image-i-nations trésor

19th Sunday of Year B – 2021

Just imagine for a moment a man standing before a group of people.
Most of them know him, they know his mother, of course, and where he comes from.
He is dressed as they are, he speaks as they do, but… what he says has never been heard before.

He says that he descended from heaven.
He even claims that he can give some food that will enable people to live eternally.
He repeats with conviction that those eating this food will never die.
And he concludes proclaiming that he, himself, is that food.

How do you think people would react?
Voices would rise to jeer, to ridicule, to condemn such claims:

“Who does he think he is?”
“He’s talking nonsense!”
“He’s out of his mind!”
”Eating the flesh of a man, who would do that?”

This is more or less a reproduction of what the scene in today’s gospel offers us (Jn.6:41-51).
The vocabulary may have changed somehow but the reactions of the listeners are very similar:
that kind of speech is just too much of them.
Who could put faith in such extravagant language?
Who would dream of following the Man of Nazareth?

“Heaven… the Father… rise on the last day… eternal life… bread of life… bread that is flesh!”

Could it be that all these words have been part of our religious language for so long that we no longer question their meaning.
In no way do they make us feel uncomfortable…

Do they touch us really?
Do they still question us?
Do they reach us in the depths of our being?
Do we allow them to challenge our faith?
Do they inspire our commitment to that Man, Jesus?

If not, that chapter of John’s gospel is just another… printed text…
We will hear it another time, at another place, perhaps… all the time remaining the same ourselves…
While Jesus is waiting for us… just waiting…

 

Note: Another reflection is available on a different theme in French at: https://image-i-nations.com/19e-dimanche-de-lannee-b-2021/

 

Source: Images: Presentation Guru   churchofjesuschrist.org

2è dimanche de Pâques, année A – 2020

Dans notre langage moderne, on dirait que l’apôtre Thomas n’a pas bonne presse!
Il est devenu le ‘cas typique’ de celui qui doute, celui qui ne veut rien entendre de ses proches affirmant que telle ou telle chose s’est produite.
Il lui faut des preuves – voir et toucher, voilà ce qu’il exige!

Je réfléchis à la réaction spontanée de Thomas et je me demande… pourquoi il réagit ainsi?
Serait-ce… qu’il craint?
Le début du texte de l’évangile de ce dimanche (Jn.20:19-31) nous dit:

“Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs.”
 
Les autres apôtres étaient enfermés dans leur crainte de représailles des Juifs.
Mais Thomas, lui, était peut-être prisonnier d’une peur différente…

Peut-être doutait-il parce qu’il craignait d’être… déçu…
Être déçu et… connaître une souffrance encore plus grande que celle qu’il avait déjà éprouvée à la mort de Jésus.

Comme les autres, il avait suivi Jésus pendant trois ans – trois ans d’espoir…
les choses allaient changer,
Jésus qui avait un pouvoir exceptionnel, c’était évident, allait retourner la situation
la domination de Romains sur les Juifs prendrait fin,
on n’aurait plus à craindre César ni à lui payer des impôts,
finie la domination injuste dans son propre pays.
Et, ceux qui avait suivi Jésus auraient certainement de l’influence dans le nouvel ordre des choses, cela allait de soi!

Mais tout s’était effondré et de façon si honteuse: la mort sur la croix entre deux bandits!
Pouvait-on imaginer pire comme résultat de trois ans d’attente d’un retournement de situation?

Et voilà que ses compagnons lui disent qu’il y a eu précisément cela: un retournement de la situation.
Un mort est revenu à la vie? Allons donc!
Il l’avait vu cloué sur la croix… Non, il n’avait pas vu cette scène horrible, il s’était enfui avec les autres.
Mais il savait ce qui c’était passé: Jésus avait été crucifié et un centurion romain l’avait percé de sa lance.
Deux hommes braves – plus braves que lui, il devait se l’avouer – avaient mis Jésus dans une tombe.

Et on veut lui faire croire que Jésus est vivant?
Ç’est de l’imagination pure et simple.
Ç’était invraisemblable, incroyable, littéralement – Thomas ne peut pas le croire.
Il a des… exigences: voir et toucher, alors… peut-être osera-t-il… CROIRE.

Je détourne mon regard de Thomas et je vois Jésus qui dit:
“Heureux ceux qui croient sans avoir vu.”
 
Et je me demande soudain si… MES exigences avant de… CROIRE… m’empêchent d’appartenir au groupe des… “Heureux…”

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/2nd-sunday-of-easter-year-a-2020/

Et dans une vidéo, en anglais également, l’apôtre Thomas se présente… à: https://youtu.be/kp1eb-oBH6w

 

Source: Image: Ascension Presents – Ascension Press, Guercino: Doubting Thomas

 

Urgence-santé… la Planète en danger!

Le mouvement Youth For Climate appelle à la grève mondiale pour l’écologie, ce vendredi 24 mai.
Leur voix se fait insistante : « On va continuer de mettre de la pression. » 

C’est un appel URGENT que lancent les jeunes à leur manière – avec forte conviction.
Ils invitent – non ils demandent impérieusement:

  • un réveil déjà en retard,
  • une réaction globale,
  • un revirement des politiques inefficaces.

Les jeunes de différents pays se mobilisent et lancent un défi aux dirigeants des nations à l’échelle de la Planète car c’est de sa survie à elle – la Planète –
dont il s’agit et donc… de la nôtre !

 

Source : Image : La Croix: ©Julien Mattia / Le Pictorium/MAXPPP – Julien Mattia / Le Pictorium – 15/03/2019 – France / Ile-de-France / Paris – Manifestation des jeunes et appel a la greve pour le climat a l’initiative de La militante suedoise Greta Thunberg, 16 ans, figure de proue des jeunes pour le climat, pour alerter les politiques sur l’urgence climatique.

 

4è dimanche de l’année C

Imaginez un moment qu’au lieu de commencer la lecture de l’évangile d’aujourd’hui (Lc.4:21-30) de la manière ordinaire, le prêtre disait :
« Tentative d’assassinat d’un messager de Dieu à la synagogue… »
Et s’il terminait le récit avec les mots :
« L’attentat échoue alors que l’inculpé s’évade sans qu’on puisse mettre la main sur lui. »

Je devine sans peine que l’assemblée écouterait attentivement cette histoire qui a un peu le ton d’une intrigue policière !
Mais, il s’agit d’un texte d’évangile et qui nous est bien connu, alors…
Alors il se peut qu’une partie du récit nous échappe car nous avons des soucis pressants et des plans sérieux sur lesquels réfléchir pendant que la lecture se poursuit!…

Pourtant, cet extrait de l’évangile de Luc donne une description intéressante de la nature humaine.
Il y démontre le contraste frappant qui peut exister dans l’attitude des gens.

Au début, parlant de la réaction des auditeurs à la prédication de Jésus, le texte dit :
« Tous lui rendaient témoignage
et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
 »

Mais voilà que Jésus ayant terminé son enseignement, le texte conclut :
« À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. »

Que s’est-il passé ?
A cette occasion, Jésus fait l’expérience de ce qui nous est peut-être familier…
« Je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »
 
Nos proches – famille, ami/es, voisin/es, collègues – nous sont justement trop proches pour que nous les considérions ‘prophétiques’.
Il y a bien sûr des exceptions mais, en général, on recherche plutôt l’inconnu, l’inédit, l’exotique, comme source possible d’inspiration.
Comme si la réflexion banale d’une voisine ne pouvait apporter la réponse que je cherche…
Et le cousin, toujours un peu prétentieux, peut avoir des propos qui surprennent… justement par leur à propos !
Encore faut-il que j’y prête attention… comme à la lecture de l’évangile !
 
Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-year-c/

Et une courte vidéo présente le thème de la 2è lecture: https://youtu.be/rmbBxD_MJu0

 
Source : Image : The Lonely Pilgrim

 

24è dimanche de l’année B

Pour réfléchir sur les textes de l’évangile et méditer leur message,
il y a un petit exercice salutaire – c’est celui de… changer les pronoms des sujets!
C’est simple : au lieu de prononcer les mots imprimés : ‘lui, elle, eux, ces gens, la foule’, etc.,
on s’approprie l’action, la réaction des personnes autour de Jésus.
JE deviens le sujet principal…

Pour ce dimanche (24è dimanche de l’année B – Mc.8:27-35) cela donne le résultat suivant :
Jésus les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole,
JE dis : « Tu es le Christ. »

Mais alors, qu’est ce que j’affirme – précisément ?
‘Le Christ’ – qui est-il pour moi personnellement ?
Est-ce que sa personne change quelque chose dans ma vie ?
Est-ce que sa présence a une influence quelconque dans mon quotidien ?

La 2è partie de ce texte de l’évangile m’interpelle encore davantage…
Jésus annonce qu’il devra souffrir terriblement aux mains de ses ennemis.
Il s’adresse à ses apôtres, bien sûr, et comme il le fait souvent, c’est Pierre qui intervient.
Il se mérite un reproche assez… véhément !

« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,  mais celles des hommes. »

 Se pourrait-il que… occasionnellement… je mérite la même remarque déconcertante et ‘dérangeante’ ?
MES pensées…

  • Mes idées trop ‘bien-pensantes’…
  • Mes opinions qui révèlent une vision étriquée des situations…
  • Ma façon bornée de considérer les événements…
  • Mes prises de position arrogantes et entêtées…

ÉTONNANT comment le texte change d’accent … quand il est ‘personnalisé’ !

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/24th-sunday-of-year-b/

Source : Image : Heartlight

 

 

Feast of Mary, Mother of God, 1st January, Year B

At times, we think that to understand God’s words and ways we need long studies and much wisdom.
Wisdom? Yes, but not necessarily the one coming from intellectual achievement!
The wisdom of ordinary people, of ‘simple folks’, as they are sometimes referred to, is closer to genuine insight.

The gospel text of today’s feast of Mary, Mother of God (Year B, Lk.2:16-21) gives us to meet such simple people: the shepherds.
They have much from which we can learn.
Their attitude shows us to way to follow.

“They hurried away
and found Mary and Joseph, and the baby lying in the manger.
They repeatedwhat they had been told about him…
They went back glorifying and praising God for all they had heard and seen.”
 
Ordinary people making the experience of an extraordinary event.
Their reaction is the proper one:

  • Hastening to discover what God has in store for them.
  • Recognizing God’s presence.
  • Identifying his intervention.
  • Understanding the message there for them.
  • Sharing this message with those around them.
  • Glorifying and praising God for what has been given them to see and hear.

What else could be expected from us today?…

Source: Images: ecryptographer.com   thelutheranschools.org

Feast of the Transfiguration, Year A *

* (This feast takes the place of the 18th Sunday of Year)

The gospel of this Sunday (Feast of the Transfiguration, Year A – Mt.17:1-9) presents us with a scene that is rather unusual in the life of Jesus.
It is no wonder that the apostles are startled and even Peter is lost for words.

The sight of Moses and Elijah present with Jesus – a Jesus so resplendent with light – is already an amazing apparition.
But suddenly there is more: the apostles are covered with a bright cloud and from within comes a voice.
Their reaction is immediate: “They fell on their faces overcome with fear.”

Throughout the Bible, this seems to be the spontaneous reaction of human beings when God comes close to them.
Strange but true: the proximity of God which should be a source of comfort and security is experienced as overwhelming and frightening…

Today’s gospel text goes on saying:
“Jesus came and touched them and said, ‘Do not be afraid’.

It is said that these very words (or their equivalent: “Fear not”) is repeated 365 times in the Bible.
Yes, as many times as there are days in the year!
It appears that it is a lesson we have never finished learning – not to fear anything, and especially NOT God’s close presence!

God’s people throughout their history, God’s friends and God’s messengers – all needed to learn it:
Moses, Joshua, Isaiah, Jeremiah, Mary: Jesus’ mother herself, Jesus’ disciples, the apostle Paul, to mention but a few.

Perhaps… our own names could be listed as well for we share the same need, do we not?…

Source: Images: Pinterest, tapistryministry,org

 

 

4th Sunday of Lent, Year A

Strange things happen among us, people.
Something good can be done for someone and the person who benefits from the good deed is penalized for it!
 
It should not surprise us – this is what happened already in the time of Jesus.
We see it in today’s gospel on this 4th Sunday of Lent, Year A (Jn.9:1-41).

Jesus has cured a man who had been born blind and the religious leaders give this fortunate man – (or, unfortunate?) –
a hard time indeed.
Questions upon questions to him, to his parents, back to him again – evidently trying to find Jesus somehow guilty.
Unable to have the man say anything that would enable them to reach such a verdict, “They drove him away…”

They cannot SEE the good.
They cannot accept the evidence.
They push aside what is plain and clear.
They cannot face the truth.
They blind themselves in the most obvious way.

Why? Why such an attitude? What this kind of reaction?
But the next question is… Can this not be found in… us?
 
We may ‘drive away’ a memory… too painful to face.
We may ‘drive away’ a remark… unpleasant to acknowledge.
We may ‘drive away’ a warning… that would call for a decision.
We may ‘drive away’ a piece of advice… that would ask for a change of attitude.
We may ‘drive away’ some information… that invites me to do something.
So, we do as if the truth were not the truth!

We may fell afraid, ashamed, incompetent, powerful, not equal to a situation.
So, we hide, we pretend, we escape.
We literally ‘drive away’ what is plain to SEE but which threatens us.

LENT may be precisely that: the time to make special efforts to SEE.
And to pray for, yes, vision AND insight!

See also:  http://image-i-nations.com/the-man-born-blind/
Source: Image: request.org.uk