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29è dimanche de l’année A – 2020

Encore une scène qui nous est familière (Mt.22:15-21) et qui, par certains aspects, captive notre attention.
Les Pharisiens dont la réputation est bien connue tentent de piéger Jésus.
Évidemment, nous connaissons le résultat de leur tentative mais le dialogue entre eux et le Maître a de quoi nous interpeler.

Les chefs religieux entament la conversation avec Jésus en lui adressant des compliments qui ont pour but de camoufler la raison de leur intervention.
Cette astuce est évidente et la réaction de Jésus prend ses interlocuteurs au dépourvu.
Ils ont, en fait, résolu le pseudo-problème qu’ils soumettent à Jésus puisqu’ils ont déjà en leur possession les pièces de monnaie à l’effigie de César!
 
L’auditoire de Jésus – tout ce groupe de gens de bonne volonté venus écouter son enseignement – doivent rire sous cape!
Mais la réponse de Jésus s’adresse également à nous avec son message toujours ponctuel :

« Rendez donc à César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »

 
Certains objecteront que notre époque n’est plus soumise à César – ils ont raison.
D’autres pressentent qu’il y a là plus qu’une exhortation à payer taxes et impôts – ceux-là ont sans doute également raison.

Se pourrait-il qu’une traduction appropriée pour notre époque puisse s’exprimer ainsi :
Rendre à chacun/e ce qui lui revient – non pas quelque chose stipulé par une loi civile, ou même morale,
mais en vertu de leur humanité… et de la nôtre!
Ces choses si précieuses que sont la compréhension, la patience, la sympathie, l’aide dans le besoin, le pardon, etc.

Ce faisant, nous serons déjà sur le chemin pour rendre à Dieu ce qui lui revient puisqu’il s’identifie à chacun/e de ceux-là, le plus petit d’entre les siens(Mt.25:40).

 

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/29th-sunday-of-year-a-2020/

 

Source: Image : Third Hour

20th Sunday of Year C – 2019

“Lost in translation” – this is the expression used to say that a word, or idea, has not been rendered in a satisfactory manner.
When a text does not reflect the original meaning of a script, people say that the original or the ‘real’ meaning has been lost in translation’!

Some might argue that this applies to the first verse of the Psalm in today’s celebration.
It reads: “I waited patiently for the Lord” (Ps.40:1) (NIV: New International Version).

The Jerusalem Bible translation says:
“I waited and waited for the Lord.”

While the first translation stresses the patience involved in waiting,
the second one, with its repetition, describes an ongoing attitude.

Translated literally, the Latin text says:
“Waiting, I have been waiting for the Lord…”
 
Less elegant an expression, perhaps, but strong and really meaningful –
as if there were no place for any other activity but that of… WAITING for the Lord. 

This is not the place to quibble over the matter.
It is better and more encouraging to note the outcome of such a persevering wait:

“At last, the Lord has stooped to me and heard my cry for help.
He has pulled me out… and steadied my steps…
He has put in my mouth a song of praise to our God” (Ps.40:2-3).
 
It is indeed worthwhile to wait, is it not?…
 
Note: Another reflection is available on a different theme in French at: https://image-i-nations.com/20e-dimanche-de-lannee-c-2019/
 

Source: Image: Pexels

4è dimanche du Carême, année C – 2019

« Il était une fois… »
C’est ainsi que commencent les contes, ces belles histoires qui nous enchantent.

Le texte de l’évangile de ce dimanche (Luc 15:11-32) ne commence pas ainsi,
mais pour moi c’est l’histoire la plus merveilleuse qui soit.
« Un homme avait deux fils… »
Le reste est bien connu mais peut-être aussi… mal connu.

Pendant longtemps (encore parfois?) on a donné à ce texte un titre bien imparfait : ‘L’enfant prodigue…’ 
Mais ce n’est pas le fils qui était prodigue, c’est-à-dire immensément généreux –
tellement que c’en est presque… du gaspillage!
De bonté, de patience, de compassion, de tendresse.

Bonté, patience, compassion, tendresse : mais… c’est DIEU en personne !
 
De tous temps, les humains ont cherché à se faire une idée de Dieu.
Ils ont tenté de l’imaginer, de deviner qui il est.
Et surtout ce qu’il est… pour nous!
Autoritaire? Exigeant? Insatisfait de nos performances maladroites?
Demandant offrandes, sacrifices et rétribution constante

POURQUOI et COMMENT en sommes-nous venus à une telle description –
horreur : une telle croyance en Dieu

Jésus « qui est dans l’intimité du père » nous dit l’apôtre Jean (Jn.1:18), nous l’a fait connaître.
Et il l’a fait dans ce texte absolument unique… certains diraient… extravagant !
Mais, il parlait d’expérience : il était lui-même l’incarnation de cette surabondante tendresse et compassion.

Toujours disponibles, toujours offertes… à quiconque les désire…
Pourquoi… hésitons-nous à en profiter?!..

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-c-2019/
Et dans une courte vidéo, France Doucet nous parle de cette scène à : https://youtu.be/cyaE_S4WqGI

On peut voit aussi: https://image-i-nations.com/des-mains-differentes/

 

Source : Image : National Catholic Register

 

Journée mondiale de l’Alzheimer – 21 septembre

En 2016, on comptait au Canada entre 564,000 et 745,000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. *
Une condition pénible pour elles et également lourde pour ceux et elles que l’on nomme les ‘aidants naturels’.
L’une d’elle (personnifiée par Carmen Delage) nous partage son expérience.

* Source: ici.radio-canada.ca

 

Feast of Pentecost, Year B

« Each one bewildered…
They were amazed and astonished… »  
 

This is what the 1st reading of this feast of Pentecost tells us (Acts 2:1-11)
about the Christians of the first century.
Fast forward to the 21st century, our own period of Christian living,
could not this text describe us as well?
Confused, amazed, astonished, wondering…

We must confess that we try

  • to have interesting ideas,
  • to share joyful messages,
  • to speak words of comfort.

We do our best to be serene and adopt a positive outlook on life.
We want to radiate good feelings and be generally… optimistic, do we not?

But we need to admit that… it does not work –
at least not always, not as often as we would want to.
It happens that we are simply… ‘not in the mood’, as we say.
Our spirits are low and we feel downcast.
We realize that we need a change – a change of… spirit.

Could it be that we need… the Spirit of God?!
In the 2nd reading (Gal.5:16-25) Paul writing to the Christians of Galatia tells them of the fruits of the Spirit:
“Love, joy, peace, patience, kindness, goodness, trustfulness, gentleness, and self-control…”

Different from what we think, feel, see around?
Definitely!
But we cannot simply, take, grab, appropriate such attitudes –
we need to learn to… grow into them.
With some help? Of course!

But help is available, offered and freely given… if we only ask for it… yes, ASK FOR IT –
on Pentecost, and every day!

Source: Images: jw.org   memorizesciptureonthego.com

 

Une brebis, c’est important?

Une brebis… est-ce que c’est vraiment important?
Il y a quelqu’un pour qui chacune a une grande valeur
et il ne peut accepter qu’elle se perde.
Le texte de l’évangile proposé en ce samedi après le Mercredi des Cendres.
présente Celui pour qui chacun/e compte et peut compter sur sa compassion.
Eugena Nogaüs nous parle justement de compassion.

World Day of Nursing Assistants – 26 November

Nursing Assistants: Specialists in the Art of Caring

Because they remain in care-giving positions, Career Nursing Assistants provide predictability and stability to care, which in turn enhances the feeling of security for our aging, frail or chronically challenged population.

Career Nursing Assistants also bring wisdom, patience, humor and a general attitude of caring to the daily lives of residents.

 

Source: Text & Image: National Network Nursing Assistants

 

22è dimanche de l’année, A

Encore une fois, en ce dimanche (22è de l’année A – Mt.16 :21-27) l’évangile nous présente une scène qui nous est assez familière mais qui peut, à prime abord, sembler… quelque peu choquante.

Jésus informe ses apôtres qu’il devra souffrir aux mains des « des anciens, des grands prêtres et des scribes » qui, éventuellement, obtiendront des autorités romaines qu’il soit mis à mort.

Il n’en faut pas plus pour réveiller chez Pierre la spontanéité et la vivacité qu’on lui connaît.

 « Pierre, prenant (Jésus) à part, se mit à lui faire de vifs reproches :
’Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas’. »

Et la réponse ne se fait pas attendre :

« Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute :
tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

La réaction de Jésus est vive et sans équivoque et les mots qui expriment sa pensée le sont également.
Pierre se pensait astucieux, c’est tout comme s’il s’était cru plus avisé que Jésus.
Il n’hésite pas à faire à Jésus de ‘vifs reproches’  (dans les mots d’une autre traduction : ‘à le morigéner !’).

Il se pense sage mais il faut admettre que cette sagesse n’en est pas une.
Elle pourrait être qualifiée de… stupidité bien intentionnée !
En relisant ce texte, je prends soudain conscience que j’ai parfois moi aussi, une bonne dose de cela : une prétendue sagesse qui estime savoir mieux que Dieu.

Oh, ma suffisance ne s’affichera jamais aussi ouvertement, peut-être mais… elle fait quand même partie de moi.
Je dois avouer que, dans certaines circonstances, l’audace bien pensante de Pierre ne m’est pas tout à fait étrangère…
Et j’ose croire que je ne suis peut-être pas la seule…

Il arrive qu’on voudrait bien… corriger Dieu…
On lui reproche – silencieusement, il va de soi – de ne pas intervenir dans telle ou telle situation,
de ne pas corriger telle injustice,
de ne pas supprimer ou du moins incapaciter ceux que l’on juge ‘méchants et mécréants’ !
Sa patience infinie et sa sagesse aux multiples visages ne fait pas toujours partie de nos bagages personnels…

Dans sa 1ère lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul demandait :

« Qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire?
Il osait affirmer : « Nous, nous avons la pensée du Christ… »   (1 Cor.2 :16)

C’est ce dont nous devons nous imprégner… jour après jour : « la pensée du Christ… »  

Source: Image: Free Bible Images

16è dimanche de l’année, A

Les chants religieux – comme les chants populaires et les différents genres de musique – connaissent des périodes de renom puis, parfois, disparaissent des programmations régulières.
La mode change, la renommée faiblit et… on oublie…

Mais certains se souviennent, et c’est sans doute le cas pour le beau chant de John Littleton intitulé : Je cherche le visage du Seigneur…

 

 

 

 

 

 

Être à la recherche du visage de Dieu, n’est-ce pas ce à quoi la vie chrétienne s’exerce au fil des jours?

Et voilà que les lectures de ce dimanche (16è dimanche de l’année, A) nous en donnent une description vraiment spéciale:

Il juge avec indulgence.
Il nous traite avec beaucoup de ménagement.
Il donne à ses enfants une belle espérance.
Après la faute, il accorde la pardon.   (Sa.12 :13,16-19)

Il est bon, il pardonne;
Il est plein d’amour pour ceux qui l’appellent
Il est grand, il fait des merveilles.
Il est tendresse et pitié,
Lent à la colère, plein d’amour et de vérité. (Ps.86)

Et l’évangile (Mt.13 :24-43) donne une image si claire et convaincante de ce Dieu patient,
un Dieu indulgent, clément, tolérant,
un Dieu qui sait attendre et attendre toujours notre retour.

Je cherche le visage du Seigneur… et… j’en ai trouvé une si belle expression dans ces textes !

Chaque phrase ébauche un trait,
chaque mot esquisse la figure,
chaque expression dévoile l’identité cachée,
et au plus profond de nous se révèle l’ I M A G E . . .
Mieux encore : sa P R É S E N C E !

Source: Images: Video Blocks, Wallpaper Awesome, Video Blocks