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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

3è dimanche du Carême, année B – 2021

Les lectures de chaque dimanche ont beaucoup à offrir pour notre réflexion.
Les textes de l’Ancien Testament et du Nouveau nous interpellent de différentes manières.

En ce 3è dimanche du Carême, ce qui retient mon attention ce n’est pas la scène présentant Jésus qui chasse les vendeurs du Temple.

Nul doute, il s’agit là d’une intervention qui suscite l’étonnement et possiblement un certain questionnement.
Les commentaires ne manquent pas dans les homélies et sur l’internet.

Mais ce à quoi je me suis attardée, ce sont les toutes dernières lignes de l’évangile (Jn.2:13-25).

« Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. »

(Lire : ‘dans l’être humain’, ou mieux encore : ‘dans chacun de nous’).
Dieu nous connaît!
Il connaît tout de nous, depuis toujours!
Il nous connaît, au plus intime, avant même que… nous nous reconnaissions!

Il y a des gens que cette pensée effraie et qui aimeraient pouvoir se soustraire au regard de Dieu.
Ces personnes croient que Dieu, connaissant leurs secrets les moins positifs, ne peut les accepter telles qu’elles sont et encore moins les aimer!

Et pourtant!
Pourtant, c’est plutôt encourageant que Dieu nous voie purement et simplement tels que nous sommes!
Soyons réalistes : quand nous découvrons en nous-mêmes quelque chose de négatif, Dieu en était conscient bien avant notre découverte!
Il patiente jusqu’à ce que nous en devenions conscients nous-mêmes.

Pourquoi craindre, ou cacher?
Pourquoi vivre dans le déni, ou pire, le désespoir?

Dieu comprend si bien nos efforts, même ceux que nous jugeons infructueux.
Il regarde toujours avec miséricorde notre cheminement boitilleux pour retourner vers lui.

Le carême est une période tout indiquée pour se remettre en route!
Et, bien sûr, Dieu est prêt à nous aider à faire quelque chose pour améliorer la situation, quelle qu’elle soit!

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-lent-year-b-2021/

  

Source: Images: Mohawk Nation News   Amazon.com

2è dimanche du Carême, année B – 2021

Il vous arrive peut-être, comme à moi, d’envier les apôtres de Jésus.
Ils avaient de la chance, il faut le dire.
Ils vivaient avec le Maître jour après jour et ils pouvaient écouter son enseignement sur toutes sortes de sujets.
Et, bien sûr, ils le voyaient opérer des miracles, des actions extraordinaires dont les gens s’émerveillaient.

Il arrivait, à certains moments à que les apôtres ne comprenaient pas ce que Jésus voulait dire ou pourquoi il agissait d’une certaine manière.
Mais, au moins, ils pouvaient voir et entendre et… poser des questions!
Pourtant, il semble qu’ils n’osaient pas toujours le faire.

Cela me paraît le cas dans le texte de l’évangile de ce dimanche (Mc.9:2-10).
Les deux dernières lignes ont retenu mon attention et suscité ma surprise.
 
« Ils (les apôtres) restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire. »

Jésus a pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils se sont rendus sur une montagne pour prier.
C’est là que, soudain, Jésus est transfiguré devant eux – tout un événement.
L’étonnement, la stupeur, s’emparent des trois compagnons de Jésus, ils sont absolument ébahis.
L’évangile précise même :

« Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. »
 
Quand cette vision bien spéciale se termine, Jésus enjoint à ses amis de n’en rien dire à personne
« avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
 
Ce commandement, car c’en est un, est bien mystérieux pour les apôtres.
Qu’est-ce que cela veut dire vraiment?
Ils ont vu, ils ont entendu, mais… ils ne comprennent pas… tout comme nous!
Pourtant… « Ils restèrent fermement attachés à cette parole. »
 
Et voilà où je me retrouve, ou plutôt… où je devrais me retrouver!
Faire confiance à Dieu même quand je n’y comprends rien de ses interventions.
De ses interventions ou… de son absence d’intervention.
Et, aussi… de sa méthode qui cause parfois chez moi aussi stupeur et frayeur.

Il est un Dieu si différent de ce que l’on croit que Dieu est… ou devrait être!
Il nous l’a dit depuis bien longtemps déjà :

« Vos pensées ne sont pas mes pensées

et mes voies ne sont pas vos voies, dit le Seigneur. » (Is.55:8)
 
Une leçon qui me laisse toujours en apprentissage.
Une attitude – la confiance absolue – que je dois toujours recommencer à faire mienne…
Et les occasions ne manquent pas… particulièrement en cette période de pandémie!

 

Note: Un blogue offre une réflexion sur la 1ère lecture où Dieu invite Abraham à compter les étoiles: https://image-i-nations.com/une-invitation-quon-ne-recoit-pas-tous-les-jours/

Et une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-lent-year-b-2021/

 

Source: Images: KnoWhys – Book of Mormon Central

1er dimanche du Carême, année B – 2021

Comme si Dieu avait besoin de… se souvenir!
Aussi étonnant que cela nous paraisse, c’est lui-même qui affirme dans la 1ère lecture (Gn.9:8-15):

« Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,
et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous. »

Dieu prononce ces paroles dans le contexte d’une alliance –
cette relation privilégiée qu’il veut avoir avec son peuple.

Les alliances entre nations nous sont bien connues:
les engagements des peuples concernés, leurs obligations respectives, leurs promesse d’assistance mutuelle, etc.
Mais une alliance entre une nation et… Dieu, ça c’est assez spécial.

Et Dieu étend cette relation particulière à toutes les créatures :
« Et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous:
les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre. »

C’était son plan au moment de la création –
Dieu voulait se donner des êtres avec qui il pourrait être en relation.
Nous ne le comprenons pas toujours, et nous l’oublions parfois.
Pourtant, nous osons dire à Dieu:

« Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas. » (Ps.25:4-9)

Peut-être faudrait-il changer la perspective, prendre un peu de recul et…
réaliser que c’est nous qui avons besoin de nous souvenir et de nous rappeler.
Nous rappeler cette invitation inouïe que Dieu nous offre.
Nous souvenir qu’il désire une relation de proximité, d’intimité avec nous, au fil des jours.

Cette période du Carême est un bon moment justement pour se rappeler et se souvenir…
 

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/1st-sunday-of-lent-year-b-2021/

 

Source: Image: all-free-download.com

6è dimanche de l’année B – 2021

Une auteure a publié un livre que je trouve plutôt original ! *
Le titre est encourageant et invitant, il nous assure: C’est (pas) si compliqué.
Et le sous-titre ajoute: ‘Mes astuces pour positiver le quotidien’.

L’auteure s’efforce de nous convaincre qu’il n’est pas si compliqué…
d’avoir un but, de sortir de sa zone de confort, de surmonter un échec, etc.

Au risque de vous étonner, voire même de vous stupéfier, j’ose adapter le concept
et j’affirme: C’est (pas) si compliqué d’être en relation avec Dieu !
N’allez surtout pas croire que je badine, au contraire, je suis très sérieuse.

Ma conviction a resurgi à la lecture de l’évangile de ce dimanche (Mc.1:40-45)
et ce texte confirme ma foi enracinée de longue date.

Remarquez le dialogue spontané de part et d’autre.
Un lépreux approche Jésus et lui dit:

« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha
et lui dit: « Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta. »

Pas compliqué, la simplicité même – c’est comme si… cela allait de soi!
Une demande audacieuse qui reçoit une réponse extraordinaire – sans délai, sans hésitation.
Comme s’il ne pouvait pas en être autrement.

Dans la 2è lecture (1 Co.10:31 – 11 :1), alors qu’il écrit aux chrétiens de Corinthe, saint Paul leur dit:
« Tout ce que vous faites:
manger, boire, ou toute autre action,
faites-le pour la gloire de Dieu. »

La relation a Dieu s’inscrit justement dans tout ce que nous faisons, si ordinaire que cela puisse paraître.
C’est PAS si compliqué, vraiment !
 
Il s’agit tout simplement… d’essayer et… de continuer d’essayer…
Il fera SA part!

* Lorie Pester C’est (pas) si compliqué

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: Berean Baptist Church

5è dimanche de l’année B – 2021

Je venais de lire la 1ère lecture de ce dimanche (Jb 7:1-4,6-7) et, soudain, je me suis exclamée :
Mais on pourrait donner à ce texte le titre de :
‘Lamentation en temps de pandémie’.

  Évidemment, Job qui exprime sa douleur et son amertume ne vit pas en période de pandémie.
Mais il connaît une souffrance et un désespoir que certains de nos contemporains reconnaîtraient facilement.
Il se plaint sur son sort d’une manière qui le fait proche de nous.

« Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée…
Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre,
comme le manœuvre qui attend sa paye.
Depuis des mois, je ne compte que des nuits de souffrance.
À peine couché, je me dis: “Quand pourrai-je me lever ?”
Je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. »

Ce que la pandémie de Covid-19 impose comme fardeau à tant de gens suscite beaucoup de compassion.
Certains d’entre eux se disent qu’ils n’en peuvent plus.
Ils et elles se sentent à bout, à court de ressources, physiques, psychologiques et financières, bien souvent.
Ces personnes, en proie au découragement, avouent ne plus savoir où se tourner pour trouver un peu de réconfort.

Les dernières lignes de cette 1ère lecture peuvent leur être une inspiration :

« Souviens-toi, Seigneur: ma vie n’est qu’un souffle,
mes yeux ne verront plus le bonheur. »

 
Et, selon moi, le Seigneur est un Dieu qui se souvient… et qui prend pitié :

« Le Seigneur se souvient de nous: il bénira ! » (Ps.115:12)
« Proche est le Seigneur des cœurs brisés, il sauve les esprits abattus. » (Ps.34:19)

 

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: Bible Study

4è dimanche de l’année B – 2021

Je ne connais pas de Chrétiens – et même bien d’autres personnes – qui ne désirent pas… voir Dieu!
Le Créateur, l’Infiniment Grand et Tout-Puissant, celui qui est considéré comme L’Être suprême.
En général, les gens qui reconnaissent son existence voudraient bien le voir, ou du moins entendre sa voix.

Étrangement, le texte de la 1ère lecture de ce dimanche nous présente une attitude tout à fait opposée (Dt.18:15-20).
On y rencontre Moïse qui, parlant à son peuple, leur dit :

« Au mont Horeb, le jour de l’assemblée, vous disiez :
“Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu
. »

 
La raison est bien claire: le peuple de Dieu a peur de lui.
Ils ont fait l’expérience de manifestations naturelles telles que tonnerre, éclairs, tremblement de terre,
qu’ils ont interprétés comme des signes de la colère de Dieu.

Ils disent donc à Moïse:
« Je ne veux plus voir cette grande flamme,
je ne veux pas mourir ! »

Cet événement prend place plusieurs siècles avant la venue de Jésus sur notre terre.
Nous sommes encore bien loin de la révélation du Dieu-Père que fera Jésus.
Mais je me demande avec une certaine… inquiétude:
‘N’y a-t-il pas de nombreux chrétiens qui, eux aussi, ont peur de Dieu?’
Des croyants qui craignent Dieu le considérant comme lointain et facilement irritable?

Il semblerait que ces personnes croient leurs manquements – petits et grands –
plus grands que la miséricorde de Dieu…
Ce Dieu dont Jésus lui-même a affirmé:

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn.3:16-17)

Y croyons-nous vraiment?
Ou, évoluons-nous encore dans l’univers du temps de Moïse?

 

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: Art and the Bible   pinterest.com

3è dimanche de l’année B – 2021

En lisant les textes de la Bible, chacun et chacune se sent interpelé/e par une phrase, une image.
Parfois même un seul mot retient l’attention.

C’est le cas pour moi en ce dimanche.

« Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu » (Jon.3:1-5,10).

« Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

 

« Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,
qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. »

(Mc.1:14-20).

 

Ce qui me frappe dans ces lignes c’est le sentiment… d’urgence.
Il semble que chaque personne se sent presque… obligée d’agir, d’agir sur le champ.

À la prédication de Jonas, les gens de la ville de Ninive se convertissent sans plus attendre.
À l’appel de Jésus, les pêcheurs dans leur barque, Simon et André, répondent sans délai.
À la vue de leurs compagnons, Jacques et Jean réparant leurs filets, cette fois c’est Jésus qui intervient instantanément.

Réaction spontanée? Impulsion subite? Inspiration convaincante?
Un peu de tout cela, possiblement.
Le résultat est que tous répondent en prenant une décision qui changera leur vie.

Nous n’en sommes qu’à la troisième semaine d’une année encore assez nouvelle.
Les ‘bonnes résolutions’ du Nouvel An ne sont pas encore très éloignées.
L’inspiration qui les a suscitées est-elle encore présente?
L’urgence qui les motivait est-elle encore pressante?
 

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-year-b-2021/
  

Source: Images: Bible Study   Asbury Church   joyfulheart.com

2è dimanche de l’année B – 2021

Nous attribuons à Dieu bien des qualités.
On nous a répété qu’il est grand et tout-puissant; il connaît tout et peut accomplir toutes choses.
On enseigne qu’il est miséricordieux et toujours prêt à pardonner.

Mais avez-vous déjà lu, ou entendu, que Dieu est… persévérant ?!
C’est ce qui m’est venu à l’esprit en lisant la 1ère lecture de ce dimanche (1 Sam.3:3-10,19).
Ce texte qui rapporte comment Dieu a appelé le jeune Samuel en est un exemple évident.
Ce n’est pas une, ou même deux fois, que Dieu appelle le jeune en le tirant de son sommeil, mais bien trois fois.

Tout d’abord, Samuel n’identifie pas celui qui parle – il croit qu’Éli, le prophète, est celui qui l’appelle.
Même Éli n’identifie pas tout de suite que c’est Dieu qui appelle le jeune homme.
Ce n’est qu’à sa 3è tentative que Dieu sera enfin reconnu comme celui qui parle.

L’auteur du récit précise :
« Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur,
et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. »

Je me détourne d’Éli et de Samuel pour me regarder moi-même.
Je porte attention à ce que je vis, jour après jour, et il semble qu’avec moi aussi Dieu doit se montrer… persévérant!
 
Est-ce que je sais reconnaître sa voix?
Ai-je appris, d’expérience, à l’identifier… cette voix différente de toutes les autres –
celle-là même qui parle au plus intime de nous-mêmes?
L’accent de Dieu m’est-il familier – un accent ‘divin’, oui, mais aussi combien humain!

Au fait, peut-être dois-je me demander si j’ai déjà osé lui dire :
« Parle, ton serviteur écoute. »
 
Serait-il possible que je craigne ce que j’entendrai – ce qu’il exprimera comme étant son désir, son projet pour ma vie…
Ou, suis-je trop occupé/e avec mes propres activités et les projets qui m’accaparent… je n’ai pas le temps –
le temps de me mettre à l’écoute de Dieu?…

Des questions pertinentes au début d’une nouvelles année…
Et en période de pandémie, le temps ne manque pas pour y réfléchir…

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-year-b-2021/

  

Source: Image: Bible Encyclopedia

Baptême du Seigneur, année B – 2021

Parmi nous, les humains, les gestes peuvent avoir un sens particulier.
Il y a les réactions spontanées facilement comprises:
un clin d’œil, une main tendue, un sourire encourageant.
Un froncement de sourcis peut exprimer le doute ou la colère.
Les pleurs expriment la douleur, ou… une très grande joie!

Mais il y a aussi des gestes qui deviennent une attitude.
Ils expriment une prise de position, ils ont la forme d’une manifestation pour ou contre quelque chose.
L’actualité récente nous en a présenté particulièrement deux.

D’abord, chez nous, celle des gens qui se rassemblaient pour exprimer leur gratitude pendant la pandémie.
On voyait des personnes chanter pour démontrer leur appréciation à ceux et celles qu’on nommait les héros et héroïnes, ou pour encourager ceux qui souffraient de l’isolement.

L’autre manifestation qui a pris, elle aussi, une figure mondiale fut celle qui a suivi la mort tragique de l’Afro-américain, George Floyd.
On voulait démontrer sa solidarité avec ceux/celles dont la dignité est bafouée; on s’affichait clairement contre toute forme de racisme.

Ces images me sont revenues à l’esprit à la lecture du texte de l’évangile d’aujourd’hui (Mc.1:7-11).
On y voit Jésus baptisé par Jean le Baptiste – la scène est connue mais le sens l’est peut-être moins.
Personnellement, je découvre là précisément un geste symbolique.
Je perçois chez Jésus une attitude dont la signification révèle un message particulier.

Nous avons, ces jours derniers, célébrer la Nativité de Jésus, ce que les théologiens nomment le mystère de l’Incarnation.
L’Incarnation c’est Jésus qui devient un être humain, il devient l’un de nous.
Sa naissance ressemble à celle de tout nouveau-né qui a vu le jour au sein de notre humanité.
Autrement dit: À Bethléhem, on contemple Jésus devenu un membre de la famille humaine.

Et la Fête d’aujourd’hui – celle du Baptême de Jésus – répète le même message:
Jésus est devenu un membre de la famille humaine.
Il se fait solidaire de ce que nous sommes et de ce que nous vivons.

Bien des gens venaient se faire baptiser par Jean pour démontrer leur désir de revenir à Dieu.
Ils et elles exprimaient leur décision de répondre à ce que Dieu demandait de son peuple.
Ces gens voulaient désormais être fidèles au plan de Dieu pour eux.

Jésus est le Fils de Dieu par excellence, évidemment il n’a pas à revenir à Dieu.
Mais il se fait solidaire avec toutes ces personnes qui trouveront en lui le chemin vers Dieu.

Jésus est vraiment l’un de nous – il marche avec nous, il nous guide, il nous soutien.
Il nous donne courage et réconfort quand le chemin nous semble trop long et trop dur.
Il n’oblige pas mais il interpelle, il ne force pas mais il invite.
Il laisse libre mais il offre les défis qui feront de nous ce que Dieu attend de nous…

Il sait ce que cela demande de nous…
Il a connu d’expérience les longues routes et les expériences crucifiantes…
Il demeure le compagnon permanent de nos cheminements.
 
Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/baptism-of-the-lord-year-b-2021/

Source: Images: Pinterest   UBM News

Fête de l’Épiphanie, année B – 2021

« La Fête de Rois, » dit-on et, après un moment de silence une question surgit:
« Est-ce bien vrai, cette histoire-là? 
Est-ce que ce n’est pas une légende, tout simplement?»

Et d’autres questions s’ajoutent à la première:
« Les choses se sont-elles passées vraiment comme on le raconte?
Et, il y avait bien trois Rois, pas quatre?
On dit que c’était ‘des Mages’, des gens qui étudiaient les étoiles, vous croyez à tout cela? »
vous demande-t-on?

Plusieurs affirmeront avec conviction qu’il s’agit là d’un conte pour les enfants,
libre à vous d’y croire si cela a un sens pour vous.

Voilà ce qu’il fallait considérer depuis le début:
le sens de ce que l’on présente comme un événement.

L’apparition d’une étoile,
la recherche,
la quête d’information,
la découverte d’un nouveau-né,
l’offrande de trésors –

tous ces éléments doivent être perçus et reçus comme des symboles –
des symboles dont la signification se manifeste à quiconque est prêt à s’ouvrir à une révélation –
la révélations que:

Dieu éclaire ceux/celles qui le cherchent,
il guide leur marche et leur désir de le connaître,
il se manifeste à eux
il accepte ce qu’ils/elles offrent – pour Lui toute offrande est un trésor
et lui-même se donne alors à chacun/e – quelles que soient leur origine, nationalité, langue ou situation.

Un conte? Il n’y en a pas de plus vrai!
Une légende? Nulle n’est plus signifiante!

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-the-epiphany-year-b-2021/

 

Source : Image : Vector4free