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30è dimanche de l’année B – 2021

On voulait le faire taire (Marc 10:46-52).
Évidemment, on n’aime pas ceux qui crient pour attirer l’attention.
On n’apprécie pas ceux qui étalent leur misère au grand jour.
Il faut respecter l’ordre public et avoir du respect pour les autres…

Mais, parmi les autres, il y avait ce Jésus de Nazareth et lui…
Lui ne parait pas trop se préoccuper de ce genre de considérations des bien-portants.
Il semble comprendre ce besoin, ce besoin de crier et de supplier, d’espérer et d’attendre…

Ne serait-il pas le même aujourd’hui?
Lui qui a appelé l’aveugle malgré les objections de l’entourage.
Il l’a non seulement appelé mais il lui a accordé ce qu’il demandait, tout simplement!
Ne comprendrait-il pas nos cris, nos supplications, notre espoir et notre attente?

Car… notre prière, ne consiste-t-elle pas bien souvent en un cri, une supplication?
Notre espoir et notre attente, n’est-ce pas là l’essentiel de notre prière?

Oui, mais… encore faut-il prendre conscience que… nous avons besoin de voir!
Et réaliser que Dieu est toujours là prêt à nous rendre la vue.

Alors, nous serons en mesure de recevoir la guérison de ceux/celles qui réalisent leur cécité
et qui demandent d’en être guéri/es…
 
 

Note: Une autre réflexion, sur un thème différent, est disponible en anglais à : https://image-i-nations.com/30th-sunday-of-year-b-2021/

 

Source: Image: terrysdevotions.com

4è dimanche du Carême, année A – 2020  

Le dicton populaire est bien connu:
‘Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.’
Je pense que ce qui est dit de l’ouïe peut l’être aussi… de la vue:
“Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.’

Il n’est pas facile de l’admettre mais peut-être ce ‘diagnostic’ pourrait s’appliquer à nous dans certaines circonstances…
Il y a tant de manières de se soustraire à la réalité – cette attitude que les psychologues qualifient de ‘déni’:

      • l’oubli volontaire de certains aspects de la relation avec mon conjoint…
      • la situation familiale qui se détériore sans qu’on s’en préoccupe…
      • la négligence de certaines responsabilités qui m’incombent…
      • l’indifférence à des personnes envers lesquelles nous avons un devoir d’assistance…
      • la douleur physique qui pourrait signaler un danger réel et qu’on choisit de ne pas prendre au sérieux…
      • l’absence de professionnalisme au travail…
      • les astuces si habiles qui engendrent l’injustice dans bien des domaines…
      • la rancune nourrie secrètement…
      • l’abandon de certaines valeurs pourtant choisies comme lignes de conduite…
      • le manque de motivation dans ma relation à Dieu au quotidien…

Les détails de cette liste sont aléatoires mais chacun/e peut les personnaliser.

En fait, c’est tout ce que je repousse, rejette, relègue au domaine de la non-existence
ne voulant simplement pas voir…
Car ces choses demanderait une réponse, une réaction, une re-vision, une redirection –
mais le Carême, c’est cela, non?

L’illustration ci-contre pourrait faire penser à quelqu’un qui se ferme les yeux – délibérément –
pour ne pas voir.
Au contraire, cette image est celle d’un homme qui – littéralement – n’en croit pas ses yeux!
Il VOIT parce qu’il a été guéri, guéri d’une cécité qu’il n’avait pas choisie. (Jn.9:1-41)
La nôtre, même acceptée trop facilement, peut être guérie d’une manière non moins merveilleuse,
si seulement nous le demandons de celui qui n’attend que cela…

Note: Une vidéo illustrant cette scène est offerte à: https://youtu.be/6hgeJOqYqB4

Une autre réflexion est disponible sur un thème différent en anglais à: https://image-i-nations.com/4th-sunday-of-lent-year-a-2020/

 

Source: Image: joshwiedmann.com

30è dimanche de l’année B

Il y a des gestes qui parlent d’eux-mêmes :
Il est évident qu’un mendiant qui tend la main vers les passants sollicite leur assistance.
Certaines paroles ont aussi un message bien clair : ce qui est exprimé ne laisse pas de doute.

On croirait que c’est le cas de l’aveugle de Jéricho que nous rencontrons 
dans l’évangile de ce dimanche (30è dimanche de l’année B – Mc.10:46-52).
Bartimée, un aveugle, est assis au bord du chemin.
Il apprend que la foule qui s’approche accompagne l’homme nommé Jésus.
Il a sûrement entendu parler des guérisons opérées par l’homme de Nazareth.
Alors il s’écrie : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
 
L’évangile souligne qu’on « le rabrouait pour le faire taire, mais il criait de plus belle. »
Jésus dit aux gens de le faire venir.
L’homme, se précipitant vers Jésus, se tient là devant lui.  

Voilà que Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » 
À prime abord, ces paroles semblent étranges.
Il nous paraît évident que l’aveugle espère être guéri.
Nul doute, ce qu’il désire c’est de retrouver la vue.
Pourtant, Jésus lui pose la question : « Que veux tu que je fasse pour toi ? »
 
Je regarde la scène, j’écoute les paroles de Jésus, et… je pense à bien des situations…
Des situations qui manifestent un besoin, un besoin qui semble bien évident, lui aussi.
Mais… peut-être Jésus attend-il qu’on lui exprime ce que l’on espère…
Peut-être désire-t-il qu’on lui exprime le besoin qui est nôtre…

Exprimer un besoin indique d’abord qu’on en est conscient.
Et la requête décrit un geste personnel : on s’adresse à quelqu’un –
Quelqu’un à qui on manifeste sa confiance et l’espérance de recevoir l’aide attendue.

Exprimer un besoin… ça crée des liens !…

Source: Image: lds.org

Note : Une autre réflexion est disponible sur un thème différent à : https://image-i-nations.com/30th-sunday-of-year-b/

 

Journée mondiale du braille – 4 janvier

Pour célébrer la naissance de Louis Braille, le 4 janvier a été déclarée Journée Mondiale du Braille en 2001. Cette journée est l’occasion de souligner le handicap dont souffrent les aveugles et les mal-voyants, mais aussi de rappeler l’existence du braille, un alphabet tactile.

Braille, qui n’est pas né aveugle mais qu’il l’est devenu très jeune suite à un accident, améliore un système d’écriture déjà mis à place par Charles Barbier appelé sono-graphie. Le système de Barbier se basait uniquement sur les sons, ne prenant pas en compte l’orthographe, la ponctuation, les signes mathématiques… Insatisfait, Braille met en place son propre code alphabétique construit uniquement à partir de 2 rangées de 3 points, permettant 64 combinaisons comprenant l’alphabet, les accents, la ponctuation, les caractères musicaux…

L’alphabet braille est rapidement adopté car nettement supérieur au système précédent.

L’actualité n’est pas toujours souriante, loin s’en faut, alors quand un film met en scène de si belle façon un sujet délicat comme la perte de la vue, ne boudons pas notre plaisir.

Le coeur en Braille est un film de Michel Boujenah sorti au cinéma en décembre 2016. Il raconte l’histoire d’une jeune fille qui devient aveugle et se lie d’amitié avec un jeune garçon alors que tout les oppose… mais on ne vous en dira pas plus, allez le voir !

Un site à visiter : www.avh.asso.fr   Source: Texte & Image: Journée Mondiale