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1er dimanche de l’Avent, année A – 2022-2023

Le quotidien, et tout ce qu’il nous réserve, est parfois plus que surprenant.
On s’attendait à ceci… on espérait cela… on anticipait autre chose…

Et voilà que nous arrive… l’inattendu, l’imprévu et… pas du tout ce que l’on désirait.
Nous n’étions pas préparé/es pour… ce qui nous tombe dessus soudainement!

Le texte de l’évangile d’aujourd’hui nous présente justement de telles situations (Matthieu 24:37-44).
Des événements se produisant subitement et, le texte dit :

« Les gens ne se sont doutés de rien… »  

Alors que nous entrons dans la période liturgique de l’Avent,
l’évangile nous invite à considérer précisément cela: ce qui peut ‘advenir’ –
c’est le sens du mot ‘Avent’.

C’est un appel à vaincre notre indifférence, à surmonter notre négligence.
Un appel à porter attention, à centrer notre vision sur… le réel, sur l’essentiel…

Le texte de l’évangile aide notre réflexion en nous disant:
« Si le maître de maison avait su… »

Combien de fois n’avons-nous pas utilisé cette expression: « Si j’avais su!… »
Avec regret, nous murmurons : « Si j’avais su… je n’aurais pas dit, je n’aurais pas fait ceci ou cela… »
Ou encore: J’aurais dit telle parole de réconfort, j’aurais fait tel geste de partage, j’aurais… »

Vous l’aurez noté: les verbes sont au conditionnel!
La ‘condition’ est de… se faire présent au présent pour accueillir tout ce que le Seigneur utilisera pour nous y rencontrer…

 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/1st-sunday-of-advent-year-a-2022-2023/

 

Source: Images: unsplash   WallpaperTip

5è dimanche de l’année C – 2022

On entend parfois l’expression : ‘Être dépassé par les événements’.
L’apôtre Pierre en fait lui-même l’expérience dans la scène que nous offre l’évangile de ce dimanche (Luc 5:1-11).

Pierre, et ses compagnons, étaient des pêcheurs aguerris – la mer de Galilée leur était bien familière.
Les saisons, les marées, les heures favorables pour remplir la barque de poisson – tout cela leur était bien connu.
Mais, évidemment, comme tous les pêcheurs le savent, on n’obtient pas toujours le succès attendu.
Et c’est ce qui s’est produit ce jour-là: après une longue nuit, Pierre et ses amis reviennent bredouille.

Mais voilà que l’Homme de Nazareth – celui-là qui attirent les foules qui ne se fatiguent pas de l’écouter –
lui dit de jeter les filets à l’eau encore une fois.
Ce n’est pas un pêcheur d’expérience qui parle, c’est un prédicateur!
Pas étonnant que Pierre réponde:

« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre… »

Dans l’esprit de Pierre, le doute est sûrement bien présent et les objections nombreuses:
ce n’est ni l’heure – trop ensoleillé, ni l’endroit – trop près de la rive, pour prendre quoi que ce soit…

Et pourtant, sans attendre, Pierre ajoute:
« Mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »

Et soudainement, l’inattendu, l’imprévu se produit tout naturellement.
Dépassé par cet événement, Pierre l’est absolument.

Il prend alors conscience de ce qu’il est et de ses limites – ce que l’on nomme souvent la fragilité humaine –
cette fragilité qui ne nous permet pas d’être et de faire tout ce que l’on croyait pouvoir réaliser… par soi-même!
Il veut abandonner, il ne se sent pas de taille pour être disciple d’un tel Maître.

La parole de ce Maître va tout changer :
« Sois sans crainte… »
 
Désormais, c’est sur cette parole que Pierre va tout miser.

Et pourquoi n’en ferions-nous pas autant?
L’inattendu, l’imprévu pourrait alors nous surprendre…
Nous surprendre et nous permettre de devenir ce que nous n’aurions jamais oser imaginer!
 

Note: Dans la vidéo qui suit, Pierre – personnalisé par Guy Cossette – nous partage l’expérience de sa vie avec Le Maître. Il n’a jamais oublié la scène des poissons remplissant sa barque… On peut le voir à: https://youtu.be/V40DlMeO2gI

Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/5th-sunday-of-year-c-2022/

 

Source: Image: Jesus Film Project

30è dimanche de l’année A – 2020

À la question : ‘Qu’est ce qui est essentiel dans la vie?’
chacun, chacune, aura sa réponse selon sa personnalité, son expérience, ses valeurs.

Mais à la question : ‘Qu’est ce qui est essentiel dans la vie chrétienne?’
nul besoin de réfléchir – la réponse est donnée pas Jésus lui-même.

Le texte de l’évangile de ce dimanche (Mt.22:34-40) nous livre ses paroles –
claires, précises, laissant nulle place pour le doute ou l’hésitation.

Les Pharisiens, toujours à l’affût d’une occasion pour prendre Jésus au piège,
lui posent cette question essentielle.
Leur Loi leur donnait déjà la réponse et de nombreux textes offraient des exemples
de ce qui était exigé d’un Juif fidèle.

La 1ère lecture de ce jour en fournit une illustration (Ex.22:20-26).
Dans la scène que présente le texte de l’évangile,
nous trouvons une question précise et une réponse qui l’est tout autant mais… avec un élément inattendu!
L’inattendu se révèle dans la précision du Maître :

« Le second lui est semblable. »

Aimer Dieu, de tout son être, cela semble l’évidence même.
Il est notre Créateur, celui qui nous comble de ses dons, celui qui veille sur nous et nous sauve.

Mais Jésus ose ajouter que ce ‘grand commandement’ a, dirait-on, une deuxième partie.Une deuxième section semblable à la première et qui est également essentielle.

La conclusion s’impose : aimer son prochain fait partie intégrante de l’amour que Dieu attend de nous.
Ce prochain – l’être humain que nous côtoyons, tout un chacun que nous rencontrons, oui,

  • faible
  • fragile
  • faillible

lui, elle, qui partage notre humanité, a droit à l’amour auquel Dieu a droit!
Lui qui un jour de notre histoire a revêtu cette humanité de faiblesse et de fragilité.

Nous célébrons précisément cela à Noël… pourquoi l’oublions-nous si souvent par la suite?…
Difficile? Certainement.
Exigeant? Définitivement – de ces exigences que Dieu seul peut nous demander… jour après jour.

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/30th-sunday-of-year-a-2020/

 

Source: Image : Click Nova Olimpia

Une image révélatrice…

 

On l’a dit, on l’a répété: “Une image vaut mille mots.”
Celle-ci le confirme!

PÂQUES…

La SPLENDEUR éclôt du terne et monotone.
La BEAUTÉ jaillit de l’ordinaire sans éclat.

Inattendu… Surprenant…

L’enfouissement, l’ensevelissement,
transformé, à l’évidence,
en VIE NOUVELLE!
 

Source: Image: Teresa Penafiel

 

25è dimanche de l’année, A

Nous avons été créés à l’image de Dieu, façonnés à sa ressemblance.
Le premier livre de la Bible nous en assure (Gn.1:27).
Et pourtant…

Dans la 1ère lecture de ce dimanche (25è de l’année A – Is.55 :6-9) par son messager, le prophète Isaïe, Dieu dit : 

« Mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins. »

Il semble que notre ressemblance avec Dieu est encore en… progrès.
Nous portons en nous la marque bien spécifique de ses créatures et l’effigie de ses enfants mais… nous sommes encore en cheminement.

On peut se demander : quelles sont ces pensées de Dieu que nous devrions adopter…
On essaie d’identifier ses chemins à lui sur lesquels avancer…

Isaïe affirme qu’il est un Dieu « riche en miséricorde ».
Et la parabole de Jésus en ce dimanche (25è de l’année A – Mt.20 :1-16) en peint une image remarquable :
il est un Dieu d’une générosité extraordinaire.
Un Dieu qui va toujours au-delà de nos attentes et dépasse infiniment nos espoirs.

De lui, nous apprenons :

  • qu’au-delà de ce qui est dû, il y a ce qui est gracieusement donné.
  • qu’au-delà de ce qui est mérité, il y a ce qui est généreusement offert.
  • qu’au-delà de ce qui est convenu, il y a ce qui est inattendu et qui comble toute attente.

La question nous est toujours adressée : « Ton regard est-il mauvais parce que je suis bon ? »

Ses pensées, ses chemins… les faire nôtres… une tâche en ébauche et en voie de réalisation… jour après jour.

Source: Image: Living Bulwark

Lâchez-pas!

L’automne tire à sa fin, les journées sont de plus en plus courtes, il fait sombre. Le vent et la pluie se donnent souvent rendez-vous. L’hiver est à nos portes, c’est évident. Évident aussi qu’on n’a plus l’enthousiasme des beaux jours. Les randonnées et les rires de l’été sont oubliés et on ne se sent plus beaucoup d’énergie ou de goût pour s’engager dans des activités qui nous obligeraient à sortir… sortir de nous-mêmes! On se sent… moroses, plutôt tristes en pensant à ce qui n’est plus, à ceux qui ne sont plus…

Je cheminais ainsi marchant d’un pas lourd en direction de l’église pour la messe du dimanche. Puis je l’ai vu qui s’approchait. Je le rencontre de temps à autre sur la rue principale. Sans que je le réalise, tout à coup il est là. La conversation touche toujours le même sujet : le temps qu’il fait – la pluie, le vent, le froid et, plus rarement, le beau temps et comment ça fait du bien de voir enfin le soleil. Mais, ce qui est intéressant c’est qu’à la fin de chacune de nos brèves conversations, il a toujours un message! Oui, quelque chose d’inattendu, quelques paroles de sagesse auxquelles je ne m’attends pas et qui surgissent soudain du fond de ses réflexions d’itinérant.

for blogueCe jour-là, deux ou trois minutes avaient suffi pour épuiser le sujet de la température et l’homme ne semblait pas vouloir ajouter quoi que ce soit. Je me disais que je pouvais poursuivre mon chemin. Alors que j’allais lui dire ‘Aurevoir’, il a levé la main, comme s’il allait prononcer un oracle, et il a dit : « En tous cas, lâchez pas! »

Je n’en revenais pas! C’est comme s’il avait lu dans mes pensées. On aurait dit qu’il avait perçu le fil de ma réflexion, deviné comment je me sentais à ce moment-là – et je dois avouer que je ne nageais pas dans l’optimisme. J’étais loin de… rêver en couleur et je n’aurais pas su, moi, lui partager quelque chose de bien positif.« Lâchez pas! » – c’était son message du jour. L’expression n’avait rien d’original, elle était même banale et, comme vous sans doute, je l’avais déjà entendue mais… je dois avouer que ces mots étaient vraiment appropriés.

En continuant de marcher vers l’église, j’ai alors fait la liste de ce que j’étais justement tentée de… ‘lâcher’ :
– Un engagement de bénévolat qui n’est pas facile…
– La visite hebdomadaire à une voisine aux prises avec la dépression…
– La période quotidienne de lecture de la Bible qui était tout en haut de ma liste de bonnes résolutions en janvier dernier…

Vous vous demandez si j’ai abandonné ou si j’ai poursuivi ces activités. Je me suis débattue avec la paresse et la nonchalance qui m’assaillaient et j’ai repris mon souffle… secrètement je sais que c’est le Souffle – celui de l’Esprit qui m’a poussée et soutenue. Et, oui, j’arriverai bientôt au 31 décembre ayant suivi la consigne du sage qui m’a rappelé quelque chose d’important : FAUT PAS LÂCHER, même quand tout – autour de nous et en nous – nous y inciterait.