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26è dimanche de l’année B – 2021

L’expression est familière et on l’entend dans différentes situations.
Une personne en interpelle une autre, parfois avec une certaine impatience:
« Es-tu pour ou contre…? »Il peut s’agir d’un projet, d’une décision, d’une activité, d’une excursion.
On demande de faire un choix, oui ou non, est-on prêt à s’engager, à participer dans un sens ou dans l’autre?

Mais il peut s’agir également que le choix porte sur une personne:
un candidat pour un poste au plan professionnel, ou encore un ‘leader’ dans une entreprise quelconque.
La prise de position devient personnalisée.
Une réponse positive conduit à l’acceptation de la personne, alors qu’un rejet suivra une réponse négative.

La première lecture (Nombres 11:25-29) ainsi que l’évangile de ce dimanche (Marc 9:38-43,45,47-48)
nous invitent pourtant à une attitude différente.
Elles nous orientent toutes deux vers un choix inclusif!
On ne se trouve plus dans le domaine du: ‘l’un ou l’autre’ mais bien de: ‘l’un et l’autre’ –
et cela fait toute la différence!

On se trouve alors bien loin de ce que l’on nomme parfois: ‘l’esprit de chapelle’ –
cette position qui exclut ceux et celles qui n’appartiennent pas à notre groupe, ceux et celles qui ont des opinions différentes.
On leur attribue des dispositions différentes et on prétend que leur mentalité est bien loin de la nôtre.
On s’affiche comme partisan et l’on devient souvent sectaire!…

L’apôtre Jean rapporte à Jésus que lui et ses collègues apôtres ont tenté d’intervenir pour empêcher quelqu’un de faire un miracle parce qu’il n’appartient pas à leur groupe.
Jésus corrige Jean et ceux qui se sont joint à lui et, avec force, il affirme clairement:

« Ne l’en empêchez pas,
car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »
 
Si Jésus était présent – visiblement – à certaines de nos rencontres…
S’il entendait nos discussions parfois animées et peu inclusives…
S’il écoutait les critères que nous proposons pour rejeter certaines personnes qui désirent se joindre à nous…
Ne répèterait-il pas – avec autant de force – les mêmes paroles?…

 

Note: Une vidéo présente d’une manière imagée et pertinente une réflexion similaire: https://youtu.be/WaAIS96zF2I
 
Et une autre réflexion, cette fois sur un thème différent, est disponible en anglais à: https://image-i-nations.com/26th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Images: Pointeuse Badgeuse    www.churchofjesuschrist.org  

Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou convictions 22 aout

Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou convictions

En ce jour, nous réaffirmons notre soutien indéfectible aux victimes des violences fondées sur la religion et les convictions, et manifestons ce soutien en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir de telles attaques et en exigeant que les responsables soient amenés à répondre de leurs actes.

António Guterres, Secrétaire général de l’ONU

Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs !*

La liberté de religion, la liberté de conviction, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce n’est manifestement pas suffisant et ils sont très régulièrement bafoués, provoquant de par le monde leur cohorte de victimes. C’est pour cette raison que l’Assemblée générale de l’ONU a institué cette journée du 22 août dans sa résolution A/RES/73/296.

L’ONU souligne qu’il est essentiel de mener une action préventive globale au niveau local, en y associant l’ensemble des parties concernées, y compris la société civile et les communautés religieuses, fussent-elles représentantes de minorités.

Communautés persecutées

Suivant les pays, ce sont chacune des grandes religions qui se trouvent persécutées : Rohingyas birmans (musulmans), Coptes égyptiens (chrétiens) ou juifs irakiens en voie de disparition totale.

Malgré tout, ce sont les communautés chrétiennes qui sont le plus souvent maltraitées et persécutées dans de très nombreus régions du globe. Une prise de conscience semble cependant s’opérer autour des drames vécus par ces communautés et qui ont été longtemps passés sous silence.

* Claude Rouget de Lisle dans « la Marseillaise »

Un site à visiter : www.un.org   Source: Texte & Image: Journée Mondiale

24è dimanche de l’année B

Pour réfléchir sur les textes de l’évangile et méditer leur message,
il y a un petit exercice salutaire – c’est celui de… changer les pronoms des sujets!
C’est simple : au lieu de prononcer les mots imprimés : ‘lui, elle, eux, ces gens, la foule’, etc.,
on s’approprie l’action, la réaction des personnes autour de Jésus.
JE deviens le sujet principal…

Pour ce dimanche (24è dimanche de l’année B – Mc.8:27-35) cela donne le résultat suivant :
Jésus les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole,
JE dis : « Tu es le Christ. »

Mais alors, qu’est ce que j’affirme – précisément ?
‘Le Christ’ – qui est-il pour moi personnellement ?
Est-ce que sa personne change quelque chose dans ma vie ?
Est-ce que sa présence a une influence quelconque dans mon quotidien ?

La 2è partie de ce texte de l’évangile m’interpelle encore davantage…
Jésus annonce qu’il devra souffrir terriblement aux mains de ses ennemis.
Il s’adresse à ses apôtres, bien sûr, et comme il le fait souvent, c’est Pierre qui intervient.
Il se mérite un reproche assez… véhément !

« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,  mais celles des hommes. »

 Se pourrait-il que… occasionnellement… je mérite la même remarque déconcertante et ‘dérangeante’ ?
MES pensées…

  • Mes idées trop ‘bien-pensantes’…
  • Mes opinions qui révèlent une vision étriquée des situations…
  • Ma façon bornée de considérer les événements…
  • Mes prises de position arrogantes et entêtées…

ÉTONNANT comment le texte change d’accent … quand il est ‘personnalisé’ !

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/24th-sunday-of-year-b/

Source : Image : Heartlight

 

 

2nd Sunday of Advent, A

pinterest-winnowingThe Bible speaks of God in so many ways. It describes his qualities and relates his actions. It also tells of his wishes for us, human beings. Often too, it speaks of his future interventions. All this in a language which is not abstract but quite vivid, one could almost say picturesque.

It is the case in today’s gospel (2nd Sunday of Advent, A) where we are told that the Lord is coming “with his winnowing fan in his hand” (Mt.3:1-12).

In our modern high-tech world we do not see much winnowing being done as it was in Jesus’ time. Such activity can still be observed in some areas of Africa or Asia but many of us would not have seen this otherwise than on television.

This does not mean that the message of the gospel text is no longer relevant. If we ask ourselves why winnowing is being done, the answer is clear: To separate the good grain from the straw or other unwanted material. This example speaks of sorting out, or getting rid of something to keep the good, the best.

Is Advent not a good period to do exactly this in our lives? We could look at it as a ‘Sorting out season’ – sorting out the different areas of our daily living: our opinions, our judgements, our values, our attitudes, our choices, our decisions, our plans, our habits, our expectations…

John the Baptist is calling people to ‘Repent…’ This involves a change, a ‘straightening up’ – the text says it clearly: “Prepare a way for the Lord, make his paths straight.” Perhaps the best way to do this is… to make straight our own paths!

To move away from our crooked ways, our distorted vision of life and people, our narrow-minded opinions, all that is us is a deviation from truth, justice, respect of others. Indeed, winnowing can still be part of a ‘modern’ life-style!

Source: Image: Pinterest