bible

Hier et aujourd'hui . . .

parchment

Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

27è dimanche de l’année C, 2022

Bien des gens fixent sur la porte du réfrigérateur de courtes notes – des mémos leur rappelant quelque chose d’important à ne pas oublier.
Vous le faites peut-être vous-même.

Au temps du prophète Habacuc, qui nous parle dans la 1ère lecture (Habacuc 1:2-3; 2 :2-4),
les réfrigérateurs n’existaient pas, mais ce messager de Dieu avait reçu une consigne:

« Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes,
pour qu’on puisse la lire couramment. »

Nul doute, il s’agit de quelque chose d’important que Dieu veut que les gens de son peuple n’oublient pas.
Et quel est ce message qu’Habacuc doit transmettre?
Le dernier verset de la lecture nous le dit:

« Le juste vivra par sa fidélité. »
 
La FIDÉLITÉ… une valeur importante, essentielle, dans les relations humaines mais…
De nos jours, elle n’a pas toujours bonne presse… on lui préfère souvent… la liberté.
S’engager à fond et pour de bon… c’est exigeant, dérangeant, et… coûteux en termes de choix quotidiens!

La FIDÉLITÉ est aussi une valeur essentielle dans la relation… avec Dieu.
Si on y pense bien, c’est elle qui fait toute la différence!

Peut-être une seule note, un mémo unique sur le bureau de l’ordinateur, pourrait suffire…
« VIVRE… LA FIDÉLITÉ… »

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/27th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Images: unsplash.com   Pinterest                

26è dimanche de l’année C, 2022

Si quelqu’un revenait du ‘séjour des morts’, croiriez-vous ce qu’il, ou elle, vous raconte sur ce lieu?
En lisant ces paroles, certains souriront un peu maladroitement… et n’oseront se prononcer.
D’autres affirmeront que, bien certainement, ils et elles se fieraient au message d’une telle provenance!

La parabole de l’évangile de ce dimanche nous suggère une attitude différente (Luc 16:19-31).

Dans le récit de Jésus, on découvre que ce qui mérite vraiment notre confiance c’est le message révélé par la parole de Dieu.

À cet homme riche qui veut que ses frères soient mis en garde, la réponse donnée est sans équivoque:

« Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ »

Un message clair et précis, on ne peut s’y tromper.
Et pourtant… cette clarté et cette précision sont parfois… dérangeantes!
On cherche une autre réponse – une réponse qui soit moins exigeante peut-être?

On cherchera une référence plus récente…
On approchera un ‘guru’ différent…
On s’en remettra à des guides renommés…
On consultera des maîtres réputés…
On dira qu’il ne faut pas accepter une réponse trop évidente…
On affirmera qu’on se doit de creuser plus profondément le sujet…

Il semble que bien de nos contemporains ne puissent accepter ce que l’apôtre Pierre avait découvert…
            Jésus a « les paroles de la vie éternelle! »  (Jean 6:68).

Et ces paroles nous rappellent avec force que le pauvre Lazare à notre porte c’est… Jésus lui-même:

      « Tout ce que vous faites à l’un de ces petits qui sont mes frères,
      c’est à Moi que vous l’avez fait »  (Matthieu 25:40).

Si cette affirmation de Jésus ne nous rejoint pas, un ‘revenant’ n’y réussirait pas davantage!

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/26th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Image: Church of the Holy Name of Mary                

 

 

 

25è dimanche de l’année C, 2022

 À l’occasion, les dictons populaires fournissent matière à réfléchir… ici et là, vous entendrez parfois :
« Plus ça change, plus c’est pareil. »
« C’est l’argent qui mène le monde. »
« Pas pris, pas vu, pas coupable. »
Expressions trompeuses d’une sagesse qui n’en est pas une – énoncé d’une triste réalité…

On peut y reconnaître l’écho des paroles du prophète Amos dans la 1ère lecture (Amos 8:4-7).

Il s’élève contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent »
Ceux-là qui « diminuent les mesures, faussent les balances… »
 
Et dans l’évangile, on retrouve Jésus qui décrit une situation semblable dans la parabole de l’intendant malhonnête (Luc 16:1-13).
Ce serviteur astucieux ordonne aux débiteurs de son maître de falsifier les factures pour bénéficier plus tard de leur reconnaissance.

Autour de nous, il est possible de retrouver une telle attitude dans des situations multiples et à une échelle bien supérieure.
L’astuce remplace l’honnêteté.
Le désir du gain et la recherche de bénéfices mal acquis se substituent à la droiture.
L’ingéniosité frauduleuse prend la place de l’intégrité.

Il est intéressant de noter que, pour Jésus, l’honnêteté est une question de… fidélité!
Fidélité au Maître que nous avons promis de suivre.

Jésus le dit clairement : « Nul ne peut servir deux maîtres. »
L’illustration ci-contre est étonnante : sur le billet d’argent, la devise présente le texte imprimé:

« In God we trust » – littéralement « Nous nous fions à Dieu » et pourtant!…
Il semble que bien souvent nous préférons nous fier au signe familier des différentes devises.

De l’argent, il en faut, c’est évident.
Il faut payer les comptes, régler les factures, acheter le nécessaire, se procurer les denrées essentielles.
La nourriture, les médicaments, le transport, les besoins personnels de la famille.
Et il faut inclure dans l’équation: assurer un juste salaire aux employés, respecter les droits des travailleurs, offrir des conditions d’emploi adéquates, s’en tenir à des horaires de travail raisonnables, etc., …
tout cela n’est pas négociable.

Mais ce qui l’est, c’est la manière d’obtenir l’argent nécessaire…

La fidélité qui prend visage de l’honnêteté – n’est-ce pas le message de Jésus pour aujourd’hui?…
Et… à chacun/e de faire les choix qui traduiront cette fidélité…

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/25th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Images: Pixabay    L’Évangile de Dieu   en.wikiopedia.org

24è dimanche de l’année C, 2022

Un PÈRE comme nul autre père…

 Ce pourrait être le titre du texte de l’Évangile de ce dimanche (2è partie – Luc 15:11-32).
Quelle image nous est donnée dans ce texte!
Quel père nous est présenté et par Jésus lui-même…
Et il s’y connaissait en termes d’humanité! (Jean 2:25).

Un père qui regrette de voir son fils réclamer ce qu’il considère son dû mais qui accepte son choix…
Un père qui se désole de voir son fils qui veut le quitter mais qui respecte sa liberté…
Un père qui ne peut cesser d’être père même si la relation est refusée, brisée…
Un père qui ne peut abandonner celui qui est parti sans regarder en arrière…
Un père qui s’acharner à aimer même si son amour est méprisé…
Un père qui s’entête à espérer malgré tout le retour de celui qui est parti sans regret…
Un père qui ne peut croire que c’est inutile d’attendre le fils qui a fugué…
Un père qui n’en peut plus de ne pas être père…

Jésus parsemait son enseignement de récits, mais toujours dans le but d’expliquer clairement ce qu’il désirait que les gens comprennent.
Il utilisait des paraboles explorant des faits et présentant des personnages qui illustraient ce que Lui voulait que son auditoire découvre.

Et il nous a donné cette parabole unique en son genre –
elle est un écho des deux paraboles plus courtes de la brebis égarée et de la pièce de monnaie perdue elle aussi.
Il voulait nous parler – à nous comme aux gens de son temps – de ce qui lui tenait le plus à cœur, lui, le fils du Père…
Il voulait parler de…

Un DIEU comme nul autre Dieu…
Un Dieu qui n’insiste pas sur ses droits… comme s’il croyait en avoir!
Un Dieu qui ne requiert pas des prostrations mais de l’affection…
Un Dieu qui ne désire avec nous qu’une relation de réciprocité…
Un Dieu qui se plaît à oublier nos manquements de toutes sortes…
Un Dieu qui ignore les dons qu’il ne cesse de nous prodiguer jour après jour…
Un Dieu qui ne sait pas compter les pardons qu’il nous accorde sans cesse…
Un Dieu qui ne désire pas les formules compliquées que nous utilisons pour nous adresser à lui…
Un Dieu qui semble étonné qu’on l’interpelle ‘Dieu éternel et tout-puissant’ alors que son Fils nous a enseigné à l’appeler ‘Père’…

Pourquoi n’osons-nous pas l’approcher avec la confiance absolue, la témérité audacieuse, la spontanéité sans retenue de l’enfant qui ose se croire aimé?
Pourquoi ne pas le nommer tout simplement avec l’accent familier de Jésus: ABBA, PÈRE!

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/24th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Images: freebibleimages.org

23è dimanche de l’année C, 2022

Faire des choix: nous en faisons constamment et de toutes sortes.
Le menu du jour, la tenue de sortie, le cadeau à offrir, le changement d’emploi, la période de vacances, etc.
Des choix, et encore des choix, s’offrent à nous et exigent une décision de notre part.

Et, si on y pense… DIEU a aussi fait un choix – un choix absolument renversant!
Un choix tout à fait extraordinaire et plutôt… invraisemblable!
Dieu a décidé de nous créer à sa ressemblance en nous faisant des êtres libres!

Dieu n’a pas voulu que nous soyons des marionnettes qu’il manipule à sa guise.
En nous créant libres, Dieu nous a, par le fait même, rendus capables de faire nos propres choix.

Dans le texte de l’évangile d’aujourd’hui (Luc 14:25-33), Jésus nous propose justement un choix.
Un choix exigeant, un choix qui demande un engagement sans condition et sans retour.

Le Christ nous invite à faire le choix de:

  • devenir son disciple,
  • marcher à sa suite,
  • accepter son message,
  • vivre selon les valeurs qu’il présente.

Depuis toujours, les êtres humains voulaient être comme Dieu (Genèse 3:5) –
et nous le sommes!
Mais… encore faut-il vivre selon cette réalité!

Laissé/es à nous-mêmes, nous n’y arriverions pas, mais le texte de la 1ère lecture (Sagesse 9:13-18)
nous assure que l’Esprit de Dieu lui-même nous a été donné.

Alors… l’option demeure présente et… elle nous confronte… au quotidien!

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/23rd-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Images: penserchanger.com    webhub.social

22è dimanche de l’année C, 2022

 Certains textes de la Bible, on aime y revenir – on y trouve réconfort et espoir.
D’autres sections, sans se l’avouer peut-être, on préfère… les laisser de côté – les paroles nous ‘dérangent’…
Le message qu’on y trouve nous interpelle, il nous pose un défi, il nous oblige à sortir de notre zone de confort.

C’est peut-être le cas de la 1ère lecture (Si.3:17-18,20,28-29) et de l’évangile (Luc 14:1,7-14) de ce dimanche qui ont le même thème: s’abaisser!

La perspective de s’effacer devant les autres, de se mettre à un rang subalterne – ça n’a rien d’attrayant.
Cette attitude va tout à fait à l’encontre de la mentalité de nos jours.
Il semble que nous soyons tous et toutes à la course pour supplanter les autres – ÊTRE PLUS !
Plus intelligent, plus riche, plus rapide à obtenir du succès, plus haut dans l’estime des autres, plus puissant, plus… quoi encore ?!

Si, aujourd’hui, Jésus répétait ses paroles – sans les ‘adoucir’ ou les mettre ‘au goût du jour’ –
lui prêterait-on attention?

Les gens ne diraient-ils pas qu’il est ‘dépassé’,
qu’il n’est ‘pas ajusté’ à la vie des gens de notre génération,
que son message est ‘démodé’,
qu’il manque de compréhension…

Personnellement, j’ai l’intuition que Jésus ne changerait rien à son message mais qu’il nous regarderait avec compassion en murmurant :
‘Si seulement vous pouviez comprendre!…’

Comprendre que la vraie grandeur ne se trouve pas dans les possessions et le prestige,
les titres de gloire, la renommée internationale,  les couronnes royales, les trophées sportifs ne confèrent pas la grandeur authentique.
Ni l’or des olympiades, ni l’or des milliardaires, ne peut ajouter un gramme à la valeur d’une personne!

La vraie grandeur, elle ne s’ajoute pas de l’extérieur, elle surgit de l’intérieur.
C’est celle que façonne l’Esprit de Dieu au plus profond de notre être.

Elle se révèle authentique quand elle sait faire jaillir la grandeur des autres!
Ceux-là que Jésus nous dit d’inviter à notre table: « les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles. »
LEUR grandeur rejaillira sur nous!

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/22nd-sunday-of-year-c-2022/

Source: Image: lesalut.org   Samusocial de Paris

 

 

21è dimanche de l’année C – 2022

Les questions et… les réponses – elles font partie de notre quotidien.
Elles nous rejoignent de bien des manières et dans les circonstances les plus diverses.
Où? Quand? Comment? Pourquoi?…
Elles surgissent de la curiosité peut-être, ou du désir d’apprendre.
Elles nous surprennent parfois et souvent nous interpellent.

Il est intéressant d’observer Jésus quand on lui pose une question.
On l’interroge parfois sur les traditions de son peuple.
Il se peut aussi qu’on le questionne sur son attitude dans telle ou telle situation.
Il arrive qu’on lui demande une information sur un sujet en particulier.
C’est le cas dans le texte de l’évangile d’aujourd’hui (Luc 13:22-30).

« Jésus traversait villes et villages en enseignant.
Quelqu’un lui demanda :
‘Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ?’ »

Une question d’importance… vous vous la posez peut-être vous-même?
Il s’agit de notre vie maintenant et… de l’autre vie – celle qui nous attend après la mort.
Être sauvé, n’est-ce pas ce que tous et toutes nous désirons?

J’imagine que les gens qui, ce jour-là, écoutaient l’enseignement de Jésus désiraient bien connaître la réponse qu’il allait donner à cette question.
Mais… selon son habitude, Jésus n’a pas répondu!
Ou plutôt, il a répondu… comme il le fait souvent:
par  une parabole, un récit, une autre question, ou un conseil…

C’est le cas du texte d’aujourd’hui qui est un rappel à ce qui est essentiel:
non pas le nombre des élus mais bien… si NOUS pourrons, nous, être de ce groupe !
Jésus nous en donne le secret – un secret assez mystérieux:

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. »

Mais il nous laisse le soin d’interpréter ses paroles.
À nous d’identifier – au fil des jours – ce que représente cette ‘porte étroite’…

Chacun, chacune doit personnaliser ses réactions, évaluer ses choix, assumer ses engagements…

Se garder de la facilité: ‘Ç’est assez bien comme ça…’
             alors qu’on pourrait faire bien mieux!
Se méfier du laisser-aller: ‘Tout l’monde le fait…’
          alors que la discipline serait de rigueur dans cette situation.
Vaincre l’apathie: ‘J’ai toujours fait ainsi, à quoi bon changer…’
            alors qu’un effort conduirait à une vie plus riche de sens.
Surmonter l’égoïsme: ‘J’me débrouille, que les autres en fassent autant’…
             alors qu’on pourrait donner un coup de main à quelqu’un dans le besoin.

Jésus ne répond pas aux questions mais…
les réponses que son Esprit nous suggère au plus secret de nous-mêmes sont la piste qu’il nous faut suivre pour « prendre place au festin dans le royaume de Dieu ».
 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/21st-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Image: Iris de la Bible

 

 

20è dimanche de l’année C, 2022

Il arrive que certaines expressions du langage courant révèlent soudainement leur sens profond.
On entend parfois quelqu’un dire: « C’était difficile mais ça valait la peine. »
Une autre personne dira: « Cette décision m’a demandé du courage mais ça valait la peine. »

En d’autres mots: Ce qui a de la valeur peut être couteux.
La ‘peine’, n’est-ce pas le prix à payer pour découvrir ce qui est précieux?

Cette réflexion m’est venue à l’esprit à la lecture du texte de l’évangile de ce dimanche (Luc 12:49-53).

Marcher à la suite du Christ n’est pas facile.
Accepter le message qu’il proclame ne va pas de soi.
Être fidèle à ce qu’il demande est exigeant.

Il se peut que certains de mes proches m’abandonnent.
Les ami/es sur qui je comptais peuvent cesser de me fréquenter.
Les gens en qui j’avais confiance ne me reconnaissent plus.

L’amitié avec le Christ demande de faire des choix parfois couteux…
Mais… « ça vaut la peine », c’est ce qui donne sens à la vie!

 

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à:  https://image-i-nations.com/20th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Image: Pinterest   ‘Stranger in a Strange Land’ by Stuart Lippincott

 

 

19è dimanche de l’année C, 2022

Les images de Dieu – chacun/e a les siennes.
On dit souvent que Dieu étant invisible, on ne peut l’apercevoir ni se faire une image de ce qu’il est.
On s’en remet à des idées… souvent abstraites, et à des concepts qui tentent de décrire sa ‘personnalité’ mais…
on a l’impression que ce n’est pas vraiment lui.

On s’en remet parfois à des descriptions, ou à des images de la nature, qui expriment la splendeur, la gloire, l’au-delà,
mais… Lui, qui est-il vraiment?

Nous ne pouvons que balbutier quand nous essayons de le faire connaître.
Mais ses messagers, inspirés par son Esprit, nous aident à le reconnaître.

La 2è lecture de ce dimanche (Hébreux 11:1-2,8-12) nous le présente comme un « architecte et bâtisseur » – l’auriez-vous cru?
Il est celui qui nous procure une demeure avec lui, en lui.
Il est le Dieu qui s’occupe de nous et se préoccupe de nos besoins.

Et dans l’évangile (Luc 12:32-48), Jésus, l’incarnation de Dieu lui-même, le présente comme
un serviteur qui revêt le tablier et nous accueille à table.

Des expressions bien concrètes de ce que Dieu veut être pour nous, les humains.
Nous l’oublions trop souvent: notre Dieu est un Dieu qui veut nous rejoindre dans notre quotidien.
Il veut partager ce qui fait notre vie au jour le jour – il l’a fait en Jésus
et… il continue de le faire – tout aussi réellement bien que d’une façon non visible.

Ces images expriment une réalité qui contredit nos caricatures faciles de Dieu:
Il n’est PAS une déité au-delà de tout ce qui nous touche.

Il est un Dieu présent, un Dieu d’une proximité qui défie notre imagination
et qui pose un défi constant à notre foi toujours hésitante devant ce Dieu –
lui qui abolit la distance et nous invite à une indicible intimité avec lui!

 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/19th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Images: unsplash

 

 

18è dimanche de l’année C, 2022

Une personne qui possède tout ce qu’on peut désirer et qui n’est satisfaite de rien –
c’est le portrait qui nous est donné dans la 1ère lecture de ce dimanche (Qohélet 1:2; 2:21-23).
Désillusion, découragement, ce qu’on nomme communément ‘la déprime’ quoi!

Rien qui donne la satisfaction anticipée.
Rien qui agisse comme un baume aux blessures quotidiennes.
Rien qui ne dissipe la tristesse lancinante.
Rien qui apporte le bonheur espéré.
RIEN qui vaille – VANITÉ!

Ce mot ne désigne pas la suffisance ou l’orgueil mais plutôt la futilité, l’absence de sens au quotidien.
Le diagnostic est sérieux… et la condition qu’il décrit l’est aussi…

Et il semble que, malheureusement, cette situation soit celle de bien des gens autour de nous.
Certain/es jouissent – non, possèdent – tout ce que l’argent peut procurer mais…
leur malaise persiste…
C’est que justement ce dont ils/elles ont vraiment besoin ne s’obtient pas avec les devises les plus en valeur sur le marché mondial.

D’une telle personne, Qohélet, le sage affirme:
« Même la nuit, son cœur n’a pas de repos. »
 
Le texte de l’évangile nous donne le message de Jésus lui-même qui rappelle à ses auditeurs,
et à nous également:
« La vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »

La vie, la vraie, celle qui est riche non de possession mais de signification,
c’est celle que lui-même nous offre, la vie en abondance (Jean 10:10).
Cette vie qui nous permet d’être, dans les mots de Jésus: « riche en vue de Dieu » (Luc 12:13-21).

Être riche… à la manière de Dieu!
Richesse de partage et de compassion.
Richesse de sympathie et de compréhension.
Richesse d’attention aux autres et de disponibilité pour leur venir en aide.

Cette richesse ne s’évalue pas en termes monétaires, elle ne se perd pas, elle ne s’épuise pas…
mais elle est si précieuse que… seul Dieu en connaît vraiment la valeur!
 

Note: Une autre réflexion est offerte sur un thème semblable mais présenté différemment en anglais à: https://image-i-nations.com/18th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Images: iStock  L’Évangile de Dieu