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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

17è dimanche de l’année C – 2019

Voir prier Jésus, ce devait être bien impressionnant… inspirant c’est certain.
Ça donnait justement l’inspiration de… faire comme lui!

C’est ce que l’évangile de ce dimanche montre (Lc.11:1-13) :
les apôtres ont observé Jésus prier et ils lui demandent de leur enseigner comment prier :

« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

Jésus répond à leur demande mais… il les initie –
non à la prière selon la méthode de Jean Baptiste –
il leur enseigne plutôt à prier comme lui-même le fait en disant ‘Notre Père’.

Et il nous apprend à l’appeler ainsi, nous aussi : PÈRE. 
 
Pas : ‘Dieu éternel et tout-puissant’.
Pas : ‘Seigneur des seigneurs’.
Pas : ‘Roi du ciel et de la terre’.
Pas : Dieu qui règne sur les chérubins et les séraphins.’

Mais bien tout simplement : ‘Père’, NOTRE PÈRE.
 
Jésus continue son enseignement selon son habitude, avec une parabole.
Et le message est… audacieux : il nous suggère, non, il nous enjoint d’oser IMPORTUNER Dieu!
Ne pas accepter d’excuses, ou de refus, de sa part.
Continuer à demander, à ‘quémander’, et même à marchander avec lui comme Abraham a osé le faire
(1ère lecture: Gn.18:20-32).
Audacieux, hardi, et certains qualifieraient cette attitude d’irrespectueuse.

Et pourtant c’est Jésus lui-même qui l’enseigne!

La semaine dernière, Marthe de Béthanie faisait des reproches à Jésus.
Aujourd’hui, Abraham marchande avec Dieu.

Et nous… avons-nous la même confiance audacieuse,
la conviction que se réalisera pour nous ce que Jésus promet :

« Quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira. »

 
Note : Voir aussi: https://image-i-nations.com/un-monument-exceptionnel-et-son-message/

Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/17th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Images : pattiburris.com   Freepik

16è dimanche de l’année C – 2019

Vous arrive-t-il de faire des reproches à… Dieu?
Si oui, vous êtes en bonne compagnie, comme le texte de l’Évangile de ce dimanche (Lc.10:38-42) nous le montre!

Nous y rencontrons Marthe de Béthanie qui s’adresse à Jésus en termes qui ne laissent aucun doute sur sa frustration : 

« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?

 
« Cela ne te fait rien… »
C’est assez direct et l’expression traduit clairement le mécontentement de Martha.
On détecte dans ses paroles une récrimination plutôt qu’une… supplication !

Et pourtant, Jésus ne s’en offusque pas.
Il prend Martha où elle se trouve pour l’amener où il désire qu’elle parvienne…

C’est exactement la méthode de Dieu – il vient nous rejoindre où nous sommes
pour nous conduire patiemment là où il désire que nous parvenions.
Parce que c’est précisément là que nous trouverons ce qui est le meilleur pour nous.

Il y a bien longtemps, quelqu’un m’a dit :
N’hésite pas à dire à Dieu tout ce que tu as sur le cœur – il peut le prendre !

Martha l’avait compris…

Note : Cette scène est bien représentée dans une vidéo à : https://youtu.be/YCgHIneOfNc
 
Et une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/16th-sunday-of-year-c-2019/
 

Source : Image : Wikipedia

15è dimanche de l’année C – 2019

J’intitulerais ainsi le texte de l’évangile de ce dimanche (Lc.10:25-37):
‘UNE HISTOIRE DE… QUESTIONS!’

Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
D’abord un docteur de la Loi, rien de moins, pose une question à Jésus –
une question des plus sérieuses car elle concerne la vie éternelle.
Mais c’est une question-piège, et Jésus en est bien conscient.

La réponse vient dans une histoire, une histoire de Jésus –
ces histoires avec un message que l’on nomme ‘paraboles’.
Une parabole qui réserve à ce docteur ce la Loi, une QUESTION,
elle aussi des plus importantes.

Les mots nous sont bien connus :
« Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
de l’homme tombé aux mains des bandits ? »

Nous sommes tous prêts à répondre :
‘Le Samaritain, évidemment.’

Mais c’est justement la réponse que le docteur de la Loi ne voulait pas donner,
la réponse qu’en bon Juif, il ne pouvait pas donner –
il se serait renier lui-même en faisant l’éloge d’un personnage méprisable à ses yeux.
L’évangéliste Jean nous l’a indiqué clairement :
« Les Juifs , en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains » (Jn.4:9))
 
Le docteur de la Loi choisit la formule qui ne le compromet pas –
une paraphrase impersonnelle : « Celui qui a fait preuve de pitié… »
 
Mais le texte ne se termine pas avec cette réponse, non.
La conclusion est donnée dans les paroles de Jésus :
« Va, et toi aussi, fais de même. »
 
Mais… faire quoi, au juste ?
Simplement ceci : Ne plus demander ‘Qui est mon prochain ?’
mais me faire, moi, le prochain de quiconque, sur ma route, est dans le besoin.
 
Un défi qui est tout aussi exigeant et oui, engageant, pour chacun et chacune de nous.
On ne peut s’y soustraire si… la question de la vie éternelle nous préoccupe le moindrement.

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème semblable en anglais à : https://image-i-nations.com/15th-sunday-of-year-c-2019/

  

Source : Image : Studiu-biblic.ro  

 

14è dimanche de l’année C – 2019

Avez-vous une image de… Dieu?
Non, pas ce que les gens appellent une ‘image pieuse’.
Pas non plus le chef-d’œuvre d’un artiste peintre ou d’un sculpteur célèbre.
Mais VOTRE image de Dieu – chacun, chacune, possède une telle image.

Ce n’est pas une illustration, ni une photo, évidemment.
C’est plutôt une… conception, le produit de notre imagination, oui, mais bien réelle.
Si on y pense bien ce ‘concept’ de Dieu inspire – souvent à notre insu – notre comportement.
Cette façon d’envisager Dieu influence – mystérieusement, pour le meilleur et pour le pire –
ce que nous pensons, ce que nous disons et comment nous agissons.

Alors, la question se pose : Quelle est VOTRE image de Dieu? 
Est-elle… LA VRAIE image de Dieu?
Vous vous demandez peut-être : ‘Existe-t-il une VRAIE image de Dieu?’

OUI, la plus vraie, la meilleure, la plus fidèle à ce qu’il est,
c’est celle que Jésus lui-même nous a donné au chapitre 15 de l’évangile de Luc –
le texte de l’enfant prodigue, ou son titre le plus approprié : le PÈRE prodigue.
C’est la description la plus adéquate – bien que nos mots humains ne le soient jamais – du Dieu de Jésus.

Mais déjà, dans l’Ancien Testament, nous trouvons certains textes qui nous donnent une idée de ce Dieu.
C’est le cas de la 1ère lecture de ce dimanche (Is.66:10-14).

 « Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai ».
 
Est-ce l’image que vous avez de Dieu ?
Un Dieu qui console, qui réconforte, qui encourage, qui apaise.

N’est-il pas vrai que, trop souvent la représentation de Dieu que nous conservons est bien différente.
Nous imaginons une Dieu sévère, exigeant, prêt à punir nos moindres infractions –
une image tout à fait à l’opposé de ce que Jésus nous a révélé de son Père et notre Père (Jn.20:17),
comme il nous l’a dit.

Alors, peut-être est-ce le jour – oui, aujourd’hui – où il nous est donné de…
changer notre image de Dieu !
                                                                         
Note : Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/14th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Image : Earth Harvest  

13è dimanche de l’année C – 2019

Les textes de l’évangile sont riches – riches de mots, riches de descriptions, riches d’évocations…
À un point tel que nous risquons souvent de manquer l’une ou l’autre de ces richesses
qui, à prime abord, semblent ordinaires.

Dans le texte d’aujourd’hui, l’évangéliste Luc mentionne (Lc.9:51-62) :
« Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. »

La détermination – une qualité assez exceptionnelle !
Et il en fallait à Jésus, et plus qu’un peu, pour monter à Jérusalem où l’attendait… sa Passion.

En y pensant bien, notre quotidien nous place souvent dans des situations
où nous avons besoin, nous aussi, d’une bonne dose de détermination !

DÉTERMINATION : se décider et se mettre à la tâche… et aller jusqu’au bout !
Choisir une façon d’agir, une ligne de conduite, une manière de procéder et, justement : procéder.
Ne ne pas rester à mi-chemin, ne pas abandonner, ne pas se laisser décourager.

On nous a promis : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Mt.24:13)
Vous pensez : ‘Sauvé… de quoi ?’
De tout ce qui nous empêche de devenir la personne que Dieu désire que nous devenions…
Et que son Esprit est prêt à façonner en nous… si nous lui permettons de le faire.

Il est bon de nous le rappeler alors que nous reprenons la longue lignée des dimanches ‘ordinaires’ –
la vie ordinaire, quoi !
Ayant célébré Pâques et les grandes fêtes qui complètent cette période liturgique,
nous en revenons au quotidien parfois bien ordinaire et un peu morne…

C’est maintenant qu’il nous faut de nous mettre en route avec détermination.

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/13th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Image : lds.org

Fête du Corps et du Sang du Christ, année C – 2019

‘Rester sur sa faim’ – l’expression nous est bien connue.
Un parent avisé devant l’enfant trop gourmand de chocolat l’empêche de satisfaire son caprice.
Les populations aux prises avec la famine doivent bien souvent se priver et rester sur leur faim.
La même attitude se retrouve chez ceux qui, chez nous, se voient obligés de dépendre de l’aide alimentaire…

Le début du texte de l’évangile d’aujourd’hui (Lc.9:11-17) nous porterait à croire que
les auditeurs et auditrices de Jésus devront en faire autant.
Les apôtres conseillent à Jésus de les renvoyer – purement et simplement – le problème sera ainsi résolu.
Un conseil bien vite changé en injonction par Jésus : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
 
J’imagine facilement la réaction des disciples : donner à manger à une telle foule!
On l’estime d’un coup d’œil à 5,000 hommes « sans compter les femmes et les enfants »,
nous assure l’évangéliste Matthieu! (Mt.14:21).

Dans son récit de la même scène, l’apôtre Jean ajoute un détail bien intéressant :
« Il dit cela pour le (Philippe) mettre à l’épreuve, car il sait déjà, lui, ce qu’il va faire. » (Jn.6:6)
 
Et le résultat est absolument inattendu, inédit, impensable :
« Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés. »
 
Ce jour-là personne n’est ‘resté sur sa faim’ ! 
En fait, ce qui est resté c’était justement 12 paniers de pains de trop !!

Et la méthode de Dieu, son attitude foncière dirait un psychologue, demeure la même :
avec lui, on ne reste jamais sur sa faim
quelle que soit notre faim : être compris/e, accepté/e, valorisé/e, pardonné/e – et quoi encore ?

Il veut et il peut nous rassasier, si seulement nous nous adressons à lui !

Avec lui, on n’est jamais en reste !

Note : Une courte présentation vidéo sur cette scène est offerte à : https://image-i-nations.com/les-anonymes-de-levangile-4e-episode/

           Et une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/feast-of-the-body-and-blood-of-christ-year-c-2019/

 

Source : Images : allenbrowne.blog   boydcarden.com

Fête de la Sainte Trinité, année C – 2019

Le Nouveau Testament ne mentionne pas ‘la Sainte Trinité’.
Il semblerait que ce vocable a été utilisé pour la première fois par Théophile d’Antioche vers l’an 180.
Ce n’est que durant le 4è siècle que ce terme a trouvé sa place définitive dans le vocabulaire chrétien.

Et avant cette période qu’en était-il de la Trinité?
Les premiers chrétiens avaient, tout comme nous, les paroles de Jésus –
paroles prononcées comme un testament, la veille de sa mort.

« Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. » (Jn.14:7)
 
Qui m’a vu a vu le Père… je suis dans le Père et le Père est en moi. » (Jn.14:9,11)
 
« Je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais, l’Esprit de Vérité. » (Jn.14:16-17)
 
« La parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. » (Jn.14:24)
 
« Le Paraclet, l’Esprit Saint que mon Père enverra en mon nom, lui vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jn.14:26)

« Quand il viendra, lui, l’Esprit de Vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière. » (Jn.16:13)
 
« C’est de mon bien qu’il recevra et il vous le dévoilera. Tout ce qu’a le Père est à moi. » (Jn,16:14-15)

« Je ne vous dis pas que j’interviendrai pour vous auprès du Père, car le Père lui-même vous aime… parce que vous croyez que je suis sorti d’auprès du Père et venu dans le monde. » (Jn.16:26-28)

Ajouter à ces textes… n’est- ce pas tenter d’exprimer l’inexprimable?…

On dit que, pour tenter de le ‘verbaliser’ saint Patrice (né vers la fin du 4è siècle, environ 385) évangélisateur de l’Irlande,  
a utilisé une feuille de trèfle à trois sections égales comme symbole de la Trinité : signifiant une nature unique en trois parties égales.
Notre langage humain – même théologique – demeure bien pauvre…

 

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème semblable en anglais à :  https://image-i-nations.com/feast-of-the-holy-trinity-year-c-2019/

 

Source : Image : asmimgato.pw

 

Fête de la Pentecôte, année C – 2019

On répète souvent avec conviction que : « Une image vaut mille mots. »
Je suis convaincue que la vue d’une scène peut en valoir… dix fois plus!
Le souvenir de celle-ci, imprimée dans ma mémoire depuis plusieurs années, en témoigne abondamment.

À une certaine période, j’ai demeuré dans le secteur d’une ville étrangère avec une forte présence juive. 
Un jour, dans un supermarché, je passais près de la section ‘kosher’ et j’ai vu un homme coiffé de la ‘kippa’et une petite fille à quelques mètres de lui.
Soudainement, la petite a crié : « Abba! Abba! » et a couru se jeter dans les bras de celui qu’elle nommait ainsi.

Était-elle effrayée?
Désirait-elle quelque chose?
Voulait-elle simplement se retrouver près de son père?
Je ne l’ai jamais su mais…

Jusqu’à ce jour, j’ose croire que c’est peut-être l’image de ce que nous devrions être… avec Dieu.
Et en cette fête de la Pentecôte, l’apôtre Paul (2è lecture : Rom.8:8-17) nous dit :

« Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils (et filles) ;
et c’est en lui que nous crions « 
Abba ! », c’est-à-dire : Père ! »

 
Et, pour nous en convaincre, Paul ajoute :
«C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit
que nous sommes enfants de Dieu. »

Que dire après cela ?
Simplement rendre grâce dans un émerveillement qui ne requiert nulle parole…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/feast-of-pentecost-year-c-2019/ 

Source : Image : youtube

 

Fête de l’Ascension, année C – 2019

En ce dimanche, nous célébrons la Fête de l’Ascension.
Dans la 1ère lecture, Luc, l’auteur du livre des Actes de Apôtres nous décrit ce qui s’est passé (Ac.1:1-11).
Ce qu’il nous livre est le souvenir que les Apôtres ont gardé de cet événement mémorable : le ‘départ’ de Jésus.

Durant les 40 jours qui avaient suivi sa résurrection, il y avait eu plusieurs ‘départs’,
mais Jésus revenait toujours à un moment donné, à un endroit où l’autre.
Mais cette fois, c’est différent – l’absence sera définitive.
Le texte dit :
 
« Une nuée vint le soustraire à leurs yeux… » 
 
Peut-on imaginer quelque chose de plus… frustrant!
Ne plus voir le Maître et comprendre que ce sera désormais leur situation :
les apôtres de Jésus devront faire face à… une absence?
NON. Un nouveau mode de présence.

Une présence qui ne dépend plus de la vision d’un corps matériel
mais qui se manifeste – infailliblement – à une foi qui résiste au doute et à l’incertitude,
une foi qui ne cède pas non plus à la tentation de chercher un chemin plus réconfortant –
celui d’une ‘visibilité’ qui satisfait notre besoin de voir, de toucher, de sentir.

Poursuivant ma réflexion, je me demande quelle est la nuée qui, dans mon quotidien,
m’empêche de discerner la présence de celui qui est toujours là…

  • mon aveuglement qui me conduit à poursuivre de fausses valeurs;
  • ma concentration obstinée sur moi-même, mes rêves, mes projets;
  • ma recherche égoïste de satisfaction immédiate;
  • mon impatience de constater les résultats de mes efforts.

En somme ma nuée personnelle, l’écran qui me cache Sa présence c’est mon manque de foi au fil des jours.

Pourtant, bien qu’invisible, sa présence est réelle et permanente.

  • Il est présent dans le réconfort d’une visite reçue.
  • Il est présent dans l’inspiration d’une lecture qui offre une nouvelle vision.
  • Il est présent dans la sérénité d’un paysage qui calme.
  • Il est présent dans le pardon donné et reçu.
  • Il est présent dans le silence qui m’apaise.
  • Il est présent dans le courage qui m’anime au matin d’une nouvelle journée.
  • Il est là dans la résilience qui me fait surmonter les obstacles sur ma route.
  • Il est présent… infailliblement…

L’ascension se révèle le moment privilégié pour apprendre à voir,
ou plutôt, apprendre à croire sans voir – croire d’une foi qui sait à qui elle se fie! (2 Tim.1:12).

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/the-feast-of-the-ascension-year-c-2019/

Source : Image : Pixnio

6è dimanche de Pâques, année C – 2019

Les gens disent souvent des choses surprenantes, parfois même déroutantes.
On peut questionner leurs propos, ou les ignorer, ou même s’en moquer.
Mais quand c’est l’un ou l’autre texte de la Bible qui nous est adressé,
alors d’ordinaire on prête attention et, idéalement, on y réfléchit.

Aujourd’hui, c’est une courte phrase de la 1ère lecture (Ac.15:1-2,22-29) qui m’interpelle.
Les Apôtres et les Anciens d’Antioche, en Syrie, écrivent aux chrétiens d’autres communautés et disent :

« L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé… »
 
« L’Esprit-Saint et nous-mêmes…
Une affirmation assez audacieuse! Peut-être…
Mais une affirmation qui révèle une prise de conscience de la présence de quelqu’un –
quelqu’un qui inspire et qui guide – l’Esprit Saint lui-même.

Vous pensez sans doute : Ce sont des paroles qui conviennent au Pape et aux évêques.
Vous vous dites que cette façon de parler est propre au ‘magistère’, autrement dit : à l’Église enseignante.
Vous ne faites pas erreur.
Mais faut-il exclure ‘les autres’ – tout un chacun, vous et moi?

Personnellement, je suis convaincue que chacun/e non seulement peut, mais devrait, s’approprier ces paroles.
Évidemment pas pour s’arroger le pouvoir de dire aux autres quoi faire, ou ne pas faire, mais…

  • avant de prendre des décisions,
  • avant de faire des choix,
  • avant de privilégier telle ou telle option,

j’ose croire qu’il est bon de consulter celui que le Père et Jésus nous ont envoyé comme Conseiller –
lui, l’Esprit-Saint.
Par la suite, ayant perçu son inspiration et l’ayant suivie, alors en toute vérité, on peut alors se dire à soi-même :
« L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé… »
 
Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-easter-year-c-2019/
 
 

Source : Image : Rembrandt de.wahooart.com