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Journée Mondiale de l’Art – 15 avril

Journée Mondiale de l'Art

Il y a des journées mondiales sur des thèmes graves et d’autres sur des thèmes beaucoup plus futiles… mais un observateur averti se sera rendu compte que la sphère artistique est particulièrement délaissée. Juste une journée mondiale de la poésie célébrée le 21 mars de chaque année…

Une journée essentielle

Ces derniers temps, on a beaucoup essayé de trier l’essentiel du non-essentiel… Souvenons-nous de Winston Churchill à qui un député reprochait – en temps de guerre – d’avoir maintenu le budget de la culture et qui s’était entendu répondre : « Si on néglige la culture, à quoi bon tout cela ? » (ndlr: l’effort de guerre).

Alors, une journée mondiale consacrée à l’art est en soi une bonne nouvelle. Et pas seulement pour les artistes. Pour nous tous, citoyens de base, aptes à nous laisser attirer par l’art, quelle que soit sa forme d’expression !

La première journée mondiale de l’art a été organisée en 2012, à l’initiative de l’International  Asso­ciation of Art (IAA) appuyée par l’UNES­CO.

En pratique, de nombreuses manifestations sont organisées dans de nombreux pays, autour de l’art et des artistes. Il est difficile de les relayer toutes, aussi nous laissons chaque internaute faire le tour des expositions organisées dans sa région !

Un site à visiter : fr.unesco.orgppoésie    Source: Texte & Image: Journée mondiale

 

18è dimanche de l’année A – 2020

La pandémie que nous connaissons oblige à faire de nombreux changements et ajustements.
L’un d’eux est celui de la scolarisation à distance.

En réfléchissant aux implications de cette situation, je me suis reportée à la période –
éloignée, il me faut l’avouer – où j’étais étudiante.
M’est apparut soudain le visage de l’une de mes professeures – éducatrice exemplaire mais exigeante!
Son sujet – je devrais dire : sa passion – était la littérature française et gare à qui ne manifestait pas l’enthousiasme requis!

Cette professeure avait une technique qu’elle utilisait bien souvent pour… ‘nous ramener à l’essentiel’, affirmait-elle.
Elle nous proposait un texte duquel il nous fallait déceler LE thème principal – ce qu’elle nommait : ‘le coeur du cœur’ –
et elle n’acceptait pas ce que nous prétendions être des idées originales!

Je n’ai jamais oublié sa méthode et je m’y reporte souvent en réfléchissant aux lectures de la célébration des dimanches et fêtes.
Et je l’ai fait pour l’évangile de ce 18è dimanche de l’année A (Mt.14:13-21).

L’évangile nous montre une foule de gens venus écouter Jésus et à la fin de la journée, évidemment, ils sont affamés.
Jésus en est conscient et dit à ses apôtres de faire le nécessaire.
Le nécessaire ? Pour nourrir un si grand nombre de personnes!
Pas d’autre solution que de renvoyer les gens qui, eux-mêmes, chercheront ce dont ils ont besoin.

C’est la solution humaine – mais certainement pas celle de Jésus, pas celle de Dieu.
Jésus voit des gens dans le besoin; il y répond, immédiatement, abondamment, gratuitement.
Voilà ‘le cœur du cœur’ comme disait ma professeure, oui, l’ESSENTIEL.

C’est aussi simple que cela – aussi simple que Dieu!

Dans la 1ère lecture (Is.55:1-3), le prophète Isaïe décrit cette attitude de Dieu qui nous invite avec insistance à profiter de ses dons, et cela absolument gratuitement.
Pourquoi persistons-nous à dire que nous ne sommes pas dignes, que nous ne le méritons pas?
Pourquoi répétons-nous que nous ne sommes pas suffisamment vertueux ou respectables?

Dieu ne recherche pas nos mérites mais notre désir de ce qu’il veut nous donner!
Il faut le répéter :

C’est aussi simple que cela – aussi simple que Dieu!

 

Note: Une autre réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à: https://image-i-nations.com/18th-sunday-of-year-a-2020/

 

Source: Image: Ebenezer Baptist Church

6è dimanche de l’année C

Le bonheur – certains l’écriront avec un B majuscule : Bonheur.
D’autres écriront le mot tout en majuscules : BONHEUR.
Quelques-uns y mettront les caractères gras : BONHEUR et… un !

Mais, au fait, qu’est-ce que le bonheur?
On le désire, on le cherche, on court après tous les mirages qui le représentent, ou les masques qui le cachent…
Mais où se trouve-t-il? Comment l’obtient-on et, surtout, comment le retient-on?

Les lectures et le Psaume de la célébration de ce dimanche (6è dimanche, année C)
parlent du bonheur.
Mais… leur langage ne nous est peut-être pas familier…

Dans la 1ère lecture, le prophète Jérémie affirme :
« L’homme qui se détourne du Seigneur ne verra pas venir le bonheur. » (Jér.17:5-8)
 
Le Psaume nous assure : « Heureux l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. » (Ps.39:5)
 
Et dans l’évangile, Jésus donne ce que certains appellent : ‘La charte du bonheur.’ 
Il énumère ceux et celles qui font vraiment l’expérience du bonheur les proclamant bienheureux.
Ce texte de l’évangéliste Luc (Lc.6:17,20-26) est moins détaillé que celui de Matthieu mais il va au coeur du message. 

Les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent, ceux qui sont rejetés – ils/elles jouissent du bonheur !?
Certes, le texte est inspirant, consolant peut-être, mais avouons que nous le considérons… idéal,
ce n’est pas, il semble, la réalité quotidienne telle que nous la connaissons.

Jésus nous trompe-t-il ?
Nous fait-il entrevoir la perspective d’une réalité impossible à atteindre ?
Suggère-t-il qu’il faut le suivre sur ce chemin –
un chemin de perte, de diminution, de rejet des plaisirs de l’existence ?
Fait-il erreur en nous conviant à ce mode de vie, ou… faisons-nous fausse route en rejetant son invitation ?

Et si le bonheur existait réellement

  • non dans la possession égoïste d’objets multiples qui ne peuvent satisfaire…
  • non dans la poursuite de plaisirs éphémères si vite épuisés…
  • non dans l’accumulation mais dans la libération qu’offre le détachement…
  • non dans la satisfaction immédiate mais dans l’espoir d’une vie qui dépasse les rêves les plus audacieux…

Dépourvu de l’accessoire mais riche d’espoir,
démuni des bagatelles mais riche de l’essentiel,
si c’était ça le bonheur ?…

Ils ont raison ceux qui affirment que c’est l’idéal – Jésus le savait, évidemment.
Il savait aussi que c’est un idéal qui rend heureux au-delà de ce que nous pourrions imaginer !
Mais… la preuve n’existe que dans l’expérience elle-même !…

Note : Dans une courte vidéo, Michel Couturier nous parle de La clé du bonheur. https://youtu.be/o59tpRs25FY

           Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/6th-sunday-of-year-c/

Source : Image : marcandangel.com

 

 

32è dimanche de l’année B

Dimanche dernier (31è dimanche de l’année B), le texte de l’évangile (Mc.12:28-34) attirait notre attention à un petit mot lourd de sens.
Notre réflexion nous a conduits à réaliser la signification de ce mot : TOUT.

Et aujourd’hui, (32è dimanche de l’année B – Mc.12:41-44) nous voyons ce mot exemplifié, incarné pour ainsi dire, dans une pauvre femme.
Elle est veuve et pauvre mais elle se révèle d’une générosité exemplaire.
Une générosité que Jésus lui-même ne manque pas de remarquer et il en fait l’éloge à ceux qui l’entourent :

« Je vous le dis : 
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,

tout ce qu’elle avait pour vivre. »
 
Son geste est une invitation, une invitation à… l’imitation, oui.
Une invitation aussi à discerner l’essentiel… le nécessaire… et le surperflu…
et à faire les choix en conséquence !

Chaque situation offre d’ordinaire plusieurs options.
On peut chaque fois se demander laquelle susciterait… l’admiration de Jésus !

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à : https://image-i-nations.com/32nd-sunday-of-year-b/

Source : Image : Laymanointing

4è dimanche de l’année B

De tous temps, les messagers de Dieu ont exhorté son peuple à faire bien des choses.
Leurs paroles et leurs écrits présentent le message de Dieu dans toute son exigence.
À temps et à contretemps, ils rappellent ce que l’on doit faire… et ne PAS faire!

En ce dimanche (4è dimanche de l’année B) l’auteur du Psaume (Ps.94(95):1-2,6-7,9) redit avec insistance :
« Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.»
 
Un conseil? Un commandement? Une mise en garde? Une ligne de conduite à suivre?
Sans doute un peu de tout cela, mais surtout une règle de vie qui peut favoriser une rencontre –
la rencontre de Dieu lui-même dont la voix nous rejoint au plus intime.

De nos jours, ils sont probablement peu nombreux les gens qui pensent qu’ils, ou elles, entendront la voix de Dieu d’une manière tangible.
Mais peut-être sont-ils aussi peu nombreux – malheureusement – à croire qu’on peut pas entendre la voix de Dieu de quelle que manière que ce soit!

Fermer son cœur? On le fait de bien des manières…
Distraction… Indifférence… Lassitude… Routine… Découragement… et quoi encore?
Ah oui, manque de temps!
Nos occupations et nos préoccupations multiples ferment notre cœur à tout ce qui n’est pas… immédiatement présent et… essentiel!
Et si nous manquions ainsi l’Essentiel?!

La voix de Dieu peut prendre bien des formes et des nuances…

Oui, bien des formes et des nuances.
Ne PAS fermer son cœur, surtout pas!

Source : Image : YouTube

Note: Un autre texte de réflexion est disponible en anglais sur un thème différent à:  https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-year-b/