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Noël, année A

Noël, c’est l’actualisation du mystère de l’Incarnation, affirmeront les théologiens. Monsieur et Madame Tout-le-monde diront d’une manière plus prosaïque que Noël, c’est Dieu qui prend sa place parmi ‘le commun des mortels’. Deux expressions aussi valables l’une que l’autre!

Et cette deuxième expression m’invite à m’arrêter à une petite ligne de l’évangile de la nuit de Noël : « Il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc.2 :1-14).

Les humains semblent ne pas vouloir que leur Dieu soit précisément un… ‘Dieu humain’! Il y a bien longtemps, un Concile en a affirmé la véracité, mais les mythologies anciennes sont bien ancrées dans notre inconscient – ces représentations des dieux guerriers, vengeurs, aux terribles interventions pour punir et détruire!

Un Dieu tout-petit, faible, dépendent d’une femme de notre race pour se nourrir et grandir et devenir – que pourra-t-il pour nous?
On nous a appris que « rien n’est impossible pour Dieu » (Lc.1:37). Vraiment? Ce Dieu-là?…

Est-ce cela que nous célébrons à Noël? On a bien ‘apprivoisé’ Noël avec les sapins aux décors scintillants, les chants traditionnels aux échos familiers : il y a de la magie et de la féérie dans l’air – on chante Noël et Noël nous enchante!

Se pourrait-il qu’il y ait… davantage? Davantage de ‘mystère’? Davantage de réalité exerçant une fascination toute autre, plus profonde et tellement plus durable?

Depuis ce premier Noël, par cet enfant devenu si vraiment l’un de nous, Dieu poursuit sa tentative obstinée de NOUS apprivoiser. Peut-être Dieu veut-il… nous enchanter lui aussi ?! Si seulement il peut trouver une place…

Source: Image: The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints   

23è dimanche de l’année, C

Chaque semaine, la célébration dominicale nous offre des lectures choisies selon un plan précis, lectures qui s’échelonnent au long des semaines.
Certains textes sont encourageants, certains sont stimulants, d’autres nous semblent quelque peu étranges. Mais il y en a qui sont définitivement… dérangeants!
C’est le cas de l’évangile de ce dimanche (23è, année C – Lc.14-25-33).

consultant-prix-de-vente-calculettesOn nous recommande un exercice qui nous est familier : compter – oui, compter… le coût de quelque chose. Les prévisions budgétaires, les évaluations, ça nous connaît. Certains d’entre nous sont spécialistes dans ce domaine.
Mais ce à quoi l’évangile nous invite est une évaluation des plus exigeantes et elle n’apparaît pas toujours sur notre agenda de planification!
Il s’agit d’anticiper ce qu’il en coûte… d’être disciple du Christ!…

Et quand on s’y met, quand on commence à penser concrètement et à regarder les détails… c’est plutôt… effarant. Quand on s’attarde à considérer toutes les footsteps-of-Jesusimplications d’un tel choix, on y pense à deux fois! En termes simples et précis, il faut :

 – renoncer à ses possessions,
 – placer ses relations au deuxième rang,
– abandonner ses propres intentions pour adopter celles de Dieu (Sa.9 :13, 1ère lecture).

Avouons-le, tout cela a bien la forme… d’une croix! Et c’est justement ce à quoi s’engage un disciple du Christ : prendre sa croix et le suivre, jour après jour, jusqu’au bout. Impossible? Évidemment! Nous le savons bien : « Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit… » (1ère lecture).

Mais « tout est possible pour Dieu » (Lc.1 :37). Il n’y a donc que ce chemin qui est ouvert devant nous : s’en remettre à lui et à son Esprit Saint « envoyé d’en-haut » qui nous fait connaître ses volontés comme le dit le texte de la Sagesse de la 1ère lecture (Sa.9 :17). C’est lui qui rend possible l’impossible…

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