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Rohingya sad woman

L'actualité qui interpelle

La télévision, la radio, les journaux, l'internet nous rejoignent où que nous soyons.
Ils nous assaillent presque avec des informations de tous genres - information parfois stimulante, parfois choquante, toujours un peu envahissante.

On peut se demander: "Comment réagit-on à une telle invasion de notre espace personnel?"

Les brèves remarques de cette section nous aident à y réfléchir.

   

Synode des jeunes

Discours du pape aux jeunes

« Soyez des jeunes en marche, qui regardent l’horizon, pas le miroir… »

« Soyez des jeunes en marche, qui regardent l’horizon, pas le miroir », exhorte le pape François devant 7000 jeunes qui ont rencontré les Pères synodaux le 6 octobre 2018, dans le cadre du Synode des évêques qui a lieu à Rome.

Un message qui nous convient à tous et à toutes!…

Source : Texte : Océanne Le Gall, Synode des évêques, 8 octobre 2018 Images : Pixabay Steemit

 

Prix Nobel de la Paix 2018

Denis Mukwege et Nadia Murad, prix Nobel de la Paix

Le prix Nobel de la Paix a été attribué vendredi 5 octobre à deux personnalités qui luttent contre les violences sexuelles et la persécution des femmes.

Le gynécologue congolais Denis Mukwege, maintes fois nominé dans le passé, et la jeune Yazidie Nadia Murad, ex-esclave sexuelle de Daech, ont ainsi été désignés, vendredi 5 octobre, pour recevoir la prestigieuse récompense. 

Le choix s’inscrit sans doute dans le sillage du mouvement de libération de la parole des femmes qui agite, depuis des mois, la planète entière avec le hashtag #MeToo. Décerné vendredi 5 octobre, le prix Nobel de la Paix récompense cette année deux grandes personnalités qui luttent contre les violences sexuelles et la persécution des femmes, notamment sur les théâtres de guerre.

Le gynécologue congolais Denis Mukwege, maintes fois nominé dans le passé, et la jeune Yazidie Nadia Murad, ex-esclave sexuelle de Daech, ont ainsi été désignés, vendredi 5 octobre, pour recevoir la prestigieuse récompense.

Deux voix pour défendre la cause des femmes

Nadia Murad Basee Taha, née en 1993 à Kocho, un village près de Sinjar en Irak, est une activiste irakienne des droits de l’homme issue de la communauté yézidie. Depuis septembre 2016, la jeune femme de 25 ans, déjà lauréate du prix Sakharov, est aussi ambassadrice de bonne volonté des Nations unies pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humains.

Nadia Murad, porte-voix des femmes yézidies et prix Nobel de la Paix

Né en mars 1955, à Bukavu dans le Sud-Kivu en République démocratique du Congo, Denis Mukwege est un gynécologue et militant des droits humains congolais. Il est surnommé « L’homme qui répare les femmes », pour avoir notamment soigné les femmes violées et victimes d’excisions du Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), depuis 1999. Il est aussi pasteur chrétien évangélique de courant pentecôtiste dans une église de Bukavu.

Source : Texte : Malo Tresca , le 05/10/2018 publié dans LA CROIX   Image : BBC

 

 

Un synode… pour les jeunes

Le pape François a présidé, mercredi matin 3 octobre sur la place Saint-Pierre, la messe d’ouverture du Synode sur les jeunes dont les travaux commenceront dans l’après-midi.

« Élargir les horizons, dilater le cœur et transformer ces structures qui, aujourd’hui, nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes, les laissant exposés aux intempéries et orphelins d’une communauté de foi qui les soutienne, d’un horizon de sens et de vie. »

En quelques mots, mercredi matin 3 octobre, le pape François a exposé l’objectif du Synode des jeunes dont il présidait, sur la place Saint-Pierre, la messe d’ouverture.

Dans une homélie courte et directe, il a appelé chacun des 267 pères synodaux, qu’il a longuement pris le temps de saluer un à un à la fin de messe, à ne pas être « préoccupé de ses propres intérêts » et à penser « aussi à ceux des autres ».

« Élargir le regard »

« Avec cet esprit, nous chercherons à nous mettre à l’écoute les uns des autres pour discerner ensemble ce que le Seigneur demande à son Église », a-t-il souligné. Il les a exhortés à ce « que ne prévale pas la logique de l’auto-préservation et de l’autoréférentialité, qui finit par faire devenir important ce qui est secondaire et secondaire ce qui est important ».

« Sans cette attitude, tous nos efforts seront vains », a-t-il insisté, demandant aussi d’éviter « la tentation de tomber dans une position moralisante ou élitiste, comme aussi de l’attraction pour des idéologies abstraites qui ne correspondent jamais à la réalité des gens ».

« Ne laissons pas les jeunes seuls »

Demandant de « rompre avec le conformisme du “on a toujours fait ainsi” » et de « regarder directement le visage des jeunes et les situations dans lesquelles ils se trouvent », il a espéré des pères synodaux « un dévouement créatif, une dynamique intelligente, enthousiaste et pleine d’espérance, et que nous ne les laissions pas seuls aux mains de tant de marchands de mort qui oppriment leur vie et obscurcissent leur vision ».

Une exigence qu’il a rattachée à Vatican II dont, à la fin de son homélie, il a lu un long extrait du Message aux jeunes, l’ultime texte  conciliaire. Une sorte de passage de témoin, en quelque sorte, entre la génération de ceux qui étaient jeunes pendant le concile et la jeunesse actuelle, appelée, elle aussi, à « allumer une lumière qui éclaire l’avenir ».

Voici un événement qui se veut: UN SYNODE POUR RAJEUNIR L’ÉGLISE.

 Source: Texte: Messe d’ouverture du synode des jeunes, Vatican le 3 octobre 2018. / Alessandro Di Meo/EPA/MaxPPP publié dans LA CROIX, 3 octobre 2018
Photo: Conférence à l’Institut catholique de Paris, samedi 29 septembre, lors de la 4e édition du Congrès Mission sur le thème « Par amour il nous a relevés, pour l’amour il nous a envoyés ». / Corinne

Du positif sur l’actualité…

L’actualité du 2 octobre…

Pour la première fois en 55 ans, le prix Nobel de Physique a été accordé à une femme.

Donna Strickland du Canada (Ontario) est seulement la troisième femme à se mériter cet honneur avec Marie Curie en 1903 et Maria Goeppert-Mayer qui avait obtenu ce prix en 1963.

Dr Strickland partage ce prix cette année avec Arthur Ashkin, des États-Unis, et Gerard Mourou, de France.
Cette distinction reconnaît leur contribution à la physique du laser.

Dr Ashkin a developpé la technique du laser connue sous le nom de ‘optical tweezers’, technique utilisée pour l’étude des systèmes biologiques.

Drs Mourou et Strickland ont ouvert la voie vers les pulsations laser les plus courtes et les plus intenses jamais créées. Ils ont développé une technique nommée ‘Chirped Pulse Amplification’ (CPA). On en fait usage dans plusieurs cas de thérapie au laser pour cibler un cancer et, chaque année, dans des millions d’opérations des yeux au laser pour corriger des problèmes de vision.

Dans une entrevue à la BBC, Dr. Strickland disait: « C’était ‘surprenant’, il y a si longtemps qu’une femme avait obtenu ce prix. » Elle a toutefois souligné qu’elle « a toujours été traitée en égale » et ajoute « mes deux compagnons partagent cet honneur et méritent le prix autant que moi. »

Source: Texte (en traduction) & Image: BBC

Une ‘femme oubliée’… maintenant reconnue

En 1967, Jocelyn Bell a découvert après des années de recherches le premier pulsar, une étoile à neutron qui tourne très rapidement sur elle-même et émet un fort rayonnement électromagnétique.

La découverte de ces « phares de l’espace » a permis une multitude d’avancées dans la compréhension de l’Univers. Elle a été considérée tellement importante qu’elle a valu un prix Nobel de physique en 1974… au directeur de thèse, Antony Hewish.

Début septembre 2018, Jocelyn Bell a remporté le prix Breakthrough. Dotée de 3 millions de dollars, cette récompense remise conjointement par Facebook, Google, la société américaine de génétique 23andme et un philanthrope russe, est l’une des mieux dotées du monde scientifique.

Mais ce qu’en retiendra l’astronome britannique, qui a fait don de la somme pour financer des bourses d’études, n’est pas tant l’argent que la reconnaissance, certes tardive, de son travail.

Source : Texte : Audrey Dufour et Denis Sergent , le 13/09/2018 – La Croix, 26 septembre 2018 Image : BBC

 

 

Geste héroïque… de gratitude

NIGÉRIA
Alors que le pays est secoué depuis des mois par un profond regain de violences interconfessionnelles, un imam de l’État du Plateau, dans le centre du pays, a risqué sa vie fin juin pour protéger 262 chrétiens assaillis par des musulmans peuls.

Son geste, héroïque, ravive un peu d’espoir dans ce pays frappé, depuis des mois, par une violente recrudescence des affrontements opposant les éleveurs musulmans et les agriculteurs chrétiens de cette région centrale du Nigeria.

Jeudi 28 juin, un imam officiant dans la localité de Barkin Ladi, dans l’État du Plateau, a sauvé 262 hommes, femmes et enfants chrétiens d’un assaut perpétré par plus de 300 Peuls, pour la plupart musulmans.

Armés de machettes et de fusils, ces derniers s’en sont pris, sur le coup de trois heures de l’après-midi, à la population du petit village de Nghar Yekwah. Tirs sur plusieurs habitants (le bilan des victimes n’a pas encore été communiqué par la police), pillage de maisons, voitures incendiées…

Pris de cours, les villageois chrétiens, cédant à la panique, ont tenté de prendre la fuite. C’est alors qu’un imam voisin, alerté par les cris, a offert de les cacher, en leur ouvrant, à ses risques et périls, les portes de sa propre maison et de la mosquée locale.

Des femmes et des enfants cachés
« J’ai d’abord caché les femmes et les plus vulnérables dans ma maison. Ensuite, j’ai donné refuge aux hommes dans la mosquée », a simplement relaté le responsable religieux, qui a tenu à garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, à une journaliste de la BBC, installée dans le Plateau du Nigeria.

Mais l’imam était alors encore loin d’être au bout de sa peine. Ayant appris son geste protecteur, les Peuls se sont dirigés vers l’édifice religieux pour le « brûler » et massacrer toutes les personnes y ayant trouvé refuge.

Accompagné de plusieurs fidèles de sa communauté, l’imam a tenté de s’interposer pour barrer la route aux assaillants. Inflexible sous les salves de menaces prononcées à son encontre, il les a implorés, prostré au sol, de laisser la vie sauve à ses nombreux protégés. Avant d’enjoindre, en larmes, les éleveurs à s’enfuir.

Contre toute attente, les Peuls, sans donner de raison apparente, ont alors décidé de battre en retraite, en brûlant deux églises sur le chemin de retour.

Sa « gratitude » envers la communauté chrétienne
Interrogé par la journaliste de la BBC sur les raisons pouvant justifier d’une telle bravoure, l’imam a aussi raconté, avec humilité, avoir voulu exprimer « sa gratitude » envers la communauté chrétienne, qui lui avait gracieusement cédé il y a une quarantaine d’années le terrain sur lequel fut érigée sa mosquée. Après l’offensive, les villageois sont restés pendant cinq jours dans le quartier de l’imam, avant de migrer vers un camp pour personnes déplacées.

Source : Texte : La croix, Malo Tresca , le 06/07/2018   Image (pour fin d’illustration, pas les acteurs de l’événement) : WordPress.com

L’UNESCO ajoute à sa liste…

La liste du patrimoine mondial de l’Unesco s’est enrichie d’une quinzaine de nouveaux sites.
Parmi eux, de nombreux sites religieux.

  1. La cathédrale de Naumburg en Allemagne

Située dans l’État de Saxe-Anhalt, à l’est du pays, la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul est un symbole de la transition entre art roman et art gothique.

Construit à partir de 1028, le siège de l’évêché catholique devient cathédrale luthérienne après la Réforme protestante.
L’élément le plus connu est sans soute la statue taille réelle de Ute de Naumbourg, notable de l’époque, qui a inspiré la figure de la marâtre dans Blanche Neige et les sept nains.

  1. Les sites chrétiens cachés de Nagasaki

Les douze sites, situés dans le sud du Japon, reflètent l’histoire des missionnaires et des colons chrétiens au Japon.
L’ensemble est constitué de dix villages, du château de Hara et de la cathédrale d’Urakami, dédiée à 26 chrétiens exécutés il y a quatre siècles pour leur foi.

Arrivé au Japon en 1549 avec le missionnaire jésuite Francis Xavier, le christianisme devient interdit à la fin du XVIe siècle et le restera pendant 250 ans.

  1. Les Sansa, monastères bouddhistes de Corée

Sept temples éparpillés dans les montagnes du sud de la Corée ont été reconnus comme un ensemble en raison de leur aménagement représentatif du bouddhisme coréen.
Fondés à partir du VIIe siècle, ils sont toujours des centres religieux actifs.

Ces temples sont aussi connus pour abriter des trésors nationaux, comme la lanterne de pierre du temple Beopjusa, les halls du temple Bongjeongsa, ou encore le bouddha assis du temple Daeheungsa.

Source : Texte : La Croix, Audrey Dufour , le 03/07/2018 Images : Fiveprime, Vivre le Japon.com, Pintarest

Coupe du monde 2018

Coupe du monde : de la « religion laïque » à « la pastorale du sport »

Pour la Coupe du monde de football en Russie, le Vatican a décidé de ne pas rester sur le banc de touche et publie une réflexion sur le sport afin d′en promouvoir une vision chrétienne. Le Vatican a publié Donner le meilleur de soi, un document qui livre des pistes de réflexion sur le sport.

Un moyen de « mission et de sanctification ».
Le sport est un phénomène universel. Pour le Saint-Siège, il est avant tout un moyen de « mission et de sanctification ». Puisque l′Église est « appelée à être un signe de Jésus » dans le monde, le sport devient une bonne occasion « d′apporter le message du Christ ». D′autant qu′il est possible de le pratiquer dans les paroisses, les écoles ou les associations. Et là, d′en communiquer la joie, la beauté — celle de la Création et de l’être humain, image de Dieu.

Un « signe des temps »
Tous les papes du XXe siècle — de saint Pie X au pape François en passant par saint Jean Paul II — ont considéré le sport comme un « signe des temps ». Par son phénomène de masse et sa portée universelle, il a été développé dans toutes les cultures. Le sport est devenu un « langage universel » compris par tous. Il faut savoir s′en saisir.

Une « Cour des gentils » modernes
Le sport représente une sorte de « Cour des gentils » moderne. La « Cour des gentils », pour les Juifs, était l’espace du Temple de Jérusalem réservé aux gentils, c′est-à-dire les non-Juifs, qui souhaitaient s’approcher du lieu le plus sacré du judaïsme, sans pouvoir accéder à l’enceinte intérieure du Temple. Ainsi, le Vatican reconnaît cette vertu au sport : la possibilité d′approcher Dieu sans le connaître nécessairement.

Source: Texte: Paul de Dinechin, 18 juin 2018, fr.aleteia.org   Image: icelandnews.is

 

Décision de l’OMS avec des répercussions sérieuses…

L’Organisation mondiale de la santé vient de mettre à jour sa Classification internationale des maladies. Pour la première fois, l’addiction aux jeux vidéo y est considérée comme une maladie à part entière.

Le phénomène d’addiction ne serait pas rare mais nécessiterait  « une fragilité initiale ». Frederic J. Brown/AFP 

Que dit l’OMS ?
Comme la cocaïne ou les jeux d’agents, les jeux vidéo sont potentiellement addictifs, écrit pour la première fois l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la 11e mise à jour de sa Classification internationale des maladies. L’organisation y reconnaît en effet officiellement l’existence d’un « trouble du jeu vidéo ».

L’addiction aux jeux vidéo, une vraie maladie
L’OMS ne bannit pas l’usage en tant que tel du jeu vidéo, qui séduit pas moins de 2,5 milliards d’adeptes dans le monde, mais l’abus de cet usage. Celui-ci se manifeste par une pratique extrême avec des conséquences négatives sur les « activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles, a détaillé Shekhar Saxena, directeur du département de la santé mentale et de la toxicomanie de l’OMS. La personne joue tellement que d’autres centres d’intérêt et activités sont délaissés, y compris le sommeil et les repas. »

Note: Une courte présentation vidéo offre une perspective positive sur le sujet des Jeux vidéos. On peut la visionner à: https://image-i-nations.com/ca-ca-minterpelle-4e-episode/

Source : Texte & Image : La Croix, Emmanuelle Lucas , le 19/06/2018

Actualité porteuse d’espérance

Un adolescent met au point un traitement prometteur contre le cancer

 Un Ontarien de 16 ans suscite l’intérêt des scientifiques du monde entier parce qu’il a mis au point une technologie efficace et moins coûteuse pour combattre le cancer. Voici Sajeev Kohli. Le quotidien de Sajeev Kohli ne ressemble en rien à celui d’un adolescent typique. Il passe autant de temps à l’école secondaire que dans les laboratoires de l’Université de Waterloo, où il tente de trouver une cure au cancer.

Le jeune Ontarien s’intéresse à la science depuis plusieurs années. Mais c’est lorsqu’un de ses oncles a été diagnostiqué d’un cancer du rein qu’il a choisi d’y consacrer ses recherches. « Je l’ai vu souffrir à l’hôpital, se rappelle Sajeev Kohli. J’ai vu la douleur associée à la maladie. C’est ce qui m’a poussé à vouloir mettre au point un traitement moins invasif. » Les traitements réguliers contre le cancer affectent aussi les cellules saines, provoquant souvent une série d’effets secondaires.

Sajeev Kohli a élaboré, grâce à la nanotechnologie, une méthode pour transporter avec plus de précision les médicaments dans le corps humain. « Mes nanovéhicules parviennent à se rendre jusqu’aux cellules cancéreuses sans toucher aux cellules saines », explique-t-il. 

Déjà efficace contre trois cancers
L’approche de Sajeev Kohli a prouvé son efficacité contre les cancers du côlon, du poumon et du sein lors d’essais effectués sur des cultures cellulaires en laboratoire. Brian Dixon, un professeur qui dirige un laboratoire de recherche à l’Université de Waterloo, est impressionné par l’habileté qu’ont les nanovéhicules conçus par le jeune chercheur à cibler directement les cellules cancéreuses.

Mais, selon lui, l’aspect le plus novateur de sa recherche est l’algorithme qu’il a créé pour déterminer la cible à atteindre. « C’est une approche beaucoup plus directe, explique-t-il. Habituellement, les traitements se développent au terme d’analyses sur les cellules en laboratoire. » Le jeune chercheur soutient que sa méthode est 10 fois plus rapide à mettre sur pied, sept fois moins coûteuse et cinq fois plus efficace que les traitements actuels. « La méthode que j’ai mise au point est universelle. Des véhicules similaires pourraient être adaptés pour combattre d’autres cancers ou même d’autres maladies. »

Les travaux de Sajeev Kohli lui ont d’ailleurs valu les grands honneurs au concours Sanofi Biogenius Canada , (édition 2018), qui s’est tenu en mai. Le jeune prodige revient également de Boston, aux États-Unis, où il a remporté le grand prix du Global Healthcare Challenge dans une compétition internationale de biotechnologie.

Longue route devant lui
La prochaine étape pour Sajeev Kohli est de prouver l’efficacité de sa méthode in vivo. D’ici quelques années, il pourrait injecter ses nanoparticules à des souris et à des poissons-zèbres pour constater leurs effets sur la tumeur. Les essais cliniques sur les humains, quant à eux, ne se feront pas avant 10 ans. Et il faudrait sans doute attendre encore 20 ans avant que son traitement puisse aboutir sur le marché.

Source: Texte (abrégé): Daniel Blanchette Pelletier, 15 juin 2018  Image: © Jackie Sharkey  publication de MSN