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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

5è dimanche de Pâques, année C – 2022

La 1ère lecture de ce dimanche nous dit que « Dieu avait… ouvert aux nations la porte de la foi » (Actes 14:21-27).

Croire – on croit à certaines choses, bien sûr.
On croit aussi à certaines personnes et ce qu’elles affirment.

Croire – mettre sa confiance, se fier totalement, absolument… on le fait… parfois…
Mais, en fait, il n’y que Dieu qui puisse… l’exiger de nous.
Cela implique une sorte d’abandon, de remise de soi.

On dit que l’on croit en Dieu, on répète les mots qui le disent.
On se remémore les formules qui font l’objet de notre croyance.

Notre célébration dominicale nous invite à prier ensemble le Credo ­–
le résumé de cette réalité que nous retrouvons chez Dieu, en Dieu:
ce qu’il est: Père, Fils, Esprit,
ce qu’il a fait: sa Création de l’univers, de nous-mêmes, le salut qu’il nous offre, sa promesse de vie éternelle.

Aujourd’hui, ayant lu, écouté, médité le texte de la 2è lecture de ce dimanche (Apocalypse 21:1-5),
j’ose exprimer, d’une manière… inédite peut-être, ma foi en ce Dieu dont l’apôtre Jean nous parle:

Je crois en Dieu – Dieu avec nous, les humains;
je crois que Dieu demeure avec nous,
et que nous sommes son peuple,
et lui-même, Dieu avec nous, est notre Dieu.
Il essuiera toute larme de nos yeux,
et la mort ne sera plus,
et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. 

 
Y croire, c’est en vivre!… Un jour… maintenant déjà!

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-easter-year-c-2022/
 

Source: Image: Fotomelia

 

4è dimanche de Pâques, année C – 2022

Une station de télévision (dont je ne mentionnerai pas l’identité) présente un programme qui semble bien populaire… et pour cause!
Il s’agit d’une émission où les gens peuvent apporter à des experts en évaluation toutes sortes d’objets hétéroclites trouvés dans un grenier, ou lors d’un déménagement, et qui pourraient se révéler… un trésor!

Évidemment, la plupart du temps, ce n’est pas le cas.
Mais il arrive que l’une ou l’autre personne ait de la chance et se retrouve avec quelque chose d’une richesse insoupçonnée.

Cette émission me revient à l’esprit en lisant le texte de l’évangile de ce dimanche (Jean 10:27-30).
Le texte est court mais porteur, lui aussi, d’un message d’une richesse peut-être insoupçonnée!

Jésus parle de son troupeau, il décrit sa relation avec ses brebis, et il affirme:
« Je leur donne la vie éternelle. »

Il est à noter que le verbe est au temps présent, non pas au futur :
« Je leur donne… » maintenant, en ce moment même,
PAS dans un futur hypothétique mais présentement!

La vie éternelle – maintenant, déjà en ce jour et… pour toujours!
Et cette vie éternelle n’est nulle autre que celle du Christ ressuscité, celle-là même qu’il partage avec le Père.

Se pourrait-il que, pour plusieurs, ce soit un trésor… caché, bien enfoui quelque part dans les ‘articles de foi’ répétés à voix haute mais un trésor… que l’on ne s’est pas approprié?…
Serait-il possible que l’on n’ait pas répertorié cette richesse qui est nôtre – présentement – de la présence du Seigneur ressuscité qui partage notre quotidien au jour le jour?

Peut-être nous faut-il retourner là où sont remisés les ‘trésors’ que nous avons oubliés…
Pour y retrouver le plus précieux de tous: ‘Dieu-avec-nous’ et la vie qu’il nous offre, qu’il nous donne…
 
Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-easter-year-c-2022/

 

Source: Images: 80 Level    Chrétiens lifestyle

 

3è dimanche de Pâques, année C – 2022

Les gestes familiers qui en disent long…
C’est ce qui me vient à l’esprit en lisant le texte de l’évangile de ce dimanche (Jean 21:1-19).

Nous avons tous un répertoire de ces gestes familiers qui nous parlent d’une manière bien personnelle –
le regard de l’ado qui questionne discrètement…
le sourire du collègue qui souligne une taquinerie…
le visage triste du parent qui évoque le passé…
et combien d’autres de ces signes expriment ce que nous ressentons à un moment ou un autre.

  L’évangile d’aujourd’hui est tissé de tels gestes et paroles :

– Pierre – comme il l’a fait si souvent – prend l’initiative et annonce qu’il s’embarque pour la pêche…

– Alors que le groupe revient, Jésus sur le rivage les interpelle comme par le passé: « Les enfants… »

 

– Comme il l’avait fait auparavant, il leur dit de jeter le filet et celui-ci se remplit comme cela était déjà arrivé, un jour qu’on n’a pas oublié…

– « Le disciple que Jésus aimait » – qui d’autre ? – reconnaît l’homme sur le rivage: « C’est le Seigneur. »

– Comme il l’a fait lors du dernier repas de la Cène, Jésus leur offre la nourriture… et le texte précise : « Nul n’osait lui demander qui il était, ils savaient… »

– Et il y a ces trois questions, et les trois réponses évocatrices de part et d’autre… questions qui font écho à trois autres posées durant une nuit à jamais mémorable…

Des gestes évocateurs,
des gestes qui établissent la proximité,
des gestes qui créent la confiance réciproque…

Il y a bien longtemps, j’ai lu le texte d’un auteur spirituel qui affirmait qu’il est bon de se demander :
‘Où sont MES lieux de rencontre avec Dieu?’

  • Mon puit de Jacob où il m’offre l’eau qui jaillit en vie éternelle…
  • Ma montagne où je l’entends prononcer ses paroles de béatitudes…
  • Ce repas où il me défend devant des accusateurs bien-pensants…
  • Le chemin où je le suis pendant trois jours sans penser à la nourriture…
  • La journée inoubliable où il répète sa promesse qu’il vivra en moi et moi en lui…
  • Mes jours de deuil où il m’assure: ‘Celui/celle que tu aimes reviendra à la vie’…

Les ai-je oubliés ces lieux, ces gestes, ces paroles?…
Aujourd’hui, il m’est bon de les revoir en esprit, de les revisiter et… de revivre de cette Présence reconnue – 
celle du Seigneur Ressuscité.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-easter-year-c-2022/

 

Source: Images: Free Bible Images    Church of the Great God   YouTube

2è dimanche de Pâques, année C – 2022

Le dimanche de ceux qui sont présents et… de celui qui est absent –
c’est ce que le texte de l’évangile nous présente (Jean 20:19-31).
Le dimanche de ceux qui ont vu et ont cru et… de celui qui n’a pas pu voir et refuse de croire.

On est porté à réfléchir à cette scène et à en tirer un message approprié.
Personnellement, je m’attarde à ce que je nomme : ‘La béatitude manquante’!
Oui, celle qui ne fait pas partie de la liste des huit béatitudes que l’on connaît bien.
Celles que l’on retrouve dans le texte de Matthieu où Jésus proclame ‘Bienheureux’ huit groupes de personnes (Matthieu 5:3-9).

‘La béatitude manquante’ que nous offre le texte d’aujourd’hui affirme:
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

C’est la béatitude de tous ceux, toutes celles – de nous tous et toutes qui pouvons nous l’approprier…
si seulement nous en décidons ainsi…

La FOI… CROIRE… certain/es diront : ‘C’est toute une aventure!’
Oui, et quelle aventure!

À mes yeux, la foi est un cheminement, un ‘pas-à-pas’ quotidien…
Il est plutôt rare qu’il s’agisse d’un moment lumineux et exaltant comme ce fut le cas pour l’apôtre Paul.
Les chemins de Damas – comme celui de son expérience – ne sont pas la norme.

On observe plutôt un lent pèlerinage… on avance parfois allègrement, parfois péniblement…
On poursuivait le chemin et voilà qu’on s’arrête, on se questionne, on doute, on hésite…
Le parcours connaît de nouveaux départs, des détours…
On se résout à reprendre le chemin, et voilà que la joie s’empare de nous comme au premier jour…

Il y a les jours lumineux et les autres où le brouillard justement embrouille tout!
Les certitudes lentement acquises semblent avoir disparu…
Mais d’autres convictions, plus profondes encore, surgissent avec force!

Et soudain se révèle… une présence – celle de Celui qui marchait avec nous depuis le tout début –
le Seigneur Ressuscité.
C’est lui qui a guidé nos pas, inspiré notre marche et l’a conduite à ce moment de… reconnaissance,
qui est à la foi connaissance nouvelle et gratitude!

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-easter-year-c-2022/

 

Source: Images: pinterest.com    iStock

 

 

Dimanche de Pâques, année C – 2022

L’évangile de… la hâte!
C’est ainsi que je qualifie le texte de ce dimanche (Jean 20:1-9) – tout le monde s’empresse!

Marie-Madeleine part avant l’aube, il est dit clairement:
« de grand matin ; c’était encore les ténèbres. »
Elle se met en route pour se rendre à l’endroit où l’on a déposé le corps de Jésus.

En arrivant, elle trouve la pierre enlevée de l’entrée et le corps a disparu.
Sans tarder – je l’imagine, à la course – elle va trouver Pierre et Jean pour les informer.

Partageant sa hâte, ils partent sans délai et l’évangile précise :
« Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. »

On court, on s’empresse, on fait vite, on ne peut attendre…

En Afrique, on répète des paroles de sagesse qui affirment :
« Haraka, haraka, haina baraka. » (Swahili, Tanzania)
« La hâte n’apporte pas de bénédiction. »

Mais… il y a hâte et… hâte.
La hâte intense et empreinte d’anxiété,
la hâte inspirée par la crainte et générée par la compulsion,
cette crainte-là ne peut pas produire de résultat positif – pas de bénédiction!

Mais la hâte de Marie-Madeleine, de Pierre et de Jean –
la hâte d’une découverte, celle-là même qui débouche sur la rencontre…
Cette hâte est bénie, abondamment!
 
Elle peut conduire à la foi qui ouvre à…
 
   – L’intuition d’une découverte…
   – L’anticipation d’une rencontre…
   – La révélation d’une présence…

Cette présence peut demeurer invisible mais elle demeure bien réelle –
C’est celle de Jésus ressuscité à jamais présent avec nous
dans la réalité de notre quotidien… si prosaïque ou déconcertant soit-il!
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/easter-sunday-year-c-2022/

 

Source: Images: Grace of the Race    bliblique.blogspirit.com

Vendredi Saint, année C – 2022

Le Vendredi-Saint – la journée sans doute la plus difficile à vivre pour un croyant.

La contemplation d’un crucifié… on essaie de se mettre en sa présence mais…
De quelle présence parle-t-on?

Un homme – un être humain comme nous.
Oui… Non…
Un Homme – Dieu…

 « Défiguré
Méprisé
Abandonné
Frappé
Meurtri
Transpercé
Maltraité
Arrêté
Jugé
Supprimé
Frappé à mort
Broyé par la souffrance »

Ce sont les paroles mêmes du prophète Isaïe (Isaïe 52:13 – 53:12).
C’est ce qu’il vit, lui, l’Homme-Dieu, ce qu’on lui a fait, ce qu’il a voulu…
Pour nous…

Ce qu’on lui a fait et… ce qu’il s’est fait lui – il s’est soustrait à la divinité qui était sienne
pour se vêtir de notre humanité – en chair et en os dirait-on.
Il s’est dépouillé de lui-même…

« Ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. »
Découvrir ce que Dieu peut faire, jusqu’où Dieu peut aller pour nous ramener à lui…
« Qui aurait cru?… »
Qu’il irait jusque là… pour que NOUS obtenions guérison, pardon, libération.

Nos souffrances, il s’en est chargé,
nos douleurs, il les a portées.
Et la paix qui est nôtre, il en a payé le prix.

Les peintres, les sculpteurs, les poètes, les acteurs, les artistes de toutes descriptions essaient de traduire cette réalité…
L’Homme-Dieu l’a vécue… et aujourd’hui, en sa présence… avec lui… nous nous en souvenons…
 
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/good-friday-year-c-2022/

 

Source: Image: istockphotos.com   

Jeudi Saint, année C – 2022

Un jour comme un autre pour tant de gens…
Un jour comme nul autre… pour Lui… pour nous.

Jésus – DIEU: en tenue de service, à genoux devant les humains qu’il a créés.
Jésus – DIEU: dans un jardin, à genoux pour les humains qu’il vient sauver.

« Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jean 13:1-15).

DIEU à genoux – une attitude étonnante… choquante… inspirante?…

« C’est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

DIEU à genoux – nous invite à l’être nous aussi: un commandement étonnant… choquant… inspirant?

« Jésus aima les siens jusqu’au bout. »

Jusqu’à ce jour, ce commandement nous trouve en apprentissage –
l’apprentissage à sa manière de…
l’amour jusqu’au bout!

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/holy-thursday-year-c-2022/

 

Source: Images: Pinterest    LDS Living

 

Dimanche des Rameaux, année C – 2022

La réflexion qui suit porte sur l’évangile de l’entrée de Jésus à Jérusalem – le texte précédant la bénédiction des palmes.
Une méditation sur l’évangile de la Passion sera présentée le Vendredi-Saint.
 
Des pierres…
On peut en voir un peu partout, surtout dans les endroits isolés –
petits villages, sentiers étroits, collines escarpées, etc.
On le sait: les pierres… elles ne parlent pas, c’est évident!
Vraiment?

Dans le texte de l’évangile de ce dimanche, il semblerait que Jésus pense autrement! (Luc 19:28-40).
La scène nous est bien connue, celle que les différentes versions intitulent:
‘L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem’.
Jésus monté sur un ânon avance parmi la foule de gens venus à sa rencontre.
À son approche, ils crient de joie et l’accueillent comme le digne descendant de David.

C’en est trop pour les Scribes et les Pharisiens!
Ils ne peuvent supporter qu’on donne à l’Homme de Nazareth le nom qui convient au Messie et à lui seul!
Inutile pour eux de tenter d’intervenir, la foule ne les écoutera pas.

Alors, ils s’en prennent à Jésus en disant:
« Maître, réprimande tes disciples ! »

Et Jésus, sans hésitation leur répond :
« Je vous le dis: si eux se taisent, les pierres crieront. 

Une analogie, direz-vous.
Oui, mais si riche de sens et lourde d’évocation pour un peuple inspiré pas les écrits des prophètes.
 
Les chefs religieux, au cœur de pierre, ne comprennent pas – ne veulent pas comprendre –
qu’en Jésus, Dieu vient visiter son peuple.
Ils n’ont pas compris, ils n’ont pas accepté le message du prophète Ézéchiel qui, au nom de Dieu, avait promis:

« J’ôterai de votre corps le coeur de pierre,
et je vous donnerai un coeur de chair »  (Ézéchiel 36:26).
 
Les scribes et les Pharisiens sont endurcis dans leur refus d’accepter celui qui vient « au nom du Seigneur »,
comme le proclament ceux et celles qui entourent Jésus.

En nous attardant à contempler cette scène, la question peut nous interpeler…
Une question qui touche… les pierres et… les cœurs… qui ne devraient pas faire un!

Si, en ce jour, Jésus venait… ausculter nos cœurs, quel serait le diagnostic qui en résulterait?

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/palm-sunday-year-c-2022/

 

Source: Images: PIXNIO   Deseret News   Illinois Family Institute     

5è dimanche du Carême, année C – 2022

Un texte étonnant et interpellant que celui de l’évangile de ce dimanche (Jean 8:1-11).
Une réponse sous forme de… question!
Et cette réponse, elle était troublante, trop évocatrice pour les accusateurs de cette femme.
Mais combien libératrice pour elle qu’on avait jetée par terre avec mépris.

Eux connaissaient trop bien les écrits de la Loi de Moïse,
mais ils ignoraient tout de ce qui venait d’être écrit dans le sable…  
Un message trop personnel, sans doute, qui les fait quitter la scène sans délai.

Une scène tellement humaine et tellement… divine!
Elle présente notre besoin et notre faiblesse humaine.
Mais elle offre bien davantage.

Elle est tellement révélatrice du Dieu que Jésus vient nous faire connaître –
un Dieu de tendresse et de miséricorde,
un Dieu de compassion dont le pardon est toujours en attente de notre retour à lui.

La condamnation des hommes s’est dissipée.
De Jésus, de Dieu lui-même, demeure cette parole à jamais répétée depuis des siècles,
et désormais adressée à chacun/e en désir de proximité avec Dieu malgré des infidélité répétées:

« Femme… Personne ne t’a condamnée ? »
Moi non plus, je ne te condamne pas. »

L’écho des dernières paroles du texte se prolonge jusqu’à aujourd’hui –
un encouragement bien plus qu’un commandement:

« Va, et désormais ne pèche plus. »

Cet écho a dû demeurer à jamais au cœur de la femme sauvée par l’Homme de Nazareth…
Se pourrait-il que ce même écho vibre aussi en nous en ces jours qui sont nôtres?…
 

Note: Cette scène de l’évangile est présentée aussi dans la vidéo qui suit où Estelle Henry personnifie la Femme adultère que l’on retrouve à: https://youtu.be/84HkOBc2OZA

Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-lent-year-c-2022/

 

Source: Image: Mormon Women Stand

4è dimanche du Carême, année C – 2022

Des critiques venimeuses qui font jaillir une révélation merveilleuse!
C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’évangile de ce 4è dimanche du Carême (Luc 15:1-3,11-32).

Le texte commence avec ces mots :
« Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. »
 
Évidemment, les scribes et les Pharisiens présents à la même table ne voient pas cela d’un bon œil, c’est le moins qu’on puisse dire.
Ils ne cachent pas leur mécontentement et critiquent ouvertement l’attitude de Jésus qui partage le repas avec ces gens.

Jésus répond avec la parabole peut-être la mieux connue de l’évangile – celle de L’enfant prodigue.
Mais la révélation que Jésus donne est celle du PÈRE prodigue
un Père outrageusement généreux et miséricordieux!
Un Père que nous, les humains, n’aurions pas pu ‘inventer’!

En présentant les dieux, les mythes de l’antiquité décrivaient les déités toujours puissantes, perspicaces, parfois sages mais…
la miséricorde ne paraît pas dans la liste des attributs qu’on leur assigne.
Aux yeux des anciens – et de nos jours encore, peut-être – la miséricorde semble une faiblesse…
Quelqu’un de miséricordieux ne se laisse-t-il pas dominer pas une émotion, par la compassion envers ceux qui sont dans le besoin?

Le Père que Jésus présente est celui qui connaît, comprend, et compatit.
Il connaît le cœur même des êtres qu’il a créés.
Il comprend leurs limites, leurs faiblesses, leurs échecs.
Il soutient leurs efforts et se réjouit de constater leur bonne volonté et leur désir de lui plaire.

Et surtout, il les accueille – comme lui seul sait le faire – quand l’un/e ou l’autre revient à lui après des errances multiples… parfois prolongées.
Jésus décrit ce mouvement d’une manière touchante en disant:

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion;
il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. »

C’est le père qui prend l’initiative.
Les fugues des humains n’ont rien d’étrange aux yeux du Père et son pardon est toujours offert.
Un pardon d’une générosité inouïe qui anticipe nos confessions maladroites!

La parabole de L’enfant prodiguenous croyons la connaître
Mais nous sommes toujours en besoin de reconnaître le PÈRE prodigue!
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-c-2022/

 

Source: Images: Eating.with.sinners – WordPress.com   National Catholic Register