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Hier et aujourd'hui . . .

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Ce que cette page vous réserve . . .

     

Les lectures bibliques des dimanches et jours de fête de l'année liturgique offrent un trésor dont la richesse est toujours actuelle.

De semaine en semaine, elles nous donnent l'occasion de faire de nouvelles découvertes.

La parole de Dieu devient alors signifiante et active dans nos vies et nous permet de rencontrer celui qui est lui-même Parole de Vie.

4è dimanche de Pâques, C

buddymartin.net« C’est à moi! » Expression que l’on entend bien souvent et dans toutes sortes de situations. Les objets varient mais la réaction du propriétaire demeure la même : il réclame son bien, elle demande qu’on lui remette ce qui lui appartient! Un jeu vidéo, un vélo, un i-pad (tablette), un bijou, une caméra – que sais-je? Les gens ne peuvent douter que : « Ceci est à moi! » Ce sens de possession personnelle, cette attitude de réclamer ce que je considère ‘mien’ se révèle très tôt chez l’enfant. Très tôt le petit s’approprie avec force – force et cris si on n’accède pas à son insistance – ce qu’il croit lui appartenir… de droit!

Mais nous sommes bien conscients que cette attitude ne se limite pas aux objets, elle s’étend – et parfois avec encore plus d’insistance – envers les personnes avec qui nous avons des relations privilégiées. « C’est MON mari qui a fait cela… » « C’est MA femme qui a obtenu cette promotion… » « Ce sont NOS enfants qui ont gagné cette compétition… » Et il est évident que ces paroles expriment bien davantage la satisfaction personnelle que la simple mention d’un fait.


Et… s’il en était de même… de Dieu?! Pour moi, c’est là le message de l’évangile de ce 4è dimanche de Pâques (année C, Jn.10 :27-30). Vous vous étonnez… Écoutez l’apôtre Jean qui cite les paroles mêmes de Jésus : « MES brebis écoutent ma voix, elles me suivent…et nul ne les arrachera de MA main ».

Étonnante affirmation : Jésus nous considère comme siens! Il réclame – non, il proclame à la fois notre présence à sa suite et notre attention à sa voix. N’est-ce pas là l’attitude essentielle du disciple : écouter et suivre? Écouter attentivement et suivre fidèlement – le programme de la vie chrétienne.

Déjà le Psalmiste affirmait : « Sachez-le : c’est Dieu qui nous a faits, nous sommes à lui, son peuple, le troupeau de son bercail. » Nous avons prié ces paroles à la suite de la 1ère lecture (Ps.100 (99). Notre coeur était-il présent au mouvement de nos lèvres?…

Source: Image: buddymartin.net

3è dimanche de Pâques, C

Avez-vous déjà tenté de vous mettre dans la peau de Pierre, l’apôtre. Ou, comme le disent si bien les sages autochtones : avez-vous déjà essayé de ‘marcher dans ses mocassins’, oui, là, sur le rivage près du lac où Jésus l’amène à l’écart du groupe rassemblé pour ce que j’appelle… le pique-nique de Pâques!

C’est un petit exercice pas facile à faire mais salutaire! Lorsque quelqu’un nous pose une question et que nous répondons d’une manière positive, d’ordinaire nous n’aimons pas que la question soit répétée une deuxième et une troisième fois, n’est-ce pas?achristianpilgrim.wordpress.com

C’est exactement ce qui se passe dans cette scène. Jésus a demandé à Pierre une question, question assez spéciale – on ne prononce pas ces mots à la légère : « M’aimes-tu? » Évidemment, Pierre répond sans hésiter, « Oui ». Mais Jésus reprend et il ajoute des mots qui rendent la situation plus personnelle : « M’aimes-tu PLUS que ces autres?… » (Jn.21:15).

À ce point, d’ordinaire, j’abandonne Pierre et… je me regarde, ou plutôt… je regarde Jésus m’adressant la question et je n’ose pas répéter la réponse de Pierre. Il avait renié Jésus trois fois, c’est certain, cette question répétée pour une troisième fois doit lui faire revivre la scène dans la cour du grand-prêtre… (Mt.26:69-75).

Il ne faut surtout pas croire que Jésus insiste pour que Pierre se sente coupable. Personnellement, je ne crois pas à cette interprétation. Dieu ne veut pas nous ancrer dans une culpabilité morbide. Pour ma part, je crois qu’il veut que Pierre comprenne – et nous avec lui – que ce qui est le plus important à ses yeux c’est que… nous l’aimions, effaçant ainsi, si je peux dire, tous nos reniements et nos infidélités répétées.

Cette vérité-là, cet aspect-là du visage de Dieu, j’ai besoin de me le répéter et… plus que trois fois!

Source: Image: achristianpilgrim.wordpress.com

2è dimanche de Pâques, C

bonjourbonheur-clr, alongtheleftbank.comLa ‘grande toile’ de l’internet offre à ses adeptes toutes sortes de présentations, elle touche à tout, ou presque! Les sujets les plus divers y sont abordés. Des articles savants aux actualités quotidiennes, les sujets historiques ou imaginaires, les invitations réelles ou virtuelles – les internautes peuvent accéder à tout cela avec quelques clics de la souris.

Vous pouvez y trouver, évidemment, des conseils pertinents – et d’autres qui le sont moins – sur toutes sortes de choses, y compris… le BONHEUR! Ah, cette réalité si fascinante, si élusive aussi, pourquoi ne pouvons-nous pas l’atteindre? Elle semble insaisissable – au moment où nous croyons posséder ce précieux don, voilà qu’il nous échappe et, en hâte, nous nous remettons à sa poursuite. On nous offre toutes sortes de ‘recettes’ pour obtenir le bonheur. On nous enseigne aussi comment le mesurer, quels sont les critères du ‘vrai’ bonheur, etc. On vous fera même faire un petit exercice pour savoir si vous vous classez parmi cette classe bien spéciale… des gens heureux!

Ayant lu tout ce qu’on vous offre, êtes-vous satisfait? Moi, je ne le suis pas. Et voici qu’en ce 2è dimanche de Pâques (année C), un long passage de l’évangile de Jean nous est proposé (Jn.20 :19-31) et… je reste ‘accrochée’ – c’est le mot – à un verset qui se trouve presque à la fin du texte. Il me va droit au cœur en m’assurant… du BONHEUR : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». 

Au début de la période de son enseignement aux foules, Jésus avait prononcé des paroles que l’on a ensuite mises sous le titre de Béatitudes. Il répète ce petit mot : HEUREUX qu’il attribue à différentes catégories de gens. Mais il n’avait pas prononcé cette ‘ultime’ béatitude – celle qui me retient aujourd’hui. Et, soudainement, je me dis que… je suis heureuse et je ne le savais pas!

Heureuse, oui, parce que… JE CROIS… Peut-être me faut-il prendre conscience de ce en quoi je crois plutôt que de poursuivre une pseudo félicité qui me fera faire fausse route. NON, je corrige : prendre conscience de CELUI en qui je crois, celui à qui je peux me fier avec une certitude absolue. Celui qui m’assure : « Et voici que je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » (Mt.28 :20). Et cette présence infaillible est l’assurance d’un bonheur qui traverse les difficultés, surmonte les obstacles, sait vaincre la peur et peut libérer des esclavages.

Et cela n’a rien en commun avec l’autosuggestion habile ou l’imagination fertile! Non, c’est le roc solide sur lequel on bâtit une vie, une vie qui s’ouvre sur celle qui ne finit pas… Bâtir avec celui qui affirme: « Je détiens les clés de la mort… » (Ap.1:19).

Voir la vidéo sur ce thème à la page ON M’A PARLÉ DE…   Source: Image: alongtheleftbank.com

Dimanche de Pâques, C

worshipsounds.wordpress.comTrois femmes sont en route… un peu en déroute aussi…

– « Qui nous roulera la grosse pierre qui ferme le tombeau? » (Mc.16 :3)
– « Il y a les soldats qui montent la garde – nous laisseront-ils seulement approcher? »
– « C’est déjà le troisième jour depuis sa mort – ne sommes-nous pas trop tard avec les aromates? »

Trop peu… trop risqué… trop tard…
Sans soutien… sans influence… sans confiance…

Questions, inquiétudes, anxiétés – ne sont-elles pas nos compagnes de toujours?
Elles réveillent en nous le doute…
Elles suscitent l’hésitation…
Elles redoublent les obstacles…
Mauvaises conseillères qui font naître en nous la méfiance et le trouble.

Et voilà que toutes ces imaginations et ces suppositions se révèlent inutiles!
La pierre est roulée, les soldats absents et… le corps disparu.

La réaction spontanée de ces femmes-disciples – les audacieuses et courageuses du petit matin – est d’aller informer les hommes-disciples de cette situation absolument, absolument ??
Il n’y a pas de mot pour décrire ce qui se passe………..

Et la réaction spontanée de ces hommes-disciples – logiques et réalistes – c’est la conclusion évidente : « radotage de femme » (Lc.24 :11) qu’ils ne crurent évidemment pas!
Sûrement ces femmes sont aveuglées par la douleur, elles imaginent des choses, elles ne peuvent voir la situation… objectivement!

Eux non plus ne verront pas – ils ne verront pas « l’évidence » autre que le tombeau vide, les linges laissés au tombeau et … l’absence de celui qui y était enseveli.
Cette absence deviendra PRÉSENCE sous peu… en fait, il est déjà là, il le sera toujours – présence visible ou invisible – elle demeure infaillible pour nous comme pour eux…

Source: Image: worshipsounds.wordpress.com

Vendredi-Saint, C

www.kt42.frEn ce Vendredi-Saint, une courte réflexion car j’estime, qu’en ce jour, les paroles humaines ne doivent pas distraire de la Parole de Dieu.

Réflexion centrée sur un souvenir – celui d’une pièce de théâtre à laquelle j’ai assisté il y a bien longtemps.
Si longtemps que j’en ai oublié plusieurs détails – y compris le nom de l’auteur et du réalisateur.
La pièce s’intitulait : Le procès de Jésus de Nazareth.

Ce que je n’ai jamais oublié c’est le sentiment intime et très fort que… cela me concernait!
Cette sensation a d’abord été provoquée par le fait que plusieurs des acteurs se trouvaient parmi nous, les spectateurs et, qu’à tout moment, ils intervenaient, tour à tour – les uns comme accusateurs, les autres témoignant à la défense « de cet homme »!

Ce n’est qu’après une courte période que j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une technique du réalisateur, mais avant que cette prise de conscience surgisse je me souviens m’être demandé avec une certaine inquiétude : « Mais si on met le microphone devant moi, que vais-je dire? »!

Il était bien évident que je parlerais en faveur de l’Homme de Nazareth – mais qu’allais-je dire pour sa défense?…

Qu’auriez-vous dit?…

Source: Image: www.pinterest.com

Jeudi-Saint, C

pope feet www.telegraph.co.ukReportons-nous au Jeudi-Saint de 2013.
Presqu’instantanément, les média sociaux transmettent l’événement, et en quelques heures les journaux de la presse internationale en ont publié le récit :

Le pape a lavé les pieds de prisonniers!
Le pape a lavé les pieds d’une femme!!
Le pape a lavé les pieds d’une femme musulmane!!!

C’est du jamais vu, surprenant pour tous, choquant pour plusieurs.

N’est-il pas étrange que l’on n’ait jamais publié de la même manière médiatique cet autre événement :

cbcquincy.org

Dieu s’est mis à genoux!
Dieu s’est mis à genoux devant des êtres humains!!
Dieu s’est mis à genoux devant les êtres humains qu’il a créés!!!

Pas étonnant qu’ayant complété sa tâche, ce Dieu, si différent de ce que l’on attend de lui, demande : « Avez-vous compris ce que je vous ai fait?»  (Jn.13 :12).

L’auteur de nombreux livres de spiritualité, Henri Nouwen, disait que nous, les humains poursuivons la ‘mobilité sociale vers le haut’ alors que Dieu en fait l’expérience ‘par le bas’!

Plus de 2000 ans après l’événement, est-il compris?…

Quelle étrange situation, quel extraordinaire privilège que le nôtre – devoir accepter l’agenouillement de Dieu devant nous pour être en relation avec lui: « Sinon, tu n’as pas de part avec moi… » dit-il (Jn.13:8).

Source: Images: www.telegraph.co.uk   cbcquincy.org

Dimanche des Rameaux, C

Au loin un cortège s’avance, le groupe devient vite une foule, vivante, bruyante.
On veut les faire taire, mais la réplique surgit, cinglante : « Si eux se taisent, les pierres crieront! »
Qui a parlé, qui a osé prononcer ces paroles?
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui s’invite pour un repas chez un méprisable collecteur d’impôt.
Celui qui, à coups de fouet, chasse les vendeurs du Temple alors que leur trafic était toléré depuis toujours.
Celui qui, invité chez un notable Pharisien, permet à une prostituée de lui couvrir les pieds de ses larmes.
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui révèle son identité d’envoyé de Dieu à une femme qui a eu cinq maris et vit avec un autre homme.
Il refuse d’en condamner une autre prise en flagrant délit d’adultère.
Il dit même pouvoir rebâtir en trois jours le Temple érigé en 46 ans!
QUEL EST CET HOMME?

Un père pleure sa petite fille déjà morte, mais lui dit qu’elle dort et la prenant par la main la ramène à la vie.
Il guérit le serviteur d’un soldat de l’armée d’occupation et il loue sa foi plus que celle de quiconque en Israël.
Il ose toucher les lépreux, manger avec les pécheurs, opérer des guérisons le jour du Sabbat.
QUEL EST CET HOMME?

N’a-t-il aucun respect pour la Loi et… les hommes de Loi?
Il les accuse de s’attacher aux détails et de délaisser l’essentiel – leurs traditions ne comptent-elles pas pour lui?
Il dit à tous et chacun d’écouter leur enseignement mais de ne pas suivre leur exemple!
QUEL EST CET HOMME?

Il prétend ne pas rejeter un iota de la Loi, mais il la résume à un commandement.
Il se réclame d’une autorité venue d’en-Haut et nomme Dieu son Père.
Abraham aurait anticipé sa venue et Moïse parlé de lui – quelle abomination!
QUEL EST CET HOMME?

Celui qui affirme qu’on est de sa famille – son frère, sa sœur, sa mère – si on écoute la parole de Dieu.
Celui qui proclame heureux autant que sa propre mère ceux qui gardent cette parole.
Pas étonnant que ses relations disent qu’il a perdu la tête!
QUEL EST CET HOMME?

lds.org

Et le voici qui vient – c’est bien lui? Lui monté sur un âne!
Quelle comédie, une parodie, une moquerie, à coup sûr – lui, un roi!
Un roi sans serviteurs, un roi sans armée, un roi acclamé par les gens sans importance.
QUEL EST CET HOMME?

QUEL EST CET HOMME?    QUEL EST-CE ROI?    QUEL EST-CE DIEU?

Source: Image: lds.org

 

 

5è dimanche du Carême, C

lds.orgElle était là, prostrée – on l’avait jetée par terre avec mépris.
Face à elle, le groupe d’hommes – les gardiens de la Loi, ceux qu’on respectait à cause de leur titre sinon de leur conduite.
Entre les deux, un amas de pierres qui diminuait alors que chaque homme – chaque accusateur – en prenait une et se joignait à ses collègues pour… l’exécution.

Mais entre elle et eux, il y avait aussi… un autre homme qui ne semblait pas porter attention ni à eux, ni à elle.
Il fallait quand même qu’on en vienne à une décision, le jugement était évident.
Puis une idée a germé : si cette situation pouvait servir à le perdre, LUI, autant qu’elle – on aurait fait, littéralement, d’une pierre deux coups!

C’est l’écriture dans le sable qui a gâché ce plan astucieux!
D’un seul coup, sans aucune pierre jetée, la situation a été complètement retournée!
Qu’y avait-il d’écrit? À travers les siècles la réponse n’a jamais été révélée.

Ce qui l’a été, c’est qu’une femme, une femme qui n’aurait dû porter que la moitié de la faute – l’homme disparu aurait dû assumer l’autre moitié – a été pardonnée, libérée, sauvée, par l’Homme de Nazareth, oui, celui-là même qui avait écrit dans le sable.

Peut-être avait-il simplement tracé les caractères révélant le nom du vrai Dieu : C O M P A S S I O N .

Source: Image: lds.org

4è dimanche du Carême, C

urantiabook.orgÀ travers l’histoire, les écrivains, artistes peintres, les théologiens et les auteurs spirituels – tous ont tenté de donner une image de Dieu. Leur multiples expressions en textes et en œuvres artistiques expriment leur besoin – et le nôtre – de connaître Dieu. Quelle sorte de Dieu est notre Dieu? Et… que sommes-nous pour lui?

L’évangile de ce dimanche (Lc. 15:11-32) nous donne l’image la plus ‘visible’, la plus réelle, que l’on puisse désirer puisqu’elle nous vient de Jésus lui-même – lui qui est le plus près du cœur de Dieu (Jn.1 :18).

Qui aurait osé décrire un Dieu si proche, si tendre, si désireux de nous pardonner – quoi que l’on ait pu faire, y compris nos efforts pour nous éloigner de lui!
En décrivant la scène du retour de l’enfant prodigue, le poète Péguy affirme : « C’est encore le père qui pleurait le plus! »

On entend parfois l’expression : « C’est trop beau pour être vrai ». Devant une situation qui va au-delà de nos espoirs, en présence d’un événement que nous n’osions plus anticiper, ces mots viennent spontanément à nos lèvres. On ne peut y croire, on craint d’être désappointé, on ne veut pas s’illusionner – le retour à la réalité serait trop pénible.

Mais la réalité avec Dieu – la réalité de Dieu – c’est justement « trop beau pour ne PAS être vrai! » Dans un langage maintenant dépassé, on disait parfois que Dieu est… dans ‘l’au-delà’. En fait, Dieu EST AU-DELÀ – au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer. Sa tendresse va au-delà de nos besoins, son pardon s’étend au-delà de tous nos manquements, au-delà de nos attentes, au-delà de nos espoirs, au-delà…

Jérémie l’avait compris qui faisait dire à Dieu : « Ephraïm est-il donc pour moi un fils si cher, un enfant tellement préféré… pour que je doive toujours penser à lui, que mes entrailles s’émeuvent pour lui, que pour lui déborde ma tendresse, dit le Seigneur » (Jr.31 :20).

Source: Image: urantiabook.org

3è dimanche du Carême, C

parc jarry b. parc JarryLe 11 septembre 1984, au Parc Jarry de Montréal, le Pape Jean Paul 11 présidait à la cérémonie de béatification d’une femme de chez nous : Sr Léonie Paradis (fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, 1840-1912). Au début de son homélie, le Pape disait : « Je suis heureux d’être aujourd’hui chez vous, à Montréal, et j’en bénis le Seigneur. »

Peu après, il choisissait les paroles bien signifiantes de la 1ère lecture de ce 3è dimanche du Carême (année C). Le Pape disait : « Moïse s’interrogea: que signifie ce feu qui ne détruit pas le buisson, et qui en même temps brûle et éclaire? La réponse est venue au milieu de ce prodige, une réponse plus qu’humaine: www.bible-people.info“Le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte!” (Ex.3,:5). Et le pape de continuer: « Pourquoi ce lieu est-il saint? Il est saint parce que c’est le lieu de la présence de Dieu. Le lieu de la révélation de Dieu.”

Lorsque la Bible nous présente des tels récits, il est facile de dire: “Il y a bien longtemps de cela…” et penser silencieusement : « Ça ne nous touche plus vraiment… » Vraiment? Cette période de réflexion et de ‘retournement’ que nous offre le Carême peut nous aider à voir les choses autrement.

Un jour, la vue d’un panneau visuel suspendu quelque part m’a interpellée. Une illustration d’un buisson qui brûlait sans se consumer se trouvait en arrière-plan du texte qui disait : « Quand tu approches ton frère ou ta sœur, enlève tes sandales car tu t’approches d’une terre sainte. »

Relisant aujourd’hui le passage de l’Exode (Ex.3 :1-8,13-15), je me dis qu’il faut peut-être prendre consciente de toutes les ‘terres saintes’ que nous foulons, jour après jour. Plusieurs d’entre nous rêvent d’un pèlerinage en ‘Terre Sainte’ – celle-là même que Jésus a parcourue. Mais j’ose croire qu’il continue de fouler les chemins de notre terre et que là où il se trouve devient, par le fait même, terre sainte. Et cela inclut, évidemment le territoire parfois encore en friche de mon vécu – et celui de chacun et chacune que je côtoie.

Vers la fin de son homélie, Jean Paul ll avait affirmé: « Cette terre, le lieu où nous vivons, est la terre sainte. »

Lieux de la présence de Dieu : ils sont multiples, parfois évidents, parfois dissimulés ou peut-être même… ‘déguisés’, pourrait-on dire, mais tellement réels! Cette période de Carême est un temps privilégié pour en faire la découverte… Une nouvelle ‘topographie’ apparaîtra soudain dans notre vie!

Source: Images: marieleonie.org   www.bible-people.info