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30è dimanche de l’année C, 2022

« C’est une question de perspective, » diront certain/es en entendant le texte de l’évangile de ce dimanche (Luc 18:9-14).
Et, ils/elles ont raison!
Mais de quelle perspective est-il question?
Précisément celle où l’on sait reconnaître sa place et… la place de Dieu!

Dans la parabole bien connue de ce texte, nous rencontrons deux personnages: un Pharisien et un publicain, un collecteur d’impôt du temps.
Le Pharisien affiche une arrogance évidente qui le fait juger sa conduite exemplaire alors qu’il n’a que du mépris pour le collecteur d’impôt.
Autrement dit: il s’érige en juge de ce qui est bien ou mal, et s’arroge le droit de décider qui mérite admiration ou condamnation!

En entendant ce Pharisien faire la longue liste de ses gestes vertueux – à ses yeux –
une parole de saint Paul me vient à l’esprit.

En écrivant aux chrétiens de Corinthe, Paul les apostrophe en disant :
« As-tu quelque chose sans l’avoir reçu ?
Et si tu l’as reçu, pourquoi te vanter comme si tu ne l’avais pas reçu? » (1 Corinthiens 4:7).

C’était là qu’était faussée la perspective du Pharisien, cet homme supposément religieux.
Il oubliait – ou ne voulait pas reconnaître – que ce qui était beau et bon en lui était l’œuvre de Dieu!

Peut-être y a-t-il des ‘pharisiens’ contemporains parmi nous…
Fidèles à observer les prescriptions de bonne conduite chrétienne mais… s’attribuant le mérite de leur fidélité…

Ils/elles s’approprient la qualité de leur performance personnelle oubliant que…
c’est Dieu qui est à l’œuvre en chacun/e de nous.

Tout est don de Dieu – c’est l’essence même de ce que l’on nomme ‘la grâce’!

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/30th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Image: Ad Imaginem Dei                

2è dimanche du Carême, année C – 2022

Une transfiguration cela veut dire une transformation.
Et une transformation cela implique perdre la forme présente pour en adopter une autre…
Cela requiert un abandon, il faut laisser derrière soi quelque chose qui, jusqu’ici, faisait partie de soi.

C’est l’invitation qui nous est adressée en cette période du Carême et, particulièrement aujourd’hui, alors que le texte de l’évangile nous présente la  transfiguration de Jésus (Luc 9:28-36).

On peut répondre à une invitation par un ‘Oui’ ou par un ‘Non’, ou… simplement ne pas répondre.
Mais oserions-nous ne pas répondre à… Dieu?
Nous sommes parfois tenté/es de le faire, évidemment.

Mais alors nous nous privons de ce qu’il désire nous donner:
la nouvelle ‘forme’, la nouvelle personnalité qu’il est prêt à créer, à recréer en nous.

Parce que notre Dieu est un Dieu éminemment gracieux, généreux –
c’est justement la signification du mot ‘grâce’, le don de lui-même qui fera de nous:
la personne unique que Dieu avait le désir de nous voir devenir quand il nous a créé/es.

Il faut l’admettre: la conscience de ce qui doit disparaître en nous est parfois troublante…
Et la transformation qui se réalisera est souvent plutôt nébuleuse….
Mais dans la 2è lecture, en écrivant aux Philippiens, l’apôtre Paul affirme (Ph.3:17 – 4:1):

« Le Seigneur Jésus Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux. »

Et cette transformation ne se fera pas uniquement dans l’avenir, elle est déjà commencée.
Elle se poursuit au fil des jours, au gré de… notre acquiescement quotidien!

Certain/es aiment les images… celle de la chenille peut donner un message…
Si la chenille refusait la transformation qu’elle doit subir, notre monde n’aurait pas de papillons…

Oserons-nous la transfiguration qui nous est offerte… jour après jour… vers la personnalité qui sommeille encore en nous?…
Elle attend notre ‘Oui’ aujourd’hui… et demain… et tous les demains à venir…
 

Note: Un blogue offre une réflexion sur la 1ère lecture de ce dimanche: https://image-i-nations.com/le-jour-ou-dieu-a-invite-abraham-a-faire-de-lastronomie/

Publié il y a 3 ans pour la ‘célébration’ du WEB, le message du texte demeure toujours actuel!

Et une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-lent-year-c-2022/

 

Source: Image: stockvault.net   stockfreeimages.com

World Day for Consecrated Life – 2 February 2021

About World Day for Consecrated Life

In 1997, Pope Saint John Paul II instituted a day of prayer for women and men in consecrated life. This celebration is attached to the Feast of the Presentation of the Lord on February 2nd. 

« This then is the consecrated life: praise which gives joy to God’s people, prophetic vision that reveals what counts. Consecrated life is not about survival (… )it’s about new life. It is a living encounter with the Lord in his people. It is a call to the faithful obedience of daily life and to the unexpected surprises from the Spirit. It is a vision of what we need to embrace in order to experience joy: Jesus ».
Pope Francis, WDCL Homily on February 2, 2019.

Religious life is this vision.  It means seeing what really matters in life.  It means welcoming the Lord’s gift with open arms, as Simeon did.  This is what the eyes of consecrated men and women behold: the grace of God poured into their hands.  The consecrated person is one who every day looks at himself or herself and says: “Everything is gift, all is grace”.  
2020 Papal Homily for the 24th World Day for Consecrated Life

Source: Text: NRVC (National Religious Vocation Conference, USA)   Image: The Daily Wire

Feast of the Holy Trinity, Year C – 2019  

Some people ask themselves questions about God.
In fact, many people would want to know more about him –
know more, more clearly, more deeply.
But could it be that they miss some important revelation about him?

Revelation: showing clearly, removing what is covering something, making known.
Yes, God has been revealed to us but… he remains GOD –
we will never have achieved knowing him fully…

In the 2nd reading of today’s feast – that of the Holy Trinity –
writing to the first Christians of Rome (Rom.5:1-5), saint Paul tells them:

“Through Jesus we have entered this state of grace…
The love of God (the Father) has been poured into our hearts
by the holy Spirit which has been given to us.”
 
It is as if Paul, in a nutshell, is giving us – as well as the Roman Christians of long ago –
the meaning of today’s feast.

We are “In a state of grace”, in other words: we are blessed, we are privileged, ‘graced’ by God.
Thanks to Jesus who made it known to us, we can be assured that God is our Father
a Father who loves us more than we will ever understand.
This certainty is given to us by the Holy Spirit, the Spirit of God himself.

Some theological texts will speak of ‘the mystery of the Holy Trinity’.
Sad to say, some people conclude: a mystery is something we cannot understand
so we cannot understand the Holy Trinity!

A more accurate definition of a mystery is that it is something we have never finished understanding…
And what if… this ‘mysterious’ REALITY were the meaning of our daily life?
Yes, even in its seemingly most insignificant details!…

Note: Another reflection is available on a similar theme in French at: https://image-i-nations.com/fete-de-la-sainte-trinite-annee-c-2019/

 

Source: Image: etsy.com

 

 

Feast of Mary, Mother of God, Year C

During this festive Season we have been exchanging good wishes of all kinds. We wish one another good health, happiness and peace, and many more good things. We sometimes summarize them in telling people that we want for them God’s blessings.

The first reading of today’s celebration (Nb.6:22-27) is, in fact, an extended blessing. The text tells us that God himself has chosen the words of it, so to speak.

One expression, repeated in the Psalm that follows (Ps.67:2-3,5,7-8), says:

“May God be gracious to you.”

The word ‘gracious’ evokes the picture of someone who is pleasant, kind, cordial, ready to help. Another definition comes to mind in the words: “filled with God’s grace”.

We are used to the language of religious faith and the expression ‘God’s grace’ is very familiar to us. Perhaps too familiar… we may no longer be aware of its deep meaning.

We may be in danger of seeing ‘grace’ as a ‘thing’, a gift from God, yes, but something different from himself.

In fact, it is the very essence of God, the very way God is for us, towards us… in us! God could not be otherwise!

God wants to ‘grace’ us, that is to share with us what he is so that we may become ever more as he is. This is the very meaning of the feast of Christmas that we have been celebrating.

One of the Fathers of the Church, saint Irenaeus, (c.120-200) said:

“God has become what we are, that He might bring us to be even what He is Himself. »

This is the extent of his graciousness!

 

Note: Another reflection is available on a different theme in French at:  https://image-i-nations.com/fete-de-marie-mere-de-dieu-annee-c/

 

15è dimanche de l’année B

Les textes qui sont offerts à notre réflexion pour la célébration du dimanche sont parfois si riches que…
leur richesse passe parfois inaperçue.
C’est un peu comme si… une avalanche de beauté et de bonté nous submergeait…
On ne peut tout réaliser… tout comprendre… tout s’approprier…

C’est le cas de la 2è lecture de ce dimanche (15è dimanche, année B – Éph.1:3-14) :

« Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ
nous a comblés des bénédictions de l’Esprit,
il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde,
il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ…
Nous avons le pardon de nos fautes.
Nous sommes devenus le domaine particulier de Dieu…
Vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint. »
 
COMBLÉS, CHOISIS, PRÉDESTINÉS… ENFANTS DE DIEU, PARDONNÉS.

« C’est la richesse de la grâce que Dieu a fait déborder jusqu’à nous…”

Émerveillés, certains seraient tentés de dire : ‘Incroyable ! Est-ce vraiment possible ?…’
Pour ma part, je me dis qu’il suffit… d’accepter et d’en vivre!

Et de goûter car c’est vraiment un ‘avant-goût’ que ce texte nous donne :
«L’Esprit promis par Dieu est une première avance sur notre héritage. »

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/15th-sunday-of-year-b/

Source : Images : christiannet.co.za The Trumpet

4è dimanche du Carême, année B

Avez-vous déjà essayé d’expliquer quelque chose… d’inexplicable?
Je ne pense pas aux réalités du monde scientifique comme… la physique quantique ou autres sujets que même les spécialistes peinent à exprimer.

Je pense plutôt à tout ce qui touche au domaine des sentiments et des réactions humaines.
Cela est tellement mystérieux, oui, ineffable, parfois littéralement inexprimable.

Et il y a plus : l’ineffable et l’inexprimable qu’est Dieu!
Pourtant, d’âge en âge, écrivains, poètes, théologiens, auteurs spirituels, mystiques et ‘gurus’ de toutes dénominations ont tenté de décrire sa nature et ses attributs.

Cette réflexion m’est venue en lisant, l’un à la suite de l’autre, les textes proposés à notre méditation en ce dimanche (4è dimanche du Carême, année B).
Certains versets ont retenu mon attention…

« Le Seigneur, sans attendre et sans se lasser, avait pitié de son peuple… »
 
« Dieu est riche en miséricorde… »
« C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu… »
                  
« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. »

C’est un peu comme si l’auteur du 2è livre des Chroniques (2 Ch.36 :14-16,19-23), l’apôtre Paul (Ep.2:4-10) et l’évangéliste Jean (Jn.3:14-21) rivalisaient pour expliquer… la miséricorde de Dieu !
Même dans leur bouche ou sous leur plume, les mots humains sont bien pauvres et impuissants à exprimer cette réalité d’un Dieu… tellement autre que nous ne pourrions l’imaginer !

Je n’ajouterai rien verbalement, mais je vous partage ce que Google m’a fourni quand je lui ai demandé une illustration du mot ‘MISÉRICORDE’.
L’image qui suit est ce qu’il a contribué à cette réflexion et, pour ma part, je trouve que l’illustration en dit long !
Bras tendus pour protéger, pour accueillir, pour soutenir.
Présence constante, indéfectible qui soutient nos efforts…

 

 

Note: On peut voir aussi une courte réflexion à: https://image-i-nations.com/misericorde-2/

Une présentation vidéo sur Nicodème est offerte à: https://image-i-nations.com/homme-sage-desirait-savoir-davantage/

et autre réflexion sur un thème différent est présenté en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-b/

Source : Image : YouTube

Fête de Marie, Mère de Dieu, 1er janvier, année B

La théologie traditionnelle aimait bien les classifications.
Il fallait mettre de l’ordre dans les considérations et les réflexions sur le divin et tout ce qui s’y rattache.
Cette procédure était de rigueur pour les différents sujets traités.

C’est ainsi que l’on parlait de ‘grâce actuelle’, de ‘grâce habituelle’, de ‘grâce sanctifiante’.
Les textes de la liturgie de ce 1er janvier (année B) parlent aussi de ‘grâce’ mais d’une toute autre manière.

Dans la formule de bénédiction que Dieu confie à Moïse pour son peuple, Dieu prescrit de dire :
« Que le Seigneur te prenne en grâce… » (Nb.6:22-27)

Le psaume utilise la même formule sous forme de pétition :
« Que Dieu nous prenne en grâce… » (Ps.67:2)

Et le jour de Noël, l’évangile de Jean nous rappelait :
« De sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce. »   (Jn.1:16)

La GRÂCE ? Mais c’est Dieu – notre Dieu – qui est gracieux envers nous.

Avec le temps qui passe, les sociétés se transforment et le vocabulaire change.
Le mot ‘gracieuseté’ a plus ou moins disparu de nos conversations et pourtant… il exprimait une réalité riche de sens.
Le dictionnaire l’affirme en suggérant que ce mot évoque : bonté, libéralité, bienfait, faveur, bienveillance.

Dieu qui nous prend en grâce est ce Dieu qui nous comble de ses bienfaits.
Un Dieu dont la bienveillance est à l’affût pour nous gratifier de ses faveurs.
Sa libéralité va au-delà de nos attentes et sa bonté n’a pas de limites.

En ce début d’une nouvelle année, n’est-il pas bon de s’en remettre à lui au matin de chaque jour ?
Et comme Marie, de garder en notre cœur la mémoire de tout ce qu’il fait pour nous – ses merveilles.
Merveilles personnalisées pour chacun et chacune de nous et pour lesquelles nous n’aurons jamais fini de lui rendre grâce !

Source: Images: Image-i-nations   À la claire obscure – blogger

Un autre article disponible à: https://image-i-nations.com/journee-internationale-de-paix-1er-janvier/

Pentecôte, année A

La vie quotidienne nous emporte souvent dans une course effrénée.
Des engagements, des activités, des responsabilités, tant de courses à faire justement.
Il arrive qu’une personne s’exclame : « Je suis à bout de souffle! »

Il me semble entendre cette expression alors que je parcours les textes de cette fête de la Pentecôte (année A).
On y parle précisément de ‘souffle’!

Le psaume (104) d’abord qui dit à Dieu :
Tu reprends leur souffle, ils expirent…
Tu envoies ton souffle : ils sont créés. »

 Son souffle… et le nôtre…
C’est ce qui nous porte : le souffle de Dieu.
Le deuxième chapitre de la Genèse nous l’avait révélé : Dieu a mis en nous son souffle de vie (Gn.2:7).
C’est ainsi que nous sommes créés nous rappelle le psalmiste.

Et l’évangile nous montre Jésus soufflant sur les apôtres :
« Il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint » (Jn.20:22).
Il leur donne ainsi le pouvoir de pardonner les péchés –
C’est le souffle pour une re-création, une création nouvelle.

Oui, son souffle… et le nôtre…
On dit parfois qu’on a besoin de reprendre son souffle.
Peut-être la célébration de la Pentecôte est-elle un moment de grâce où l’on reprend son souffle –
le nôtre et le sien !
Un temps où l’on apprend à respirer au rythme de Dieu…
Jusqu’à ce jour où, selon l’expression populaire, nous rendrons notre dernier souffle… 

Source: Images: www.igrejanossasenhoradabrasil.com.br   www.mulhermagnetica.com.br

 

 

 

 

13th Sunday of the Year, C

2092087_how-did-the-apostles-die_phoi6mn445vbbn4o2ra4kwuovmeatuw6lrlcsphco3flmkbrawuq_757x425Reading the gospel text for this Sunday (Lk.9:51-62, 13th Sunday, Year C) someone could explain with a touch of humour: “This is a mixed bag!” Indeed, we find in those few verses all kinds of ideas. More than one theme is presented to our reflection:

    •    Jesus resolute march to Jerusalem as the time of his passion draws near.
    •    The frustration of James and John faced with the Samaritans’ refusal to allow them to pass through their territory, their anger and desire to retaliate.
    •    A man’s desire to be a disciple of Jesus, perhaps without enough discernment.
    •    Two other individuals called by Jesus to follow him who make excuses for their delay and Jesus’ reply to each one of them.

As I look at the different people and the attitude of each one of them, I realize that, in fact, they represent much of what makes up our daily life: determination, frustration, anger, desire to take revenge, generosity, hesitation to commit ourselves… Yes, all this, and much more, makes up our personal experience from day to day.

What is wonderful is that God makes use of all of this to fashion us into the people he want us to become… if only we allow him to do so. No material is too coarse, no attitude is too rebellious, nobody is too unworthy – God’s grace is sufficient to transform all human experience into building material for the kingdom! Paul had assured the Christians of Rome – and it remains ever true: « By turning everything to their good God co-operates with those who love him » (Roma.8:28). Everything? Absolutely!

Source: Image: channel.nationalgeographic.com