lui demandons souvent de se souvenir –
se souvenir de nous, de nos besoins, de notre misère.
De nombreux Psaumes nous font répéter ces demandes.
Et le Psalmiste ose même demander à Dieu de se souvenir de son amour! (Ps.25:6)

Il y a pourtant une chose dont nous espérons que Dieu ne gardera pas le souvenir : ce sont nos fautes.
Nos faiblesses, nos manquements, nos infidélité multiples –
si seulement Dieu pouvait ne pas les garder en mémoire!

La bonne nouvelle c’est que justement c’est l’attitude de Dieu à ce sujet bien sombre de nos péchés.
Et c’est lui-même qui nous en assure dans la 1ère lecture de ce 5è dimanche du Carême (Jer.31:31-34) :

« Je pardonnerai leurs fautes,
je ne me rappellerai plus leurs péchés. »

C’est presque trop beau pour être vrai mais c’est la RÉALITÉ –
Oui, la réalité d’un Dieu miséricordieux.

N’y a-t-il pas de conditions pour que cela se produise ?
Évidemment ! C’est que NOUS nous souvenions de nos péchés pour les lui abandonner…
Les lui abandonner ‘enveloppés’, si on peut dire, de notre regret sincère et nos efforts pour lui être fidèle à l’avenir.
Et alors ils disparaissent un peu comme l’écriture ‘lavée’ d’une vieille carte postale !

C’est cela « apprendre à connaître » Dieu – le vrai –comme en parle Jérémie…
Pas de meilleur moment que cette période de Carême pour NOUS souvenir et apprendre !

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est offerte en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-lent-year-b/

Source : Image : Fiveprime

 

4è dimanche du Carême, année B

Avez-vous déjà essayé d’expliquer quelque chose… d’inexplicable?
Je ne pense pas aux réalités du monde scientifique comme… la physique quantique ou autres sujets que même les spécialistes peinent à exprimer.

Je pense plutôt à tout ce qui touche au domaine des sentiments et des réactions humaines.
Cela est tellement mystérieux, oui, ineffable, parfois littéralement inexprimable.

Et il y a plus : l’ineffable et l’inexprimable qu’est Dieu!
Pourtant, d’âge en âge, écrivains, poètes, théologiens, auteurs spirituels, mystiques et ‘gurus’ de toutes dénominations ont tenté de décrire sa nature et ses attributs.

Cette réflexion m’est venue en lisant, l’un à la suite de l’autre, les textes proposés à notre méditation en ce dimanche (4è dimanche du Carême, année B).
Certains versets ont retenu mon attention…

« Le Seigneur, sans attendre et sans se lasser, avait pitié de son peuple… »
 
« Dieu est riche en miséricorde… »
« C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu… »
                  
« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. »

C’est un peu comme si l’auteur du 2è livre des Chroniques (2 Ch.36 :14-16,19-23), l’apôtre Paul (Ep.2:4-10) et l’évangéliste Jean (Jn.3:14-21) rivalisaient pour expliquer… la miséricorde de Dieu !
Même dans leur bouche ou sous leur plume, les mots humains sont bien pauvres et impuissants à exprimer cette réalité d’un Dieu… tellement autre que nous ne pourrions l’imaginer !

Je n’ajouterai rien verbalement, mais je vous partage ce que Google m’a fourni quand je lui ai demandé une illustration du mot ‘MISÉRICORDE’.
L’image qui suit est ce qu’il a contribué à cette réflexion et, pour ma part, je trouve que l’illustration en dit long !
Bras tendus pour protéger, pour accueillir, pour soutenir.
Présence constante, indéfectible qui soutient nos efforts…

 

 

Note: On peut voir aussi une courte réflexion à: https://image-i-nations.com/misericorde-2/

Une présentation vidéo sur Nicodème est offerte à: https://image-i-nations.com/homme-sage-desirait-savoir-davantage/

et autre réflexion sur un thème différent est présenté en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-b/

Source : Image : YouTube

3è dimanche du Carême, année B

Certaines personnes posent parfois des questions d’une manière assez… directe.
L’une ou l’autre d’entre elles pourront vous demander : ‘Craignez-vous Dieu ?’
Et, voyant votre hésitation à répondre, on insistera : ‘Mais, n’avez-vous pas peur de Dieu ?!’
Le ton et l’insistance manifestent assez clairement que celui, ou celle, qui a posé la question croit qu’il est… ‘normal’ de craindre Dieu.

Cette réflexion m’est venue en lisant la toute dernière ligne de l’évangile d’aujourd’hui (3è dimanche du Carême, année B – Jn.2:13-25) :
« Jésus, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme, » dans l’être humain, pour parler inclusivement.
Oui, l’être humain dans toute sa complexité lui était bien connue – et d’expérience !
Il avait pris notre nature humaine et vivait au quotidien notre existence avec tout ce que cela implique.

Que Jésus – le Christ – nous connaisse en profondeur…
Que Dieu – PÈRE – voit tout et connaisse tout de nous…
Est-ce là une raison de craindre, de redouter, d’avoir peur ?

Certains diront avec un soupçon de réticence : ‘Je ne crains… pas… Dieu, mais j’ai peur du jugement…’
Vraiment ?
Peut-on craindre le jugement de quelqu’un qui nous comprend absolument et qui nous aime plus que quiconque !

Nos difficultés et nos problèmes, nos peines et nos luttes, nos faiblesses et nos fragilités, nos dépendances et nos itinérances – tout ce bagage humain aussi vieux que notre monde, et aussi vieux que notre cheminement personnel, cela lui est bien connu.
Et surtout, oui surtout, cela ne change d’aucune manière l’amour qu’il a pour nous.
Vous en doutez ?

Le 1er dimanche de Carême nous a conduit/es à réfléchir à la tentation.
Je me demande si sur la liste personnelle de leurs tentations, plusieurs ont inscrit :
Tentation de… douter de l’amour de Dieu pour moi ?

Une mystique anglaise, à la réputation à la fois d’originalité et de sainteté, Margery Kempe, affirmait avoir reçu de Dieu ce message :
‘Tes prières, tes jeûnes, tes sacrifices – tout cela me plaît, mais ce qui me plaît le plus c’est que tu crois que je t’aime.’

Oser croire à l’amour de Dieu, non seulement pour l’humanité entière, mais pour MOI – un itinéraire de Carême inspirant.

Note: Une autre réflextion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-lent-year-b/
Source : Image : JW.org   bulletinen.org

2è dimanche du Carême, année B

Lors d’une tempête, quand la mer agitée menace de faire sombrer une embarcation, les marins savent que l’instrument qui peut leur sauver la vie, c’est l’ancre.
Avant l’ère moderne où la technologie a inventé de multiples moyens de stabiliser un navire de taille, c’était ce qui donnait stabilité et sécurité dans bien des situations.

C’est l’image qui m’est venue en lisant la 2è lecture de la liturgie d’aujourd’hui (2è dimanche du Carême, année B – Rom.8:31b-34.
Écrivant aux premiers chrétiens de la ville de Rome, Paul leur dit :

« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? »
 

Des paroles qui m’étonnent à tout coup !
Quand on est aux prises avec des difficultés de tous genres, on a désespérément besoin de quelqu’un qui soit littéralement ‘pour nous’.
Les problèmes de la vie abondent, chacun/e peut en faire un inventaire détaillé.
À prime abord, certains obstacles nous paraissent… à taille humaine – on croit pouvoir sans sortir seul/e et sans trop de lutte.

Mais. Il y a d’autres circonstances où la situation nous paraît désespérée dès que nous tentons d’y faire face.
On se sent à cours de moyens – on n’a définitivement pas ce qu’il faut pour en sortir vainqueur, pour en sortir tout court !
Nous avons besoin d’aide, une aide efficace, et vite ! pour ne pas sombrer.
Pas nécessairement dans une mer agitée, mais dans un quotidien qui engouffre nos ressources de force, de courage, d’espoir, de désir de vivre…
On n’en peut plus… il faut que quelque chose… non, que quelqu’un nous vienne en aide.

Mais ce qui est merveilleux c’est que justement l’aide est là, toujours là..
Encore faut-il y croire et la demander !
Oui, « Dieu est pour nous. »

Et Paul nous rappelle que « Dieu n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous. »
Et. en lui, nous avons TOUT reçu, nous dit l’apôtre – tout ce dont nous avons besoin pour survivre, pour vivre… aujourd’hui, et demain, et… tous les lendemains de notre vie.

Étrange combien l’image de l’ancre ressemble à celle de… la croix !
Une pensée… ‘salutaire’ en cette période de Carême…
S’y accrocher permet de marcher avec solidité, en sécurité et avec sérénité

Source : Images : rocket-backlinks.com; Pinterest

Note: Une réflexion sur la 1ère lecture de ce dimanche est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-lent-year-b/

Et une courte réflexion sur l’évangile de ce dimanche est disponible en français à: https://image-i-nations.com/careme-transformation-transfiguration/

1er dimanche du Carême, année B

Se souvenir… il y a tant de choses dont il faut se souvenir.
Il est parfois nécessaire de se mettre des repères, de petites notes ici et là pour se rappeler.

Se rappeler de choses importantes : des objets à se procurer, des personnes à contacter, des rendez-vous à ne pas manquer, des réunions à préparer, des promesses à réaliser, et… quoi encore?
Alors, on se met des ‘signes’ – quelque chose qui nous dise : ‘Fais ceci, va là-bas, donne un coup de fil à un tel, rencontre une telle, etc.

Mais… est-ce que Dieu aurait aussi besoin de tel ‘signes’?
L’idée même semble saugrenue et pourtant dans la 1ère lecture de ce 1er dimanche du Carême
(année B – Gn.9:8-15) il dit lui-même :

« Lorsque… l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous. »

 
Y croyons-nous ? Croyons-nous VRAIMENT que Dieu se souvient de nous ?
L’auteur du Psaume d’aujourd’hui (Ps.25:4-9) se fait insistant dans sa prière :

« Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas, en raison de ta bonté, Seigneur. »

Mais… peut-être faut-il renverser les rôles en cette période de Carême…
Peut-il faut-il NOUS rappeler de… NOUS souvenir de Celui qui ne peut jamais nous oublier ?!
Ce que Dieu nomme son ‘alliance’ avec nous, c’est une relation de proximité, d’amitié proche et tendre qui se révèle jour après jour…

La vue d’un arc-en-ciel, ce spectacle unique de beauté et de majesté dans le ciel, peut nous le rappeler à nous aussi !
Et… combien d’autres ‘visions’ de beauté dont nos journées sont parsemées…

Mercredi des Cendres – année B

La publicité pendant les émissions de télévision, ça peut être… dérangeant, agaçant!
Ça l’est spécialement ces jours-ci alors que nous sommes intéressé/es, même fasciné/es, par la performance des athlètes aux Jeux Olympiques de Corée.
Voilà que ‘les annonces’ nous présentent toutes sortes de produits qu’on devrait se procurer alors qu’on ne désire que visionner les prestations et s’émerveiller devant les prouesses des olympiens!

Mais voilà que pendant la présentation de l’une de ces publicités indésirables, j’ai reçu un message qui m’a fait prendre conscience de la raison d’être du Carême!
On apercevait à l’écran un personne qui, avec effort et détermination, levait des haltères et, à répétition, un message apparaissait: RÉCUPÈRE-RECOMMENCE, RÉCUPÈRE-RECOMMENCE.
Je me suis dit que c’était un message approprié pour cette saison liturgique qui s’ouvre devant nous : le Carême.

Récupérer…
Récupérer la vision qui donne sens à notre vie.
Récupérer la motivation qui nous animait et que nous avons peut-être perdue en chemin.
Récupérer le désir de se surpasse… et

Recommencer…
À s’efforcer de vaincre ce que je nomme les 4 ‘i’ :
Inertie, insouciance, indifférence, insensibilité.
 
Inertie : On ne fait plus d’effort, on a cessé de vouloir surmonter les obstacles, on s’avoue vaincu d’avance.
Insouciance : On a perdu le désir d’avancer, rien ne nous dit plus rien, le but à atteindre a disparu de notre horizon.
Indifférence à notre entourage – les besoins des gens ne nous touchent pas et les événements ne nous font pas réagir positivement.
Insensibilité à Dieu, oui, même lui semble avoir disparu de notre radar de foi, sa présence ne s’enregistre plus, ou si peu, à l’altimètre de notre quotidien!

Je m’empresse de préciser que chaque condition a évidemment des degrés – tout n’est pas disparu, perdu, oublié, abandonné.
Mais il y a des demi-mesures, des ‘J’en-ai-fait-assez’, des ‘C’est- assez-bien-comme-ça’, qu’il faut redresser, peut-être…
Il se peut que le reproche du livre de la Révélation s’adresse à nous :
« Ce que j’ai contre toi, c’est que ta ferveur première, tu l’as abandonnée.
Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi. » (Ap.2:4)
 
Repens-toi, RECOMMENCE.
C’est le message de ce Mercredi des Cendres.
Et ce qui est encourageant c’est que, contrairement aux Olympiques où chacun/e des participant/es veut être meilleur/e que les autres,
pour nous il s’agit uniquement d’être le meilleur que nous puissions devenir nous-mêmes!

Sourec: Image: greatist.com

6è dimanche de l’année B

En lisant la Bible, il arrive que l’un ou l’autre des textes non seulement retienne mon attention mais me questionne sérieusement.

Aujourd’hui, c’est l’apôtre Paul qui, écrivant aux chrétiens de Corinthe (1 Co.10:31 – 11:1), me rejoint personnellement.
Il dit avec force :
« Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ. »
Oseriez-vous en dire autant ? Moi, pas !

Nous nous efforçons de le faire, mais… les résultats ne sont pas toujours à la mesure de nos désirs.
Des résultats… infaillibles… et durables – c’est ce que nous voulons, mais…

Nous utilisons les moyens qu’on nous propose :
Dévotions, méditations, récollections, sessions ;
lecture spirituelle, pèlerinage, et j’en passe.

On écoute les sermons, on consulte les ‘gurus’ récents et les théologiens réputés.
On cherche, on essaie, on regrette, on reprend la route et… où en sommes-nous ?
Encore à nous demander : ‘Ça veut dire quoi imiter le Christ ?’

En Le regardant, Lui, il me semble que la réponse surgit spontanément :
Il était constamment en relation avec le Père – sa nourriture était de faire la volonté du Père, disait-il (Jn.4:34).
Et il était constamment aussi en relation avec les gens autour de lui – alors qu’une foule l’entoure il reconnaît une personne qui l’a touché (Lc.8:45).
 
Contemplation et compassion – pour moi c’est l’essence même de ce qu’il était.
Et le texte de Paul aujourd’hui me donne l’image de ce qu’il pourrait en être pour moi:

« Tout ce que vous faites :
manger, boire, ou toute autre action,
faites-le pour la gloire de Dieu.
 »

« Je tâche de m’adapter à tout le monde,
sans chercher mon intérêt personnel,
mais celui de la multitude des gens… »
 

Et me voici de nouveau sur la route de l’effort, de la pratique, de l’imitation !

Source: Images: Pinterest; kblj.hr  
 

 

 

 

 

 

5è dimanche de l’année B

Récemment, lors d’une visite, une personne me disait :
« Qu’est-ce qu’on fait ici dans ce monde? Tout ce qu’on récolte, c’est misère après misère. »
La tristesse était palpable, le découragement à peine dissimulé…

Cette conversation m’est revenue à l’esprit en lisant la 1ère lecture de ce dimanche
(5è dimanche de l’année B – Jb.7:1-4,6-7).
On y rencontre Job qui s’exclame :
« Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée…
Depuis des mois je n’ai en partage que le néant,
je ne compte que des nuits de souffrance.
 »

Cette expression de souffrance pourrait se retrouver…

  • Sur les lèvres des parents d’un enfant atteint de l’une ou l’autre de ces maladies que l’on nomme ‘maladies rares’.
  • Dans la bouche de celui ou celle qui accompagne un conjoint/e en proie à la dystrophie musculaire ou autre maladie dégénérative.
  • Dans les paroles prononcées à voix basse d’une personne qui prend soin d’un/e proche souffrant d’Alzheimer.
  • Dans le soupir exténué de ceux et celles qui tentent d’aider une personne aimée ayant maintenant besoin de soins palliatifs…
  • Ceux-là, celles-là, et tant d’autres !…

Et voilà qu’à la suite des lamentations de Job, l’évangile (Mc.1:29-39) nous présente Jésus
qui « guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies. »

En cette période qui est la nôtre, il se trouve des gens qui n’hésitent pas à exprimer leur colère.
Ils nous demandent avec véhémence :
« Où est-il ce Jésus dont vous parlez, lui qui faisait des choses si extraordinaires.
Les malades – il ne s’en occupe plus ; son pouvoir est peut-être épuisé de nos jours… »

Il serait trop facile de qualifier cette réaction de manque de foi proche du blasphème.
Ces gens ressentent profondément leur impuissance et ils voudraient pouvoir compter sur la puissance
de celui dont on leur a enseigné qu’il est ‘tout-puissant’.
Celui dont le Psaume d’aujourd’hui (Ps. 147) affirme :
« Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. »

Que dire ? Quelle réponse pourrait apporter soulagement et réconfort ?
Peut-être seulement être là, présent, avec toute la compassion dont on est capable
celle-là même que l’on obtient de lui…

Et suggérer… bien discrètement… si la situation le permet… de lui confier à Lui
– dans un cri ou un silence – tout ce qui écrase et anéantit.
Lui dont l’un de ses apôtres a osé dire :
« Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies ». (Mt.8:17)

Source: Images: icelandreview.com   Free Bible Images   alisonkimball.com

Note: Une autre réflexion est offerte en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-year-b/
 

4è dimanche de l’année B

De tous temps, les messagers de Dieu ont exhorté son peuple à faire bien des choses.
Leurs paroles et leurs écrits présentent le message de Dieu dans toute son exigence.
À temps et à contretemps, ils rappellent ce que l’on doit faire… et ne PAS faire!

En ce dimanche (4è dimanche de l’année B) l’auteur du Psaume (Ps.94(95):1-2,6-7,9) redit avec insistance :
« Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.»
 
Un conseil? Un commandement? Une mise en garde? Une ligne de conduite à suivre?
Sans doute un peu de tout cela, mais surtout une règle de vie qui peut favoriser une rencontre –
la rencontre de Dieu lui-même dont la voix nous rejoint au plus intime.

De nos jours, ils sont probablement peu nombreux les gens qui pensent qu’ils, ou elles, entendront la voix de Dieu d’une manière tangible.
Mais peut-être sont-ils aussi peu nombreux – malheureusement – à croire qu’on peut pas entendre la voix de Dieu de quelle que manière que ce soit!

Fermer son cœur? On le fait de bien des manières…
Distraction… Indifférence… Lassitude… Routine… Découragement… et quoi encore?
Ah oui, manque de temps!
Nos occupations et nos préoccupations multiples ferment notre cœur à tout ce qui n’est pas… immédiatement présent et… essentiel!
Et si nous manquions ainsi l’Essentiel?!

La voix de Dieu peut prendre bien des formes et des nuances…

Oui, bien des formes et des nuances.
Ne PAS fermer son cœur, surtout pas!

Source : Image : YouTube

Note: Un autre texte de réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à:  https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-year-b/