bible

Hier et aujourd'hui . . .

parchment

Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

24è dimanche de l’année C – 2019

Certaines personnes n’aiment pas qu’on leur répète quelque chose une 2è fois et, encore moins, une 3è fois!
C’est pourtant ce que Jésus fait dans l’évangile d’aujourd’hui (Lc.15:1-32).
Il répète son message à trois reprises – avec des variantes, certes, mais c’est le même message!

Dans le groupe devant lui, il se trouve sans doute bien des hommes et plusieurs sont des bergers.  
Jésus s’adresse d’abord à eux.
Il leur parle d’un berger qui a perdu l’une de ses bêtes et qui la cherche jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée (Lc.15:4-7).
Une brebis était une possession précieuse en ce temps-là.

 

Mais des femmes étaient aussi présentes dans son auditoire. 
C’est à elles que Jésus parle de la femme qui a perdu une pièce de monnaie.
Perdre une partie de sa dot pouvait devenir une tragédie pour la malheureuse à qui cela arrivait.
Elle aussi fait tout en son pouvoir pour retrouver ce qu’elle a égaré (Lc.15 :8-10).

Chaque fois, les paroles sont répétées :
« C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit. »

Il y a sans doute, ici et là dans le groupe d’auditeurs, des jeunes – intéressés ou simplement désoeuvrés – et Jésus les interpelle à leur tour avec la 3è parabole.
Mais cette 3è parabole vise également ces hommes et ces femmes à qui Jésus a déjà adressé son message.
Plusieurs d’entre eux sont sans doute des parents et Jésus veut leur donner l’image de Dieu
qui est lui aussi Parent !
Et, un Parent – un PÈRE – qui n’a pas son pareil!

Un Père dont la tendresse, la patience, la compassion, la miséricorde, ne se laissent jamais décourager
par nos exigences infantiles, nos abandons ingrats, nos refus insensés, nos retours aux motifs égoïstes –
retour à lui qui est toujours prêt à nous accueillir et à nous combler de nouveau.

Pas étonnant que Jésus ait voulu répéter ce message 3 fois!
Et combien de fois nous faudra-t-il l’entendre pour en être convaincu/es?…

« Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère était mort, et il est revenu à la vie ;
il était perdu, et il est retrouvé ! »

Et… nous avons  été retrouvé/es tant de fois !…

Note : Dans une courte vidéo, Eugena Nogaüs nous offre une présentation de la 1ère parable du texte évangélique de ce dimanche à : https://youtu.be/PSQXj_vP45I
Une image symbolique illustre bien la 3è parabole à : https://image-i-nations.com/des-mains-differentes/
Et une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/24th-sunday-of-the-year-c-2019/

 

Source : Images : Free Bible Images   Pinterest   worshiphousemedia.com

23è dimanche de l’année C – 2019

 

Une croix… des croix…
Il y en a de toutes sortes et à bien des endroits.
En métal, en bois, en argile, en tissu…

On les retrouve un peu partout mais… elles disparaissent.

Elles disparaissent là où on s’attendait à les voir –
comme à la croisée des chemins d’autrefois. 
Mais elles réapparaissent où on ne s’attendait pas à leur présence –
oui, sur les costumes un peu… exotiques des vedettes de tous genres!

La croix… un signe traditionnel chez nous, historique même 
comme en témoigne celle du Mont-Royal.

Mais ce signe est-il encore signifiant?
Cette présence est-elle encore expression d’une réalité qui nous parle?

Dans l’évangile d’aujourd’hui (Lc.14:25-33), l’affirmation de Jésus est catégorique :
« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite
ne peut pas être mon disciple. »

On dit que pendant les siècles qui suivirent le crucifiement, les premiers chrétiens ne pouvaient supporter la vue de ce qui est devenu le crucifix.
La crucifixion était une forme de torture qui leur était bien connue, il s’agissait d’un mode d’exécution pure et simple.
Pas étonnant qu’on ne puisse volontiers contempler un tel supplice.

Mais justement, les paroles de Jésus ne visent pas un objet qui fait partie du ‘décor’ d’une pièce de la maison, ni d’un bijou original dont on se pare !
Il s’agit de porter sa croix à la suite de Jésus.
C’est évidemment un engagement personnel et c’est autrement exigeant !

C’est pourtant la condition que Jésus présente pour nous reconnaître comme ses disciples…
Porter… suivre… comme il l’a fait et jusqu’où cela l’a mené…

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/23rd-sunday-of-year-c-2019/

 

Source: Images : es.wikipedia.org   Readers Digest Canada   Unsplash   churchofthecrossroad.org   tripadvisor.com     
 

 

22è dimanche de l’année C – 2019

Humilité, orgueil, grandeur… ces termes sont au coeur de la 1ère lecture et de l’évangile de ce dimanche
(Ben Sira 3:17-18,20,28-29) (Lc.14:1,7-14).

Une expression populaire décrit ainsi quelqu’un qui fait preuve de vanité :
on dira, avec une pointe de sarcasme peut-être : « Il, elle, se prend pour un/e autre! »
Ou encore : « Il, elle, a des idées de grandeur! »
Dans un cas comme dans l’autre, ce n’est évidemment pas un compliment!

Mais qu’est-ce que la grandeur?
Qu’est-ce qui rend quelqu’un vraiment grand?
Richesse, réputation, réalisations n’en sont que l’apparence,
une apparence parfois trompeuse…

Aux yeux de Dieu, qui est grand?
J’ose croire que c’est celui, celle, qui est authentiquement soi-même –
qui s’accepte tel/le qu’il, ou elle, est et s’efforce de devenir meilleur/e.

La vraie grandeur n’est-elle pas celle que Dieu nous a donnée depuis la création –
celle-là même qui poussait le psalmiste à s’exclamer ?

« Qu’est donc le mortel que tu t’en souviennes?…
À peine le fis-tu moindre qu’un dieu;
tu le couronnes de gloire et de beauté. »   (Ps.8:5-6)

Peut-on désirer une grandeur qui dépasse celle-là?

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/22nd-sunday-of-year-c-2019/

Source : Image : pinterest.com

 

21è dimanche de l’année C – 2019

Quand vous leur posez une question, il y a des gens qui répondent… par une autre question.
Ou encore, leur réponse oriente la conversation sur un sujet différent!
Agaçant?
Peut-être, mais parfois intéressant et inspirant!

Vous avez peut-être noté que c’est exactement la méthode de… Jésus!
Il est passé maître – c’est le cas de le dire – dans l’art d’interpeller ses auditeurs et auditrices.
Il ne leur permet pas de demeurer en surface ou de présenter des prétextes.

Le texte de l’évangile de ce dimanche en est un bon exemple (Lc.13:22-30). 

« Quelqu’un lui demanda :
‘Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ?’
Jésus leur dit : ‘Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite’… »

 
Celui qui pose la question parle en général, sa question est abstraite.
Jésus le ramène… à lui-même, à sa vie personnelle.
En langage d’aujourd’hui, la réponse aurait pu dire ceci :
‘Ce qui importe ce n’est pas si des milliers, ou des millions, de gens seront sauvés, mais
qu’en sera-t-il de toi ?’
 
Bien des gens préfèrent invoquer des situations qui ne les touchent pas personnellement.

Leur questionnement réfère à des ‘critères d’admission’ qui ne témoignent aucun engagement de leur part :

« Nous avons mangé et bu en ta présence,
et tu as enseigné sur nos places. »
 

La ‘porte étroite’ que nous recommande Jésus a été présentée de différentes manières
par les spécialistes des textes bibliques.
Ne serait-elle pas tout simplement celle qui ouvre sur la voie du disciple qui suit le Maître
en adoptant ses valeurs et son mode de vie au fil des jours?…

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/21st-sunday-of-year-c-2019/

 

Source : Image : churchofjesuschrist.org

 

20è dimanche de l’année C – 2019  

Les lectures de la célébration de ce dimanche présentent le tableau plus sombre de notre quotidien :
tentative d’homicide, horreur, supplice, hostilité, lutte, divisions, angoisse. 
Tous ces termes – tous ces aspects de la réalité se retrouvent dans les textes proposés à notre lecture.

Proposés à notre lecture et… à notre réflexion car ces mêmes aspects de la réalité se retrouvent dans le bulletin quotidien de nouvelles à la radio, ou à la télé.
Les descriptions peuvent varier mais les faits demeurent tristement les mêmes.

On entend souvent la question :
‘Pourquoi un Dieu bon permet-il toutes ces manifestations du mal?
Pourquoi lui, qui est tout-puissant, n’intervient-il pas pour empêcher tous ces actes mauvais?’

On peut poser la question, et la réponse nous sera donnée… un jour.
Pour le moment, il doit nous suffire de constater que Jésus lui-même ne s’est pas soustrait à cet ordre des choses dans notre univers.

La 2è lecture affirme :
« Jésus… renonçant à la joie qui lui était proposée, a enduré la croix » (He.12:1-4).

Lui connaît la raison… la réponse à notre question…
Oui, un jour elle nous sera révélée.

Pour le moment, le dernier verset du Psaume demeure notre inspiration :
« Je suis pauvre et malheureux, mais le Seigneur pense à moi.
Tu es mon secours, mon libérateur : mon Dieu, ne tarde pas ! » 
(Ps.40:18)

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/20th-sunday-of-year-c-2019/
 
 

Source : Image : 1736 Family Crisis Center
 

19è dimanche de l’année C – 2019  

C’est la saison estivale – la période des ballades et des escapades de tous genres !

 

Et la 2è lecture de ce dimanche (He 11:1-2,8-19) nous parle de gens qui, eux aussi, sont en route.

« Ils étaient des étrangers et des voyageurs… »
 
Étrangers, voyageurs… et aussi PÈLERINS.
L’idée de pèlerinage ajoute un aspect important – celui de la FOI.
Quand on se met en chemin comme pèlerin, on part avec la foi, ou au moins en désir, en recherche.

Le paysage sera parfois agréable mais le trajet ne sera pas toujours de tout repos… 
On peut rencontrer des obstacles, l’aventure peut tourner en mésaventure.
Il arrive qu’on se perde, et on peut aussi se retrouver en plein brouillard… 
Coûte que coûte, on poursuit la route, un pas à la fois on avance.

Certains voyageurs d’expérience prennent soin de prendre des lunettes d’approche –
les gens les nomment parfois des ‘longues-vues’.
Cet instrument permet justement de voir clairement ce qui n’est encore qu’à distance.

L’expérience de pèlerin requiert une sorte de lunettes d’approche particulières –
celles qui permettent précisément de voir ce qui est encore… au loin !
Et les premières lignes de cette 2è lecture l’expriment bien :

« La foi est une façon de posséder ce que l’on espère,
un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. »

Nul doute, la prochaine fois que vous utiliserez vos lunettes d’approche,
vous vous souviendrez de ce message de l’épitre aux Hébreux !

Note : Un autre texte est offert sur un thème de l’évangile à: https://image-i-nations.com/chemise-bonheur-tresor/

Et une autre réflexion sur un thème différent est disponible en anglais à :  https://image-i-nations.com/19th-sunday-of-year-c-2019/

 

Source : Images : phleam   trekmountcameroon.com    sense-lab.com   Dissolve

 

 

 

 

18è dimanche de l’année C – 2019

La semaine dernière, le texte de l’évangile nous présentait Martha qui voulait gagner Jésus à sa cause contre sa sœur, Marie (Lc.11:1-13).
Cette semaine, un scénario semblable nous est offert alors qu’un homme approche Jésus pour qu’il prenne sa défense
contre son frère qui refuse de partager un héritage (Lc.12:13-21).

Dans les deux cas, Jésus aide la personne qui l’approche à changer de perspective.
La ‘méthode’ de Jésus demeure la même :
il nous aide à nous libérer des tracas, des soucis et des préoccupations qui nous accaparent
et nous privent de ce que la vie a de meilleur à nous offrir!

Ce que Jésus désire nous faire découvrir c’est que :
« La vie de quelqu’un, même dans l’abondance,
ne dépend pas de ce qu’il possède. »

 
C’est là un principe de sagesse qu’il nous est parfois bien difficile d’accepter.
Il semble qu’un désir compulsif nous rend esclave – le désir de posséder :

  • des biens matériels, de la richesse, oui,
  • mais aussi une réputation enviable,
  • un pouvoir qui s’exerce avec autorité sur les gens,
  • de l’influence indéniable sur les personnes qui nous entourent.

Et, non contents de posséder, nous voulons posséder toujours davantage !
Ce qui mérite l’apostrophe de Dieu et en terme bien clair : « Fous ! »
 
Si ce soir, on venait nous informer que notre nuit ne débouchera pas sur l’aube de demain…
Qu’en serait-il de nos possessions chèrement acquises ?…

On raconte qu’à partir du 13è siècle, lors de l’élection d’un pape, avant son couronnement,*
à trois reprises un moine se présentait devant lui et, faisant brûler une pièce d’étoffe, il répétait :
« Sic transit gloria mundi » ainsi passe la gloire du monde. »

De toute la richesse et la gloriole dûrement acquises, il ne reste que… des cendres !
À moins que nous n’ayons appris à… « être riche en vue de Dieu », comme le dit Jésus.

 

* N.B. Cette coutume s’est terminée en 1978 avec le Pape Jean Paul 1er qui a aboli le couronnement.

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/18th-sunday-of-year-c-2019/

Et, dans une vidéo, Rachel (personnifiée par Nathalie Ménard) se pose la question: ‘Est-ce tout ce qu’il y a dans la vie?’  https://youtu.be/k6wStCaBH6U

Source : Image : fr.wikipedia.org

 

 

17è dimanche de l’année C – 2019

Voir prier Jésus, ce devait être bien impressionnant… inspirant c’est certain.
Ça donnait justement l’inspiration de… faire comme lui!

C’est ce que l’évangile de ce dimanche montre (Lc.11:1-13) :
les apôtres ont observé Jésus prier et ils lui demandent de leur enseigner comment prier :

« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »

Jésus répond à leur demande mais… il les initie –
non à la prière selon la méthode de Jean Baptiste –
il leur enseigne plutôt à prier comme lui-même le fait en disant ‘Notre Père’.

Et il nous apprend à l’appeler ainsi, nous aussi : PÈRE. 
 
Pas : ‘Dieu éternel et tout-puissant’.
Pas : ‘Seigneur des seigneurs’.
Pas : ‘Roi du ciel et de la terre’.
Pas : Dieu qui règne sur les chérubins et les séraphins.’

Mais bien tout simplement : ‘Père’, NOTRE PÈRE.
 
Jésus continue son enseignement selon son habitude, avec une parabole.
Et le message est… audacieux : il nous suggère, non, il nous enjoint d’oser IMPORTUNER Dieu!
Ne pas accepter d’excuses, ou de refus, de sa part.
Continuer à demander, à ‘quémander’, et même à marchander avec lui comme Abraham a osé le faire
(1ère lecture: Gn.18:20-32).
Audacieux, hardi, et certains qualifieraient cette attitude d’irrespectueuse.

Et pourtant c’est Jésus lui-même qui l’enseigne!

La semaine dernière, Marthe de Béthanie faisait des reproches à Jésus.
Aujourd’hui, Abraham marchande avec Dieu.

Et nous… avons-nous la même confiance audacieuse,
la conviction que se réalisera pour nous ce que Jésus promet :

« Quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira. »

 
Note : Voir aussi: https://image-i-nations.com/un-monument-exceptionnel-et-son-message/

Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/17th-sunday-of-year-c-2019/

Source : Images : pattiburris.com   Freepik

16è dimanche de l’année C – 2019

Vous arrive-t-il de faire des reproches à… Dieu?
Si oui, vous êtes en bonne compagnie, comme le texte de l’Évangile de ce dimanche (Lc.10:38-42) nous le montre!

Nous y rencontrons Marthe de Béthanie qui s’adresse à Jésus en termes qui ne laissent aucun doute sur sa frustration : 

« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?

 
« Cela ne te fait rien… »
C’est assez direct et l’expression traduit clairement le mécontentement de Martha.
On détecte dans ses paroles une récrimination plutôt qu’une… supplication !

Et pourtant, Jésus ne s’en offusque pas.
Il prend Martha où elle se trouve pour l’amener où il désire qu’elle parvienne…

C’est exactement la méthode de Dieu – il vient nous rejoindre où nous sommes
pour nous conduire patiemment là où il désire que nous parvenions.
Parce que c’est précisément là que nous trouverons ce qui est le meilleur pour nous.

Il y a bien longtemps, quelqu’un m’a dit :
N’hésite pas à dire à Dieu tout ce que tu as sur le cœur – il peut le prendre !

Martha l’avait compris…

Note : Cette scène est bien représentée dans une vidéo à : https://youtu.be/YCgHIneOfNc
 
Et une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/16th-sunday-of-year-c-2019/
 

Source : Image : Wikipedia

15è dimanche de l’année C – 2019

J’intitulerais ainsi le texte de l’évangile de ce dimanche (Lc.10:25-37):
‘UNE HISTOIRE DE… QUESTIONS!’

Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
D’abord un docteur de la Loi, rien de moins, pose une question à Jésus –
une question des plus sérieuses car elle concerne la vie éternelle.
Mais c’est une question-piège, et Jésus en est bien conscient.

La réponse vient dans une histoire, une histoire de Jésus –
ces histoires avec un message que l’on nomme ‘paraboles’.
Une parabole qui réserve à ce docteur ce la Loi, une QUESTION,
elle aussi des plus importantes.

Les mots nous sont bien connus :
« Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
de l’homme tombé aux mains des bandits ? »

Nous sommes tous prêts à répondre :
‘Le Samaritain, évidemment.’

Mais c’est justement la réponse que le docteur de la Loi ne voulait pas donner,
la réponse qu’en bon Juif, il ne pouvait pas donner –
il se serait renier lui-même en faisant l’éloge d’un personnage méprisable à ses yeux.
L’évangéliste Jean nous l’a indiqué clairement :
« Les Juifs , en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains » (Jn.4:9))
 
Le docteur de la Loi choisit la formule qui ne le compromet pas –
une paraphrase impersonnelle : « Celui qui a fait preuve de pitié… »
 
Mais le texte ne se termine pas avec cette réponse, non.
La conclusion est donnée dans les paroles de Jésus :
« Va, et toi aussi, fais de même. »
 
Mais… faire quoi, au juste ?
Simplement ceci : Ne plus demander ‘Qui est mon prochain ?’
mais me faire, moi, le prochain de quiconque, sur ma route, est dans le besoin.
 
Un défi qui est tout aussi exigeant et oui, engageant, pour chacun et chacune de nous.
On ne peut s’y soustraire si… la question de la vie éternelle nous préoccupe le moindrement.

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème semblable en anglais à : https://image-i-nations.com/15th-sunday-of-year-c-2019/

  

Source : Image : Studiu-biblic.ro