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7è dimanche de l’année A – 2020

Le dicton nous est familier: “À l’impossible, nul n’est tenu.”
Il se pourrait qu’en lisant la 1ère lecture et l’évangile de ce dimanche (Lv.19:1-2,17-18) (Mt.5:38-48),
certains soient tentés de prononcer les paroles de ce dicton populaire.
Oserait-on le dire à… Dieu?

Il nous demande – n’est-ce pas plutôt un commandement?
“Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.”
 
Et Jésus nous le rappelle:
“Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.”
Être saint, être parfait – c’est bien au-delà de nos forces humaines, c’est évident.
On peut le désirer, on peut s’efforcer d’atteindre cet idéal, mais on reste toujours… en chemin.

Et si cela suffisait?
Des auteurs spirituels affirment: “Vouloir plaire à Dieu, c’est déjà lui plaire!”
Ne peut-on pas en dire autant du désir de devenir saint, parfait comme le Père?

Et quand on y pense bien, la sainteté, c’est le domaine de l’Esprit Saint lui-même.
Ce que l’apôtre Paul écrit aux chrétiens de Corinthe (2è lecture: 1 Co.3:16-23) s’adresse aussi à nous:

Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?…
Le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.”
 
Paroles encourageates s’il en est!
Une prière suppliante, continue, incessante, à cet Esprit de sainteté est sûrement un bon premier pas…

Note: Une video est offerte sur ce theme à: https://image-i-nations.com/images-de-dieu-4e-episode/(La 2è partie de la video est celle qui concerne ce texte de l’évangile).

Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/7th-sunday-of-year-a-2020/

Source: Image: www.la-tente.org

6è dimanche de l’année C

Le bonheur – certains l’écriront avec un B majuscule : Bonheur.
D’autres écriront le mot tout en majuscules : BONHEUR.
Quelques-uns y mettront les caractères gras : BONHEUR et… un !

Mais, au fait, qu’est-ce que le bonheur?
On le désire, on le cherche, on court après tous les mirages qui le représentent, ou les masques qui le cachent…
Mais où se trouve-t-il? Comment l’obtient-on et, surtout, comment le retient-on?

Les lectures et le Psaume de la célébration de ce dimanche (6è dimanche, année C)
parlent du bonheur.
Mais… leur langage ne nous est peut-être pas familier…

Dans la 1ère lecture, le prophète Jérémie affirme :
« L’homme qui se détourne du Seigneur ne verra pas venir le bonheur. » (Jér.17:5-8)
 
Le Psaume nous assure : « Heureux l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. » (Ps.39:5)
 
Et dans l’évangile, Jésus donne ce que certains appellent : ‘La charte du bonheur.’ 
Il énumère ceux et celles qui font vraiment l’expérience du bonheur les proclamant bienheureux.
Ce texte de l’évangéliste Luc (Lc.6:17,20-26) est moins détaillé que celui de Matthieu mais il va au coeur du message. 

Les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent, ceux qui sont rejetés – ils/elles jouissent du bonheur !?
Certes, le texte est inspirant, consolant peut-être, mais avouons que nous le considérons… idéal,
ce n’est pas, il semble, la réalité quotidienne telle que nous la connaissons.

Jésus nous trompe-t-il ?
Nous fait-il entrevoir la perspective d’une réalité impossible à atteindre ?
Suggère-t-il qu’il faut le suivre sur ce chemin –
un chemin de perte, de diminution, de rejet des plaisirs de l’existence ?
Fait-il erreur en nous conviant à ce mode de vie, ou… faisons-nous fausse route en rejetant son invitation ?

Et si le bonheur existait réellement

  • non dans la possession égoïste d’objets multiples qui ne peuvent satisfaire…
  • non dans la poursuite de plaisirs éphémères si vite épuisés…
  • non dans l’accumulation mais dans la libération qu’offre le détachement…
  • non dans la satisfaction immédiate mais dans l’espoir d’une vie qui dépasse les rêves les plus audacieux…

Dépourvu de l’accessoire mais riche d’espoir,
démuni des bagatelles mais riche de l’essentiel,
si c’était ça le bonheur ?…

Ils ont raison ceux qui affirment que c’est l’idéal – Jésus le savait, évidemment.
Il savait aussi que c’est un idéal qui rend heureux au-delà de ce que nous pourrions imaginer !
Mais… la preuve n’existe que dans l’expérience elle-même !…

Note : Dans une courte vidéo, Michel Couturier nous parle de La clé du bonheur. https://youtu.be/o59tpRs25FY

           Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-year-c/

Source : Image : marcandangel.com

 

 

27è dimanche de l’année B

On nous l’a dit, on nous l’a enseigné, on nous l’a répété :
Dieu a un plan, un plan pour nous les humains, un plan…
Nos plans à nous sont souvent… des rêves!
Et, peut-être en était-il ainsi quand Dieu a pensé à nous de toute éternité –
il rêvait de créer des êtres à son image et à sa ressemblance.

Pour la réalisation de ce plan – la venue en ce monde du genre humain – il y a mis le temps :
toute cette longue période de l’évolution de notre planète.
Une planète merveilleuse et riche de trésors sans nombre, une planète perdue au sein de galaxies multiples.
Puis un jour, nous sommes arrivés – une arrivée que le texte biblique présente d’une manière imagée.

L’homme fait d’abord son apparition et… il explore ce qui l’entoure.
Mais bien vite il prend conscience d’un manque :
« Il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. »
Nous connaissons la suite – toujours en langage imagé –
Dieu partage la prise de conscience de cet être humain à qui il a donné l’existence.

« Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.
Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »

Et le plan devient plus concret :
« L’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. »

Dans le texte de l’évangile de ce dimanche (27è dimanche de l’année B – Mc.10:2-16)
questionné au sujet de ce plan de Dieu, Jésus affirme de nouveau son orientation :
« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
 
Oui, le plan de Dieu dans toute son exigence auquel il n’est pas toujours facile de s’ajuster…
Il arrive que des difficultés de toutes sortes et des obstacles multiples rendent bien ardu le cheminement sur cette voie.
L’idéal est si beau, si prometteur, le jour de la célébration d’un mariage, il semble que rien de pourra entraver leur union et détruire le bonheur de ces deux personnes qui unissent leur vie.

Mais on constate que souvent ce bel idéal du début se transforme en quotidien pénible.
C’est alors que peut-être on réalise que le plan de Dieu ne peut se réaliser… qu’avec Dieu lui-même.
Mais nombreux sont ceux et celles qui diront… ‘Ce n’est PAS évident !…’
Dieu le reconnaît sûrement et… il demeure présent à ce présent… éprouvant.

Note: Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/27th-sunday-of-year-b/

Source : Images : GetDrawings.com   YouTube

 

 

7è dimanche de l’année, A

La P E R F E C T I O N . . .

On en fait l’éloge.
On nous y incite.
On nous encourage à l’atteindre.
On la recommande.
Mais peut-on… l’exiger?

Quelqu’un l’a fait, oui, quelqu’un a osé dire :

« Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. » (Mt.5 :48)

 Non seulement parfait mais parfait COMME… Dieu lui-même !
On serait tenté de voir là un idéal perdu dans les nuages, quelque chose qu’on ne peut rêver d’atteindre, une utopie quoi.

Pourtant, ce ‘commandement’ – car c’en est un – n’a rien à voir avec le perfectionnisme que certains s’acharnent à pratiquer.
Quelqu’un de soigneux, de rigoureux, de méticuleux, ou de pointilleux, n’a pas nécessairement atteint un degré de perfection plus enviable que le voisin plus détendu !

Mais alors de quelle perfection s’agit-il ?
Le texte de l’évangéliste Mathieu cité plus haut est, d’une certaine façon, corrigé, ou précisé, par l’évangéliste Luc qui dit :

« Montrez-vous compatissants comme votre Père est compatissant. » (Lc.6 :36)

Voilà la perfection de ce Dieu que nous appelons : « Père » – la perfection qu’il attend de nous.
La PERFECTION-COMPASSION !
Une perfection aux milles ‘visages’, toujours possible, toujours ‘praticable’, – exigeant précisément une pratique quotidienne !

Source: Image: She Traveled

Logo des Olympiades

C’est la période des Jeux Olympiques d’été à Rio.

C’est LE sujet d’actualité – Tout le monde en parle!640px-Olympic_Rings_svg

Pour ma part, j’en profite pour ‘personnaliser’ le logo classique des Olympiades: les 5 cercles symboliques.

Dans ma ‘course’ à la croissance personnelle je donne à chacun des cercles un titre bien défini qui se veut une attitude:

DÉTERMINATION – AUDACE – COURAGE – ENDURANCE – PERSÉVÉRANCE.

 

L’idéal de la performance, bien sûr, n’est pas de surpasser les autres mais de me surpasser de jour en jour… jusqu’au bout!

Source: Image: en.wikipedia.org