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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

1er dimanche de l’Avent, année C – 2021

On le répète souvent: notre corps exprime souvent nos sentiments profonds.
On pourrait dire que nos mimiques et nos gestes trahissent les sentiments qui nous habitent.
Notre interaction avec les gens et les événements auxquels nous sommes confrontés suscitent souvent des réactions physiques.
Par exemple, la peur et l’anxiété peuvent pousser quelqu’un à fuir, à se cacher, à dissimuler sa présence et ses activités.

Cette réalité se présente à mon esprit alors que je lis l’évangile de ce 1er dimanche de l’Avent (Luc 21:25-28,34-36).
Ce texte est une description littéralement apocalyptique –
c’est le style de langage utilisé dans la littérature juive pour décrire les événements de la fin du monde.
La nature et les créatures se soulèveront et menaceront les humains.

Il s’agit d’une menace qui fera que :
« Les nations seront affolées et désemparées…
 Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde. »
 
Menaçant, stupéfiant, effarant…
La réaction naturelle serait sans doute de se courber, de se jeter par terre comme foudroyé.
On veut fuir, se dérober au désastre qui menace.
Mais voilà que l’évangile nous dit:

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

Ne pas craindre au point de démissionner.
Ne pas tenter de s’évader dans l’oubli ou la dépendance.
Ne pas fuir devant les événements menaçants.
Ne pas ignorer la réalité mais y faire face.
Ne pas se dérober alors qu’il faut résister.

Mais… comment y parvenir?
L’évangile l’indique clairement:

« Restez éveillés et priez en tout temps:
ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver,
et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » 

Se tenir debout, oui, devant Dieu lui-même puisque c’est lui qui est notre Rédemption qui approche!
  
 

Note: Dans une courte présentation vidéo, Ghislaine Deslières nous partage sa réflexion pour ce 1er dimanche de l’Avent à: https://youtu.be/lpkMLsxne3s

Et une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/1st-sunday-of-advent-year-c-2021/

 

Source: Images: ekklesia.pro    Dreamstime.com

34è dimanche de l’année B, Fête du Christ Roi – 2021

Dieu devient homme, né d’une femme de notre humanité.
De métier, il est charpentier-menuisier.
Il se présente comme un berger qui prend soin de son troupeau.
Il affirme être un serviteur et exige de ses disciples qu’ils le soient aussi.
Dieu-homme meurt sur une croix, condamné par ses compatriotes, exécuté par le pouvoir Romain.

Sa vie sur notre planète aura duré à peine trente-trois ans…
Trente années durant lesquelles il est à peine connu dans le village qui est le sien.
Puis, trois ans à cheminer sur les sentiers de son pays sans être reconnu pour ce qu’il est, pour qui il est.

Simon le Pharisien, notable Juif, l’invite à sa table.
Mais Jésus, lui, s’invite à la table de Zachée, le collecteur d’impôts que l’on qualifie de pécheur.
Simon ne daigne pas lui donner aucun signe de l’hospitalité traditionnelle.
Marie, la pécheresse le fait avec une abondance qui choque autant que sa présence dans cette salle de convives masculins.

Lui, qu’on nomme: ‘le Maître’, proclame que le Sabbat a été créé pour l’homme et non l’inverse.
Il défend ses apôtres qui ne jeûnent pas comme les disciples de Jean le Baptiste et qui ne se lavent pas les mains comme il le faut.
Il n’hésite pas à demander à boire à une étrangère dont la réputation d’une succession de conjoints est sans doute bien connue.

Il répond aux questions par ses questions à lui.
Il ne décourage pas son peuple de payer l’impôt à César, l’empereur païen au pouvoir.
Il ose prendre un fouet pour chasser du Temple ceux dont le commerce assure le rituel prescrit.
Ce Nazaréen affirme que trois jours lui suffiraient pour rebâtir le Temple dont la construction a exigé plus de quatre décennies.

Il ne réclame ni serviteurs ni soldats, il invite seulement des disciples qui gardent sa parole et qu’il considère comme mère, frères et sœurs.
Il ne ménage pas sa louange pour un Samaritain bienveillant,
un Centurion plus croyant que ses compatriotes
et une Cananéenne qui ose lui répondre sur le même ton.

Il demeure silencieux devant Hérode qui le considère comme magicien.
Mais il brise le silence pour mettre au défi le garde qui le frappe en l’accusant d’insulter le procureur.

Et à ce procureur, Pilate, qui solennellement lui demande (Jean 18:33-37):
« Alors, tu es roi? »
La réponse ne se fait pas attendre à lui qui se fait à la fois juge et juré:
« C’est toi qui dis que je suis roi. »

Si, un jour, dans notre vie, nous l’avons rencontré, LUI, et s’il nous a donné de le reconnaître,
oserions-nous lui poser la question?…
 
Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/34th-sunday-of-year-b-feast-of-christ-the-king-2021/
 

Source: Images: redeeminggod.com   IStock   www.turnbacktogod.com   Church of Jesus Christ    freebibleimages.org

33è dimanche de l’année B – 2021

La Bible nous offre des textes de différentes sortes dont nous retrouvons des extraits dans les lectures de chaque dimanche de l’année.
Les paroles interpellantes de Jésus nous rejoignent par l’évangile.
Les épitres de l’apôtre Paul nous adressent des injonctions souvent exigeantes.
Alors que les livres de l’Ancien Testament nous livrent les visions des prophètes ainsi que des messages de sagesse.

Mais on y trouve également des phrases qui, à prime abord, peuvent paraître banales et sans conséquence.
Et pourtant…

C’est le cas de l’évangile de ce dimanche (Marc 13:24-32) où nous pouvons lire:
« Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier… » 
 
Au pays de Jésus, cet arbre était bien connu – sa nature, la période de sa floraison et celle de l’apparition de ses fruits n’avaient rien de mystérieux.
Cet arbre pouvait-il réserver un enseignement quelconque?
C’est ce que Jésus affirme.

Mais Jésus ne donne pas ici une leçon de botanique.
Non, ce qu’il nous donne c’est une leçon de vie!
Et cette leçon consiste à pratiquer l’art de trouver des messages dans les choses ordinaires du quotidien.
C’est aussi simple que cela mais combien exigeant!

Chaque jour, nous faisons l’expérience d’un contact avec des gens, des situations, des événements, qui peuvent changer bien des choses dans notre vie…
si seulement nous prêtons attention aux messages qu’ils nous réservent.

  • Un appel téléphonique d’un ami.
  • Un panneau publicitaire.
  • Un texte reçu par courriel.
  • Une nouvelle entendue à la télévision.
  • Une visite inattendue d’une collègue.
  • Une lecture enrichissante.
  • La vue d’un paysage apaisant.
  • Et tant d’autres…

« Laissez-vous instruire… »  nous dit l’évangile.

Et l’un des messages qui peut alors nous parvenir est celui que ce même évangile nous livre:
« Sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte… »
 
Est-il message plus important, plus urgent… et plus encourageant?!
 

Note: Une  2è réflexion sur un autre thème de cet évangile est présenté à: https://image-i-nations.com/33e-dimanche-de-lannee-b/

Et une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/33rd-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: iStock

32è dimanche de l’année B – 2021

Eux, les gens importants regardaient ailleurs, ils ne la voyaient pas.
Ils attendaient bien autre chose que quelques sous.
Ils désiraient attirer l’attention de riches donateurs, au profit du Temple, évidemment!
Mais quelqu’un l’a remarquée!…

On nous a appris que Dieu sait tout et qu’il voit tout – qui en douterait?
Mais dans le texte de l’évangile d’aujourd’hui (Marc 12:38-44),
on voit que Dieu – dans la personne de Jésus – oui, Dieu remarque tout!
Il remarque l’offrande de la pauvre veuve.
Offrande insignifiante aux yeux des bien nantis,
mais d’une richesse exceptionnelle aux yeux de Dieu.

Qui discernerait une richesse quelconque dans un don si pitoyable, pourrait-on penser?
Celui pour qui la valeur authentique du don se cache dans l’intention!

Avant même que les pièces de monnaie ne résonnent dans le contenant,
Dieu se réjouit de la générosité qui inspire de donner… « tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Peut-on donner davantage? Dieu lui-même ne saurait en demander plus!

Mais pour donner ainsi, il nous faut apprendre à compter, mesurer, peser…
comme Dieu le fait!…
Et LUI peut nous en rendre capable, si nous le lui demandons…

 
Note: Cette scène est présentée aussi dans une vidéo de la série Les Anonymes de l’évangile, à: https://youtu.be/q3wwpTDlPPI 

Et une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/32nd-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: Belmont Abbey

31è dimanche de l’année B – 2021

C’est une question de priorité s’il en est une!
Un Scribe, pour qui les préceptes de la Loi juive ne devraient présenter de secret, adresse cette question à Jésus (Marc 12:28-34):

« Quel est le premier de tous les commandements? »
 
Jésus répond, à sa manière, en faisant de deux commandements un seul :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force…

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Tout est là, et c’est précisément ce petit mot ‘tout’ qui donne le sens profond du texte.
La deuxième partie n’est pas moins exigeante :
Aimer l’autre – quel qu’il soit, où qu’elle soit – comme on s’aime soi-même.

Voilà LA priorité de Dieu…
Il s’agit de la faire nôtre, jour après jour… avec son aide, bien sûr.

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/31st-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: Church of Jesus Christ

30è dimanche de l’année B – 2021

On voulait le faire taire (Marc 10:46-52).
Évidemment, on n’aime pas ceux qui crient pour attirer l’attention.
On n’apprécie pas ceux qui étalent leur misère au grand jour.
Il faut respecter l’ordre public et avoir du respect pour les autres…

Mais, parmi les autres, il y avait ce Jésus de Nazareth et lui…
Lui ne parait pas trop se préoccuper de ce genre de considérations des bien-portants.
Il semble comprendre ce besoin, ce besoin de crier et de supplier, d’espérer et d’attendre…

Ne serait-il pas le même aujourd’hui?
Lui qui a appelé l’aveugle malgré les objections de l’entourage.
Il l’a non seulement appelé mais il lui a accordé ce qu’il demandait, tout simplement!
Ne comprendrait-il pas nos cris, nos supplications, notre espoir et notre attente?

Car… notre prière, ne consiste-t-elle pas bien souvent en un cri, une supplication?
Notre espoir et notre attente, n’est-ce pas là l’essentiel de notre prière?

Oui, mais… encore faut-il prendre conscience que… nous avons besoin de voir!
Et réaliser que Dieu est toujours là prêt à nous rendre la vue.

Alors, nous serons en mesure de recevoir la guérison de ceux/celles qui réalisent leur cécité
et qui demandent d’en être guéri/es…
 
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/30th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: terrysdevotions.com

29è dimanche de l’année B – 2021

S’approcher de Dieu…
Certains craignent de le faire… ils hésitent à le faire…
D’autres encore ne pensent pas à le faire… ils demandent pourquoi s’approcher de Dieu?

Ils ne semblent pas en éprouver le besoin et pourtant…
Pourtant ils admettent volontiers en eux: un manque, un besoin, une attente…
De quoi au juste?

La 2è lecture de ce dimanche (Hébreux 4:14-16) nous invite et répond à la question:

« Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce,
pour obtenir miséricorde et recevoir… son secours. »

Les Juifs du temps aimaient se représenter leur Dieu comme le Grand Roi, le tout-Puissant, qui pouvait leur venir en aide en toutes circonstances.
La royauté n’est peut-être plus l’image privilégiée que l’on se fait de Dieu –
on ne l’imagine pas sur un trône de gloire – et ce n’est pas nécessaire.
Mais sa puissance et sa compassion envers nous demeurent tout aussi réelles et actuelles.

Venir à lui pour recevoir sa miséricorde, obtenir son pardon pour toutes nos errances et nos défaillances,
n’est-ce pas une perspective bien encourageante?
Bénéficier de son assistance dans toutes les situations où nous nous trouvons – problèmes, difficultés, épreuves de toutes sortes,
pouvoir compter sur son aide à tout moment, qui ne voudrait s’en prévaloir?

Il est étonnant, ne trouvez-vous pas, que tant de gens passent à côté d’une telle offre sans même en prendre conscience?…
Surtout si on réalise que ce Dieu n’est pas distant, ou indifférent, à ce que nous vivons
mais qu’il a vraiment connu d’expérience notre condition humaine.

C’est un Dieu qui a été:
« éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. »

Vraiment étonnant, certains diront même ‘sidérant’!…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/29th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: Bible.com    DailyVerses.netmiséricorde, problèmes, difficultés

28è dimanche de l’année B – 2021

Dans le vocabulaire courant, il y a certains mots que nous utilisons souvent mais…
nous ne prenons pas toujours conscience de leur portée.

TOUT, RIEN, TOUJOURS, JAMAIS – ces termes sont lourds de signification et… de conséquence!
Ce sont des paroles dont l’implication est déterminante.

Le texte de l’évangile d’aujourd’hui (Marc 10:17-30) nous en propose une en nous assurant:
« Tout est possible à Dieu. »
 
La scène est assez bien connue.
Un jeune homme riche approche Jésus pour lui demander une question importante :
Que doit-il faire pour s’assurer d’entrer au royaume de Dieu?
La première réponse de Jésus est rassurante: les commandements, il les observe depuis toujours.

Mais voilà que Jésus ajoute que ce jeune homme pourrait faire davantage pour plaire à Dieu.
Ce ‘davantage’ est bien déconcertant: il s’agit de se défaire de tous ses biens pour les donner aux pauvres.
Se faire pauvre lui-même – alors que, selon la croyance des Juifs du temps, la richesse était perçue comme une bénédiction de Dieu!

Les apôtres présents à la scène ne comprennent vraiment pas cette nouvelle ‘théologie’!
Il leur semble que ses exigences vont au-delà de ce que les humains peuvent accomplir.

C’est alors que Jésus prononce les paroles qui résonnent jusqu’à nos jours:
« Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu;
car tout est possible à Dieu. »
 
Le croyons-nous vraiment?
Certain/es pensent sans doute à des prières adressées à Dieu et qui n’ont pas reçu de réponse positive…
C’était pourtant des demandes légitimes:

la guérison d’un être proche,
le retour de l’enfant qui a fugué,
l’obtention d’un emploi si nécessaire,
la libération d’une dépendance…

Tant de fois, on s’en est remis à Dieu, et qu’a t’il fait?
Il semblait incapable d’intervenir… s’il en était capable, il ne l’a pas fait!

Notre théologie – comme celle des apôtres – a peut-être besoin d’ajustement…
Dieu intervient – il peut le faire et il le fait, mais… à sa manière et au moment propice à ses yeux…

Nos caprices enfantins, nos désirs égoïstes, nos rêves puérils, nos illusions multiples –
nous en faisons parfois des exigences que nous exprimons à Dieu avec… une certain insistance.

Et lui… il nous apprend, lentement – trop lentement, pensons-nous – comment recevoir ce qu’il juge bon de nous accorder… qui se révèle parfois être notre attente… déguisée!…

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/28th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: churchofjesuschrist.org

27è dimanche de l’année B – 2021

La 1ère lecture de ce dimanche (Genèse 2:18-24) s’exprime dans le langage imagé des auteurs du premier livre de la Bible: la Genèse.
Elle nous décrit d’abord le « sommeil mystérieux » de l’homme qui n’a pas encore de compagne qui lui ressemble.

À ce « sommeil mystérieux » de l’homme s’ajoute le rêve de Dieu, un plan tout aussi mystérieux.
Et un Dieu… qui ne l’est pas moins.

Ce Dieu projette pour ses nouvelles créatures que, lui et elle, lui ressemblent : qu’ils reflètent son image.
Qu’en les voyant, lui et elle, on pense à celui qui leur a donné le souffle de vie.

Ce Dieu semble tout ignorer des mathématiques auxquelles nous nous fions, celles où: un et un font deux!
Ce qu’il désire, lui, c’est que… un et une fassent… UN – un couple uni à un point tel que:

« L’homme… sa femme… tous deux ne feront plus qu’un. » 

Le mois dernier, le Pape François visitait la Slovaquie. Aux jeunes venus le rencontrer à Kosice dans l’est de la Slovaquie, le 14 septembre, le Pape a dit:

« Mes amis, ne banalisons pas l’amour, car l’amour n’est pas seulement émotion et sentiment, cela, c’est plutôt le commencement. »
Il ajoutait qu’il faut « aimer pour toute la vie et de tout son être… L’amour est fidélité, don, responsabilité. »
 
Le sommeil de l’homme, le rêve de Dieu…
qu’en est-il de la réalité en ce temps qui est le nôtre?…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/27th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: The Stick Kit       

26è dimanche de l’année B – 2021

L’expression est familière et on l’entend dans différentes situations.
Une personne en interpelle une autre, parfois avec une certaine impatience:
« Es-tu pour ou contre…? »Il peut s’agir d’un projet, d’une décision, d’une activité, d’une excursion.
On demande de faire un choix, oui ou non, est-on prêt à s’engager, à participer dans un sens ou dans l’autre?

Mais il peut s’agir également que le choix porte sur une personne:
un candidat pour un poste au plan professionnel, ou encore un ‘leader’ dans une entreprise quelconque.
La prise de position devient personnalisée.
Une réponse positive conduit à l’acceptation de la personne, alors qu’un rejet suivra une réponse négative.

La première lecture (Nombres 11:25-29) ainsi que l’évangile de ce dimanche (Marc 9:38-43,45,47-48)
nous invitent pourtant à une attitude différente.
Elles nous orientent toutes deux vers un choix inclusif!
On ne se trouve plus dans le domaine du: ‘l’un ou l’autre’ mais bien de: ‘l’un et l’autre’ –
et cela fait toute la différence!

On se trouve alors bien loin de ce que l’on nomme parfois: ‘l’esprit de chapelle’ –
cette position qui exclut ceux et celles qui n’appartiennent pas à notre groupe, ceux et celles qui ont des opinions différentes.
On leur attribue des dispositions différentes et on prétend que leur mentalité est bien loin de la nôtre.
On s’affiche comme partisan et l’on devient souvent sectaire!…

L’apôtre Jean rapporte à Jésus que lui et ses collègues apôtres ont tenté d’intervenir pour empêcher quelqu’un de faire un miracle parce qu’il n’appartient pas à leur groupe.
Jésus corrige Jean et ceux qui se sont joint à lui et, avec force, il affirme clairement:

« Ne l’en empêchez pas,
car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »
 
Si Jésus était présent – visiblement – à certaines de nos rencontres…
S’il entendait nos discussions parfois animées et peu inclusives…
S’il écoutait les critères que nous proposons pour rejeter certaines personnes qui désirent se joindre à nous…
Ne répèterait-il pas – avec autant de force – les mêmes paroles?…

 

Note: Une vidéo présente d’une manière imagée et pertinente une réflexion similaire: https://youtu.be/WaAIS96zF2I
 
Et une autre réflexion, cette fois sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/26th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: Pointeuse Badgeuse    www.churchofjesuschrist.org