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Fête de la Sainte Trinité, année B – 2021

Inutile de chercher: on ne trouve pas la ‘Sainte Trinité’ dans la Bible –
on ne trouve pas, précisons-le, ce vocable ou ce titre pour identifier Dieu.
Mais Jésus nous en a définitivement fait la révélation dans l’évangile.
L’évangile de Jean, et tout particulièrement les paroles de Jésus durant le dernier repas qu’il a partagé avec ses apôtres, nous présentent le Père et l’Esprit avec qui Jésus affirme ne faire qu’un.

C’est le Pape Jean XXll (1316-1334) qui a institué cette Fête pour toute la chrétienté et, en 1911, Le Pape Pie X en a fait une fête encore plus solennelle pour l’Église entière.

Mais cette fête souligne quoi exactement?
Que voulons-nous célébrer précisément en fixant notre regard –
l’attention de notre esprit et la dévotion de notre cœur sur la TRINITÉ.

Les théologien/nes et les exégètes ont chacun/e leur manière d’approcher cette réalité.
Pour ma part, je dirais que cette fête nous aide à réaliser que notre Dieu est un Dieu de relation.
Un Dieu de relation en lui-même et un Dieu qui nous invite à partager cette relation.

Un Dieu qui nous rejoint avec la tendresse d’un Père – le meilleur des pères que nous puissions imaginer!
Un Dieu qui a partagé notre humanité – et continue de le faire – et nous accompagne comme un Frère et un Ami sans pareil, lui le Fils du Père.
Et un Dieu qui se fait notre Conseiller et notre Défenseur en toutes situations, lui l’Esprit du Père et du Fils qui nous attire à eux, les Trois.

De nombreux textes, des thèses variées, des volumes multiples disent et redisent cela de bien des manières.
Mais cette réalité e x t r a o r d i n a i r e nous est révélée par LUI, par EUX, en nous faisant y participer…
si nous osons y croire!

 

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/feast-of-pentecost-year-b-2021-2/

 

Source: Image: Toi suis moi

 

 

6è dimanche de Pâques, année B – 2021

Comprendre et… ne pas comprendre…
C’est une réalité dont plusieurs d’entre nous faisons l’expérience bien souvent.

Je pense à la situation de quelqu’un qui lit un texte et qui s’arrête soudain et avoue :
« Je comprends bien chacun des mots mais… la signification… je n’y comprends rien! »

Il se peut aussi que l’on pense comprendre le sens du texte mais sa profondeur et sa richesse nous échappent.

 

Cette réflexion m’est venue à l’esprit en lisant l’évangile de ce dimanche
(Jn.15:9-17).

Ces versets font partie des paroles que Jésus adressait à ses apôtres lors du dernier repas qu’il prenait avec eux avant sa passion et sa mort.

Ce qu’il leur dit est absolument… e x t r a o r d i n a i r e – littéralement!

 

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. »
 
« Si vous gardez mes commandements… comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père… »
 
« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

« Je ne vous appelle plus serviteurs… je vous appelle mes amis. »
 
« Tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. »
 
« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »
 
Le vocabulaire est simple, la syntaxe et la grammaire ne posent pas de difficulté, et pourtant…
La réalité exprimée est tout à fait stupéfiante!

Être aimé/e comme Jésus l’est de son Père! – Le croyons nous?…
Garder ses commandements comme Jésus l’a fait! – Avons-nous tenté de le faire?
Jouir d’une joie parfaite! – Est-ce possible?
Ne pas être serviteurs mais amis! – Le réalisons-nous?
Connaître les ‘secrets’ du Père et de Jésus! – Peut-on seulement l’imaginer?
Être assuré/e que nos demandes seront exaucées! – Vraiment?
 
Réalité vieille de 2,000 ans…
Richesse vieille de 2,000 ans…
Toujours en attente de devenir vraiment vraie pour moi…    

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-easter-year-b-2021/

 

Source: Image: Daily Manna

 

 

5è dimanche de Pâques, année B – 2021

Depuis les temps anciens, on reconnaît chez les humains le désir de rejoindre L’Être Suprême.
Ce désir s’exprimait par des rites et des pratiques particulières pour entrer en contact avec la divinité.
On lui attribuait des qualités et des pouvoirs de toutes sortes.
On s’en remettait à lui (la plupart du temps au masculin…) pour protection et guérison, soutien et succès.

Les siècles se succédant, ce désir s’est généralisé parmi les peuples qui habitaient désormais différentes régions.
Chaque tribu avait son dieu, ou ses dieux, qu’on invoquait dans des circonstances précises avec paroles et gestes précis.

Qui aurait pu soupçonner que ce désir était le pâle reflet du… désir de Dieu lui-même ?!
C’est pourtant la réalité et depuis longtemps déjà.

L’auteur du livre du Deutéronome disait :
« Elle est tout près de toi, cette Parole,
elle est dans ta bouche et dans ton cœur,
afin que tu la mettes en pratique.   (Deutéronome 30:14)

Mais nous sommes lents à comprendre et plus lents encore à croire.
Croire ces choses extraordinaires que Dieu veut pour nous.
Et non seulement les désire-t-il mais il les réalise.

C’est ce que la venue de Jésus parmi nous a rendu visible:
Dieu lui-même est venu chez nous.
Il est venu chez nous comme l’un de nous – si proche, si accessible, si réel – toujours présent.

Et il nous révèle et nous redit le désir – dirais-je le ‘rêve’ de Dieu – quand il nous dit
dans l’évangile de ce dimanche (Jn.15:1-8):
« Demeurez en moi, comme moi en vous. »

Et il insiste:
« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit. »

Il ajoute encore :
« Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »

Lorsque nous répétons quelque chose trois fois, c’est que cela est important pour nous.
Si Jésus fait de même, assurément cela est vraiment important pour lui… et pour son Père!
Et pour nous alors?…
  

Note: Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-easter-year-b-2021/

 

Source: Image: vasedargile – Centerblog

 

 

1er dimanche de l’Avent, année B – 2020

Si on vous demandait comment on doit approcher Dieu, vous répondriez sans doute avec respect, en étant conscient de sa majesté.
D’autres affirmeraient qu’il faut se présenter devant lui avec humilité, reconnaissant notre indignité.
D’autres encore mentionneront que louange et gratitude sont l’attitude première de quiconque se met en prière.
Certains diront qu’il est essentiel de venir à Dieu avec foi et confiance.

Personne ne mentionnerait donc qu’on peut l’approcher avec… audace!
C’est pourtant ce que les prophètes ont osé faire.
La 1ère lecture de ce dimanche l’illustre clairement dès le début (Is.63:16-17,19; 64:2-7):

« Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ?
Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ?
Reviens, à cause de tes serviteurs. »

Étonnant vraiment!
Le prophète Isaïe se plaint à Dieu – c’est presque… une accusation – qu’il les abandonne à leur errance.
Il questionne l’attitude de Dieu qui semble permettre leur dureté de cœur !
Il ose demander à Dieu de ‘revenir’ alors qu’on sait bien que la conversion doit être… nôtre!
C’est bien le sens de la conversion, revenir à Dieu!

J’aime cette audace du prophète qui est en si bons termes avec Dieu qu’il peut lui parler ainsi.
Il peut oser PRIER ainsi!

Approcher Dieu avec respect et humilité, certainement.
Venir à lui avec louange et confiance, évidemment.
Mais aussi oser avoir avec lui une relation dans laquelle est présente l’audace confiante d’un enfant
avec son père – un père dont il n’a jamais fini de découvrir la tendresse inouïe.
 
«C’est toi, Seigneur, notre père, » rappelle à Dieu son prophète audacieux.
Tout est là!

 

Note: Une vidéo sur les thèmes de ce dimanche est disponible à : https://youtu.be/lQnK0YDmLTw

Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/1st-sunday-of-advent-year-b-2020/

 

Source: Images : Depositphotos   DNA India   MpumalangaNewshorn   toutinfos.centerblog.net

Fête de la Pentecôte, année A – 2020

En ce dimanche de la Pentecôte, la 1ère ligne de la 2è lecture (1 Co.12:3-7,12-13) nous dit,
mieux encore, le texte nous avertit :

« Personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur »
sinon dans l’Esprit Saint. »

Comment exprimer l’inexprimable?
Par définition, ce n’est pas possible.
Comment parler… de Dieu, oui, DIEU?
Et comment parler… à Dieu?

Les humains que nous sommes ne peuvent que balbutier.
Mais un humain parmi nous – Emmanuel, l’Homme-Dieu – a bien su le faire.
Il a nommé Dieu de son vrai nom : ‘Père’, avec l’accent unique qui était le sien.

Et il nous rend capable de le faire nous aussi.
Il le fait en nous donnant – et sans réserve – SON Esprit.

En écrivant aux premiers chrétiens de Rome, l’apôtre Paul les assure:

« L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut.
L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. » (Rom.8:26)
 
Et si c’était cela le secret de la Pentecôte… permettre à Dieu d’être Dieu en nous?
La SAGESSE de la Pentecôte, l’Esprit de Dieu –
Dieu avec nous, Dien en nous, Dieu pour nous…

Un secret à découvrir… une sagesse à s’approprier…

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/feast-of-pentecost-year-a-2020/

 

Source: Image: Pxfuel

5è dimanche de Pâques, année A – 2020

À la lecture d’un texte de l’évangile, il vous arrive peut-être, comme à plusieurs,
en notant une opinion ou une question de quelqu’un dans l’entourage de Jésus,
de vous dire à vous même: ‘J’aurais dit la même chose! J’aurais posé la même question!’

C’est bien normal: les gens du temps de Jésus, les apôtres eux-mêmes, étaient différents de nous,
mais ils /elles partageaient bien des caractéristiques de notre humanité!

La scène de l’évangile de ce dimanche nous les présentent (Jn.14:1-12)
partageant avec Jésus le repas de la pâque juive.
L’occasion semble plus solennelle que d’ordinaire, Jésus paraît triste…
Il parle longuement, il dit des choses qui, à certains moments, leur paraissent bien mystérieuses.

Il faut se rappeler que ces disciples de Jésus n’étaient pas des maîtres en théologie,
pas d’exégètes parmi eux, ou de professeurs de doctrine,
mais des gens du peuple, remplis de bonne volonté, fidèles à suivre Jésus,
mais souvent perplexes en entendant ses propos.
L’évangile le mentionne à plusieurs reprises: ils voulaient souvent l’interroger
n’ayant pas compris ce qu’il voulait dire à un moment ou l’autre (Mc.4:13;

Mc.9:32; Lc.8:9; Jn.16:19).

Et voilà que pendant ce dernier repas avant sa Passion,
Jésus parle à plusieurs reprises du Père, de SON Père.
Dans l’une des traductions des chapîtres 13 à 16 de l’évangile de Jean (Bible de Jérusalem),
Jésus répète le mot ‘Père’ 45 fois!
Et le chapitre 17 est le texte de la prière de Jésus à son Père.

Dieu: Yahweh/Jéhovah-l’Éternel, Elohim-Créateur, Adonai-Seigneur éternel,
tous ces titres étaient des noms familiers aux apôtres mais… Père ?

Messager de Dieu, le prophète Osée avait dit en son nom:
“Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’appelai mon fils hors d’Égypte.” (Osée 11:1)
Mais Jésus parle de Dieu-Père avec un accent nouveau, il mentionne ce nom avec un tel respect…

Philippe parle sûrement au nom de tous les apôtres – et possiblement du nôtre aussi – en disant:
Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit.

Ces paroles lui obtiennent une réponse bien énigmatique de la part de Jésus:
Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !”

“Je suis dans le Père et le Père est en moi.”
Mystère? Oui, celui d’une identité partagée, d’une intimité unique.

Philippe a-t-il compris? Seul LE FILS peut vraiment comprendre…
Et nous? Nous sommes invité/es à en vivre dans la foi: PÈRE!

Note: Une courte vidéo offre une réflexion sur un autre aspect de ce texte de l’évangile à: https://youtu.be/Pw2twpSRmt8
Et une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-easter-year-a-2020/

 

Source: Image: Pinterest

24è dimanche de l’année C – 2019

Certaines personnes n’aiment pas qu’on leur répète quelque chose une 2è fois et, encore moins, une 3è fois!
C’est pourtant ce que Jésus fait dans l’évangile d’aujourd’hui (Lc.15:1-32).
Il répète son message à trois reprises – avec des variantes, certes, mais c’est le même message!

Dans le groupe devant lui, il se trouve sans doute bien des hommes et plusieurs sont des bergers.  
Jésus s’adresse d’abord à eux.
Il leur parle d’un berger qui a perdu l’une de ses bêtes et qui la cherche jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée (Lc.15:4-7).
Une brebis était une possession précieuse en ce temps-là.

 

Mais des femmes étaient aussi présentes dans son auditoire. 
C’est à elles que Jésus parle de la femme qui a perdu une pièce de monnaie.
Perdre une partie de sa dot pouvait devenir une tragédie pour la malheureuse à qui cela arrivait.
Elle aussi fait tout en son pouvoir pour retrouver ce qu’elle a égaré (Lc.15 :8-10).

Chaque fois, les paroles sont répétées :
« C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit. »

Il y a sans doute, ici et là dans le groupe d’auditeurs, des jeunes – intéressés ou simplement désoeuvrés – et Jésus les interpelle à leur tour avec la 3è parabole.
Mais cette 3è parabole vise également ces hommes et ces femmes à qui Jésus a déjà adressé son message.
Plusieurs d’entre eux sont sans doute des parents et Jésus veut leur donner l’image de Dieu
qui est lui aussi Parent !
Et, un Parent – un PÈRE – qui n’a pas son pareil!

Un Père dont la tendresse, la patience, la compassion, la miséricorde, ne se laissent jamais décourager
par nos exigences infantiles, nos abandons ingrats, nos refus insensés, nos retours aux motifs égoïstes –
retour à lui qui est toujours prêt à nous accueillir et à nous combler de nouveau.

Pas étonnant que Jésus ait voulu répéter ce message 3 fois!
Et combien de fois nous faudra-t-il l’entendre pour en être convaincu/es?…

« Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère était mort, et il est revenu à la vie ;
il était perdu, et il est retrouvé ! »

Et… nous avons  été retrouvé/es tant de fois !…

Note : Dans une courte vidéo, Eugena Nogaüs nous offre une présentation de la 1ère parable du texte évangélique de ce dimanche à : https://youtu.be/PSQXj_vP45I
Une image symbolique illustre bien la 3è parabole à : https://image-i-nations.com/des-mains-differentes/
Et une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/24th-sunday-of-the-year-c-2019/

 

Source : Images : Free Bible Images   Pinterest   worshiphousemedia.com

14è dimanche de l’année C – 2019

Avez-vous une image de… Dieu?
Non, pas ce que les gens appellent une ‘image pieuse’.
Pas non plus le chef-d’œuvre d’un artiste peintre ou d’un sculpteur célèbre.
Mais VOTRE image de Dieu – chacun, chacune, possède une telle image.

Ce n’est pas une illustration, ni une photo, évidemment.
C’est plutôt une… conception, le produit de notre imagination, oui, mais bien réelle.
Si on y pense bien ce ‘concept’ de Dieu inspire – souvent à notre insu – notre comportement.
Cette façon d’envisager Dieu influence – mystérieusement, pour le meilleur et pour le pire –
ce que nous pensons, ce que nous disons et comment nous agissons.

Alors, la question se pose : Quelle est VOTRE image de Dieu? 
Est-elle… LA VRAIE image de Dieu?
Vous vous demandez peut-être : ‘Existe-t-il une VRAIE image de Dieu?’

OUI, la plus vraie, la meilleure, la plus fidèle à ce qu’il est,
c’est celle que Jésus lui-même nous a donné au chapitre 15 de l’évangile de Luc –
le texte de l’enfant prodigue, ou son titre le plus approprié : le PÈRE prodigue.
C’est la description la plus adéquate – bien que nos mots humains ne le soient jamais – du Dieu de Jésus.

Mais déjà, dans l’Ancien Testament, nous trouvons certains textes qui nous donnent une idée de ce Dieu.
C’est le cas de la 1ère lecture de ce dimanche (Is.66:10-14).

 « Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai ».
 
Est-ce l’image que vous avez de Dieu ?
Un Dieu qui console, qui réconforte, qui encourage, qui apaise.

N’est-il pas vrai que, trop souvent la représentation de Dieu que nous conservons est bien différente.
Nous imaginons une Dieu sévère, exigeant, prêt à punir nos moindres infractions –
une image tout à fait à l’opposé de ce que Jésus nous a révélé de son Père et notre Père (Jn.20:17),
comme il nous l’a dit.

Alors, peut-être est-ce le jour – oui, aujourd’hui – où il nous est donné de…
changer notre image de Dieu !
                                                                         
Note : Une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/14th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Image : Earth Harvest  

Fête de la Pentecôte, année C – 2019

On répète souvent avec conviction que : « Une image vaut mille mots. »
Je suis convaincue que la vue d’une scène peut en valoir… dix fois plus!
Le souvenir de celle-ci, imprimée dans ma mémoire depuis plusieurs années, en témoigne abondamment.

À une certaine période, j’ai demeuré dans le secteur d’une ville étrangère avec une forte présence juive. 
Un jour, dans un supermarché, je passais près de la section ‘kosher’ et j’ai vu un homme coiffé de la ‘kippa’et une petite fille à quelques mètres de lui.
Soudainement, la petite a crié : « Abba! Abba! » et a couru se jeter dans les bras de celui qu’elle nommait ainsi.

Était-elle effrayée?
Désirait-elle quelque chose?
Voulait-elle simplement se retrouver près de son père?
Je ne l’ai jamais su mais…

Jusqu’à ce jour, j’ose croire que c’est peut-être l’image de ce que nous devrions être… avec Dieu.
Et en cette fête de la Pentecôte, l’apôtre Paul (2è lecture : Rom.8:8-17) nous dit :

« Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils (et filles) ;
et c’est en lui que nous crions « 
Abba ! », c’est-à-dire : Père ! »

 
Et, pour nous en convaincre, Paul ajoute :
«C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit
que nous sommes enfants de Dieu. »

Que dire après cela ?
Simplement rendre grâce dans un émerveillement qui ne requiert nulle parole…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/feast-of-pentecost-year-c-2019/ 

Source : Image : youtube

 

4è dimanche du Carême, année C – 2019

« Il était une fois… »
C’est ainsi que commencent les contes, ces belles histoires qui nous enchantent.

Le texte de l’évangile de ce dimanche (Luc 15:11-32) ne commence pas ainsi,
mais pour moi c’est l’histoire la plus merveilleuse qui soit.
« Un homme avait deux fils… »
Le reste est bien connu mais peut-être aussi… mal connu.

Pendant longtemps (encore parfois?) on a donné à ce texte un titre bien imparfait : ‘L’enfant prodigue…’ 
Mais ce n’est pas le fils qui était prodigue, c’est-à-dire immensément généreux –
tellement que c’en est presque… du gaspillage!
De bonté, de patience, de compassion, de tendresse.

Bonté, patience, compassion, tendresse : mais… c’est DIEU en personne !
 
De tous temps, les humains ont cherché à se faire une idée de Dieu.
Ils ont tenté de l’imaginer, de deviner qui il est.
Et surtout ce qu’il est… pour nous!
Autoritaire? Exigeant? Insatisfait de nos performances maladroites?
Demandant offrandes, sacrifices et rétribution constante

POURQUOI et COMMENT en sommes-nous venus à une telle description –
horreur : une telle croyance en Dieu

Jésus « qui est dans l’intimité du père » nous dit l’apôtre Jean (Jn.1:18), nous l’a fait connaître.
Et il l’a fait dans ce texte absolument unique… certains diraient… extravagant !
Mais, il parlait d’expérience : il était lui-même l’incarnation de cette surabondante tendresse et compassion.

Toujours disponibles, toujours offertes… à quiconque les désire…
Pourquoi… hésitons-nous à en profiter?!..

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-c-2019/
Et dans une courte vidéo, France Doucet nous parle de cette scène à : https://youtu.be/cyaE_S4WqGI

On peut voit aussi: https://image-i-nations.com/des-mains-differentes/

 

Source : Image : National Catholic Register