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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

3è dimanche du Carême, année C – 2019

On se fait toutes sortes d’idées de Dieu, n’est-ce pas?
Dès que ce mot est prononcé: DIEU, chacun, chacune, imagine ‘son’ Dieu.
Extraordinaire que Dieu n’intervienne pas pour corriger toutes nos fausses impressions !
Je pense que le produit de notre imagination est souvent bien loin de ce que Dieu est…

Mais parfois Dieu, en fait, vient nous montrer un peu plus clairement qui il est.
Il le fait dans la 1ère lecture de ce 3è dimanche du Carême (année C: Ex.3:1-8,10,13-15).

C’est là un texte assez special où Dieu parle… à la première personne, si on veut.

“Le Seigneur dit :
« J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon people qui est en Égypte,
et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants.
Oui, je connais ses souffrances.

Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens ».” 
 
Dieu vient corriger notre perception bien fausse qu’il est distant et indifférent.
Il donne une réponse magnifique à nos doutes –
nos doutes qui nous font penser que Dieu n’est pas touché par nos problèmes.
On croit souvent que nos difficultées, nos luttes pour nous en sortir, n’impressionnent pas Dieu, tout là-haut dans son ciel.

Mais, étonnamment, Dieu ajoute:
« Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon :
tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. »

 
Voilà que Dieu s’en remet… à nous pour ses interventions!
Pas facile! Pas évident! Pas reposant!
Mais merveilleuse cette confiance que Dieu a en nous pour apporter un peu de mieux-être aux gens qui nous entourent
un petit peu… jour après jour.
 
Il voit notre misères et il entend nos cris.
Il connaît nos souffrances et il descend –
oui, il descend jusqu’à… devenir l’un de nous!
 
Un Dieu qu’il m’est bon de reconnaitre et de nommer ‘Mon Dieu’! 
 
Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-lent-year-c-2019/

 

Source: Image: imagenesmy.com

 

 

 

 

 

2è dimanche du Carême, année C – 2019

Des promesses… nous en faisons parfois.
D’autres nous font aussi des promesses… mais…
Ce ‘MAIS’ est parfois lourd d’attente déçue et de regrets.

Nous avions espéré ce qui était promis mais cela ne s’était pas matérialisé.
Nous avions anticipé la réalisation de quelque chose de bon, mais cela ne s’était pas réalisé.
Désappointement et douleur est tout ce que nous avions obtenu.
C’est regrettable mais c’est parfois ce qui se passe entre nous – les promesses ne deviennent pas réalité.

Il y a d’autres promesses, celles-là ne déçoivent jamais car elles nous sont données par… Dieu!
Oui, et lui ne manque jamais à sa parole.

L’apôtre Paul nous en transmet une alors qu’il écrit aux Philippiens.
Il leur dit :
« Le Seigneur Jésus… transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux. »
 
Toute une promesse !

« Nos pauvres corps… »

  • souvent touchés par la maladie et les infirmités ; 
  • diminués par l’âge et les accidents ;
  • handicapés de bien des manières.

Se pourrait-il. qu’un jour, ils soient de nouveau pleins d’énergie et de vitalité ?
Renouvelés, raffermis, libérés – oui, TRANSFORMÉS ?!

C’est le message de ce 2è dimanche du Carême.
L’évangile relate l’épisode de la Transfiguration de Jésus (Lc.9:28-36) –
un moment privilégié pour les apôtres qui en sont les témoins.
Possiblement un encouragement à ne pas désespérer alors que Jésus vient de leur annoncer la Passion
qui sera la sienne dans un avenir prochain.

Mais c’est là aussi une scène littéralement révélatrice.
Révélatrice et prophétique de ce que Paul affirme dans la 2è lecture (Ph.3:17 – 4:1) – notre propre ‘transfiguration’ !
À nous qui souvent devons faire effort pour mettre un pas devant l’autre…

Et… une invitation à ne pas désespérer nous-mêmes quand nous sommes confronté/es aux petites ‘passions quotidiennes’ qui nous paraissent souvent plus lourdes que nous ne pouvons les supporter…

Il ne nous est pas facile d’imaginer ce que nous deviendrons mais…
Nous pouvons l’anticiper dans une foi assurée et une espérance qui ne fléchit pas.
Une pas à la fois, un autre pas qui le suit, et un autre encore… jusqu’à la TRANSFIGURATION finale !

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-lent-year-c-2019/

Et aussi un blogue en français à: https://image-i-nations.com/le-jour-ou-dieu-a-invite-abraham-a-faire-de-lastronomie/

 
 Source : Image : Autostraddle

 

1er dimanche du Carême, année C – 2019

Premier dimanche du Carême, on pense déjà : évangile des ‘tentations’!
D’année en année, il en est ainsi et le thème nous revient d’emblée à la mémoire.

On évoque les tentations de Jésus, évidemment, et l’esprit glisse doucement vers… nos tentations.
Un léger mouvement… d’agacement surgit parfois…
‘Ce n’est pas là un sujet bien… réjouissant’, diront certains.

‘Ça m’tente’, ‘Ça n’me tente pas’ – on entend ces expressions bien souvent.
Une personne exprime ainsi ce qui l’attire ou pas, ce qu’elle désire faire ou éviter.

Essayant de porter un regard nouveau sur le sujet, je me demande :
Se pourrait-il que ce qui ne me ‘tente pas’ soit en fait une… tentation déguisée?
Si je tourne les choses ‘à l’envers’ il se peut que je découvre une nouvelle perspective
sur ma vie, sur mon quotidien, sur moi-même…

  • Ça ne me tente pas de me mettre au travail – tentation de paresse?
  • Ça ne me tente pas de consulter mon conjoint sur ce qui nous concerne tous deux – tentation d’indépendance?
  • Ça ne me tente pas de prendre le temps de visiter une personne malade – tentation d’indifférence?
  • Ça ne me tente pas d’aider une voisine handicapée à faire ses achats – tentation d’égoïsme?
  • Ça ne me tente pas de prendre le temps d’expliquer une décision à mes enfants – tentation d’impatience?
  • Ça ne me tente pas de mettre un peu d’ordre dans mes affaires, dans la maison – tentation d’indiscipline?

Ça ne me tente pas… Ça ne me tente pas…

Je réalise qu’il me faut alors creuser – creuser pour découvrir ce qui me tente vraiment!
En cette période de Carême, identifier la source de mon désir profond…

  • Le désir de grandir et devenir une meilleure personne.
  • Le désir d’être attentif à la présence de Dieu.
  • Le désir de faire l’expérience de sa proximité.
  • Le désir de le rencontrer dans tout ce qui m’arrive.
  • Le désir de lui permettre d’être Dieu dans ma vie au fil des jours…

Si mes tentations ‘retournées à l’envers’ me conduisaient ainsi à aller au fond de moi-même et faire cette découverte… ne seraient-elles pas … positives et… source de joie?!  

Étonnant ce que le Carême peut réaliser!…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/1st-sunday-of-lent-year-c-2019/

Source : Images : Wired   Pexels

Mercredi des Cendres, année C – 2019

Quand on y prête attention, les textes de l’Écriture nous réservent parfois, souvent même, des surprises.
C’est le cas de la 1ère lecture (Joël 2:12-18) en ce Mercredi des Cendres.

Dès la première ligne du texte, le prophète Joël nous transmet le message de Dieu qui nous dit :
« Revenez à moi de tout votre cœur… 
Le prophète insiste et répète :
Revenez au Seigneur votre Dieu.»
 
Mais à peine quelques lignes plus tard Joël ajoute :
« Qui sait, il pourrait revenir… et laisser sa bénédiction. »
Voilà que c’est Dieu qui revient, cette fois!

Ce mot ‘revenir’ exprime l’essence même de la conversion :
se retourner, oui, désormais… faire face à Dieu –
lui qui déjà est tourné vers nous,
oser le regarder en face malgré nos faiblesses et nos manquements.

Cette journée marque le début du Carême –
cette période où justement la conversion est à l’ordre du jour.
Et si, au cœur de notre démarche, il suffisait de s’ouvrir à un face-à-face avec Dieu?

On a depuis longtemps recommandé le jeûne, l’aumône et la prière comme moyens privilégiés.
Mais il y en a d’autres…
À chacun/e le choix du chemin où le Seigneur l’attend… 
Fermer une porte… fermer les yeux… ouvrir sa main… ouvrir son cœur…
chemins multiples de rencontre promise.

« Le Seigneur s’est ému… » assure Joël.
Il est toujours tourné vers nous… et nous?…
Il nous faut peut-être nous RE-tourner et RE-venir vers lui…

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème different en anglais à: https://image-i-nations.com/ash-wednesday-year-c-2019/

 

Source: Images: Eklablog   Pexels

 

 

8è dimanche de l’année C – 2019

L’évangile de ce dimanche (Lc.6:39-45) adresse un message auquel il serait difficile de se soustraire. 
L’exemple folklorique qu’on retrouve dans ce texte nous est familier – les paroles, du moins, nous sont bien connues.
En ce qui concerne la pratique de ce que le message requiert… chacun/e peut juger du progrès de sa démarche!

La paille que l’on désire retirer de l’œil d’un autre alors qu’une poutre se trouve dans le nôtre!
On sourit en lisant les mots mais… à nos dépens!

Un auteur spirituel a dit que ce phénomène si bien décrit par Jésus n’est autre que ce que la psychologie moderne qualifie de… projection!
Cette affirmation en rend peut-être quelques-uns/es un peu… inconfortables… et pour cause!…

Il faut bien en convenir : la vérité qui y est exprimée a quelque chose d’assez embarrassant parfois.
On se sent visé, inculpé.
On ne peut échapper à la conclusion qui fait écho à ce qu’il y a bien longtemps un prophète avait osé dire à un roi :
« Cet homme, (lire : cette personne) c’est toi! » (2 Sam.12:7)

  • Moi qui accuse l’autre d’hypocrisie alors que mes actions en sont l’expression même!
  • Moi qui professe l’innocence alors que l’entourage a découvert chez moi une culpabilité incontestée.
  • Moi qui cache des raisons d’agir bien peu dignes et répands des soupçons sur la bonne volonté d’autrui.
  • Moi qui se réclame d’une attitude sans reproche et sème le doute sur la motivation du voisin.
  • Moi qui prétends avoir des intentions irréprochables et questionne sans honte les pensées d’un autre.

Le 21è siècle est-il donc si peu différent du 1er?!
Les humains semblent esclaves des même tendances hypocrites révélées par les spécialistes de la ‘projection’!
Tous et toutes sont en besoin de l i b é r a t i o n !

On nous l’a promis : « LA VÉRITÉ vous rendra libres. » (Jn.8:32)
Encore faut-il le vouloir et… s’y ajuster.
Honnêteté, authenticité, transparence – n’est-ce pas là l’essentiel de cet ajustement?

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/7th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Image : YouTube

 

 

 

 

7è dimanche de l’année C

ÊTRE COMME DIEU –
la tentation première, celle, évidemment, qui menait à une impasse sous l’enseigne de ‘Paradis perdu’…
Vouloir être Dieu en s’appropriant une connaissance qui donne la puissance : une tentation, une tentative qui conduisait à la perte car elle était… contre nature!

Et voilà qu’en ce dimanche, l’évangile (Lc.6:27-38) nous convie justement à cela : ÊTRE COMME DIEU. 
Cette fois, ce n’est plus une tentation mais une invitation et c’est Jésus lui-même qui nous l’adresse.

Certains vous diront qu’être miséricordieux c’est… être faible.
D’une certaine manière, c’est vrai!
C’est avoir un faible envers les autres – avoir le faible que Dieu a pour chacun/e de nous!
Le faible qui l’a conduit à naître dans une grotte, impuissant et dépendant.
Le faible qui l’a conduit à mourir sur une croix, prisonnier vaincu, semble-t-il.

Et depuis… la compassion qui rejoint inlassablement nos faiblesses et nos fautes.
Le pardon infaillible qui nous rejoint au sein de nos erreurs et de nos errances.

Peut-être est-ce justement cela ‘être comme Dieu’…
Cette compassion renouvelée, ce pardon toujours accordé…
Cela nous ‘tente’-t-il encore?!…
Serait-ce une de ces… tentations divines?

Note : Une courte vidéo est offerte sur ce thème, lien ci-dessous:

Ça, ça m’interpelle – 8è épisode

Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/7th-sunday-of-year-c/

VOIR aussi: https://image-i-nations.com/transformation-secrete-mysterieuse/

 
Source : Image : Pastor Rick Warren

6è dimanche de l’année C

Le bonheur – certains l’écriront avec un B majuscule : Bonheur.
D’autres écriront le mot tout en majuscules : BONHEUR.
Quelques-uns y mettront les caractères gras : BONHEUR et… un !

Mais, au fait, qu’est-ce que le bonheur?
On le désire, on le cherche, on court après tous les mirages qui le représentent, ou les masques qui le cachent…
Mais où se trouve-t-il? Comment l’obtient-on et, surtout, comment le retient-on?

Les lectures et le Psaume de la célébration de ce dimanche (6è dimanche, année C)
parlent du bonheur.
Mais… leur langage ne nous est peut-être pas familier…

Dans la 1ère lecture, le prophète Jérémie affirme :
« L’homme qui se détourne du Seigneur ne verra pas venir le bonheur. » (Jér.17:5-8)
 
Le Psaume nous assure : « Heureux l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. » (Ps.39:5)
 
Et dans l’évangile, Jésus donne ce que certains appellent : ‘La charte du bonheur.’ 
Il énumère ceux et celles qui font vraiment l’expérience du bonheur les proclamant bienheureux.
Ce texte de l’évangéliste Luc (Lc.6:17,20-26) est moins détaillé que celui de Matthieu mais il va au coeur du message. 

Les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent, ceux qui sont rejetés – ils/elles jouissent du bonheur !?
Certes, le texte est inspirant, consolant peut-être, mais avouons que nous le considérons… idéal,
ce n’est pas, il semble, la réalité quotidienne telle que nous la connaissons.

Jésus nous trompe-t-il ?
Nous fait-il entrevoir la perspective d’une réalité impossible à atteindre ?
Suggère-t-il qu’il faut le suivre sur ce chemin –
un chemin de perte, de diminution, de rejet des plaisirs de l’existence ?
Fait-il erreur en nous conviant à ce mode de vie, ou… faisons-nous fausse route en rejetant son invitation ?

Et si le bonheur existait réellement

  • non dans la possession égoïste d’objets multiples qui ne peuvent satisfaire…
  • non dans la poursuite de plaisirs éphémères si vite épuisés…
  • non dans l’accumulation mais dans la libération qu’offre le détachement…
  • non dans la satisfaction immédiate mais dans l’espoir d’une vie qui dépasse les rêves les plus audacieux…

Dépourvu de l’accessoire mais riche d’espoir,
démuni des bagatelles mais riche de l’essentiel,
si c’était ça le bonheur ?…

Ils ont raison ceux qui affirment que c’est l’idéal – Jésus le savait, évidemment.
Il savait aussi que c’est un idéal qui rend heureux au-delà de ce que nous pourrions imaginer !
Mais… la preuve n’existe que dans l’expérience elle-même !…

Note : Dans une courte vidéo, Michel Couturier nous parle de La clé du bonheur. https://youtu.be/o59tpRs25FY

           Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-year-c/

Source : Image : marcandangel.com

 

 

5è dimanche de l’année C – 2019

Une histoire… de pêche!

Laver les filets était à l’ordre du jour – une activité importante pour s’assurer que le matériel serait prêt pour la prochaine expédition de pêche.
Le vieux Zébédée le faisait avec ses fils et les associés.

Ce qui n’était pas à l’ordre du jour c’était la venue de ce jeune prédicateur qui arrivait sur la rive.
On disait qu’il venait de Nazareth et se nommait Jésus.
Des foules de plus en plus grandes se rassemblaient et les gens voulaient l’entendre.

Il ne ressemblait en rien aux Scribes et aux Pharisiens qui discutaient sans cesse.
De leurs enseignements, on ne comprenait pas grand-chose et on retenait encore moins leurs explications compliquées.
Lui, Jésus, quand il parlait… ça vous allait droit au cœur et on voulait en entendre encore plus!

Ce jour-là, le lavage des filets a dû être interrompu car le jeune voulait utiliser une barque. 
Non, pas pour la pêche mais pour prêcher, pour ne pas être écrasé par tout ce monde autour de lui.

« Quand il eut fini de parler, il dit à Simon :
«’Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche’. »
 
Simon ne montrait pas trop d’enthousiasme ; il aura bien voulu demeurer au bord du lac et terminer le travail qui attendait: les filets à laver.
Mais quelque chose – on peut se demander… quoi ? – l’a poussé à dire :

« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »  

Vous connaissez la fin de ce récit… (Lc.5:1-11)
Non, les filets ne se sont pas brisés – ce qui s’est brisé, on pourrait dire, c’est le cœur de Simon.
Il s’est vu, tout à coup, tel qu’il était et… il ne se croyait pas assez bon pour tenir compagnie au nouveau prêcheur.
Le jeune lui a répondu avec des paroles mystérieuses – je ne pense pas que Simon ait compris ce qu’il voulait dire.
Mais, il n’a pas pu résister… il s’est embarqué encore une fois pour une expédition de pêche pas comme les autres…

Ce qui me reste de cette histoire-là c’est que lui et ses compagnons ont tout laissé… à cause de cette histoire de poisson !
Mais, à vrai dire, je suis convaincue qu’il y avait plus que cela qui les a poussés.
Vous ne pensez pas ?…

Et ne vous sentez-vous pas parfois ‘poussé/es’ de la même manière?…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Images : Free Bible Images   picsniper.com

4è dimanche de l’année C

Imaginez un moment qu’au lieu de commencer la lecture de l’évangile d’aujourd’hui (Lc.4:21-30) de la manière ordinaire, le prêtre disait :
« Tentative d’assassinat d’un messager de Dieu à la synagogue… »
Et s’il terminait le récit avec les mots :
« L’attentat échoue alors que l’inculpé s’évade sans qu’on puisse mettre la main sur lui. »

Je devine sans peine que l’assemblée écouterait attentivement cette histoire qui a un peu le ton d’une intrigue policière !
Mais, il s’agit d’un texte d’évangile et qui nous est bien connu, alors…
Alors il se peut qu’une partie du récit nous échappe car nous avons des soucis pressants et des plans sérieux sur lesquels réfléchir pendant que la lecture se poursuit!…

Pourtant, cet extrait de l’évangile de Luc donne une description intéressante de la nature humaine.
Il y démontre le contraste frappant qui peut exister dans l’attitude des gens.

Au début, parlant de la réaction des auditeurs à la prédication de Jésus, le texte dit :
« Tous lui rendaient témoignage
et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
 »

Mais voilà que Jésus ayant terminé son enseignement, le texte conclut :
« À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. »

Que s’est-il passé ?
A cette occasion, Jésus fait l’expérience de ce qui nous est peut-être familier…
« Je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »
 
Nos proches – famille, ami/es, voisin/es, collègues – nous sont justement trop proches pour que nous les considérions ‘prophétiques’.
Il y a bien sûr des exceptions mais, en général, on recherche plutôt l’inconnu, l’inédit, l’exotique, comme source possible d’inspiration.
Comme si la réflexion banale d’une voisine ne pouvait apporter la réponse que je cherche…
Et le cousin, toujours un peu prétentieux, peut avoir des propos qui surprennent… justement par leur à propos !
Encore faut-il que j’y prête attention… comme à la lecture de l’évangile !
 
Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-year-c/

Et une courte vidéo présente le thème de la 2è lecture: https://youtu.be/rmbBxD_MJu0

 
Source : Image : The Lonely Pilgrim

 

3è dimanche de l’année C

De personnes qui réfléchissent à un thème sans se laisser distraire, qui y reviennent et continuent de l’approfondir, on dit qu’elles « ont de la suite dans les idées ».
Ces gens creusent un certain concept, ils en cherchent la signification, ils poursuivent la réflexion; oui, ils « ont de la suite dans les idées. »

Cette expression m’est venue à l’esprit en lisant le texte de l’évangile de ce dimanche (Lc.1:1-4; 4:14-21).
Au début de cette nouvelle année, le tout premier jour, la 1ère lecture nous assurait des bénédictions de Dieu en ses propres mots, si on peut dire. (Nombres 6:22-27)

Aujourd’hui, alors que le premier mois de l’année se déroule, nous entendons Jésus, prêchant dans la synagogue ; il répète le texte d’Isaïe en affirmant :

« L’Esprit du Seigneur m’a envoyé… 
 annoncer une année favorable accordée par le Seigneur ».
 
Une autre traduction dit : « une année de grâce du Seigneur ».
 
Une année de grâce, n’est-ce pas une année remplie de ses bénédictions, une année où ses dons se multiplient en notre faveur.
Dans l’un des textes de l’évangile que nous avons entendus à Noël, l’apôtre Jean exprime cette réalité en disant :

« De sa plénitude nous avons reçu grâce pour grâce ». (ou encore : « grâce sur grâce » (Jn.1:16).
 
De la suite dans les idées? Oui, et ce sont des idées encourageantes et réconfortantes!
Bénédictions et grâces qui prennent la forme de :

  • Bonne nouvelle aux pauvres
  • Libération des captifs
  • Vision aux aveugles
  • Liberté aux opprimés.

Et qui d’entre nous n’est pas… pauvre, captif, aveugle, opprimé… d’une manière ou d’une autre?…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/3rd-sunday-of-year-c/
 

Source : Image : doctrinalhomilyoutlines.com