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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

32è dimanche de l’année, C

« Il était une fois… » Des histoires, des contes, des récits de choses merveilleuses, d’aventures captivantes, de personnages étranges ou héroïques – notre enfance en était enchantée. Plus tard, les récits ont continué de faire partie de notre imaginaire et ont joué une autre fonction.

bible-pictures-sadducees-pharisees-1138177-wallpaperLa 1ère lecture de ce dimanche (32è, année C: 2 Maccabées 7:1-2,9-14) nous offre un récit édifiant de la tradition juive alors que l’évangile nous propose une histoire inventée de toutes pièces qui doit servir… de piège, ni plus ni moins. Des Sadducéens, dont il est précisé qu’ils « soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection » (Lc.20:27-38) veulent éprouver la connaissance théologique de Jésus et lui présente leur récit un peu fantastique qui se termine avec une question qui se veut astucieuse. La veuve de sept maris sera l’épouse duquel d’entre eux après la mort?

Jésus répond d’une manière… pour le moins désarmante! En langage courant on dirait : « Vous êtes tout à fait en dehors du sujet! » Ou, pire encore : « Vous êtes carrément à côté de la réalité. » Et lui, Jésus, affirme cette réalité plus merveilleuse que le plus merveilleux des contes : « Les morts ressuscitent… car Dieu est le Dieu des vivants. »

 VIVRE! Vivre d’une vie pleine, intense, exaltante, riche de possibilités, débordante de joie! Et surtout, oui surtout, que cela ne finisse jamais. N’est-ce pas ce que nous désirons tous et toutes? C’est justement cette vie qui nous est promise, ou peut-être devrais-je dire… offerte. Oui, c’est cela la ‘résurrection’, mais il faut faire ce geste libre, vraiment responsable, pleinement humain, de l’accepter.

Les derniers mots de l’évangile sont les paroles de Jésus qui dit : « Tous en effet vivent pour lui. » Est-ce vrai? Vraiment vrai? Pour moi, dans ma vie d’aujourd’hui?

On parle beaucoup, souvent, et de bien des manières de ‘la vie après la mort’. Mais qu’en est-il de ‘la vie avant la mort?’ Est-ce qu’elle est déjà pour moi une… résurrection à petits pas?! Au jour le jour, plus riche de croissance – croissance dans la joie, dans la foi, dans la vision de ce qui m’attend, non, de ce qui grandit en moi : l’oeuvre de ce « Dieu des vivants. »

Source: Image: The church of Jesus Christ of Latter-day Saints  

         

 

 

31è dimanche de l’année, C

En lisant ou en entendant prononcer le mot DIEU, toutes sortes d’images peuvent nous venir à l’esprit, ou… rien du tout! Au fait, comment imaginer Dieu? Jésus devenu un être humain, incarné chez le peuple juif, on peut se le représenter. Mais Dieu que l’on nomme ‘pur esprit’ – quelle représentation peut-on en faire?michelangelo_hands_painting_4443

Les artistes n’ont pas manqué de produire des œuvres pour illustrer certains de ses attributs. La main de Dieu rejoignant celle de l’homme – chef-d’œuvre de Michelangelo – est devenue célèbre, bien sûr. cosmos-campaignCertaines personnes verront l’œil de Dieu dans une image de nébuleuse. Pour d’autres, un beau paysage sera évocateur de Dieu.

On tente aussi de décrire Dieu à l’aide du langage. La poésie, la théologie, tentent de décrire l’indescriptible… mais l’assistance que les mots procure est souvent sunset_evening_sky_sea_217286bien pauvre. Souvent, mais pas toujours, car certains textes portent la marque de l’Esprit de Dieu lui-même.

C’est le cas des textes de la bible où les paroles sont inspirées. Peut-être vaut-il mieux dire la Parole (au singulier et avec une majuscule!) car elle est la Parole de Dieu, nous le croyons. Et la 1ère lecture de ce dimanche (31è, année C – Sg.11 :22 – 12 :2) en est un exemple bien inspirant.

« Tu as pitié de tous les humains,
 parce que tu peux tout.
 Tu fermes les yeux sur leurs péché… Tu aimes en effet tout ce qui existe…
Tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi,
 Maître qui aimes les vivants…
 Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu,
 tu les avertis… pour qu’ils se détournent du mal 
et croient en toi, Seigneur. »

Image de tendresse, de patience, de miséricorde – la nature même de Dieu. Ces mots ont un écho vibrant de paix, de sérénité, de certitude d’être accepté, aimé, enveloppé d’une tendresse indicible…

Source: Images: wallpapers.yah.in     answersingenesis.org   all-free-download.com

 

30è dimanche de l’année, C

PRIER… On nous dit de le faire. On nous répète qu’il faut le faire. À certains moments de ‘lucidité spirituelle’ on réalise qu’on devrait le faire. On prend la résolution de le faire. MAIS…

Une question se pose – inquiétante, décourageante, dérangeante… Est-ce que Dieu entend nos pauvres balbutiements? Est-ce que le Seigneur ‘prête l’oreille’ – comme le disent les Psaumes dans un langage anthropomorphique? Notre motivation en serait tellement plus engageante si… si nous avions la certitude que… l’on ne prie pas pour rien!

Et voilà que le Psaume de ce dimanche (30è, année C – Ps.34 :18-19) nous en assure. Le texte est clair et ne laisse aucun doute en affirmant :

« Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
 de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu. »

Le Seigneur entend, il est proche, il délivre, il sauve. Que désirer de plus? Oui mais… encore faut-il savoir comment prier!…publican

Et encore là, une réponse claire et précise nous est donnée dans l’évangile de ce jour (Lc.18 :9-14). Un exemple riche en couleur et en vérité. On y voit comment ne pas prier et comment prier comme Dieu aime! Tout simplement! C’est la parabole qui nous est bien connue, celle du Pharisien et du publicain.

Être suffisant, arrogant, méprisant des autres est la meilleure manière de garder Dieu à distance – si cela était possible!
Être tellement imbu de sa propre excellence qu’on en vient à croire que l’on mérite les faveurs de Dieu bien davantage que tous les autres qui n’ont pas atteint notre degré de perfection – c’est la façon d’inciter Dieu à ‘faire la sourde oreille’!

En fait, il semble que quelques mots suffisent : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’

Source: Image: www.philipkosloski.com

29è dimanche de l’année, C

Les apôtres vivaient avec Jésus, jour après jour, mais souvent ils le suivaient sans bien comprendre ses intentions ou la signification de ses paroles. Mais parfois, son enseignement était clair et ne parable-of-the-unjust-judgelaissait aucun doute. Le texte de l’évangile d’aujourd’hui (29è, année C – Lc.18 :1-8) en est un exemple. Il est dit précisément : « En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager. » Et nous rencontrons dans cette parabole une veuve bien persistante qui nous est donné comme modèle.


En lisant ou en entendant ces mots, notre esprit soulève soudain des questions, des questions très précises et même un peu dérangeantes. Prier… Quand?.. Comment?… Et pourquoi?

Et la question la plus fondamentale n’a pas été mentionnée: ‘Qu’est-ce que prier?’ Question que plusieurs se posent. Certains recherchent une réponse qui donne sens à cette démarche. D’autres ne se soucient pas d’une telle recherche ayant conclus que cette activité difficile et compliquée n’en vaut pas la peine; ils affirment sans honte : ‘Ça de donne rien!’ Pourtant, un malaise demeure au plus profond d’eux-mêmes : et si cela avait un sens pour moi, pour ma vie, pour… plus tard?

Les auteurs d’écrits spirituels publient de nombreux articles et livres sur le sujet de la prière. Les journées de réflexion, les périodes de retraite, les rencontres de ressourcement, ne manquent pas d’en parler. Plusieurs donnent des définitions, des pistes qui peuvent nous mettre en marche, donner une direction à cette ‘aventure’. Mais tout cela nous laisse souvent insatisfaits. On continue de rechercher le ‘guru’ qui saura enfin nous dire ce qu’est la prière. On croit secrètement qu’il doit y avoir un chemin qui nous y conduise en nous permettant d’éviter tous les écueils.

Un jour, j’ai entendu un prêtre dirigeant une retraite dire que la prière est : « Le désir de désirer être possédé par Dieu. » Il arrive qu’on ne désire même pas se mettre en prière, oser s’approcher de Dieu, on n’y arrive pas. Mais le désir de désirer… est encore possible.

Jésus ne se préoccupe pas de définir la prière ni même de donner de multiples ‘méthodes’. Il nous dit simplement qu’il faut prier : « toujours et sans se décourager ». Il semble que, pour lui, cela suffise!

Source: Image:  allacin.blogspot.com

28è dimanche de l’année, C

images-lds-orgLa plupart d’entre nous avons été témoins d’une scène comme celle-ci : on offre à un petit enfant un objet désiré – friandise, cadeau brillant peut-être. Alors que la petite main s’étend vers l’objet, la maman murmure : « Qu’est-ce qu’on dit? » Et la petite frimousse de balbutier : ‘M E R C I’ !

Eh oui, la gratitude doit s’apprendre, elle n’est pas toujours exprimée spontanément… Un auteur spirituel commentait sur le texte de l’évangile de ce dimanche (28è, année C – Lc.17 :11-19) en disant que Jésus a fait la dure expérience que nous faisons souvent, notamment: que la gratitude n’est pas innée chez les humains!

L’évangéliste Luc rend la scène bien vivante pour nous : la lèpre, une maladie si terrible, en être guéri subitement et… continuer tout simplement son chemin sans revenir à celui qui nous a délivrés d’une telle affliction. Est-ce possible? Malheureusement…

On donne parfois à la gratitude le nom de ‘reconnaissance’ et cela traduit bien cette réalité. On re-connaît, on découvre à nouveau, on réalise soudain l’évidence de quelque chose de connu mais que l’on aperçoit dans une nouvelle perspective. C’est comme si on en découvrait maintenant toute la signification.

Peut-être nous faut-il… re-connaître Dieu?… Oh, nous savons bien qu’il est ‘l’auteur de tout bien’, qu’il est un Dieu ‘riche en miséricorde et plein de bonté,’ (Ps.103) mais… peut-être sommes-nous un peu trop habitué/es à sa générosité? Nous tenons peut-être pour acquis ses dons, son pardon, ses ‘surprises’ qui nous rendent si heureux…

Tenir pour acquis que Dieu donne et donne toujours : voilà un article de foi bien louable… pourvu qu’il se joigne à la ‘re-connaissance’! Re-découvrir ce Dieu qui me comble au fil des jours sans que j’aie à mériter ses bénédictions : quelle découverte!

Source: Image: www.lds.org 

27è dimanche de l’année, C

tout_est_gratuitBien des gens cherchent… les aubaines, les bons d’achat, les rabais sur tel ou tel produit, les spéciaux de la semaine à l’épicerie, ou les ventes offertes sur les produits de beauté. Les appareils technologiques s’écoulent bien rapidement si on y voit l’étiquette ‘VENTE’!

Mais si, par hasard, on aperçoit sur un article remisé dans un coin reculé d’un magasin la mention ‘GRATUIT’, certains seront tentés de se l’approprier mais d’autres hésiteront… Est-ce que quelque chose peut être vraiment gratuit de nos jours?… On craint de tomber dans un piège et d’être ridiculisé.

Une aubaine, oui, une vente, c’est possible, un rabais ne soulève pas de doute, mais quelque chose de GRATUIT… vraiment? Il faut admettre que c’est assez rare. Le domaine des affaires a peu de place pour ce genre de transaction… gratuite!

Cette réflexion m’est venue alors que je lisais la 2è lecture de ce dimanche (27è, année C – 2 Tim 1:6-8.13-14)
« Ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui  est en toi. » Les dons de Dieu, eux, sont GRATUITS, oui! Vous pensez à toutes les prières que vous avez faites, les requêtes formulées, les demandes répétées et vous murmurez : ‘Dons gratuits, vraiment?’ Oui, car les demandes, les supplications ne font qu’exprimer le désir pour la gratuité de Dieu qui trouve sa joie et sa gloire à nous combler!

« Le don gratuit de Dieu » c’est sa présence en nous, avec toutes les autres bénédictions que la présence permanente de son Esprit nous procure. Et en écrivant à Timothée, Paul ajoute : « Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force. » Donc, rien à craindre on n’aura jamais fini d’inventorier et de bénéficier de la GRATUITÉ de Dieu!

Source: Image: www.joptimisemonsite.fr

26è dimanche de l’année, C

Qui croire? À qui se fier? À qui faire confiance sans craindre de le regretter amèrement?

Certains font facilement confiance au premier venu; leur nature les porte à croire la bonne volonté et les bonnes intentions de quiconque les approche.
D’autres sont naturellement méfiants, à prime abord, ils doutent de ce qu’on leur dit, ils sont lents à croire ce qu’on leur propose comme étant vrai et authentique.

Cette attitude se manifeste souvent en ce qui concerne les articles qui sont proposés à notre foi. Plusieurs ne veulent pas paraître crédules ou naïfs en acceptant volontiers ce qu’on leur enseigne comme étant ‘la Parole de Dieu’.
Il est évidemment sage de vouloir approfondir le message enseigné. Un désir de comprendre plus en profondeur est certainement justifié et même louable.
Mais cela devrait-il conduire à un scepticisme qui englobe tout ce qui n’a pas son origine dans nos pensées, notre savoir, nos compétences?

La parabole de l’évangile de ce dimanche (26è, année C – Lc.16 :19-31) se termine par une réflexion intéressante.poor-lazarus
Alors que les images  et le langage du texte peuvent paraître étrangers en ce 21è siècle, le message est quand même bien approprié.
En réponse à cet homme riche qui demande qu’on envoie des messagers à ses frères, le dernier verset de l’évangile dit : “Quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. »

Si la parole de Dieu – Dieu lui-même – qui s’est fait si proche en Jésus, ne gagne pas notre confiance et ne mérite pas notre absolue certitude qu’il est LA VÉRITÉ, alors même quelqu’un venant de ‘l’au-delà’ ne saurait nous convaincre. Et alors… que nous reste-t-il? Le gouffre du néant, de l’absurde?… Bien pire que les tourments du ‘pauvre riche’ de la parabole!

Source: Image: 4emetki.com

25è dimanche de l’année, C

Il y a bien longtemps déjà le prophète Jérémie disait au nom de Dieu : « Le cœur de l’homme est compliqué et malade! Qui peut le connaître? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs » (Jer.17 :10).

La première lecture (Am 8:4-7) et l’évangile de ce dimanche (Lc.16 :1-13 – 25è année, C) en sont une illustration. Elles sont aussi, malheureusement, une illustration de bien des situations dont nous sommes témoins jour après jour. Trop souvent on annonce la formation d’une commission d’enquête sur ceci ou sur cela, le but étant de découvrir les tricheries et les injustices dans un domaine ou dans l’autre. Ces investigations font souvent l’étalage de bien des pratiques astucieuses mais n’aboutissent pas toujours à enrayer le mal à sa racine.

L’intendant que nous voyons dans l’évangile d’aujourd’hui s’y connaissait en matière de pratiques astucieuses ! Il était ingénieux et il connaissait trop bien les façons de s’assurer un avenir bien douillet profitant de l’hospitalité de ceux qu’il avait associés à ses machinations malhonnêtes.
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Et de nos jours, les pratiques frauduleuses abondent et ils sont légion les moyens technologiques pour les pratiquer. Falsification de dossiers, évasion de taxes, pots-de-vin – autant d’astuces déshonnêtes qui sont courantes dans certains milieux. Et ce sont les petites gens qui en souffrent. Les pauvres s’échinent pour survivre. Et nous savons que c’est rarement une quelconque commission d’enquête qui réussira à résoudre le problème.

La dernière ligne du texte de Luc est tranchante : «Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ». C’est clair et net,  il faut faire un choix : ou ceci, ou cela. Dans le langage de Jérémie, nos esprits compliqués et nos cœurs malades voudraient bien faire des compromis : et ceci, et cela… Mais quand deux chemins vont dans des directions opposées, on ne peut suivre les deux; il faut en choisir un et abandonner l’autre.

Où trouver la solution? Précisément là : au fond de notre cœur compliqué! Là où se retrouvent nos motivations souvent ambivalentes et parfois… franchement frauduleuses. Il faut que notre cœur compliqué accepte de dénouer les nœuds de ces liens qui nous tiennent prisonniers et que nos chemins tordus de compromis se redressent pour marcher avec celui de qui on disait : «Maître, nous le savons: tu es toujours vrai; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu » (Mc.12 :14).

Source: Image: commons.wikipedia.org

24è dimanche de l’année, C

Perdre quelque chose est souvent une expérience frustrante, parfois désolante… Prenant conscience de l’objet perdu, s’il a de la valeur à nos yeux, on se met à sa recherche : on regarde ici, soulève cela, on se rend dans les endroits les plus plausibles où on pourrait avoir échappé, ou oublié, telle ou telle chose. On s’impatiente, on s’accuse peut-être d’étourderie, on se décourage de ne pas pouvoir mettre la main sur l’objet en question.

Perdre quelque chose peut être troublant mais que dire lorsque la perte que l’on déplore est celle de quelqu’un?… Un conjoint, un parent, une amie, un enfant… Les parents qui ont fait l’expérience de perdre un enfant emporté par la maladie ou fauché dans un accident, seront peut-être davantage touchés par la parabole de Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui (24è dimanche, année C – Lc. 15 :11-32).

004-prodigal-sonLe père de la parabole a ‘perdu’ son fils cadet, mais il faudrait corriger cette expression en précisant que le père a laissé le fils partir, il a même contribué à son départ – et cela fait toute la différence! Le père ne s’est pas opposé au désir de son fils de quitter la maison, il n’a pas mis obstacle à ses plans ‘d’aller voir le monde’, comme le diraient les jeunes d’aujourd’hui.

Et nous savons depuis longtemps que le père de la parabole nous est présenté comme l’image de Dieu. Il y a un vieux dicton qui affirme : « L’homme propose et Dieu dispose. » Personnellement, je crois que c’est souvent l’inverse qui se produit! Dieu nous propose son plan pour nos vies et pour notre 019-prodigal-son300x225monde mais, nous ayant créés libres, il nous permet de disposer de notre existence, il nous laisse prendre nos décisions même si elles ne correspondent pas toujours à son plan. Il n’entrave pas nos choix, même s’Ils sont à l’opposé de ceux qu’il désire que nous fassions.

Lui, il sait a t t e n d r e… Il attend que nous revenions à nous-mêmes – l’étape essentielle avant de revenir à lui… Il sait si bien patienter… jusqu’à ce que nous réalisions ce que nous sommes devenus et ce que nous pourrions devenir. Il nous faut prendre conscience de notre condition et peut-être aussi perdre notre assurance que nous savons mieux que Dieu ce qui est bon pour nous. Et alors on peut se mettre en chemin… lui n’a pas cessé de guetter notre retour.

Source: Images: www.freebibleimages.org     childrenschapel.org

23è dimanche de l’année, C

Chaque semaine, la célébration dominicale nous offre des lectures choisies selon un plan précis, lectures qui s’échelonnent au long des semaines.
Certains textes sont encourageants, certains sont stimulants, d’autres nous semblent quelque peu étranges. Mais il y en a qui sont définitivement… dérangeants!
C’est le cas de l’évangile de ce dimanche (23è, année C – Lc.14-25-33).

consultant-prix-de-vente-calculettesOn nous recommande un exercice qui nous est familier : compter – oui, compter… le coût de quelque chose. Les prévisions budgétaires, les évaluations, ça nous connaît. Certains d’entre nous sont spécialistes dans ce domaine.
Mais ce à quoi l’évangile nous invite est une évaluation des plus exigeantes et elle n’apparaît pas toujours sur notre agenda de planification!
Il s’agit d’anticiper ce qu’il en coûte… d’être disciple du Christ!…

Et quand on s’y met, quand on commence à penser concrètement et à regarder les détails… c’est plutôt… effarant. Quand on s’attarde à considérer toutes les footsteps-of-Jesusimplications d’un tel choix, on y pense à deux fois! En termes simples et précis, il faut :

 – renoncer à ses possessions,
 – placer ses relations au deuxième rang,
– abandonner ses propres intentions pour adopter celles de Dieu (Sa.9 :13, 1ère lecture).

Avouons-le, tout cela a bien la forme… d’une croix! Et c’est justement ce à quoi s’engage un disciple du Christ : prendre sa croix et le suivre, jour après jour, jusqu’au bout. Impossible? Évidemment! Nous le savons bien : « Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit… » (1ère lecture).

Mais « tout est possible pour Dieu » (Lc.1 :37). Il n’y a donc que ce chemin qui est ouvert devant nous : s’en remettre à lui et à son Esprit Saint « envoyé d’en-haut » qui nous fait connaître ses volontés comme le dit le texte de la Sagesse de la 1ère lecture (Sa.9 :17). C’est lui qui rend possible l’impossible…

Source: Images: www.macreationdentreprise.fr   quotesgram.com