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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

Fête du Baptême du Seigneur, année C – 2022

Il arrive qu’en entendant une personne parler d’un sujet ou d’un autre,
celle qui l’écoute réponde: « Ça m’dit quelque chose. »
Mais la réponse est parfois différente et jaillit alors spontanément en ces mots:
« Ça me va droit au cœur. »

Dans le premier cas, l’esprit discerne un sens aux paroles de l’interlocuteur.
Dans l’autre situation, la personne est touchée profondément.
Elle se sent interpelée en profondeur.

C’est précisément là que Dieu nous attend et nous rejoint.
C’est le message du prophète Isaïe que nous retrouvons dans la 1ère lecture (Isaïe 40:1-5,9-11):

« Consolez, consolez mon peuple – dit votre Dieu –
parlez au cœur de Jérusalem. »

Nous sommes bien loin du Dieu législateur qui se satisfait de l’obéissance à des prescriptions.
Loin aussi du Dieu sévère qui scrute nos moindres manquements pour nous condamner.

Dieu – ce Dieu que Jésus est venu nous révéler – est le Dieu-Père dont la nature est tendresse et compassion.
Il souffre de nos souffrances, souffre aussi de nos errances et de nos égarements.
Il attend toujours notre retour et vient lui-même nous chercher si nous tardons à revenir…

« Comme un Berger, il fait paître son troupeau:
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur. »

Pourquoi avons-nous tant de mal à comprendre?…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-baptism-of-the-lord-year-c-2022/

 

Source: Image: Deseret News

Fête de l’Épiphanie, année C – 2022

   

   

Un signe, une étoile.
Des Mages, des astrologues, en mode ‘recherche’.
Un roi à l’esprit tortueux élaborant un plan malicieux.
Le signe, soudain disparu, cause le désarroi des chercheurs bien intentionnés.
La réapparition du signe-étoile suscite une grande joie.
Et, enfin, la découverte inédite, absolument exceptionnelle, qui dépasse toute attente.

Avez-vous reconnu le texte de l’Évangile de cette fête de l’Épiphanie (Matthieu 2:1-12)?
C’est pourtant bien de cela qu’il s’agit!

Et il y a davantage: l’offrande de cadeaux princiers, symboliques.
Et un songe, une mise en garde qui met en échec la ruse d’un roi cruel.

Ainsi ‘décodé’, le texte de l’évangile revêt des aspects assez… contemporains!
Des signes, des recherches assidues, des plans sadiques de persécution, des mises en garde –
tout cela, le quotidien en fournit à tant de gens sous toutes les latitudes.

Mais… qu’en est-il de la joie intense de la découverte –
découverte de celui qui nous attend, qui nous rejoint,
s’étant fait l’un-de-nous, Dieu-avec-nous?

Cela aussi devrait devenir contemporain!
Que manque-t-il donc pour que cela devienne réalité pour NOUS?

La lassitude nous gagne-t-elle en route?
La crainte surmonte-t-elle notre courage?
Manquons-nous de suivre NOTRE étoile?

Peut-être suffit-il simplement de nous tourner vers LUI, lui, qui a promis :
“Je t’instruirai, je t’apprendrai la route à suivre,
Les yeux sur toi, je serai ton conseil.” (Psaume 32:8)

Promesse de sa présence, source de joie indicible,
à notre portée sur la route, où que nous mène notre cheminement…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-epiphany-year-c-2022/

 

Source: Images: istockphotos.com   Church of Jesus Christ

Marie, Mère de Dieu, année C – 2022

Depuis la fête de Noël, les célébrations se multiplient.
Leurs messages nous rejoignent et nous enjoignent de nous faire accueillants à ce qui nous est offert.

Que nous est-il offert vraiment?
À l’évidence, c’est Dieu qui s’offre à nous!

La 1ère lecture de ce jour est le texte d’une promesse –
une promesse de Dieu lui-même dans des mots qui ne laissent aucun doute (Nombres 6:22-27):

« Ils invoqueront mon nom… et moi, je les bénirai. »

Aussi simple que cela!
C’est tout comme si cela allait de soi – sans plus!
Désir exprimé, désir accordé!
Invocation formulée, bénédiction accordée!

Certain/es seraient tenté/es de voir là une simplification à outrance.
Mais quand c’est Dieu qui parle et promet, peut-on l’accuser de simplifier les choses?
C’est justement ce qu’il veut faire: nous rejoindre tout simplement.
Il s’est fait l’un-de-nous précisément dans ce but…

Mais il semble que nous ayons peine à croire à cette réalité – réalité si extraordinaire !
Au début d’une nouvelle année, peut-être convient-il de nous approprier cette merveilleuse situation que l’apôtre Paul nous rappelle en ces mots (Ga.4:4-7):

« Tu n’es plus esclave, mais fils (fille)…
et puisque tu es fils (fille), tu es aussi héritier (héritière): c’est l’œuvre de Dieu. »

Les riches bénédictions de Dieu, ses dons précieux sont là qui nous attendent.
Dieu est là à chaque détour du chemin de notre quotidien !
Il veut nous combler au fil des jours de cette année nouvelle.

Elle sera alors BELLE, BONNE, BÉNIE de mille manières.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-mary-mother-of-god-year-c-2022/

 

Source: Images: paroleetpoesie.canalblog.com    Facebook (#versetdelasemaine)

Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph, année C – 2021

La fête d’une famille assez exceptionnelle…
Des lectures pour inspirer une réflexion sur ces personnes…
Plusieurs thèmes se présentent…

Mon esprit s’arrête sur une pensée qui se démarque entre les autres.
En parlant de ‘famille’ on pense immédiatement à l’amour qui doit exister entre les membres de cette famille.
Il me semble que… pour bien aimer – pour aimer comme il faut – il faut… bien connaître.
Bien connaître et reconnaître!

Connaître le caractère de chacun/e, les choses qui plaisent et celles qui déplaisent.
Connaître ce qui suscite du bien-être et ce qui occasionne de l’inconfort.
Connaître ce qui fait naître de la satisfaction et ce qui cause de la rancune.

Et reconnaître, oui, reconnaître chaque personne pour ce qu’il, ou elle, est;
pour ce qu’il, ou elle, s’efforce d’accomplir et de devenir.

Le texte de l’évangile est intéressant à ce sujet (Luc 2:41-52).
Jésus ne s’est pas joint au groupe des pèlerins avec lesquels Marie et Joseph s’en retournent chez eux.
reste à JérusIl reste à Jerusalem et discute avec les Maîtres dans le Temple
Et il y a plus ici qu’un ado qui s‘affirme!

Oui, la scène pourrait suggérer cette interprétation.
Mais i y a davantage, bien davantage.
Ce jeune homme précoce dans les questions religieuses est le Messager de Dieu.
Il se révélera ainsi petit à petit.
Mais c’est d’abord Marie et Joseph qui doivent découvrir en lui plus que leur fils.

Et lui-même, ce Jésus de Nazareth, apprend à se connaître la présence humaine de Dieu parmi nous.
Et cette fête de la Sainte Famille nous invite à faire de même: nous reconnaître
dans le texte de la 2è lecture: (1 Jean 3:1-2,21-24).

« Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes…
Dès maintenant nous sommes enfants de Dieu. »

Il y a vraiment là quelque chose à célébrer!
La naissance de « Dieu-avec- nous » et la famille humaine qui a été la sienne.
Et ce que ce Dieu a fait de nous et ce qu’il vit avec nous au sein de nos familles humaines.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/holy-family-of-jesus-mary-and-joseph-year-c-2021/

 

 

Source: Images: Free Bible Images

Nativité du Seigneur, année C – 2021

Le dernier verset de l’évangile de Luc pour la messe de la nuit de Noël (Luc 2:1-14)
exprime quelque chose qui risque de passer inaperçu.
Ce serait bien dommage car ces mots soulignent une réalité qu’il est bon de nous approprier.

« Paix sur la terre aux hommes (êtres humain) que Dieu aime. »

Plusieurs d’entre nous ont lu le livre, ou vu le film, intitulé: THE SHACK (traduction française: ‘La Cabane’).
Une scène s’est imprimée dans ma mémoire – c’est celle où Mackenzie demande à Dieu:
« Y a-t-il des personnes que vous n’aimez pas? »
Après une courte pause de réflexion Dieu répond:
« Non, je ne pense pas, non vraiment, il n’existe pas une seule personne que je n’aime pas. »

Ces hommes et ces femmes que Dieu aime, mais… c’est NOUS-MÊMES, chacun/e de nous!
Pourquoi avons-nous tant de mal à le reconnaître, LUI et l’amour qu’il nous porte?

L’évangile de Luc donne aux bergers ce signe :
« Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
 
C’est là une image que nous aimons retrouver chaque année durant cette période de Noël:
un poupon enveloppé de langes…
Mais… se pourrait-il que le Dieu qu’il incarne est aussi, à nos yeux, ‘emmailloté’ –
‘emmailloté’ de nos idées fausses, de nos représentations qui sont plutôt une caricature de Lui…
Les expressions qui le décrivent sont parfois souvent bien imparfaites…

Nous n’osons pas nous en remettre à ce qu’il veut être:
un Dieu qui aime ses enfants aussi rebelles soient-ils/elles parfois!
Un Dieu qui s’est fait l’un de nous – c’est ce qu’il a choisi de devenir –
ce que nous célébrons à Noël.

Un Dieu qui aime chacun/e d’entre nous –
C’est aussi ce que nous célébrons à Noël –
si seulement nous sommes prêt/es à accepter jour après jour cette extraordinaire réalité!
 
« Une bonne nouvelle » s’il en est une!
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/nativity-of-the-lord-year-c-2021/ 

 

 

Source: Image: blogsbible.org   lionsgate.com    Pinterest

4è dimanche de l’Avent, année C – 2021

Certains textes de l’évangile nous sont si familiers que nous pouvons les répéter facilement.
Celui de ce dimanche qui nous présente la visite de Marie à sa cousine Élisabeth est l’un de ceux-là (Luc 1:30-45).
La conversation entre les deux femmes nous est bien connue.
Aujourd’hui, seulement les paroles de cette cousine réputée stérile et maintenant enceinte sont offertes à notre réflexion.

Après avoir salué Marie d’une manière assez exceptionnelle, Élisabeth se pose une question, à elle-même, autant qu’à Marie:
« D’où m’est-il donné … »
 
Dans le langage d’aujourd’hui, une femme dirait sans doute:
‘Comment une telle chose peut-elle m’être donnée,
qui peut me faire une telle faveur?’
 
Ce sont ces paroles qui retiennent mon attention.
Non seulement mon attention mais aussi mon intention –
celle de les répéter et de… m’émerveiller moi aussi!

En cette période de l’Avent, alors que nous nous préparons à célébrer de nouveau
la merveille extraordinaire de Dieu-devenu-l’un-de-nous,
il est bon de nous remémorer tant d’autres merveilles qui continuent de se réaliser dans notre propre vie.

Élisabeth était étonnée…
Peut-être nous faut-il réapprendre l’étonnement qui se transforme en émerveillement!…

Tant de choses belles et bonnes nous arrivent, imprévues, inattendues, et pourtant combien bénéfiques!
Trop souvent nous les recevons en tenant un peu pour acquis ce qui nous fait tant de bien!
Nous manquons d’un identifier la source et… d’en remercier leur auteur!

Avant de nous retirer pour le repos de la nuit, il serait bon de répéter la question d’Élisabeth:
« D’où m’est-il donné … »
et de visionner, avec émerveillement, ce qui tout au long de la journée nous a été une… visitation de Dieu.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-advent-year-c-2021/

Et dans une courte vidéo, Ghislaine Deslières nous partage ses pensées en ce 4è dimanche de l’Avent, année C: https://youtu.be/Rgi6z2MpJAM

 

Source: Image: Free Bible Images

3è dimanche de l’Avent, année C – 2021

Pousse des cris de joie…
Réjouis-toi de tout ton cœur! »
 
C’est le message que nous adresse le prophète Sophonie en ce 3è dimanche de l’Avent (Sophonie 3:14-18).

Je devine facilement qu’en lisant ces paroles, certain/es seront tenté/es de murmurer :
« La joie – ça ne se commande pas…
Il faut quand même avoir… de quoi se réjouir, non? »

Il est vrai que la joie ne se commande pas mais…
elle peut se recevoir!
Et elle nous est offerte par… Dieu lui-même.

Alors que nous nous préparons à commémorer sa venue chez nous dans la personne de son Fils,
nous savons déjà que son arrivée sera annoncée comme « une grande joie » (Luc 2:10).

Et le soir de son dernier repas avec ses apôtres avant sa Passion, c’est exactement le don que Jésus a fait:
« Que ma joie soit en vous, que votre joie soit parfaite » (Jean 15:11). 

Évidemment, on peut penser que tout cela date d’il y a longtemps, c’est certain.
Mais en écrivant aux Philippiens, l’apôtre Paul affirme pourtant:

« Soyez toujours dans la joie… le Seigneur est proche » (Ph.4:4-7).

Proche, vraiment?
Invisible mais proche.

Infiniment proche, bien qu’il semble loin, absent, intouchable.
Infiniment proche dans les situations les plus improbables.
Infiniment proche dans les événements les plus déconcertants.
Infiniment proche malgré le doute qui nous assaille alors que nous sommes la proie

des perturbations quotidiennes de notre vie,
des conflits renouvelés de notre société,
des traumatismes écologiques de notre planète…

La proximité constante, infaillible de Dieu… source inimaginable de JOIE!

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-advent-year-c-2021/

Et dans une courte vidéo, Ghislaine Deslières nous partage ses pensées en ce 3è dimanche de l’Avent, année C: https://youtu.be/bEtz8IfMSOA

 

Source: Images: Wikipedia    bible.com

2è dimanche de l’Avent, année C – 2021

Nous nous efforçons de plaire à Dieu, sans doute.
Il est vrai que nous faisons de notre mieux pour suivre le chemin que Jésus nous a montré.
Mais peut-être n’avons-nous pas toujours conscience que… Dieu s’efforce aussi de nous plaire!

Vous souriez mais, à ce sujet, le texte de la 1ère lecture a quelque chose d’étonnant (Baruch 5:1-9).
À Jérusalem, qui représente le peuple de Dieu, le prophète Baruch dit:

« Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère,
et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,
enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu,
mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. »

Un texte assez spécial!
Tout ce dont nous devons nous revêtir vient de Dieu!
Sa « parure de gloire, son manteau de justice et son diadème de gloire. »

Un peu comme des enfants qui désirent prouver à leurs parents qu’ils/elles sont capables de réussir,
nous croyons souvent qu’il faut réaliser nous-mêmes ce que Dieu désire accomplir en nous!

En cette période de l’Avent, il convient peut-être de nous poser quelques questions :

  • Sommes-nous prêt/es à dépendre de lui, ou tentons-nous de tout faire nous-mêmes?
  • Attendons-nous avec confiance son intervention, ou désirons nous faire les choses à notre façon?
  • Voulons-nous prouver quelque chose à Dieu, ou sommes-nous content/es de nous en remettre à ce qu’il est prêt à réaliser en nous?

Évidemment, nos efforts sont requis, notre bonne volonté doit se manifester au quotidien.
Mais le plus important est d’accepter de recevoir de Dieu tout ce dont il désire nous combler.

Et alors, nous assure Baruch: « Dieu a décidé » que nous cheminerions dans la SÉCURITÉ et qu’il nous conduirait dans la JOIE !

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-advent-year-c-2021/

Et dans une courte vidéo, Ghislaine Deslières nous partage ses pensées en ce 2è dimanche de l’Avent, année C:  https://youtu.be/jN7uIU0V9-E

 

Source: Images: Catechisme Emmanuel    Robe

1er dimanche de l’Avent, année C – 2021

On le répète souvent: notre corps exprime souvent nos sentiments profonds.
On pourrait dire que nos mimiques et nos gestes trahissent les sentiments qui nous habitent.
Notre interaction avec les gens et les événements auxquels nous sommes confrontés suscitent souvent des réactions physiques.
Par exemple, la peur et l’anxiété peuvent pousser quelqu’un à fuir, à se cacher, à dissimuler sa présence et ses activités.

Cette réalité se présente à mon esprit alors que je lis l’évangile de ce 1er dimanche de l’Avent (Luc 21:25-28,34-36).
Ce texte est une description littéralement apocalyptique –
c’est le style de langage utilisé dans la littérature juive pour décrire les événements de la fin du monde.
La nature et les créatures se soulèveront et menaceront les humains.

Il s’agit d’une menace qui fera que :
« Les nations seront affolées et désemparées…
 Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde. »
 
Menaçant, stupéfiant, effarant…
La réaction naturelle serait sans doute de se courber, de se jeter par terre comme foudroyé.
On veut fuir, se dérober au désastre qui menace.
Mais voilà que l’évangile nous dit:

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Ne pas craindre au point de démissionner.
Ne pas tenter de s’évader dans l’oubli ou la dépendance.
Ne pas fuir devant les événements menaçants.
Ne pas ignorer la réalité mais y faire face.
Ne pas se dérober alors qu’il faut résister.

Mais… comment y parvenir?
L’évangile l’indique clairement:

« Restez éveillés et priez en tout temps:
ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver,
et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » 

Se tenir debout, oui, devant Dieu lui-même puisque c’est lui qui est notre Rédemption qui approche!
  
 

Note: Dans une courte présentation vidéo, Ghislaine Deslières nous partage sa réflexion pour ce 1er dimanche de l’Avent à: https://youtu.be/lpkMLsxne3s

Et une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/1st-sunday-of-advent-year-c-2021/

 

Source: Images: ekklesia.pro    Dreamstime.com

34è dimanche de l’année B, Fête du Christ Roi – 2021

Dieu devient homme, né d’une femme de notre humanité.
De métier, il est charpentier-menuisier.
Il se présente comme un berger qui prend soin de son troupeau.
Il affirme être un serviteur et exige de ses disciples qu’ils le soient aussi.
Dieu-homme meurt sur une croix, condamné par ses compatriotes, exécuté par le pouvoir Romain.

Sa vie sur notre planète aura duré à peine trente-trois ans…
Trente années durant lesquelles il est à peine connu dans le village qui est le sien.
Puis, trois ans à cheminer sur les sentiers de son pays sans être reconnu pour ce qu’il est, pour qui il est.

Simon le Pharisien, notable Juif, l’invite à sa table.
Mais Jésus, lui, s’invite à la table de Zachée, le collecteur d’impôts que l’on qualifie de pécheur.
Simon ne daigne pas lui donner aucun signe de l’hospitalité traditionnelle.
Marie, la pécheresse le fait avec une abondance qui choque autant que sa présence dans cette salle de convives masculins.

Lui, qu’on nomme: ‘le Maître’, proclame que le Sabbat a été créé pour l’homme et non l’inverse.
Il défend ses apôtres qui ne jeûnent pas comme les disciples de Jean le Baptiste et qui ne se lavent pas les mains comme il le faut.
Il n’hésite pas à demander à boire à une étrangère dont la réputation d’une succession de conjoints est sans doute bien connue.

Il répond aux questions par ses questions à lui.
Il ne décourage pas son peuple de payer l’impôt à César, l’empereur païen au pouvoir.
Il ose prendre un fouet pour chasser du Temple ceux dont le commerce assure le rituel prescrit.
Ce Nazaréen affirme que trois jours lui suffiraient pour rebâtir le Temple dont la construction a exigé plus de quatre décennies.

Il ne réclame ni serviteurs ni soldats, il invite seulement des disciples qui gardent sa parole et qu’il considère comme mère, frères et sœurs.
Il ne ménage pas sa louange pour un Samaritain bienveillant,
un Centurion plus croyant que ses compatriotes
et une Cananéenne qui ose lui répondre sur le même ton.

Il demeure silencieux devant Hérode qui le considère comme magicien.
Mais il brise le silence pour mettre au défi le garde qui le frappe en l’accusant d’insulter le procureur.

Et à ce procureur, Pilate, qui solennellement lui demande (Jean 18:33-37):
« Alors, tu es roi? »
La réponse ne se fait pas attendre à lui qui se fait à la fois juge et juré:
« C’est toi qui dis que je suis roi. »

Si, un jour, dans notre vie, nous l’avons rencontré, LUI, et s’il nous a donné de le reconnaître,
oserions-nous lui poser la question?…
 
Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/34th-sunday-of-year-b-feast-of-christ-the-king-2021/
 

Source: Images: redeeminggod.com   IStock   www.turnbacktogod.com   Church of Jesus Christ    freebibleimages.org